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lundi, juin 7 2010

Le système endocrinien

Le système endocrinien L'appareil endocrinien est constitué de glandes, responsables de la sécrétion des hormones. Distribuées dans tout l'organisme par la circulation sanguine, ces substances ont des fonctions essentielles et très variées. Découvrez les secrets de ce système chef d'orchestre de tout l'organisme.

Les hormones régulent les pulsions et les émotions fondamentales, stimulent la croissance et le développement des caractères sexuels, régulent la température corporelle, contribuent à la réparation des tissus lésés et jouent un rôle dans la production d'énergie.

Un système chef d'orchestre Le corps humain est un système complexe d'organes en relation les uns avec les autres, qui doivent travailler de concert pour fonctionner correctement. Les glandes endocrines contrôlent les fonctions de l'organisme par l'intermédiaire de substances chimiques appelées hormones, qui sont libérées dans la circulation générale. Les hormones agissent comme des messagers chimiques qui voyagent dans tout le corps grâce à la circulation sanguine. Les différents organes du système endocrinien sont situés dans des régions parfois très éloignées de l'organisme.

Les organes composant le système endocrinien sont situés dans des parties très diverses du corps : l'hypophyse est dans la boîte crânienne, la thyroïde dans le cou, le thymus dans le thorax, les glandes surrénales et le pancréas dans l'abdomen, les ovaires et les testicules dans le bassin. Les hormones qu'elles libèrent régulent les pulsions et émotions fondamentales, comme les pulsions sexuelles, la violence, la colère, la peur, la joie et le chagrin. Elles stimulent également la croissance et l'identité sexuelle, contrôlent la température corporelle, contribuent à la réparation des tissus lésés et aident à générer de l'énergie.

Les différents acteurs du système endocrinien. L'hypophyse (ou glande pituitaire) est une petite glande de la taille d'un petit pois, située à la base du cerveau, dans une petite dépression de l'os sphénoïde appelée la selle turcique. Elle est sous le contrôle de l'hypothalamus à laquelle elle est attachée. On la qualifie parfois de glande maîtresse car elle sert d'agent de liaison entre le système nerveux et le système endocrinien. L'hypophyse produit plusieurs hormones, qui servent à réguler les autres glandes endocrines mais aussi la rétention d'eau par les reins. Une autre déclenche les contractions de l'utérus pendant l'accouchement, et stimule ensuite la production de lait par les glandes mammaires. L'une des hormones pituitaires les plus importantes est l'hormone de croissance (GH). Elle contrôle la croissance en régulant la quantité de nutriments absorbée par les cellules. L'hormone de croissance agit également en conjonction avec l'insuline pour réguler la glycémie.

Le pancréas est situé juste derrière la partie inférieure de l'estomac. C'est le deuxième organe le plus volumineux de l'organisme. Il produit l'insuline et l'hormone glucagon. L'insuline et le glucagon fonctionnent en complémentarité. Si la sécrétion d'insuline est trop faible, le taux de glucose augmente : c'est ce qui ce passe dans le diabète, pathologie la plus courante du système endocrinien.

La glande thyroïde est située au niveau du cou et sécrète deux hormones. Une de ces hormones intervient sur la vitesse de croissance et le métabolisme de toutes les cellules du corps. Elle contrôle les réflexes et régule la vitesse à laquelle le corps produit de l'énergie et transforme la nourriture en éléments entrant dans la composition de l'organisme. L'autre hormone diminue la quantité de calcium présente dans le sang (calcémie).

Les petites glandes parathyroïdes, situées à l'arrière de la glande thyroïde, produisent une hormone qui travaille étroitement avec les hormones thyroïdiennes pour maintenir l'homéostasie de la calcémie et éviter un excès de calcium (appelé hypercalcémie) dans le sang.

Surplombant le coeur, le thymus est un organe bilobé comportant essentiellement des lymphocytes en cours de maturation. La lymphe transporte les globules blancs vers cet organe, où ils prolifèrent et se transforment en cellules spéciales chargées de lutter contre l'infection. Bien que la fonction du thymus ne soit pas encore complètement comprise, on sait qu'il constitue un élément important dans le développement de l'immunité à l'égard de diverses maladies.

Les glandes surrénales coiffent la partie supérieure de chaque rein. Elles sécrètent des hormones qui aident à lutter contre le stress De grandes quantités d'hormones sont libérées chaque fois que le système nerveux sympathique réagit à des émotions intenses, telles que la peur ou la colère. Ce phénomène peut déclencher une réaction de « lutte ou de fuite » au cours de laquelle la pression artérielle augmente, les pupilles se dilatent, et le sang est dirigé en priorité vers les organes vitaux et les muscles squelettiques. Le coeur est également stimulé. Les glandes surrénales produisent aussi des hormones intervenant dans la production d'énergie, qui régulent le métabolisme des glucides, lipides et protéines. Une autre hormone contrôle l'équilibre hydroélectrolytique. Cet équilibre est primordial pour la contractilité des muscles.

D'après Dr Vital - TLC Edusoft venez en parler sur le tchat audio vidéo de l'association "Dextro en Fête": http://www.dextro.fr

dimanche, décembre 27 2009

Le Glucagon

L'injection de glucagon

De quoi s'agit-il ?

Le glucagon est une hormone, produite par le pancréas, qui a des effets opposés à ceux de l'insuline : il oblige le foie à fabriquer du sucre.

Pendant une hypoglycémie, le pancréas fabrique du glucagon pour lutter contre la baisse de sucre, mais une injection de glucagon permet d'en apporter plus rapidement une grande quantité.

L'injection est habituellement faite en intramusculaire car cela agit plus rapidement qu'une injection sous-cutanée. L'injection peut aussi être faite dans une veine (et cela agit plus vite qu'en intramusculaire) mais faire une injection intraveineuse est plus compliqué que faire une injection intramusculaire.

L'injection de glucagon est le traitement de choix des hypoglycémies chez le diabétique traité par l'insuline, lorsqu'il n'est pas en mesure d'avaler du sucre (perte de connaissance, ou malaise sévère avec impossibilité d'avaler).

Préparation de l'injection

Le glucagon se présente :

• Soit sous forme d'une boîte en carton (GlucaGen) contenant un flacon de poudre et un flacon de liquide, qui sont à utiliser avec une seringue classique prescrite en plus de la boîte de GlucaGen. La préparation de l'injection est très simple :

- Prélèvement du liquide avec une seringue. - Injection du liquide dans le flacon de poudre. - Agitation du flacon pour dissoudre la poudre. - Aspiration du contenu du flacon.








• Soit, depuis fin 2003 en France, sous forme d'un boîtier en matière plasique (GlucaGen Kit) contenant une seringue préremplie de liquide et un flacon de poudre. La préparation de l'injection est encore plus simple :

- Injection du liquide dans le flacon de poudre. - Agitation du flacon pour dissoudre la poudre. - Aspiration du contenu du flacon.








L'utilisation est facilitée par l'agencement des constituants dans le kit et un mode d'emploi en quatre images est collé dans le couvercle du boîtier.




Injection du glucagon

• La réalisation d'une injection intramusculaire n'a rien de compliqué.

On utilise une aiguille de 40 à 60 mm.

L'injection peut être faite dans la partie haute et externe de la fesse droite ou gauche, au-dessus d'une ligne horizontale passant par le sommet du pli fessier. Dans ces deux zones il n'y a aucun risque de toucher le nerf sciatique qui va dans la jambe. L'aiguille doit être enfoncée en totalité chez l'adulte, et à moitié chez l'enfant. Si l'aiguille venait à atteindre l'os du bassin, cela n'aurait cependant aucune conséquence.





• Le glucagon peut également être injecté par voie sous-cutanée, exactement comme pour une injection d'insuline, mais le glucagon met plus de temps pour agir.

• La totalité du produit doit être injectée, sauf chez l'enfant de moins de 25 kg chez qui on peut se contenter d'injecter la moitié de la dose.

Après l'injection

Le produit met habituellement une dizaine de minutes pour agir, rarement plus.

L'injection peut être renouvelée un quart d'heure plus tard si le diabétique n'est toujours pas en mesure de s'alimenter.

Dans tous les cas, même si l'injection a permis de faire disparaître totalement le malaise, il faut absolument manger une collation après l'injection, car l'effet de l'injection ne dure qu'une dizaine de minutes (un nouveau malaise peut survenir si on ne mange pas après l'injection).

Lorsque vous êtes à nouveau en bonne forme, il faut réfléchir aux circonstances qui ont conduit à la venue de ce malaise sévère, afin d'éviter qu'il puisse se reproduire.

Il faut absolument manger une collation après l'injection






Informez votre entourage

Vous n'aurez jamais l'occasion de vous faire une injection de glucagon, car si pendant un malaise vous êtes en état de vous faire une injection, vous serez également en état d'avaler du sucre plutôt que de vous faire une injection de glucagon !

C'est donc à votre entourage qu'il faut apprendre à faire une injection de glucagon.

Cette technique doit être apprise, car une injection ne s'improvise pas lorsque l'on n'a jamais réfléchi à cette question (il serait sans danger, mais totalement inutile, que l'on vous injecte le liquide sans la poudre... ; au moment de vous faire une injection, il serait dommage que la personne devant vous faire l'injection doive d'abord lire la notice qui accompagne le flacon de glucagon...).

D'autre part, bien que les gestes à réaliser soient très simples et sans aucun danger, l'expérience montre que lorsqu'un diabétique est sans connaissance, l'entourage n'a que rarement le calme et la capacité de faire une injection, lorsque les gestes nécessaires n'ont pas été répétés au préalable.

Il faut apprendre à votre entourage à faire une injection de glucagon






Les conseils suivants peuvent donc être donnés :

• Il faut charger une ou plusieurs personnes de vous injecter du glucagon en cas de besoin. • Il faut montrer à ces personnes le flacon de poudre, le flacon de liquide, la seringue et l'aiguille à utiliser, ainsi que leur montrer comment préparer l'injection et où faire cette injection. • Dites-leur bien également «aucun danger» : une injection de glucagon n'a aucune conséquence fâcheuse même si la glycémie est normale ou haute, ou si la perte de connaissance n'est pas en relation avec le diabète. • Le glucagon doit être conservé entre + 2° et + 8°, c'est-à-dire dans le bac légumes d'un réfrigérateur (pas dans le «freezer» ni dans le congélateur). La durée de conservation est de trois ans. • Le glucagon, la seringue et l'aiguille doivent être conservés ensemble, emballés dans un sachet, dans le bac à légumes du réfrigérateur, pour ne pas devoir courir à droite et à gauche pour trouver chacun de ces éléments. • Le glucagon peut cependant être conservé dix-huit mois à température ambiante (25°). • Après retour de vacances, plutôt que de jeter «bêtement» le flacon que vous avez conservé à température ambiante, demandez à votre entourage de vous montrer comment il préparerait l'injection en cas de besoin, et où il ferait l'injection. • Si cela est possible, surtout si votre diabète est instable, placez au réfrigérateur un nécessaire à injection de glucagon (glucagon + seringue + aiguille) dans les endroits où vous passez régulièrement du temps pendant la journée : lieu de travail, infirmerie d'un lycée, club de sport... et dans chacun de ces lieux apprenez à une personne la façon de vous resucrer en cas de malaise, ainsi que la façon de faire une injection de glucagon. • Même si vous vivez seul, ou si personne de votre entourage n'accepterait de vous faire une injection, il n'est pas inutile de placer dans votre réfrigérateur un nécessaire à injection de glucagon (glucagon + seringue + aiguille) de façon à ce que la personne qui viendra à votre chevet puisse disposer sans tarder du produit qui vous est nécessaire (tous les médecins et toutes les infirmières savent que le glucagon se conserve au réfrigérateur, et c'est là qu'ils iront regarder en premier). • Si vous faites souvent des hypoglycémies, placez également avec le glucagon une ampoule de sérum glucosé à 30 % destinée à être utilisé par une infirmière ou un médecin (bien sûr les médecins ont souvent une ampoule de sérum glucosé dans leur mallette, mais mieux vaut ne pas se trouver dans l'éventualité que cette ampoule ait été utilisée quelques heures auparavant chez un autre diabétique...).

Le glucagon, c'est comme un extincteur ça ne sert jamais... mais on est bien content de l'avoir quand on en a besoin...




Un nécessaire à injection de glucagon (Glucagen + seringue + aiguille) doit se trouver dans le bac à légumes de votre réfrigérateur



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Source : http://www.diabsurf.com/diabete/FInjGlcg.php

vocabulaire du diabètique Glucagon

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