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jeudi, août 5 2010

Validation des choix alimentaires par l'autosurveillance glycémique

Validation des choix alimentaires par l'autosurveillance glycémique




De quoi s'agit-il ?

L'autosurveillance glycémique se résume très souvent à mesurer sa glycémie le matin à jeun et avant le repas du soir, c'est-à-dire aux moments où elle a le plus de chance d'être basse.

Or ce qui importe, c'est de traquer l'hyperglycémie.

Quel chasseur, ou quel pêcheur, se placent aux endroits les moins favorables pour voir du gibier, ou attraper du poisson ?

L'autosurveillance peut être utilisée de façon raisonnée pour valider les choix alimentaires, en regardant la glycémie avant le repas et une heure trente après le début du repas, de manière à voir quel a été l'effet du repas.

En effet, en l'absence de diabète, la glycémie passe habituellement de 0,80 avant le repas, à moins de 1,40 g/l une heure trente après le début du repas, et l'individu non diabétique a en quelque sorte «droit» à une ascension glycémique de 0,60 g/l par rapport à sa glycémie avant repas.

Le niveau maximal par lequel passe la glycémie dans les suites d'un repas est en effet compris entre la glycémie avant repas et «0,60 en plus» par rapport à la glycémie avant repas. Dans certains cas la glycémie maximale n'est que de «0,20 en plus», elle est le plus souvent de «0,20 à 0,40 en plus», elle peut aussi être épisodiquement plus élevée, mais elle n'est jamais supérieure à «0,60 en plus». Ceci dépend de la nature du repas (un repas équilibré conduit à une ascension glycémique plus faible qu'un repas non équilibré) ainsi que de la «vivacité» du pancréas (les ascensions glycémiques les plus élevées sont habituelles constatées chez les personnes «en train» de devenir diabétiques).

En ce qui concerne le diabétique, il est logique qu'il ait aussi «droit» à une ascension glycémique pouvant atteindre 0,60 g/l, et par conséquent : • si la glycémie est à 1,10 g/l avant le repas on peut estimer que le repas était équilibré si la glycémie une heure trente après le repas est inférieure à 1,70 g/l, • si la glycémie est à 1,50 g/l avant le repas on peut aussi estimer le repas était équilibré si la glycémie une heure trente après le repas est inférieure à 2,10 g/l, • mais plus le niveau glycémique est élevé, moins la différence glycémique est un témoin d'un repas équilibré, car la quantité de glucides passant dans les urines devient importante (lorsque la glycémie est très élevée avant repas, un repas non équilibré peut ne pas élever beaucoup la glycémie après repas).

A l'inverse, si l'ascension glycémique postprandiale est faible, par exemple de 0,20 g/l, avec une glycémie passant de 1,10 à 1,30 g/l, on peut estimer que le repas aurait pu comporter un peu plus de glucides, comme un fruit en fin de repas par exemple.

Autrement dit, la comparaison des glycémies avant repas et une heure trente après le début du repas permet de valider les choix alimentaires, ainsi que de signaler au diabétique s'il ne s'est pas privé «à tort» d'un apport de glucides :




• Si la différence glycémique est supérieure à 0,60 g/l, il y avait :

  -  soit trop de glucides (pain et dérivés de la farine, féculents, fruits),  
  -  soit pas assez d'aliments non glucidiques (crudités, légumes chauds, viande ou poisson, laitage),  
  -  soit trop de glucides et pas assez d'aliments non glucidiques.

• Si la différence glycémique est inférieure à 0,20 g/l, un supplément glucidique aurait pu être avalé au cours de ce repas.





Est-ce utilisable dans tous les types de diabète ?

Cette méthode de validation des choix alimentaires est utilisable en cas de diabète de type 2, et cette autosurveillance glycémique est bien plus utile que de réaliser «bêtement», par habitude, une glycémie le matin à jeun et une glycémie le soir avant le repas ou avant le coucher.

En effet, lorsqu'on ne réalise des glycémies qu'à ces moments, on n'a que très peu d'informations sur son degré de diabète car on réalise les glycémies aux moments où elles ont le plus de chance d'être les plus basses (ces deux glycémies n'informent pas du tout sur les glycémies après repas, et l'hémoglobine glyquée (HbA1c) est bien plus utile pour connaître son degré de diabète) et surtout elles n'apportent aucune information sur ce qu'on pourrait faire pour améliorer la maîtrise des glycémies puisque prendre un comprimé en plus, ou ne pas prendre un comprimé, selon la glycémie que l'on vient de faire, ne sert à rien étant donné qu'il faut plusieurs jours pour obtenir les effets d'un changement du nombre de comprimés contre le diabète (sauf pour les glinides pour lesquels le nombre de comprimés pris avant le repas influence immédiatement la glycémie après repas).

Autrement dit, plutôt que de faire deux glycémies qui ne sont pas des bons indicateurs du degré de diabète, et qui n'indiquent pas ce qu'on pourrait faire pour mieux maîtriser son diabète, il est bien plus utile de faire une glycémie avant un repas et une autre glycémie une heure trente après le début du même repas de façon à savoir si les choix alimentaires étaient corrects on non (par exemple, «encadrer» le petit déjeuner le lundi, le repas de midi le mardi, le repas du soir le mercredi... ou une semaine d'encadrement du petit déjeuner, puis une semaine d'encadrement du repas de midi, et une semaine d'encadrement du repas du soir...). Bien sûr, lorsqu'on a validé ses choix alimentaires pour les menus habituels qui reviennent régulièrement, on peut alléger cette autosurveillance et privilégier les menus comportant des aliments inhabituels ou les menus qui ne comportent pas ou peu de légumes.




En cas de diabète de type 2, faire une glycémie le matin et le soir n'est pas une bonne idée

Il vaut bien mieux faire une glycémie avant un repas et une autre glycémie une heure trente après le début du même repas






Cette validation des choix alimentaires est également utilisable en cas de diabète de type 1 non instable, où elle sert aussi à adapter les doses d'insuline. Par contre, lorsque le diabète de type 1 est instable, la glycémie peut varier de façon déconcertante par suite de mécanismes qui ne dépendent pas des repas, de la dose d'insuline ou de l'activité physique (à une même heure dans la journée, la glycémie peut être normale, très élevée, ou très basse, même si l'alimentation, la dose d'insuline et l'activité physique ont été strictement identiques à celles de la veille, et les courbes de glycémies peuvent être très anarchiques). Dans ce cas l'autosurveillance est très utile pour décider des doses d'insuline, mais elle est d'autant moins indicative des choix alimentaires que le diabète est instable.

Par ailleurs, en cas de diabète gestationnel, ou de grossesse en cas de diabète, les critères sont plus stricts avec une glycémie avant repas qui doit être inférieure à 0,90 g/l et une glycémie une heure trente après le début du repas qui doit être inférieure à 1,30 g/l.

Bien entendu, des différences glycémiques élevées peuvent aussi être le fait d'un traitement insuffisant mais cette situation est identifiable par le profil glycémique des journées.

La glycémie avant repas est-elle nécessaire ?

Afin «d'économiser les doigts» il est tentant de se passer de la glycémie avant repas, et de ne réaliser que la glycémie une heure trente après le début du repas, pour valider les choix alimentaires.

Cependant c'est souvent décevant, car si la glycémie après un repas est peu élevée cela indique que le repas était équilibré, mais si elle est élevée cela n'apporte guère de renseignements car cette glycémie a pu être la conséquence d'une glycémie avant repas peu élevée suivie d'un d'un repas non équilibré, ou d'une glycémie avant repas déjà élevée suivie d'un repas équilibré.

Quand réaliser la glycémie après repas ?

Lorsqu'on étudie les profils de glycémie après repas chez les personnes non diabétiques (toutes les dix minutes pendant trois heures par exemple) on constate : • d'une part, que pour des repas strictement identiques et pris à la même heure, le maximum de glycémie est variable selon les jours, probablement parce que la vitesse avec laquelle se vide l'estomac n'est pas la même tous les jours, • et d'autre part, que le moment où la glycémie passe par son maximum dépend beaucoup de la nature du repas : - après un petit déjeuner comportant un café, du pain et de la confiture, le maximum peut être atteint en demi-heure, et il peut en être de même après un repas de midi ne comportant que de la purée de pomme de terre et une tranche de jambon (ceci est dû au fait que le pain et les pommes de terre ont une digestion très rapide et qu'il n'y a pas, ou peu, d'autres aliments non glucidiques ralentissant le passage des glucides, des intestins vers le sang), - par contre, après un repas comportant des crudités, des légumes chauds, un féculent ou mieux encore des légumes secs, de la viande ou du poisson ou des oeufs, un laitage et un fruit, le maximum de glycémie sera atteint beaucoup plus tardivement car les aliments non glucidiques associés abaissent l'index glycémique du repas ; d'autre part, bien que l'apport en glucides soit un peu plus important, le maximum de glycémie est moins élevé.

Autrement dit : • si on mesure la glycémie peu de temps après le début du repas, on a de fortes chances de ne pas connaître la valeur maximale, surtout si on veille à équilibrer ses repas de manière à ce que ce maximum soit le plus bas et le plus tard possible, • mais si on la mesure trop tard après le début du repas, on a de forte de chances de trouver une valeur qui est plus basse que le maximum qui a eu lieu une demi-heure ou une heure avant.

D'autre part, la glycémie postprandiale est destinée à être comparée avec la glycémie avant repas, mais aussi avec les glycémies postprandiales réalisées aux mêmes moments les jours précédents, et ceci n'est possible que si on adopte un intervalle de temps moyen identique tous les jours.

Enfin, plus on attend pour mesurer la glycémie postprandiale, plus on se rapproche de la glycémie d'avant repas du repas suivant dont la signification n'est pas du tout la même : la glycémie après repas est le témoin de la capacité du glucose alimentaire à pénétrer dans les muscles et dans le foie pour stocker l'énergie glucidique, alors que la glycémie avant repas est le témoin de la sortie de glucose du foie pour assurer les dépenses glucidiques.

Pour toutes ces raisons, l'intervalle de temps le plus habituellement recommandé est d'une heure trente après le début du repas (une heure après le début du repas, c'est trop tôt, surtout pour le repas de midi et du soir, tandis que deux heures après la fin du repas, c'est trop tard d'autant que cela correspond à 45 ou 60 minutes supplémentaires par rapport à un intervalle de temps d'une heure trente après le début du repas).

Quels repas faut-il tester ?

L'objectif étant de traquer l'hyperglycémie, le plus utile est de tester les repas dont on pense que la composition est de nature à conduire à une élévation excessive de la glycémie.

Les repas les plus intéressants à tester sont donc les repas comportant des glucides en quantité non négligeable (pain et farineux, féculents, fruits) et/ou les repas dont les aliments non glucidiques (crudités, légumes chauds, viande ou poisson, laitage) sont absents ou en faible quantité.

Ou encore, étant donné que les études concernant les habitudes alimentaires familiales montrent que les mères de famille ont habituellement une vingtaine de menus «de base» qu'elles déclinent selon diverses modalités, il est aussi possible notamment la première fois que l'on envisage de valider ses choix alimentaires par l'autosurveillance glycémique, de tester les uns après les autres les menus habituels, de façon à vérifier leur effet sur la glycémie, et réfléchir à la façon dont ces menus pourraient être équilibrés, notamment par l'ajout d'aliments non glucidiques.

Il est également possible, lorsque les différents menus habituels ont été testés, de procéder de façon systématique en testant le petit déjeuner le lundi, le déjeuner le mardi, le dîner le mercredi, puis à nouveau le petit déjeuner le jeudi...

Enfin, il est intéressant de noter qu'assez souvent c'est le petit déjeuner qui conduit aux élévations glycémiques les plus importantes, même lorsque le volume des aliments avalés est faible. Ceci est lié au fait que très souvent le petit déjeuner comporte uniquement un liquide (café, thé...) qui n'apporte pas de glucides ni d'éléments susceptibles de ralentir la digestion, et du pain dont la moitié du poids est en fait des glucides. D'autre part, le matin est la période de journée où la tendance hyperglycémique est la plus forte par suite de l'effet d'hormones sécrétées en fin de nuit (le même petit déjeuner pris le soir entraîne une moindre élévation glycémique). Pour améliorer le petit déjeuner, il est souvent utile de manger quelque chose en plus (tranche de jambon découenné dégraissé ou de blanc de dinde, fromage allégé, yaourt maigre, fromage blanc allégé, tranche de fromage toastinette, oeuf... mais aussi tomate, concombre, carottes crues...), et le pain gris, ou mieux les pains enrichis en fibres, se digèrent plus lentement que le pain blanc.

En résumé

L'autosurveillance peut être utilisée de façon raisonnée pour valider les choix alimentaires, en regardant la glycémie avant le repas et une heure trente après le début du repas, de manière à voir quel a été l'effet du repas.




Le seul moyen de vérifier que l'on ne se trompe pas dans le choix de ses aliments, est de vérifier sa glycémie avant le repas et une heure trente après le repas, et d'en tirer les conclusions qui s'imposent :

• Si la différence glycémique est correcte, c'est qu'on ne s'est pas trompé dans le choix des aliments

• Si la différence glycémique n'est pas correcte, il faut trouver où est l'erreur pour éviter de la refaire

Par contre, rien ne vous indiquera si votre repas contenait trop de graisses. C'est à vous d'y faire attention à chaque repas.

Obtenir de «bonnes glycémies» ne suffit pas ...

Il faut aussi faire attention au contenu en graisses des repas



http://www.diabsurf.com/diabete/FAlimEss.php

lundi, mai 10 2010

Diabète type 2 non insulino dépendant

Diabète type 2 non insulino dépendant Le diabète de type 2 est aussi appelé "diabète non insulino-dépendant", "diabète gras" ou "diabète de la maturité". Mais il frappe maintenant des personnes de plus en plus jeunes et même des adolescents. Diabète de type 2 : l'effet incrétine sur la glycémie Attention : forte augmentation du diabète de type 1 chez l'enfant et du diabète de type 2 chez l'adolescent Le diabète de type 2 est une maladie évitableAttention : forte augmentation du diabète de type 1 chez l'enfant et du diabète de type 2 chez l'adolescent Du café contre le diabète Diabète : mon programme de suivi

Diabète de type 2 : une épidémie Le diabète de type 2 connaît depuis quelques années une progression particulièrement inquiétante, en parallèle avec celle de l'obésité. En effet, il affecte essentiellement des personnes au-dessus de leur poids idéal.

Le diabète de type 2 survient le plus souvent après la quarantaine. Mais on l'observe maintenant chez des personnes plus jeunes et même chez des adolescents. Bien que cette maladie ne soit pas contagieuse, on parle maintenant d'épidémie mondiale de diabète de type 2.

Ce diabète de type 2 résulte de l'association de deux anomalies interdépendantes : une insulino-résistance, c'est-à-dire une moindre sensibilité à l'insuline des cellules du tissu adipeux, du foie et des muscles et une sécrétion insuffisante d'insuline.

Les causes du diabète de type 2 Les mécanismes qui conduisent à cette forme de diabète sont fort nombreux : une hyperglycémie chronique est constatée dans une soixantaine de pathologies différentes.

Il ne fait plus aucun doute que l'obésité et la sédentarité sont les causes essentielles du déclenchement de ce diabète, surtout chez les personnes prédisposées.

Le contrôle régulier (une fois par an) de la glycémie est le meilleur moyen de le détecter. Si la glycémie est élevée, même légèrement, et que les facteurs de risques sont associés (surpoids, antécédents familiaux de diabète), on doit alors pratiquer une hyperglycémie provoquée, examen qui dose les réponses de l'organisme à l'insuline.

Le diabète de type 2 est moins invalidant que le diabète de type 1. Néanmoins, l'hyperglycémie chronique a exactement les mêmes répercussions sur les différents organes.

Paule Neyrat, Diététicienne 13/08/2009 http://www.e-sante.fr/diabete-type-insulino-dependant-diabete-type-insulino-dependant-NN_3109-82-950.htm

dimanche, février 7 2010

Nouvel Espace à découvrir :

Nouvel espace très complémentaire du tchat vocal de "Dextro en Fête" http://www.lasdepic.fr

Possibilités Complémentaires :

Mise en place d'un Forum

Création d'un espace personnalisé pour chaque membre par un Profil.

Affiner des Recherches de contact par profil. Exemple : D.I.D, N.D.I.D, Parents d'enfant diabétique...

Échange de Correspondance écrite par e-mail, avec la réception d'un e-mail lorsqu'une recherche aboutie.

Possibilité de faire des Groupes de discussion partageant les mêmes intérêts ou étant confrontés aux même complications du diabète.

Création de Blog, partage de musiques, de vidéos, de photos (sécurisées par des codes).

Poster des Événements, des manifestations, des articles, des recettes ...

Boite aux lettres personnelle consultable aussi à partir de son téléphone portable.

Communication en audio-vidéo en complément du site. La communication sur «Lasdepic» se faisant entre deux membres, alors que sur le site l'échange se fait en salle publique entre tous les membres présents.

Nous vous invitons à découvrir cet espace, de vous y inscrire et de l'utiliser à votre convenance (sans modération).

http://www.lasdepic.fr Réseau

http://www.dextro.fr (tchat vocal)

lundi, février 1 2010

Le diabète en gynécologie hospitalière

Le diabète en gynécologie hospitalière

J. Karsegard, J. Philippe Unité de diabétologie clinique Département de médecine interne - HUG

Introduction Pour un gynécologue hospitalier, l'abord de la patiente diabétique s'inscrit essentiellement dans 4 situations cliniques fréquentes:

la prise en charge lors d'une hospitalisation pour une intervention chirurgicale l'évaluation pré-conceptionnelle la prescription d'une contraception la prescription d'une substitution hormonale Les situations obstétricales ne seront pas abordées. Le but de cette revue est de donner une information pratique et de consultation rapide. Elle n'est en aucun cas exhaustive, et traduit l'attitude de l'Unité de diabétologie de Genève, dont l'avis devra être demandé pour l'application de ces concepts généraux aux cas particuliers que représentent certaines, voire la plupart, des patientes.

Diabète et chirurgie Il est bien reconnu que la patiente diabétique présente souvent un risque anesthésique et chirurgical élevé. Ceci tient essentiellement à une prévalence plus élevée de maladies cardio-vasculaires, d'insuffisance rénale, de rétinopathie et de neuropathie, en particulier autonome, dans cette population par rapport à une population non-diabétique du même âge. La prise en considération de ces éléments est essentielle pour minimiser les risques et optimaliser la prise en charge durant l'hospitalisation.

On peut séparer l'hospitalisation en 4 phases marquées par des objectifs différents:

La phase pré-opératoire: effectuer un bilan complet La phase péri-opératoire: gérer le diabète La phase post-opératoire: reprise du traitement habituel La phase de convalescence: évaluer les besoins d'enseignement (soit avant le retour à domicile, soit ambulatoirement). Evaluation pré-opératoire Elle a pour but de rechercher et de traiter les pathologies augmentant la morbidité et la mortalité anesthésiques et chirurgicales des diabétiques.

Quelles informations doit-on obtenir ?

1. Le type de diabète est important à connaître.

Un diabète de type I est insulino-dépendant, ce qui signifie que l'insuline ne doit jamais être stoppée. Généralement plus instable que le type II, il rend la prise en charge plus difficile, surtout en période de stress opératoire, d'état catabolique, de problèmes dans la prise alimentaire, etc.

La prise en charge d'un diabète de type II insulinotraité est similaire à celle du diabète de type I, bien que généralement plus simple en raison de la persistance d'une sécrétion d'insuline endogène. Les problèmes rencontrés proviennent le plus souvent des complications associées, car le fait d'être traité par insuline témoigne souvent d'une longue évolution du diabète (avec évolution progressive vers une insulinopénie), parfois d'un excès de poids important (rendant le traitement par ADO insuffisant pour contrôler les glycémies) ou de la présence de complications sévères, en particulier sur le plan rénal (contre-indication à un traitement oral). La gestion péri-opératoire se fera par un traitement intra-veineux dans la majorité des cas.

Un diabète de type II bien contrôlé sous ADO ou régime seul peut se déséquilibrer en période péri-opératoire, mais représente un diabète généralement stable et facile à régler.

2. La durée d'évolution du diabète permet de suspecter certaines caractéristiques cliniques du diabète:

Les complications chroniques augmentent en fréquence avec la durée d'évolution: il faut les rechercher avec d'autant plus d'attention qu'elles sont la cause de l'augmentation de la morbidité et de la mortalité péri-opératoires.

L'équilibration du diabète devient souvent plus difficile après une longue évolution, ce qui rend le risque de déséquilibre péri-opératoire plus grand.

3. Evaluation de l'équilibre chronique du diabète:

Elle est évidemment capitale pour juger de l'opérabilité de la patiente! En effet, un diabète mal contrôlé représente déjà un état catabolique, auquel va se superposer l'état de jeûne. Le stress lié à l'opération va aggraver cette situation, entraînant un déficit relatif en insuline et une augmentation de l'insulino-résistance, pouvant conduire à une hyperglycémie et une décompensation diabétique sévère avec des conséquences potentielles sur l'équilibre acido-basique et hydro-électrolytique.

Les moyens pour estimer l'équilibre métabolique chronique sont les suivants:

L'auto-contrôle glycémique effectué au domicile: cette situation est de plus en plus fréquente, et l'information contenue dans le carnet du patient est souvent très utile. Le dosage de l'HbA1c, ou Hb glyquée, permet d'évaluer l'équilibre moyen du diabète sur les 2 à 3 derniers mois. Pour juger d'un déséquilibre plus récent, qui ne se traduit pas encore par une augmentation de l'HbA1c, la fructosamine représente une alternative parfois utile. Elle permet d'apprécier le contrôle des 2 à 3 dernières semaines. Pour donner des chiffres indicatifs concernant l'interprétation de l'HbA1c, un taux:

< 7 % représente un diabète bien équilibré entre 7 et 8.5 % un diabète moyennement équilibré

8.5 % un diabète mal contrôlé

Le profil glycémique depuis l'admission, permet de juger de la nécessité de modifier le traitement en vue de l'intervention.

Quelles glycémies faut-il demander ?

Pour DM type I ou II insulino-traité: à jeun, une demi-heure avant chaque repas et au coucher (22 heures). Pour DM type II sous régime avec ou sans ADO: à jeun et 2 heures après chaque repas (à adapter selon le contrôle). En vue d'une intervention, il faut idéalement que la glycémie à jeun soit < à 8 mmol/l.

4. Evaluation des complications chroniques du diabète:

Les complications chroniques du diabète (macro- et micro-angiopathiques) représentent une cause d'intervention chirurgicale fréquente (pontages coronariens, autres opérations vasculaires, amputations, interventions ophtalmologiques,...), et entraînent une augmentation de la morbidité et mortalité anesthésiques et chirurgicales. Avant toute intervention, il faut donc soigneusement évaluer et rechercher:

La macro-angiopathie: Le diabète augmente le risque d'atteinte vasculaire, en particulier coronarien; de plus, l'ischémie myocardique est plus souvent "silencieuse" dans une population diabétique; un bilan s'impose donc au moindre doute, surtout en vue d'une intervention chirurgicale. Une autre atteinte vasculaire (carotidienne et artères des membres inférieurs) doit bien entendu être recherchée. La micro-angiopathie: Une néphropathie doit être systématiquement recherchée (urée et créatinine plasmatiques, clearance à la créatinine et micro-albuminurie). Elle représente un risque opératoire augmenté, et est en outre un marqueur de la macroangiopathie. Une HTA est très souvent associée à la néphropathie diabétique, et le contrôle de la tension doit être optimal (< 140/90 mmHg). La rétinopathie ne représente pas un problème chirurgical par elle-même, mais au travers d'un risque augmenté d'hémorragie rétinienne avec altération visuelle sévère et généralement prolongée en cas d'anti-coagulation ou d'HTA mal contrôlée. La neuropathie: L'atteinte périphérique est particulièrement retrouvée au niveau des pieds et des jambes, avec une diminution de la sensibilité, superficielle et profonde. Elle impose un examen des pieds pré-opératoire à la recherche de lésions/ulcérations qui peuvent ne pas avoir été constatées par la patiente et implique des soins de prévention d'escarre du talon, en per et post-opératoire! Elle est par ailleurs souvent associée à une neuropathie du système nerveux autonome, qui doit également être soigneusement recherchée en raison de l'augmentation du risque de certaines complications opératoires qu'elle entraîne. Il s'agit surtout des localisations: cardiaque: la neuropathie est incriminée dans l'augmentation du risque de mort subite et d'arrêts cardio-respiratoires dans la période opératoire et post-opératoire. Elle contribue probablement à l'augmentation de la fréquence de l'ischémie silencieuse. Elle a comme conséquence de diminuer la capacité d'adaptation du coeur à l'effort. vasculaire: elle peut être responsable d'une instabilité tensionnelle, parfois responsable d'une difficulté à obtenir un contrôle satisfaisant de la TA (HTA en position déclive, hypoTA orthostatique) gastrique: la neuropathie ralenti la vidange gastrique avec un risque de bronchoaspiration en per-opératoire, des difficultés de reprise alimentaire post-opératoire et des nausées et vomissements. vésicale: la neuropathie augmente les problèmes d'infection, de rétention urinaire post-opératoire et de sevrage de sonde urinaire. Gestion pré-opératoire Prescription du régime: Pour les diabétiques de type I et de type II insulino-traités, un régime fractionné sur le plan du contenu en hydrates de carbonnes en 3 repas et 3 collations, le plus proche possible des habitudes de la patiente est indiqué.

Pour les diabétiques de type II sans insuline, un régime équilibré est suffisant.

L'avis de la diététicienne est toujours utile, afin d'évaluer ce que fait la patiente, d'adapter son alimentation durant le séjour et de lui dispenser un enseignement adéquat.

L'apport calorique à prescrire peut être évalué pour une femme sédentaire (hospitalisée) et stable sur le plan clinique à 20-25 kcal/kg.

Pour la femme obèse (poids >20% du poids idéal) ou très amaigrie (poids <20% du poids idéal), on calcule un poids "cible", qui est la moyenne entre le poids actuel et le poids idéal.

Le poids idéal (PI) peut s'évaluer par la formule:

taille (en cm) - 100

(qui est une simplification de la formule de Lorentz)

Exemple: femme 80 kg pour 160 cm

Poids idéal: 60 kg Poids "cible": (80+60) / 2 = 70 kg Evaluation/adaptation du traitement du diabète Le contrôle glycémique à l'admission est le mieux apprécié par la glycémie à jeun (idéalement <8 mmol/l), et les glycémies post-prandiales (<12 mmol/l). Ces chiffres sont indicatifs, et doivent être interprétés de cas en cas.

Si ces taux ne sont pas obtenus, un changement de traitement doit être envisagé avant l'intervention.

Pour rééquilibrer rapidement et facilement un diabète, le meilleur moyen est d'introduire une insulinothérapie chez les patientes sous régime seul ou sous ADO, ou bien sûr d'adapter le traitement insulinique en cours.

Gestion per et post-opératoire du diabète Le but du traitement est d'éviter l'hypoglycémie, l'hyperglycémie importante, et de prévenir un état catabolique marqué et les perturbations hydro-électrolytiques potentielles.

On cherche donc le meilleur équilibre glycémique possible sans hypoglycémie. Un objectif glycémique entre 7 et 10 mmol/l, avec une surveillance glycémique rapprochée, permet d'éviter les complications liées à l'hypo- ou l'hyperglycémie.

Les recommandations pratiques sont:

Diabète de type I

dose d'insuline habituelle et collation habituelle à 22 heures le soir avant l'opération dès 7h00, insuline rapide en pompe IV, la dose est à évaluer en fonction des besoins habituels en insuline, en parallèle avec une perfusion de glucose 5% d'environ 2 litres/24 heures avec KCl (entre 10 et 20 mEq/l, à adapter en fonction de la kaliémie) surveillance glycémique 1x/heure au départ pour adapter l'insuline et la perfusion. Diabète de type II sous insuline

1. jeun de courte durée (jusqu'à midi):

injecter la moitié de la dose d'insuline lente du matin en SC (ne pas donner d'actrapid SC!) perfuser du glucose 5% environ 500cc/6h jusqu'au prochain repas, en adaptant la perfusion en fonction des glycémies effectuées toutes les 1 à 2 heures si le repas de midi est effectivement pris, alors injecter l'autre moitié de l'insuline lente avant le repas, et stopper la perfusion dès qu'on est sûr que le repas est bien toléré. 2. jeun prolongé au delà de midi:

utiliser: soit une pompe d'insuline rapide IV (même solution que pour le DM I) soit une perfusion appelée GIK, pour glucose-insuline-potassium: on commence en général avec 12 à 16 unités d'insuline rapide dans un glucose 5% 1000cc. Adapter ensuite l'insuline rapide en fonction de l'évolution glycémique; si elle doit être modifiée, il faut changer malheureusement toute la perfusion; cet inconvénient fait souvent préférer la pompe. On ajoute entre 10 et 20 mEq de KCl par litre de G5%. Donc: GIK = G5% 1000cc/12h + 10 à 20 mEq de KCL + 12 à 16 U actrapid quand la reprise de l'alimentation est possible, il ne faut pas oublier de réintroduire l'insulino-thérapie SC avant d'arrêter l'insuline IV! DM II sous ADO:

Pour les patients sous Glucophage® (metformine), il doit être stoppé idéalement 48 heures avant une intervention chirurgicale, mais au moins 24 heures avant, en raison du risque d'acidose lactique. Il ne devra être repris en post-opératoire qu'une fois la patiente parfaitement stabilisée. Pour les patients sous sulfonylurées: les demi-vies des sulfonylurées sont variables. Les sulfonylurées de longue demi-vie comme le Chlorpropamide (Diabinèse®) devraient être stoppées plusieurs jours avant une intervention et remplacées si nécessaire par des sulfonylurées à plus courte demi-vie (Glibénèse® par exemple). Ces dernières sont stoppées la veille de l'opération. le matin de l'intervention, le patient doit recevoir une perfusion de Glucose 5% 500cc/6h (afin de "couvrir" l'effet hypoglycémiant encore possible de l'ADO) qui sera adaptée au résultats glycémiques. si les glycémies augmentent malgré une diminution de l'apport en glucose IV, il faut commencer un traitement IV d'insuline, soit par une perfusion type GIK, soit par une pompe d'actrapid. Les bolus IV d'insuline rapide ne sont pas souhaitables! (effet hypoglycémiant brutal difficile à contrôler et à prévoir, effet de courte durée, la demi-vie intraveineuse de l'insuline étant de quelques minutes seulement!) Les sulfonylurées pourront être réintroduites dès la reprise de l'alimentation, tout en tenant compte de l'évolution des glycémies. Il peut être nécessaire de passer par un traitement transitoire d'insuline si un déséquilibre glycémique est observé durant la phase post-opératoire. Diabète de type II sous régime seul:

On donne en général simplement une perfusion de glucose 5%, dont le débit est adapté en fonction de l'évolution des glycémies faites toutes les heures. En cas de déséquilibre glycémique, on applique les solutions proposées au paragraphe précédent.

5. Education avant le retour à domicile

Bien qu'une hospitalisation dans un contexte chirurgical ne soit certainement pas le moment le plus propice pour une éducation sur le plan diabétologique, il vaut la peine d'évaluer les lacunes et de tenter de combler les plus importantes au mieux.

Les points à évaluer en priorité sont:

les connaissances diététiques, les habitudes alimentaires l'auto-contrôle glycémique et urinaire (apprentissage, évaluation de la pratique) les injections d'insuline (enseignement ou contrôle de la technique) pour les patientes sous ADO ou insuline, contrôler les connaissances théoriques et pratiques concernant les hypoglycémies. Tableau 1: Evaluation pré-opératoire d'un diabète

Eléments à évaluer Moyens pour l'évaluation



Type de diabète anamnèse/status/dossier Durée d'évolution anamnèse Equilibre du diabète chronique

auto-contrôle glycémique au domicile

Hb glyquée (A1c) aigu

glycémies à l'hôpital

Complications chroniques macroangiopathie

évaluer facteurs de risques cardio-vasculaires

examen clinique vasculaire ECG bilan vasculaire en fonction des résultats (test d'effort, US-doppler carotidien, bilan angiologique) microangiopathie

rechercher ou surveiller une HTA

urée et créatininémie clearance à la créatinine albuminurie de 24 heures bilan ophtalmologique neuropathie

polyneuropathie périphérique (diminution sensibilité et ROT)

autonome (cardiaque, gastrique, vésicale)

Tableau 2: Gestion pré-opératoire d'un diabète

Traitement Attitude



Régime évaluation des besoins (poids-taille-BMI) adaptation de l'alimentation aux habitudes prévoir consultation si nécessaire Médicaments ou insuline si équilibre chronique suffisant glycémie à jeun < 8 mmol/l maintenir même traitement glycémie jamais > 12 mmol/l stopper Glucophage® 48 heures avant opération HbA1c < 7.5% remplacer sulfonylurées de longue durée d'action si équilibre chronique moyen glycémie à jeun 8 à 10 mmol/l dépend du type d'intervention glycémie parfois > 15 mmol/l généralement introduction d'insuline si traitement par régime ou ADO; sinon adaptation des doses d'insuline HbA1c entre 7.5 et 9 % stopper les ADO comme ci-dessus si équilibre chronique mauvais glycémie à jeun >10 mmol/l adaptation du traitement nécessaire en pré-opératoire glycémie souvent > 15 mmol/l introduction d'insuline comme ci-dessus HbA1c entre > 9 % stopper les ADO comme ci-dessus

Tableau 3: Gestion pré-opératoire d'un diabète

Type de diabète Attitude le soir avant le matin opératoire Chirurgie courte/mineure Chirurgie longue/majeure Diabète insulino-traité repas léger normo-glucidique

50% insuline lente habituelle 
perfusion GIK

équilibré collation de 22h habituelle dose d'insuline du coucher habituelle

glucose 5% 2000ml/24h

glycémies 1x/h ou

perfusion GIK glycémies 1x/h

Glycémies 1x/h

ou

glucose 5% 2000ml/24h pompe Actrapid IV glycémies 1x/h



Diabète non-insulino-traité repas léger normo-glucidique collation 22h normale

glucose 5% 2000ml/24h

glycémies 1x/h

Glucose 5% 2000ml/24h

glycémies 1x/h



équilibré stop sulfonylurées stop Glucophage® 48h avant

si glycémies insuffisantes

soit perfusion type GIK soit pompe Actrapid IV

si glycémies insuffisantes

soit perfusion type GIK soit pompe Actrapid IV



Diabète non équilibré repas léger normo-glucidique collation de 22h habituelle stopper traitement ADO insuline en général IV par pompe glucose 5% 2000ml/24h glycémies 1x/h puis selon résultats

glucose 5% 2000ml/24h

pompe Actrapid IV glycémies 1x/h

glucose 5% 2000ml/24h

pompe Actrapid IV glycémies 1x/h




Prise en charge pré-conceptionnelle d'une diabétique La grossesse d'une femme diabétique représente un risque augmenté, tant pour la mère que pour son enfant.

La "programmation" de la grossesse permet d'en réduire les risques par:

l'optimalisation du contrôle glycémique avant la conception le dépistage des complications chroniques liées au diabète, et éventuellement leur traitement la connaissance précise du terme Ce texte ne comporte que les aspects diabétologiques à surveiller. La surveillance et le bilans réguliers sur le plan gynécologique et obstétrical ne sont pas abordés, de même que les problèmes psychosociaux liés à la grossesse d'une patiente diabétique.

Optimalisation de l'équilibre glycémique Un équilibre glycémique optimal doit être obtenu avant la conception. En effet, l'hyperglycémie durant les premières semaines de grossesse, qui correspondent à l'organogenèse, entraîne un taux de malformations nettement augmenté. L'objectif est d'obtenir le meilleur contrôle possible des glycémies attesté par l'auto-contrôle glycémique pratiqué régulièrement et surtout l'HbA1c, dont la valeur doit être la plus basse possible, et au maximum de 7.0 % (idéalement aux alentours de 5.5 à 6 %).

Pour atteindre cet objectif, il est généralement nécessaire de renforcer les connaissances de la patiente, en particulier sur le plan diététique et sur l'adaptation du traitement insulinique, qui doit généralement être optimalisé en augmentant le nombre des injections (en général 4 à 5/jour) ou en passant à un traitement par pompe sous-cutanée. L'auto-contrôle glycémique doit être effectué environ 6 fois/j, pour pouvoir ajuster le traitement insulinique. Le suivi diabétologique doit impérativement être effectué avec le diabétologue.

Bilan des complications chroniques du diabète:

la rétinopathie doit être évaluée avant, puis régulièrement durant la grossesse. Si un traitement au laser est indiqué, il doit être effectué avant la grossesse. La rétinopathie proliférative n'est pas une contre-indication absolue à une grossesse, mais elle doit être bien évaluée auparavant, et la patiente doit être informée sur les risques de progression durant la grossesse. la néphropathie doit être soigneusement évaluée avant la grossesse. Une micro-albuminurie ou une protéinurie ne sont pas des contre-indications absolues à une grossesse, mais peuvent être nettement péjorées par la grossesse, en particulier si elle s'accompagne d'une HTA. Une insuffisance rénale déjà établie doit faire déconseiller une grossesse. une HTA avant la grossesse ne contre-indique pas celle-ci, mais doit être traitée et bien contrôlée auparavant. Le traitement doit être adapté au moment de la grossesse. la macro-angiopathie: une atteinte coronarienne doit être systématiquement recherchée, car elle représente un facteur de risque majeur pour une grossesse et la contre-indique de manière absolue. La contre-indication doit ensuite être réévaluée en fonction de la thérapeutique envisageable. La prise en charge pré-conceptionnelle doit être effectuée sous couverture d'une contraception efficace.

Idéalement, la discussion par rapport à une future grossesse est une démarche qui doit venir du médecin; l'information devrait être donnée progressivement dès que la patiente arrive en âge de procréer. Une grossesse avec ses implications doit ainsi être évoquée régulièrement lors des consultations.

La patiente doit être référée rapidement auprès d'un diabétologue ayant une expérience dans le suivi de la grossesse de patientes diabétiques. La prise en charge de telles patientes doit être multidisciplinaires, nécessitant de nombreux intervenants (gynécologue, obstétricien, sage-femme, diabétologue, infirmière spécialiste de diabétologie, diététicienne, ophtalmologue, et autres en fonction des problèmes cliniques).

La situation de la femme diabétique de type II est identique. Les anti-diabétiques oraux doivent être interrompus avant la conception et peuvent être remplacés soit par un régime seul si les glycémies obtenues sont satisfaisantes, soit, le plus souvent, par un traitement insulinique. Si le régime seul devait suffire au départ, la patiente doit être informée qu'un traitement insulinique deviendra nécessaire au cours de la grossesse. L'éducation est aussi importante que pour la patiente diabétique de type I, et l'enseignement doit être entrepris avant la conception.

Contraception chez la femme diabétique Comme discuté dans le chapitre précédent, une grossesse chez une femme diabétique doit être programmée, car les conséquences tant médicales que sociales d'une grossesse imprévue sont importantes. Le chapitre précédent détaille les conditions requises sur le plan diabétologique pour pouvoir mener une grossesse à terme avec le maximum de chances de succès.

La contraception est donc un aspect important à discuter avec la femme en âge de procréer pour éviter une grossesse qui débuterait dans des conditions médico-sociales défavorables.

Il faut conseiller des méthodes de contraception réputées fiables, et il n'y a, comme pour les femmes non-diabétiques, pas de méthode qui soit adaptée à toutes les femmes. De plus, il faut reconnaître que toutes les méthodes les plus fiables comportent une part de controverse!.

Contraception orale (CO) Les préparations initiales, fortement dosées en oestrogènes, entraînaient une augmentation de la résistance à l'insuline. Les préparations actuelles peuvent être considérées comme pratiquement neutres sur le plan du métabolisme glucidique.

Les préparations combinées ou séquentielles ont un effet généralement peu important sur le métabolisme lipidique, ce qui n'est pas le cas des progestatifs seuls (diminution du HDLchol, augmentation des triglycérides), particulièrement les progestatifs avec activité androgénique.

Le risque thrombo-embolique est augmenté par les préparations combinées et séquentielles, mais probablement pas avec les progestatifs seuls. Il est encore augmenté par le tabagisme associé, par l'âge >35ans et l'HTA, et une CO ne devrait probablement pas être proposée à une femme présentant une de ces caractéristiques.

Les dispositifs intra-utérins C'est une méthode efficace, aussi bien chez la femme non-diabétique que diabétique, mais comportant un certain nombre d'effets secondaires pouvant être sérieux. Il est possible que la femme diabétique soit plus à risque de présenter des infections liées au stérilet (ceci n'a pas été clairement démontré).

Cette méthode est bien adaptée pour les femme plus âgées, ayant déjà eu des enfants, et informées des risques et bénéfices.

Méthodes mécaniques et chimiques Leurs avantages résident dans l'absence de complications ou d'effets secondaires. Bien employées, elles ont une efficacité satisfaisante, avec malgré tout un taux d'échec non négligeable.

Il est utile de rappeler par ailleurs la protection qu'offre le préservatif contre nombre de maladies sexuellement transmises.

Méthodes basées sur le rythme Elles ne sont pas recommandées, car le taux d'échec est trop important.

En conclusion Aucune méthode n'est parfaite; le choix sera effectué en ayant évalué les avantages et les risques pour une patiente donnée. Chez la diabétique jeune, on favorisera l'utilisation d'une contraception orale par une préparation faiblement dosée (<35ug d'oestrogène) combinée ou séquentielle. Chez la femme plus âgée, l'utilisation d'un dispositif intra-utérin pourrait être préférable.

La stérilisation représente une solution à envisager, pour l'un ou l'autre membre du couple, une fois le nombre d'enfants désirés atteint..

Substitution hormonale chez la femme diabétique ménopausée Particularité de la ménopause chez la patiente diabétique Longtemps, la femme diabétique a été exclue du traitement substitutif de la ménopause en raison des effets secondaires des oestrogènes. Aujourd'hui, avec les nouvelles préparations, l'attitude a radicalement changé.

En effet, si la femme diabétique présente les mêmes problèmes en relation avec la déprivation hormonale que les femmes non-diabétiques, elle est bien plus menacée par les maladies cardio-vasculaires, qui représentent par ailleurs la première cause de mortalité chez la femme dans les pays industrialisés.

L'élévation du risque cardio-vasculaire par le diabète est encore augmenté par les effets délétères de la ménopause sur les métabolismes gluco-lipidiques. Les changements induits sont liés à la disparition de la sécrétion des hormones ovariennes elles-mêmes, mais d'autres causes ont été impliquées comme une prise pondérale et une réduction de l'activité physique. L'augmentation du risque cardio-vasculaire après la ménopause ne peut donc pas être incriminée aux seuls changements hormonaux. Ceci implique que, si l'effet bénéfique sur le plan vasculaire du traitement hormonal substitutif est aujourd'hui bien établi, la prévention cardio-vasculaire d'une femme ménopausée, diabétique ou non d'ailleurs, doit tenir compte de l'ensemble des facteurs influençant le développement de l'athérosclérose et de l'insuffisance coronarienne tels en particulier le tabagisme et l'hypertension artérielle.

Ménopause et métabolisme glucidique

Les changements hormonaux qui caractérisent la ménopause ne jouent probablement pas un rôle défavorable sur la tolérance au glucose. Ces hormones sont au contraire hyperglycémiantes, comme en témoigne leurs rôles diabétogènes dans la grossesse.

En revanche, la ménopause s'accompagne souvent d'autres facteurs défavorables sur le contrôle d'un diabète, tels la sédentarité et l'excès pondéral, qui favorisent une augmentation de la résistance périphérique à l'insuline. Le rôle de l'hyperinsulinisme sur le risque cardio-vasculaire reste encore très débattu.

Ménopause et métabolisme lipidique

Avec la ménopause, on observe des modifications pouvant toucher toute les fractions lipidiques. Ces changements sont essentiellement attribués à la diminution des taux d'oestrogènes.

Le cholestérol total s'élève avec l'installation de la ménopause, lié à l'élévation du LDLcholestérol, secondaire à une diminution de l'activité des récepteurs cellulaires aux LDLs. Les particules LDL sont catabolisées moins rapidement, expliquant l'élévation de leur taux plasmatique, et celui du cholestérol.

Les modifications du taux de HDL cholestérol sont moins clairement établies; d'une manière générale, leur taux diminue avec l'âge et après la ménopause. Le HDLcholestérol est par ailleurs souvent bas chez la femme diabétique, secondairement à l'élévation des triglycérides.

L'élévation des triglycérides est rare chez la femme avant la ménopause, sauf lorsque l'origine est génétique ou dans des situations cliniques particulières comme le diabète ou certains médicaments. La ménopause provoque une augmentation du taux des triglycérides, qui est favorisée par certains facteurs comme l'obésité, un déséquilibre alimentaire (qui va souvent de pair), la sédentarité, une dysthyroidie, fréquemment retrouvés dans la population générale, et encore plus chez les diabétiques.

L'illustration la plus caricaturale de cette situation clinique est le syndrome X, ou syndrome plurimétabolique, associé à un risque cardio-vasculaire augmenté.

Effets de la substitution hormonale post-ménopausique Les oestrogènes exerceraient leurs effets bénéfiques directement sur la paroi des vaisseaux et indirectement par les modifications du profil lipidique.

Le rôle protecteur principal serait lié à un effet direct sur l'endothélium, par une action vasodilatatrice qui dépend de leur interaction avec les récepteurs oestrogéniques. Un rôle sur le plan de la thrombogénèse est également vraisemblable, peut être au travers d'une diminution des taux de LDL peroxydés.

Sur le plan des lipides, les oestrogènes exercent leurs effets bénéfiques en réduisant le taux du LDL cholestérol par une augmentation du catabolisme (augmentation de la synthèse des récepteurs LDL). Cet effet est surtout marqué lors de l'administration par voie orale, dépend de la dose administrée, et reste significatif bien que moins marqué, lors d'administration par voie transdermique.

Le taux de HDL cholestérol est également augmenté, surtout la sous-fraction HDL-2, qui aurait un rôle particulièrement favorable sur le plan vasculaire. L'augmentation du HDL est moins liée à la dose d'oestrogènes orale, et le taux est peu influencé lors de l'administration transdermique.

L'abaissement du LDLcholestérol et l'augmentation du HDLcholestérol rend compte de l'amélioration des rapports athérogènes quelle que soit la voie d'administration choisi.

Ces effets favorables sont accompagnés d'une augmentation du taux des triglycérides par stimulation de leur production hépatique. L'augmentation des triglycérides et des VLDL est proportionnelle à la dose d'oestrogène administrée par voie orale, et peut être minimisée en utilisant des doses faibles. L'administration par voie transdermique n'a qu'un effet minime sur le taux de triglycérides. Cet aspect doit être particulièrement surveillé chez les diabétiques dont le taux de triglycérides de base est souvent élevé.

L'administration concomitante de progestérone tend également à réduire l'effet bénéfique des oestrogènes en atténuant l'augmentation du HDL cholestérol et la diminution du LDL cholestérol par rapport aux patientes traitées par oestrogènes seuls.

Le mode d'administration, la dose et le type de progestatif (importance du caractère androgénique) semble avoir un rôle important dans l'effet sur le profil lipidique.

Il est actuellement encore difficile d'évaluer les conséquences sur le système cardio-vasculaire du caractère non-physiologique de l'administration orale de progestérone. En cas d'hystérectomie, on sera amené à envisager un traitement oestrogénique seul.

Indications de l'hormonothérapie La substitution hormonale post-ménopausique exerce les mêmes effets bénéfiques classiques chez les patientes diabétiques que dans la population générale. De plus, l'effet favorable au niveau des vaisseaux rend compte d'une indication encore plus marquée chez les patientes au risque cardio-vasculaire augmenté, en prévention secondaire et chez les diabétiques qui présentent un LDL cholestérol élevé ou un HDL cholestérol diminué (rapport cholestérol total/HDLcholestérol >5).

Avant d'entreprendre la substitution hormonale, un bilan lipidique de base doit être déterminé, avec mesure du cholestérol total, du HDLcholestérol et des triglycérides. Il est préférable d'avoir 2 ou 3 prélèvements de départ, pour confirmer la constance de l'anomalie lipidique avant la mise en route du traitement.

L'effet favorable pourra être réévalué après 3 à 6 mois d'hormonothérapie. Une hypertriglycéridémie peut s'aggraver avec le traitement oestrogénique, et représente alors une contre-indication à la poursuite du traitement per os: la voie transdermique permettra alors d'éviter cet effet indésirable.

Les contre-indications au traitement substitutif sont peu nombreuses, et relativement controversées. Il s'agit d'une hypertriglycéridémie, d'antécédents de maladies thrombo-emboliques et de cancer du sein particulièrement chez les patientes avec des antécédents familiaux.

Conclusion Le choix des schémas de traitement dépend de la situation clinique de départ et des objectifs. Idéalement, les progestatifs doivent être associés aux oestrogènes sauf en cas d'hystérectomie. La voie transdermique sera préférée à la voie orale pour les oestrogènes, car la dose administrée est environ 10 fois moindre et que le foie est épargné. En cas d'élévation des triglycérides avec le traitement oestrogénique per os, la voie transdermique est indiquée. La progestérone par voie orale pourrait diminuer le bénéfice des oestrogènes; il faut donc donner la dose la plus faible possible tout en restant efficace sur l'utérus. Un traitement discontinu, 12 jours par mois, sera préféré au traitement continu, sauf si on veut éviter un retours des menstruations. La voie d'administration vaginale peut être une alternative satisfaisante, permettant d'obtenir les effets bénéfiques au niveau utérin en minimisant les effets systémiques ou hépatiques.

http://www.gfmer.ch/Presentations_Fr/Diabete_gynecologie.htm

dimanche, décembre 27 2009

Symptômes du diabète

Les symptômes sont les mêmes quelque soit le type de diabète. Ils sont souvent plus insidieux dans le cas du diabète de type 2.

■Une élimination excessive d'urine (il est fréquent de se lever la nuit pour aller uriner). ■Une augmentation de la soif et de la faim. ■Une perte de poids. ■Une faiblesse et une fatigue excessives. ■Une vision floue. ■Une augmentation de l'occurrence et de la récurrence des infections de la peau, des gencives, de la vessie, de la vulve ou du prépuce. ■Un ralentissement du processus de cicatrisation. ■Un engourdissement ou un fourmillement dans les mains et les pieds.

Venez en parler sur le tchat vocal de "Dextro en Fête" sur http://www.dextro.fr

mardi, décembre 1 2009

Accéder au tchat.

Ce site permet de vous connecter à notre salon de discussion qui est fait par des diabétiques pour les diabétiques et leurs familles, ainsi que toute personne souhaitant parler du diabète.

Dextro.fr est le site de l'association Dextro en Fête, déposée sous loi 1901, qui a pour but de créer un espace convivial sur internet pour rompre la solitude au quotidien des diabétiques face à la maladie.

Ce rendez-vous amical entre type 1, type 2 et type 4 n'a d'autre but que d'être un soutien moral, sans jamais se substituer aux avis, prescriptions ou diagnostiques médicaux.

Merci de s'en souvenir !




Cette salle de tchat ne peut pas être utilisée à des fins illégales ou à l'appui de ces activités illégales. Aussi, nous nous réservons le droit de coopérer avec les autorités judiciaires, et à tout tiers lésé.

REGLEMENT DU TCHAT VOCAL

· Ce tchat est un espace francophone, le Français est « la langue officielle » de ce salon.

· La courtoisie française est donc de rigueur.

· Les propos « irrespectueux » envers un autre participant seront sanctionnés par une exclusion définitive.

· Les discussions et débats politiques, religieux ou autres sujets sensibles aux divergences d'opinion ne sont pas les bienvenus...CET ESPACE EST CONSACRE AUX DISCUSSIONS AUTOUR DU DIABETE !

· On est prié d'être attentif aux mains levées pour ne pas monopoliser le micro trop longtemps, afin que tous les participants puissent s'exprimer et intervenir.

· Il n'est pas de bonne convenance sur ce site de demander à quelqu'un de mettre sa caméra...cette possibilité doit demeurer un souhait et non une obligation !

· Dans la salle du diabète, les chansons et musiques sont tolérées à titre exceptionnel et uniquement après l'accord d'un modérateur. Une salle est réservée à cet effet !

· Il est interdit de donner à quiconque ses coordonnées personnelles, quelles soient postales, téléphoniques ou liées à d'autres services du net. Ne jamais transmettre également de mot de passe. Ce site est sécurisé et doit le rester pour le bien de tous !

· Il est interdit de transmettre ses coordonnées bancaires. Pour toutes adhésions, dons ou volonté de prendre un mode toutes options : un compte pay-pal ou un formulaire à renvoyer directement à l'association par voie postale, sont mis à disposition.

· Il est interdit de passer des liens sans l'autorisation d'un modérateur, seuls des liens consacrés au diabète seront autorisés à être diffusés.

· Dans les salles de discussion « l'écriture en rouge » est réservée aux modérateurs, pour si besoin faire des rappels à l'ordre au règlement.

· La connexion au site se fait avec un seul pseudo...toute personne faisant l'usage de plusieurs pseudos se verra avertie et sanctionnée. Tout pseudo à caractère raciste, sexuel ou injurieux sera supprimé et sanctionné sur le champ !

· Comme le veut le but de l'association aucune personne ne doit tenir un discours médical, ni donner de conseils liés aux traitements...Seules les personnes reconnues par l'association appartenant au corps médical seront autorisées à intervenir en ce sens.




J'ai lu le règlement, je l'accepte sans condition et je me joins au groupe de discussion en veillant à ce que mes enceintes soient branchées. Je clique http://www.dextro.fr/dextrotchat/

mercredi, octobre 28 2009

Vidéo de dextro en fête : Tchat audio vidéo sur www.dextro.fr


diabete, Tchat vocal pour diabétiques. Venez nous retrouver sur dextro.fr

www.dextro.fr

mercredi, juillet 1 2009

Photo du tract de "Dextro en Fête"

lundi, juin 22 2009

La neuropathie Périphèrique.

LA NEUROPATHIE PERIPHERIQUE

Le système nerveux comprend :

Le système nerveux central (cerveau, moelle épinière)

Le système nerveux périphérique, composé de nerfs sensitifs (permettant le toucher, l’audition, la vision) et de nerfs moteurs (nécessitant une commande volontaire : par exemple permettant le mouvement).

Le système nerveux autonome ou végétatif, contrôlant de façon involontaire le cœur et les vaisseaux, le système digestif, urinaire et génital.

La neuropathie est le terme médical regroupant les atteintes du système nerveux périphérique et autonome.

Le glucose en excès est toxique pour le nerf : l’influx nerveux circule moins bien. La neuropathie périphérique et autonome est fréquente : présente 1 fois sur 2 après 15 ans d’évolution du diabète et liée à l’équilibre du diabète.

Il est actuellement prouvé que normaliser la glycémie (l’hémoglobine glyquée) retarde l’apparition d’une neuropathie ou améliore celle-ci lorsqu’elle est installée.

Comment reconnaître les signes de neuropathie périphérique ?

Signaler à votre médecin les signes évocateurs d’une neuropathie : fourmillements, démangeaisons, sensations de brûlures, crampes, douleurs, sensation d’orteils engourdis, d’orteils morts, de marcher sur du coton.

Préciser le type de la douleur, le siège, la gène qu’elle vous occasionne, le jour, la nuit.

Signalez à votre médecin la présence de cors, durillons, de cornes, lésions ..

L’examen neurologique

Il est effectué par votre médecin généraliste avec recherche des réflexes avec un « marteau réflexe » au niveau de la rotule et du tendon d’Achille ; recherche d’une atteinte des sensibilités avec un diapason (vous sentirez une vibration) ou un monofilament (vous sentirez un effleurement).

S’il existe une baisse des sensibilités au niveau de vos pieds, soyez vigilants et examinez quotidiennement vos pieds à la recherche de lésions, qui seront indolores, ainsi que l’intérieur de vos chaussures, afin de vous assurer qu’aucune zone ne risque de vous blesser.

Enfin chez l’homme, le risque de troubles de la sexualité est plus élevé mais peut être traité de façon efficace. N’hésitez pas à en parler à votre médecin.

Traitement

Avant tout l’équilibre glycémique (Hémoglobine glyquée <7%) qui permet de retarder l’apparition d’une neuropathie, et l’améliore lorsqu’elle est présente.

Un traitement transitoire ou prolongé par insuline peut être proposé, et s’avère souvent efficace.

D’autres traitements peuvent être proposés : ce sont des médicaments de la douleur (antalgiques), des médicaments habituellement utilisés dans l’épilepsie ou la dépression, mais qui s’avèrent utiles dans cette indication .

Mots clés

Prendre conscience que les sensations douloureuses n’existent plus ou sont amoindries. Ne pas « oublier vos pieds » mais les examiner quotidiennement à la recherche de lésions, à signaler très vite à votre médecin traitant.

PRENEZ VOS PIEDS EN MAINS

REGARDEZ-LES : sur toutes les faces et entre les orteils ou FAITES-LES EXAMINER par un proche

PROTEGEZ-LES :

en marchant chaussé avec des chaussures souples, achetées en fin de journée en vérifiant l’absence de corps étrangers à l’intérieur de vos chaussures (ou des coutures) en changeant de chaussettes ou de bas tous les jours en les éloignant des sources de chaleur (radiateur, bouillotte) SOIGNEZ-LES :

en coupant vos ongles au carré avec des ciseaux à bouts ronds en ponçant la corne avec une râpe non métallique en évitant les corricides, les objets tranchants et les pansements courants en les massant avec une crème hydradante LAVEZ-LES tous les jours avec de l’eau tiède et du savon.

Il est inutile de faire des bains de pieds

N’hésitez pas à les montrer a votre médecin

venez tchater sur dextro.fr

venez tchater sur http://dextro.fr à bientôt.

samedi, juin 20 2009

chant

Chanson de Dextro En Fete

Témoignage de Cloclo

Claudine dit Cloclo (36ans) : diabétique de type 2 depuis 7 ans. Mon traitement :  Novonorm 1mg  (trois fois par jour) + du  Délursan  pour le foie (deux fois par jour). Je suis obligée de suivre également un régime hygièno-diététique. Le site www.dextro.fr est un espace vivant et convivial où règne la bonne humeur. La chaleur humaine que l'on y trouve me permet de faire face à la maladie au quotidien et me mets du baume au coeur.

vendredi, juin 19 2009

insuline


La maladie et ses conséquences

Qu'est-ce que le diabète ?

Le diabète se rencontre à tous les âges de la vie, même chez les enfants, et sa fréquence augmente avec l'âge.

Il atteint 3 à 4 % de la population, soit environ deux à trois millions de personnes en France.

Dans un cas sur dix, un traitement par des injections d'insuline est nécessaire.

Le sucre présent dans le sang a du mal à être utilisé car il a des difficultés à entrer dans les cellules du corps, par suite d'un manque en insuline ou d'une difficulté d'action de l'insuline.

Ceci est gênant car le sucre est la principale source d'énergie de l'organisme, et parce que son élévation dans le sang entraîne une altération des artères «un peu comme le calcaire dans les canalisations d'eau».

Rôle de l'insuline

Quand des personnes qui ne sont pas diabétiques avalent du sucre, ou des aliments qui sont transformés en sucre par la digestion, comme le pain, les pommes de terre, les pâtes, le riz... le pancréas, qui est un organe situé dans l'abdomen en arrière de l'estomac, fabrique immédiatement de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang. En dehors des repas, et pendant la nuit, le pancréas continue de fabriquer de l'insuline, mais de façon beaucoup moins importante.

Pendant la digestion, le sucre est mis en réserve au niveau du foie et des muscles.

Cette réserve est appelée glycogène. Il s'agit d'un assemblage de sucre. Cette mise en réserve est favorisée par l'élévation de l'insuline.

L'augmentation de l'insuline permet la mise en réserve du sucre dans le foie et les muscles à la suite d'un repas






En dehors des repas, le sucre nécessaire au fonctionnement des cellules de l'organisme est fourni par le glycogène du foie dont la quantité diminue. Cette libération de sucre à partir du glycogène est favorisée par la baisse de l'insuline.

La diminution de l'insuline permet la libération du sucre dans l'intervalle des repas






Au repas suivant, la réserve en glycogène est reconstituée.

L'insuline permet donc la mise en réserve du sucre dans le foie et les muscles à la suite d'un repas. Mais elle a aussi un rôle au niveau de toutes les cellules du corps : sa présence est nécessaire pour que le sucre puisse entrer dans les cellules.

On peut schématiser le rôle de l'insuline de la façon suivante :

• Si le pancréas fabrique de l'insuline en quantité normale, le sucre peut entrer normalement dans les cellules et la glycémie est normale :

• Si le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou s'il existe une difficulté d'action de l'insuline, le sucre ne peut plus entrer normalement dans les cellules et s'élève de façon anormale dans le sang :

L'insuline agit au niveau de toutes les cellules

C'est une clef qui permet l'ouverture des portes des cellules pour le sucre






En résumé, en cas de diabète :

• Après un repas, le sucre est difficilement mis en réserve dans le foie et les muscles, ce qui entraîne une glycémie beaucoup plus élevée après le repas qu'avant le repas.

• Entre les repas, le foie fabrique du sucre en quantité excessive, et ce sucre peut difficilement être utilisé par les cellules de l'organisme.

Il existe deux sortes de diabète

Deux mécanismes conduisent à l'élévation du sucre dans le sang : le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou les cellules sont moins sensibles à l'insuline.

Autrement dit, en reprenant la comparaison «clés/serrures» : «il y a un manque de clés pour ouvrir les portes des cellules pour le sucre» ou «ce sont les serrures des portes des cellules qui fonctionnent mal».

• Si le pancréas ne fabrique plus du tout, ou presque plus, d'insuline, il s'agit d'un diabète qui doit être traité par de l'insuline dès son apparition, car dans ce cas les comprimés ne parviennent pas à obliger le pancréas à fabriquer davantage d'insuline. Ce diabète est appelé diabète de type 1 ou diabète insulinodépendant car la vie du diabétique dépend d'injections d'insuline. Comme malheureusement l'insuline est digérée lorsqu'on l'avale, il faut utiliser des injections sous la peau de manière à éviter le passage par l'estomac. Le nom de ce diabète est souvent abrégé «DT1» ou «DID». Il a pendant longtemps été appelé «diabète maigre» car le manque sévère en insuline conduit à un amaigrissement.

• S'il existe une difficulté d'action de l'insuline, il s'agit d'un diabète qui peut être traité pendant un certain temps par des médicaments qui rendent les cellules plus sensibles à l'action de l'insuline, ou qui obligent le pancréas à fabriquer plus d'insuline. Ce diabète est appelé diabète de type 2 ou diabète non insulinodépendant car la vie du diabétique ne dépend pas d'injections d'insuline. Le nom de ce diabète est souvent abrégé «DT2» ou «DNID». Il a pendant longtemps été appelé «diabète gras» car l'excès de poids le favorise, et parce qu'il s'accompagne souvent d'un excès de poids.

Mais après une dizaine d'années d'évolution de diabète de type 2, un traitement par l'insuline peut devenir nécessaire pour parvenir à maîtriser les glycémies (diabète insulinorequérant, diabète insulinonécessitant). En effet, l'insuline n'est qu'un outil qui doit être utilisé lorsque les comprimés ne parviennent plus à normaliser les glycémies, et bien que la survie du diabétique de type 2 ne dépende pas des injections d'insuline, l'insuline devient indispensable pour éviter les complications du diabète.

Conséquences de la difficulté d'action de l'insuline ou du manque en insuline

A court terme

Lorsque le taux de sucre dans le sang s'élève à plus de 1,80 g/l, cela entraîne un passage de sucre dans les urines car les reins sont des filtres qui n'arrivent à retenir le sucre que s'il ne dépasse pas 1,80 g/l dans le sang. Ce passage de sucre dans les urines entraîne une perte obligatoire d'eau, ce qui fait que les urines deviennent plus abondantes.

D'autre part, le corps qui n'arrive pas à utiliser correctement le sucre, va se mettre à utiliser ses graisses de réserve, avec pour conséquence un amaigrissement et la production d'acétone et de déchets acides qui vont perturber le fonctionnement des cellules avec risque de coma.

Autrement dit, si l'insuline n'est pas en quantité suffisante, il peut se produire la succession des événements suivants : • augmentation de la glycémie, • passage de sucre dans les urines => augmentation du volume des urines => déshydratation => soif => augmentation des boissons absorbées, • déficit énergétique => utilisation des graisses de réserve => amaigrissement et fatigue, • production de déchets acides => nausées, vomissements => coma.

Remarque : le mécanisme de l'augmentation du volume des urines est : passage de sucre dans les urines => augmentation du volume des urines => déshydratation => soif, et non : soif => augmentation des boissons absorbées => augmentation du volume des urines => élimination plus importante de sucre.

A long terme

L'hyperglycémie entraîne une altération des artères un peu comme l'excès de calcaire entraîne un encrassement des conduites d'eau.

Les grosses et surtout les petites artères peuvent être atteintes, avec pour conséquence un risque d'atteinte des jambes (artérite), des reins (néphropathie), des yeux (rétinopathie) et des nerfs (neuropathie).

Cette atteinte des artères est plus fréquente si on fume. Il faut donc cesser de fumer, pour ne pas avoir deux causes pouvant abîmer les artères.

Il faut également savoir que l'atteinte des artères est d'autant plus fréquente que les glycémies sont élevées, et que, lorsque les complications se sont installées, il n'y a guère de traitement pour les faire disparaître (les traitements dont on dispose ne permettent le plus souvent que de stabiliser certaines d'entre elles).

Il est donc absolument nécessaire de tout faire pour éviter l'apparition de ces complications.

C'est une grossière erreur que de croire que l'on peut se soigner «seulement un peu» lorsque l'on n'a pas encore de complications, et qu'il sera toujours temps de mieux se soigner lorsque les complications auront débuté.

But du traitement

Le but du traitement est de ramener les glycémies à la normale : • pour se sentir en forme et obtenir ou garder un poids normal, • pour éviter les malaises et les comas, • pour éviter que les artères et les nerfs s'abîment.

Le traitement doit associer : • une alimentation équilibrée, • une activité physique régulière, • la suppression du tabac, • des comprimés ou des injections d'insuline.

Une surveillance régulière est nécessaire : • des glycémies, • de la tension artérielle, des artères et du coeur, • du fonctionnement des reins (analyses de sang et d'urine), • des pieds (au moins une fois par an par votre médecin), • des yeux (consultation chez un ophtalmologiste même s'il n'y a pas de baisse de la vue).

Facteurs influençant la glycémie

La glycémie varie en fonction de différents facteurs : • l'alimentation, • l'activité physique, • le niveau de l'insuline (nombre et type de comprimés, ou doses d'insuline).

Elle peut également être influencée par des circonstances inhabituelles : • une maladie (angine, grippe, bronchite, abcès dentaire...), • un choc émotif, des problèmes psychologiques ou des contrariétés, • un traumatisme, un accident...


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mercredi, juin 17 2009

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