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dimanche, décembre 27 2009

Le Glucagon

L'injection de glucagon

De quoi s'agit-il ?

Le glucagon est une hormone, produite par le pancréas, qui a des effets opposés à ceux de l'insuline : il oblige le foie à fabriquer du sucre.

Pendant une hypoglycémie, le pancréas fabrique du glucagon pour lutter contre la baisse de sucre, mais une injection de glucagon permet d'en apporter plus rapidement une grande quantité.

L'injection est habituellement faite en intramusculaire car cela agit plus rapidement qu'une injection sous-cutanée. L'injection peut aussi être faite dans une veine (et cela agit plus vite qu'en intramusculaire) mais faire une injection intraveineuse est plus compliqué que faire une injection intramusculaire.

L'injection de glucagon est le traitement de choix des hypoglycémies chez le diabétique traité par l'insuline, lorsqu'il n'est pas en mesure d'avaler du sucre (perte de connaissance, ou malaise sévère avec impossibilité d'avaler).

Préparation de l'injection

Le glucagon se présente :

• Soit sous forme d'une boîte en carton (GlucaGen) contenant un flacon de poudre et un flacon de liquide, qui sont à utiliser avec une seringue classique prescrite en plus de la boîte de GlucaGen. La préparation de l'injection est très simple :

- Prélèvement du liquide avec une seringue. - Injection du liquide dans le flacon de poudre. - Agitation du flacon pour dissoudre la poudre. - Aspiration du contenu du flacon.








• Soit, depuis fin 2003 en France, sous forme d'un boîtier en matière plasique (GlucaGen Kit) contenant une seringue préremplie de liquide et un flacon de poudre. La préparation de l'injection est encore plus simple :

- Injection du liquide dans le flacon de poudre. - Agitation du flacon pour dissoudre la poudre. - Aspiration du contenu du flacon.








L'utilisation est facilitée par l'agencement des constituants dans le kit et un mode d'emploi en quatre images est collé dans le couvercle du boîtier.




Injection du glucagon

• La réalisation d'une injection intramusculaire n'a rien de compliqué.

On utilise une aiguille de 40 à 60 mm.

L'injection peut être faite dans la partie haute et externe de la fesse droite ou gauche, au-dessus d'une ligne horizontale passant par le sommet du pli fessier. Dans ces deux zones il n'y a aucun risque de toucher le nerf sciatique qui va dans la jambe. L'aiguille doit être enfoncée en totalité chez l'adulte, et à moitié chez l'enfant. Si l'aiguille venait à atteindre l'os du bassin, cela n'aurait cependant aucune conséquence.





• Le glucagon peut également être injecté par voie sous-cutanée, exactement comme pour une injection d'insuline, mais le glucagon met plus de temps pour agir.

• La totalité du produit doit être injectée, sauf chez l'enfant de moins de 25 kg chez qui on peut se contenter d'injecter la moitié de la dose.

Après l'injection

Le produit met habituellement une dizaine de minutes pour agir, rarement plus.

L'injection peut être renouvelée un quart d'heure plus tard si le diabétique n'est toujours pas en mesure de s'alimenter.

Dans tous les cas, même si l'injection a permis de faire disparaître totalement le malaise, il faut absolument manger une collation après l'injection, car l'effet de l'injection ne dure qu'une dizaine de minutes (un nouveau malaise peut survenir si on ne mange pas après l'injection).

Lorsque vous êtes à nouveau en bonne forme, il faut réfléchir aux circonstances qui ont conduit à la venue de ce malaise sévère, afin d'éviter qu'il puisse se reproduire.

Il faut absolument manger une collation après l'injection






Informez votre entourage

Vous n'aurez jamais l'occasion de vous faire une injection de glucagon, car si pendant un malaise vous êtes en état de vous faire une injection, vous serez également en état d'avaler du sucre plutôt que de vous faire une injection de glucagon !

C'est donc à votre entourage qu'il faut apprendre à faire une injection de glucagon.

Cette technique doit être apprise, car une injection ne s'improvise pas lorsque l'on n'a jamais réfléchi à cette question (il serait sans danger, mais totalement inutile, que l'on vous injecte le liquide sans la poudre... ; au moment de vous faire une injection, il serait dommage que la personne devant vous faire l'injection doive d'abord lire la notice qui accompagne le flacon de glucagon...).

D'autre part, bien que les gestes à réaliser soient très simples et sans aucun danger, l'expérience montre que lorsqu'un diabétique est sans connaissance, l'entourage n'a que rarement le calme et la capacité de faire une injection, lorsque les gestes nécessaires n'ont pas été répétés au préalable.

Il faut apprendre à votre entourage à faire une injection de glucagon






Les conseils suivants peuvent donc être donnés :

• Il faut charger une ou plusieurs personnes de vous injecter du glucagon en cas de besoin. • Il faut montrer à ces personnes le flacon de poudre, le flacon de liquide, la seringue et l'aiguille à utiliser, ainsi que leur montrer comment préparer l'injection et où faire cette injection. • Dites-leur bien également «aucun danger» : une injection de glucagon n'a aucune conséquence fâcheuse même si la glycémie est normale ou haute, ou si la perte de connaissance n'est pas en relation avec le diabète. • Le glucagon doit être conservé entre + 2° et + 8°, c'est-à-dire dans le bac légumes d'un réfrigérateur (pas dans le «freezer» ni dans le congélateur). La durée de conservation est de trois ans. • Le glucagon, la seringue et l'aiguille doivent être conservés ensemble, emballés dans un sachet, dans le bac à légumes du réfrigérateur, pour ne pas devoir courir à droite et à gauche pour trouver chacun de ces éléments. • Le glucagon peut cependant être conservé dix-huit mois à température ambiante (25°). • Après retour de vacances, plutôt que de jeter «bêtement» le flacon que vous avez conservé à température ambiante, demandez à votre entourage de vous montrer comment il préparerait l'injection en cas de besoin, et où il ferait l'injection. • Si cela est possible, surtout si votre diabète est instable, placez au réfrigérateur un nécessaire à injection de glucagon (glucagon + seringue + aiguille) dans les endroits où vous passez régulièrement du temps pendant la journée : lieu de travail, infirmerie d'un lycée, club de sport... et dans chacun de ces lieux apprenez à une personne la façon de vous resucrer en cas de malaise, ainsi que la façon de faire une injection de glucagon. • Même si vous vivez seul, ou si personne de votre entourage n'accepterait de vous faire une injection, il n'est pas inutile de placer dans votre réfrigérateur un nécessaire à injection de glucagon (glucagon + seringue + aiguille) de façon à ce que la personne qui viendra à votre chevet puisse disposer sans tarder du produit qui vous est nécessaire (tous les médecins et toutes les infirmières savent que le glucagon se conserve au réfrigérateur, et c'est là qu'ils iront regarder en premier). • Si vous faites souvent des hypoglycémies, placez également avec le glucagon une ampoule de sérum glucosé à 30 % destinée à être utilisé par une infirmière ou un médecin (bien sûr les médecins ont souvent une ampoule de sérum glucosé dans leur mallette, mais mieux vaut ne pas se trouver dans l'éventualité que cette ampoule ait été utilisée quelques heures auparavant chez un autre diabétique...).

Le glucagon, c'est comme un extincteur ça ne sert jamais... mais on est bien content de l'avoir quand on en a besoin...




Un nécessaire à injection de glucagon (Glucagen + seringue + aiguille) doit se trouver dans le bac à légumes de votre réfrigérateur



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Source : http://www.diabsurf.com/diabete/FInjGlcg.php

vocabulaire du diabètique Glucagon

vendredi, juin 19 2009

insuline


La maladie et ses conséquences

Qu'est-ce que le diabète ?

Le diabète se rencontre à tous les âges de la vie, même chez les enfants, et sa fréquence augmente avec l'âge.

Il atteint 3 à 4 % de la population, soit environ deux à trois millions de personnes en France.

Dans un cas sur dix, un traitement par des injections d'insuline est nécessaire.

Le sucre présent dans le sang a du mal à être utilisé car il a des difficultés à entrer dans les cellules du corps, par suite d'un manque en insuline ou d'une difficulté d'action de l'insuline.

Ceci est gênant car le sucre est la principale source d'énergie de l'organisme, et parce que son élévation dans le sang entraîne une altération des artères «un peu comme le calcaire dans les canalisations d'eau».

Rôle de l'insuline

Quand des personnes qui ne sont pas diabétiques avalent du sucre, ou des aliments qui sont transformés en sucre par la digestion, comme le pain, les pommes de terre, les pâtes, le riz... le pancréas, qui est un organe situé dans l'abdomen en arrière de l'estomac, fabrique immédiatement de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang. En dehors des repas, et pendant la nuit, le pancréas continue de fabriquer de l'insuline, mais de façon beaucoup moins importante.

Pendant la digestion, le sucre est mis en réserve au niveau du foie et des muscles.

Cette réserve est appelée glycogène. Il s'agit d'un assemblage de sucre. Cette mise en réserve est favorisée par l'élévation de l'insuline.

L'augmentation de l'insuline permet la mise en réserve du sucre dans le foie et les muscles à la suite d'un repas






En dehors des repas, le sucre nécessaire au fonctionnement des cellules de l'organisme est fourni par le glycogène du foie dont la quantité diminue. Cette libération de sucre à partir du glycogène est favorisée par la baisse de l'insuline.

La diminution de l'insuline permet la libération du sucre dans l'intervalle des repas






Au repas suivant, la réserve en glycogène est reconstituée.

L'insuline permet donc la mise en réserve du sucre dans le foie et les muscles à la suite d'un repas. Mais elle a aussi un rôle au niveau de toutes les cellules du corps : sa présence est nécessaire pour que le sucre puisse entrer dans les cellules.

On peut schématiser le rôle de l'insuline de la façon suivante :

• Si le pancréas fabrique de l'insuline en quantité normale, le sucre peut entrer normalement dans les cellules et la glycémie est normale :

• Si le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou s'il existe une difficulté d'action de l'insuline, le sucre ne peut plus entrer normalement dans les cellules et s'élève de façon anormale dans le sang :

L'insuline agit au niveau de toutes les cellules

C'est une clef qui permet l'ouverture des portes des cellules pour le sucre






En résumé, en cas de diabète :

• Après un repas, le sucre est difficilement mis en réserve dans le foie et les muscles, ce qui entraîne une glycémie beaucoup plus élevée après le repas qu'avant le repas.

• Entre les repas, le foie fabrique du sucre en quantité excessive, et ce sucre peut difficilement être utilisé par les cellules de l'organisme.

Il existe deux sortes de diabète

Deux mécanismes conduisent à l'élévation du sucre dans le sang : le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou les cellules sont moins sensibles à l'insuline.

Autrement dit, en reprenant la comparaison «clés/serrures» : «il y a un manque de clés pour ouvrir les portes des cellules pour le sucre» ou «ce sont les serrures des portes des cellules qui fonctionnent mal».

• Si le pancréas ne fabrique plus du tout, ou presque plus, d'insuline, il s'agit d'un diabète qui doit être traité par de l'insuline dès son apparition, car dans ce cas les comprimés ne parviennent pas à obliger le pancréas à fabriquer davantage d'insuline. Ce diabète est appelé diabète de type 1 ou diabète insulinodépendant car la vie du diabétique dépend d'injections d'insuline. Comme malheureusement l'insuline est digérée lorsqu'on l'avale, il faut utiliser des injections sous la peau de manière à éviter le passage par l'estomac. Le nom de ce diabète est souvent abrégé «DT1» ou «DID». Il a pendant longtemps été appelé «diabète maigre» car le manque sévère en insuline conduit à un amaigrissement.

• S'il existe une difficulté d'action de l'insuline, il s'agit d'un diabète qui peut être traité pendant un certain temps par des médicaments qui rendent les cellules plus sensibles à l'action de l'insuline, ou qui obligent le pancréas à fabriquer plus d'insuline. Ce diabète est appelé diabète de type 2 ou diabète non insulinodépendant car la vie du diabétique ne dépend pas d'injections d'insuline. Le nom de ce diabète est souvent abrégé «DT2» ou «DNID». Il a pendant longtemps été appelé «diabète gras» car l'excès de poids le favorise, et parce qu'il s'accompagne souvent d'un excès de poids.

Mais après une dizaine d'années d'évolution de diabète de type 2, un traitement par l'insuline peut devenir nécessaire pour parvenir à maîtriser les glycémies (diabète insulinorequérant, diabète insulinonécessitant). En effet, l'insuline n'est qu'un outil qui doit être utilisé lorsque les comprimés ne parviennent plus à normaliser les glycémies, et bien que la survie du diabétique de type 2 ne dépende pas des injections d'insuline, l'insuline devient indispensable pour éviter les complications du diabète.

Conséquences de la difficulté d'action de l'insuline ou du manque en insuline

A court terme

Lorsque le taux de sucre dans le sang s'élève à plus de 1,80 g/l, cela entraîne un passage de sucre dans les urines car les reins sont des filtres qui n'arrivent à retenir le sucre que s'il ne dépasse pas 1,80 g/l dans le sang. Ce passage de sucre dans les urines entraîne une perte obligatoire d'eau, ce qui fait que les urines deviennent plus abondantes.

D'autre part, le corps qui n'arrive pas à utiliser correctement le sucre, va se mettre à utiliser ses graisses de réserve, avec pour conséquence un amaigrissement et la production d'acétone et de déchets acides qui vont perturber le fonctionnement des cellules avec risque de coma.

Autrement dit, si l'insuline n'est pas en quantité suffisante, il peut se produire la succession des événements suivants : • augmentation de la glycémie, • passage de sucre dans les urines => augmentation du volume des urines => déshydratation => soif => augmentation des boissons absorbées, • déficit énergétique => utilisation des graisses de réserve => amaigrissement et fatigue, • production de déchets acides => nausées, vomissements => coma.

Remarque : le mécanisme de l'augmentation du volume des urines est : passage de sucre dans les urines => augmentation du volume des urines => déshydratation => soif, et non : soif => augmentation des boissons absorbées => augmentation du volume des urines => élimination plus importante de sucre.

A long terme

L'hyperglycémie entraîne une altération des artères un peu comme l'excès de calcaire entraîne un encrassement des conduites d'eau.

Les grosses et surtout les petites artères peuvent être atteintes, avec pour conséquence un risque d'atteinte des jambes (artérite), des reins (néphropathie), des yeux (rétinopathie) et des nerfs (neuropathie).

Cette atteinte des artères est plus fréquente si on fume. Il faut donc cesser de fumer, pour ne pas avoir deux causes pouvant abîmer les artères.

Il faut également savoir que l'atteinte des artères est d'autant plus fréquente que les glycémies sont élevées, et que, lorsque les complications se sont installées, il n'y a guère de traitement pour les faire disparaître (les traitements dont on dispose ne permettent le plus souvent que de stabiliser certaines d'entre elles).

Il est donc absolument nécessaire de tout faire pour éviter l'apparition de ces complications.

C'est une grossière erreur que de croire que l'on peut se soigner «seulement un peu» lorsque l'on n'a pas encore de complications, et qu'il sera toujours temps de mieux se soigner lorsque les complications auront débuté.

But du traitement

Le but du traitement est de ramener les glycémies à la normale : • pour se sentir en forme et obtenir ou garder un poids normal, • pour éviter les malaises et les comas, • pour éviter que les artères et les nerfs s'abîment.

Le traitement doit associer : • une alimentation équilibrée, • une activité physique régulière, • la suppression du tabac, • des comprimés ou des injections d'insuline.

Une surveillance régulière est nécessaire : • des glycémies, • de la tension artérielle, des artères et du coeur, • du fonctionnement des reins (analyses de sang et d'urine), • des pieds (au moins une fois par an par votre médecin), • des yeux (consultation chez un ophtalmologiste même s'il n'y a pas de baisse de la vue).

Facteurs influençant la glycémie

La glycémie varie en fonction de différents facteurs : • l'alimentation, • l'activité physique, • le niveau de l'insuline (nombre et type de comprimés, ou doses d'insuline).

Elle peut également être influencée par des circonstances inhabituelles : • une maladie (angine, grippe, bronchite, abcès dentaire...), • un choc émotif, des problèmes psychologiques ou des contrariétés, • un traumatisme, un accident...


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