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vendredi, août 27 2010

Automesure de la glycémie (diabète) : ( autosurveillance ) informations

Autosurveillance de la glycémie (diabète) : informations

Dans cette rubrique, les patients et leurs familles trouveront des explications sur l’automesure de la glycémie (taux du sucre dans le sang). Mais avant d’aller plus loin, rappelons que les meilleurs conseils sont donnés par le médecin qui vous connaît personnellement.

Qu'est-ce-que l’automesure glycémique ?

L’automesure de la glycémie est le dosage du taux de sucre dans le sang par le patient lui-même. C’est un élément essentiel du traitement du diabète. On parle aussi d’autocontrôle glycémique car mesurer sa glycémie permet d’adapter soi-même, avec le plus d’autonomie possible, son régime, son activité physique et son traitement.

Comment faire l’automesure ?

Il faut d’abord obtenir une goutte de sang. Le prélèvement du sang se fait avec une légère piqûre, (habituellement au bout du doigt, mais d’autres endroits de prélèvement sont possibles). Pour faciliter le prélèvement, il existe des « autopiqueurs ». La goutte de sang est ensuite apposée sur un appareil spécial (lecteur de glycémie) ou une bandelette qui effectue de dosage. Les appareils les plus modernes sont automatiques (piqueur et/ou lecteur automatiques).

Malgré sa relative simplicité, le geste d’automesure n’est pas réalisable par tous les diabétiques. Le médecin ne doit donc la conseiller qu’après un enseignement du patient et une vérification de la qualité du geste. Cet enseignement est fait par un médecin ou une infirmière spécialisée. Il existe des livrets et des films vidéo expliquant comment pratiquer l'autosurveillance glycémique.

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "Dextro en Fête : http://www.dextro.fr

À quelle fréquence faire l’automesure ?



C’est le médecin qui définit le rythme et les horaires des automesures de glycémie (autocontrôles). Il n’est pas possible d’indiquer sur Internet des règles personnalisées pour chaque cas.

De façon générale, les deux moments à privilégier sont : –› Le matin à jeun. –› Le soir avant le dîner. À cette heure, la glycémie est en général la plus basse de la journée. La mesure, deux heures après le début du repas, est intéressante ponctuellement (pour évaluer l’effet hyperglycémiant de tel ou tel aliment, ou surtout, s’il existe une discordance entre les valeurs des glycémies à jeun, celles de 18 heures et le taux d’hémoglobine AI c).

Dans le diabète non traité par insuline, il n’est pas nécessaire de mesurer sa glycémie tous les jours, sauf avis contraire du médecin. En règle générale, les fréquences conseillées sont : –› Une à deux fois par jour lors d’un changement thérapeutique ou de la survenue d’un problème intercurrent (infection, alitement, traumatisme…). –› Une à deux fois par semaine en période stationnaire, en précisant que si le résultat ne se situe pas dans la cible fixée, le malade devra répéter les contrôles plus fréquemment.



Tenir un carnet ?

Pour mieux suivre sa situation, il est recommandé de porter sur un carnet les résultats des automesures, les éventuels écarts de régime (en plus ou en moins), l’activité physique quotidienne et les changements de traitement. Avec ce carnet, le patient et les soignants discuteront des difficultés rencontrées et des éventuelles adaptations du traitement ou du régime.

Intérêt de l’automesure dans le diabète de type I (diabète insulinodépendant)



Le diabète de type I, est dit insulinodépendant : c’est le diabète qui débute en général avant l’âge de 20 ans, et qui nécessite toujours un traitement par insuline. Le traitement par insuline se contrôle par mesure de la glycémie. L’autocontrôle est un élément essentiel du traitement car l’insuline est délicate à manier (elle s’administre par injection sous-cutanée ; les surdosages en insuline exposent à des accidents ; les doses à administrer varient). En pratique, l’autocontrôle de la glycémie permet au malade de gérer lui-même sa maladie en constatant les résultats de ses efforts, et les conséquences éventuelles de ses écarts de régime ou de doses d’insuline. Cet autocontrôle, effectué si besoin plusieurs fois par jour, se fait en étroite collaboration avec le médecin ou l’infirmière.




Intérêt de l’automesure dans le diabète de type II (diabète non insulinodépendant)

Le diabète de type II se définit par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/l (7 mmol/l). En France, 2 millions de personnes sont concernées. C’est une maladie évolutive qui va généralement nécessiter au fil des années différents traitements : régime seul pour commencer, puis introduction de médicaments en comprimés, et finalement, si besoin insuline. Dans le traitement du diabète non insulinodépendant, l’autocontrôle glycémique ne concerne pas l’ensemble des patients.

L’autosurveillance glycémique a peu d’intérêt chez un diabétique non insulinodépendant bien équilibré, ne faisant pas d’hypoglycémie (sucre trop bas dans le sang). Une surveillance biologique (prise de sang dans un laboratoire) tous les deux ou trois mois paraît alors suffisante. De même, l’autosurveillance n’est pas indispensable pour une personne âgée n’ayant pas de complication microvasculaire, et pour laquelle on se contente de glycémies à jeun autour de 2 g/l (11 mmol/l).

L’autocontrôle glycémique est très utile pour permettre au malade de prendre conscience de sa maladie (surtout si le diabète est sans symptôme), de juger du résultat de ses efforts de régime, d’activité physique, de corriger d’éventuelles erreurs diététiques, d’adapter son traitement. Chaque diabétique est différent. C’est le médecin traitant qui est le mieux placé pour conseiller – ou pas – une automesure.

Profesionnels pour en savoir plus : lire l'article "Autosurveillance glycémique : quelle place dans le diabète de type 2 (Rev Prat 2004)




Avec quels appareils ?

Il existe de nombreux appareils permettant l’autocontrôle de la glycémie. Pour en savoir plus sur ce sujet, (certains sont en vidéos sur www.lasdepic.fr

Mesurer aussi sa tension ?

Les diabétiques ont plus souvent une hypertension artérielle que les non diabétiques. Ils présentent un risque cardiovasculaire élevé. Près d’un diabétique sur deux présente un accident vasculaire grave. Il est recommandé de mesurer sa tension lorsqu’on est diabétique. Visitez nos rubriques « Automesure de la tension » et « Automesure du risque cardiovasculaire » pour en savoir plus.

Rédaction automesure.com® Avril 2002 actualisation Février 2005. Rédacteurs : Dr. N. Postel-Vinay (Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris) Pr A. Grimaldi (Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris. Chef de service diabétologie), Pr M. Marre (Hôpital Bichat,Paris. Chef de service de diabètologie). Bibliographie : Grimaldi A. Guide pratique du diabète. MMI éditions. Paris, septembre 2001. 368 p.

http://www.automesure.com/Pages/glycemie.html

jeudi, août 5 2010

Validation des choix alimentaires par l'autosurveillance glycémique

Validation des choix alimentaires par l'autosurveillance glycémique




De quoi s'agit-il ?

L'autosurveillance glycémique se résume très souvent à mesurer sa glycémie le matin à jeun et avant le repas du soir, c'est-à-dire aux moments où elle a le plus de chance d'être basse.

Or ce qui importe, c'est de traquer l'hyperglycémie.

Quel chasseur, ou quel pêcheur, se placent aux endroits les moins favorables pour voir du gibier, ou attraper du poisson ?

L'autosurveillance peut être utilisée de façon raisonnée pour valider les choix alimentaires, en regardant la glycémie avant le repas et une heure trente après le début du repas, de manière à voir quel a été l'effet du repas.

En effet, en l'absence de diabète, la glycémie passe habituellement de 0,80 avant le repas, à moins de 1,40 g/l une heure trente après le début du repas, et l'individu non diabétique a en quelque sorte «droit» à une ascension glycémique de 0,60 g/l par rapport à sa glycémie avant repas.

Le niveau maximal par lequel passe la glycémie dans les suites d'un repas est en effet compris entre la glycémie avant repas et «0,60 en plus» par rapport à la glycémie avant repas. Dans certains cas la glycémie maximale n'est que de «0,20 en plus», elle est le plus souvent de «0,20 à 0,40 en plus», elle peut aussi être épisodiquement plus élevée, mais elle n'est jamais supérieure à «0,60 en plus». Ceci dépend de la nature du repas (un repas équilibré conduit à une ascension glycémique plus faible qu'un repas non équilibré) ainsi que de la «vivacité» du pancréas (les ascensions glycémiques les plus élevées sont habituelles constatées chez les personnes «en train» de devenir diabétiques).

En ce qui concerne le diabétique, il est logique qu'il ait aussi «droit» à une ascension glycémique pouvant atteindre 0,60 g/l, et par conséquent : • si la glycémie est à 1,10 g/l avant le repas on peut estimer que le repas était équilibré si la glycémie une heure trente après le repas est inférieure à 1,70 g/l, • si la glycémie est à 1,50 g/l avant le repas on peut aussi estimer le repas était équilibré si la glycémie une heure trente après le repas est inférieure à 2,10 g/l, • mais plus le niveau glycémique est élevé, moins la différence glycémique est un témoin d'un repas équilibré, car la quantité de glucides passant dans les urines devient importante (lorsque la glycémie est très élevée avant repas, un repas non équilibré peut ne pas élever beaucoup la glycémie après repas).

A l'inverse, si l'ascension glycémique postprandiale est faible, par exemple de 0,20 g/l, avec une glycémie passant de 1,10 à 1,30 g/l, on peut estimer que le repas aurait pu comporter un peu plus de glucides, comme un fruit en fin de repas par exemple.

Autrement dit, la comparaison des glycémies avant repas et une heure trente après le début du repas permet de valider les choix alimentaires, ainsi que de signaler au diabétique s'il ne s'est pas privé «à tort» d'un apport de glucides :




• Si la différence glycémique est supérieure à 0,60 g/l, il y avait :

  -  soit trop de glucides (pain et dérivés de la farine, féculents, fruits),  
  -  soit pas assez d'aliments non glucidiques (crudités, légumes chauds, viande ou poisson, laitage),  
  -  soit trop de glucides et pas assez d'aliments non glucidiques.

• Si la différence glycémique est inférieure à 0,20 g/l, un supplément glucidique aurait pu être avalé au cours de ce repas.





Est-ce utilisable dans tous les types de diabète ?

Cette méthode de validation des choix alimentaires est utilisable en cas de diabète de type 2, et cette autosurveillance glycémique est bien plus utile que de réaliser «bêtement», par habitude, une glycémie le matin à jeun et une glycémie le soir avant le repas ou avant le coucher.

En effet, lorsqu'on ne réalise des glycémies qu'à ces moments, on n'a que très peu d'informations sur son degré de diabète car on réalise les glycémies aux moments où elles ont le plus de chance d'être les plus basses (ces deux glycémies n'informent pas du tout sur les glycémies après repas, et l'hémoglobine glyquée (HbA1c) est bien plus utile pour connaître son degré de diabète) et surtout elles n'apportent aucune information sur ce qu'on pourrait faire pour améliorer la maîtrise des glycémies puisque prendre un comprimé en plus, ou ne pas prendre un comprimé, selon la glycémie que l'on vient de faire, ne sert à rien étant donné qu'il faut plusieurs jours pour obtenir les effets d'un changement du nombre de comprimés contre le diabète (sauf pour les glinides pour lesquels le nombre de comprimés pris avant le repas influence immédiatement la glycémie après repas).

Autrement dit, plutôt que de faire deux glycémies qui ne sont pas des bons indicateurs du degré de diabète, et qui n'indiquent pas ce qu'on pourrait faire pour mieux maîtriser son diabète, il est bien plus utile de faire une glycémie avant un repas et une autre glycémie une heure trente après le début du même repas de façon à savoir si les choix alimentaires étaient corrects on non (par exemple, «encadrer» le petit déjeuner le lundi, le repas de midi le mardi, le repas du soir le mercredi... ou une semaine d'encadrement du petit déjeuner, puis une semaine d'encadrement du repas de midi, et une semaine d'encadrement du repas du soir...). Bien sûr, lorsqu'on a validé ses choix alimentaires pour les menus habituels qui reviennent régulièrement, on peut alléger cette autosurveillance et privilégier les menus comportant des aliments inhabituels ou les menus qui ne comportent pas ou peu de légumes.




En cas de diabète de type 2, faire une glycémie le matin et le soir n'est pas une bonne idée

Il vaut bien mieux faire une glycémie avant un repas et une autre glycémie une heure trente après le début du même repas






Cette validation des choix alimentaires est également utilisable en cas de diabète de type 1 non instable, où elle sert aussi à adapter les doses d'insuline. Par contre, lorsque le diabète de type 1 est instable, la glycémie peut varier de façon déconcertante par suite de mécanismes qui ne dépendent pas des repas, de la dose d'insuline ou de l'activité physique (à une même heure dans la journée, la glycémie peut être normale, très élevée, ou très basse, même si l'alimentation, la dose d'insuline et l'activité physique ont été strictement identiques à celles de la veille, et les courbes de glycémies peuvent être très anarchiques). Dans ce cas l'autosurveillance est très utile pour décider des doses d'insuline, mais elle est d'autant moins indicative des choix alimentaires que le diabète est instable.

Par ailleurs, en cas de diabète gestationnel, ou de grossesse en cas de diabète, les critères sont plus stricts avec une glycémie avant repas qui doit être inférieure à 0,90 g/l et une glycémie une heure trente après le début du repas qui doit être inférieure à 1,30 g/l.

Bien entendu, des différences glycémiques élevées peuvent aussi être le fait d'un traitement insuffisant mais cette situation est identifiable par le profil glycémique des journées.

La glycémie avant repas est-elle nécessaire ?

Afin «d'économiser les doigts» il est tentant de se passer de la glycémie avant repas, et de ne réaliser que la glycémie une heure trente après le début du repas, pour valider les choix alimentaires.

Cependant c'est souvent décevant, car si la glycémie après un repas est peu élevée cela indique que le repas était équilibré, mais si elle est élevée cela n'apporte guère de renseignements car cette glycémie a pu être la conséquence d'une glycémie avant repas peu élevée suivie d'un d'un repas non équilibré, ou d'une glycémie avant repas déjà élevée suivie d'un repas équilibré.

Quand réaliser la glycémie après repas ?

Lorsqu'on étudie les profils de glycémie après repas chez les personnes non diabétiques (toutes les dix minutes pendant trois heures par exemple) on constate : • d'une part, que pour des repas strictement identiques et pris à la même heure, le maximum de glycémie est variable selon les jours, probablement parce que la vitesse avec laquelle se vide l'estomac n'est pas la même tous les jours, • et d'autre part, que le moment où la glycémie passe par son maximum dépend beaucoup de la nature du repas : - après un petit déjeuner comportant un café, du pain et de la confiture, le maximum peut être atteint en demi-heure, et il peut en être de même après un repas de midi ne comportant que de la purée de pomme de terre et une tranche de jambon (ceci est dû au fait que le pain et les pommes de terre ont une digestion très rapide et qu'il n'y a pas, ou peu, d'autres aliments non glucidiques ralentissant le passage des glucides, des intestins vers le sang), - par contre, après un repas comportant des crudités, des légumes chauds, un féculent ou mieux encore des légumes secs, de la viande ou du poisson ou des oeufs, un laitage et un fruit, le maximum de glycémie sera atteint beaucoup plus tardivement car les aliments non glucidiques associés abaissent l'index glycémique du repas ; d'autre part, bien que l'apport en glucides soit un peu plus important, le maximum de glycémie est moins élevé.

Autrement dit : • si on mesure la glycémie peu de temps après le début du repas, on a de fortes chances de ne pas connaître la valeur maximale, surtout si on veille à équilibrer ses repas de manière à ce que ce maximum soit le plus bas et le plus tard possible, • mais si on la mesure trop tard après le début du repas, on a de forte de chances de trouver une valeur qui est plus basse que le maximum qui a eu lieu une demi-heure ou une heure avant.

D'autre part, la glycémie postprandiale est destinée à être comparée avec la glycémie avant repas, mais aussi avec les glycémies postprandiales réalisées aux mêmes moments les jours précédents, et ceci n'est possible que si on adopte un intervalle de temps moyen identique tous les jours.

Enfin, plus on attend pour mesurer la glycémie postprandiale, plus on se rapproche de la glycémie d'avant repas du repas suivant dont la signification n'est pas du tout la même : la glycémie après repas est le témoin de la capacité du glucose alimentaire à pénétrer dans les muscles et dans le foie pour stocker l'énergie glucidique, alors que la glycémie avant repas est le témoin de la sortie de glucose du foie pour assurer les dépenses glucidiques.

Pour toutes ces raisons, l'intervalle de temps le plus habituellement recommandé est d'une heure trente après le début du repas (une heure après le début du repas, c'est trop tôt, surtout pour le repas de midi et du soir, tandis que deux heures après la fin du repas, c'est trop tard d'autant que cela correspond à 45 ou 60 minutes supplémentaires par rapport à un intervalle de temps d'une heure trente après le début du repas).

Quels repas faut-il tester ?

L'objectif étant de traquer l'hyperglycémie, le plus utile est de tester les repas dont on pense que la composition est de nature à conduire à une élévation excessive de la glycémie.

Les repas les plus intéressants à tester sont donc les repas comportant des glucides en quantité non négligeable (pain et farineux, féculents, fruits) et/ou les repas dont les aliments non glucidiques (crudités, légumes chauds, viande ou poisson, laitage) sont absents ou en faible quantité.

Ou encore, étant donné que les études concernant les habitudes alimentaires familiales montrent que les mères de famille ont habituellement une vingtaine de menus «de base» qu'elles déclinent selon diverses modalités, il est aussi possible notamment la première fois que l'on envisage de valider ses choix alimentaires par l'autosurveillance glycémique, de tester les uns après les autres les menus habituels, de façon à vérifier leur effet sur la glycémie, et réfléchir à la façon dont ces menus pourraient être équilibrés, notamment par l'ajout d'aliments non glucidiques.

Il est également possible, lorsque les différents menus habituels ont été testés, de procéder de façon systématique en testant le petit déjeuner le lundi, le déjeuner le mardi, le dîner le mercredi, puis à nouveau le petit déjeuner le jeudi...

Enfin, il est intéressant de noter qu'assez souvent c'est le petit déjeuner qui conduit aux élévations glycémiques les plus importantes, même lorsque le volume des aliments avalés est faible. Ceci est lié au fait que très souvent le petit déjeuner comporte uniquement un liquide (café, thé...) qui n'apporte pas de glucides ni d'éléments susceptibles de ralentir la digestion, et du pain dont la moitié du poids est en fait des glucides. D'autre part, le matin est la période de journée où la tendance hyperglycémique est la plus forte par suite de l'effet d'hormones sécrétées en fin de nuit (le même petit déjeuner pris le soir entraîne une moindre élévation glycémique). Pour améliorer le petit déjeuner, il est souvent utile de manger quelque chose en plus (tranche de jambon découenné dégraissé ou de blanc de dinde, fromage allégé, yaourt maigre, fromage blanc allégé, tranche de fromage toastinette, oeuf... mais aussi tomate, concombre, carottes crues...), et le pain gris, ou mieux les pains enrichis en fibres, se digèrent plus lentement que le pain blanc.

En résumé

L'autosurveillance peut être utilisée de façon raisonnée pour valider les choix alimentaires, en regardant la glycémie avant le repas et une heure trente après le début du repas, de manière à voir quel a été l'effet du repas.




Le seul moyen de vérifier que l'on ne se trompe pas dans le choix de ses aliments, est de vérifier sa glycémie avant le repas et une heure trente après le repas, et d'en tirer les conclusions qui s'imposent :

• Si la différence glycémique est correcte, c'est qu'on ne s'est pas trompé dans le choix des aliments

• Si la différence glycémique n'est pas correcte, il faut trouver où est l'erreur pour éviter de la refaire

Par contre, rien ne vous indiquera si votre repas contenait trop de graisses. C'est à vous d'y faire attention à chaque repas.

Obtenir de «bonnes glycémies» ne suffit pas ...

Il faut aussi faire attention au contenu en graisses des repas



http://www.diabsurf.com/diabete/FAlimEss.php

Les neuropathies périphériques

Les neuropathies périphériques

Tchat et Forum diabète ici



Qu'est-ce que c'est ?

Une neuropathie ou neuropathie périphérique est une maladie des nerfs périphériques. Un nerf est périphérique par opposition au système nerveux central qui comprend l'encéphale (cerveau, cervelet, bulbe rachidien) et la moelle épinière.

Le nerf périphérique est constitué en réalité d'une racine nerveuse qui est issue de la moelle (corne antérieure de la substance grise) et d'un ou plusieurs troncs nerveux ou nerfs proprement dits.

Les neuropathies périphériques comprennent toutes les atteintes des nerfs périphériques, atteintes qui peuvent être isolées ou diffuses, tronculaires (nerfs) ou radiculaires (racines), symétriques ou non.

? Les signes de la maladie

Une racine nerveuse émerge de la moelle et se divise en plusieurs nerfs. Un nerf comprend schématiquement plusieurs fibres nerveuses entourées dans une gaine de myéline:

- Des fibres motrices qui vont aux muscles ;

- Des fibres sensitives qui remontent les informations sensitives vers les centres nerveux ;

- Des fibres sensitives qui forment un arc réflexe avec des fibres motrices ;

- Des fibres du système neurovégétatif.

L'atteinte d'un nerf aura donc pour conséquence :

- Des troubles moteurs : parésie ou paralysie

- Des troubles sensitifs subjectifs (douleurs, paresthésies) et objectifs (hypoesthésie, anesthésie etc.)

- Une abolition des réflexes ostéotendineux

- Des troubles neurovégétatifs.

Lorsqu'un nerf est touché par un processus pathologique, il s'agit d'une atteinte tronculaire.

Lorsqu'une racine est touchée, il s'agit d'une atteinte radiculaire.

Lorsque l'atteinte nerveuse est symétrique, elle peut être tronculaire, bilatérale, et à prédominance distale (aux extrémités des membres), il s'agit alors d'une polynévrite.

Lorsque l'atteinte tronculaire est diffuse mais non symétrique dans son mode d'installation ni dans la topographie du déficit sensitivomoteur, il s'agit d'une multinévrite.

Lorsque l'atteinte diffuse et symétrique est radiculaire et tronculaire, il s'agit d'une polyradiculonévrite .

Quand un seul nerf périphérique est atteint, on parle de mononévrite .

? Causes et facteurs de risque

Les causes des neuropathies périphériques sont multiples. Il peut s'agir :

- D'un processus diffus, métabolique ou toxique, qui va léser certaines fibres des différents nerfs, généralement les plus longues car les plus fragiles et provoquer une polynévrite;

- D'un processus diffus inflammatoire touchant les racines et les nerfs périphériques et provoquer une polyradiculonévrite;

- D'un processus local.

Les neuropathies périphériques symétriques

Les polynévrites Les polyradiculonévrites (PRN) Elles provoquent des troubles sensitifs et moteurs très généralement symétriques mais se distinguent des polynévrites par le fait qu'il y a d'une part une atteinte de l'ensemble de la racine et du nerf périphérique, et que d'autre part, cette atteinte est plus extensive, intéressant les 4 membres et les nerfs crâniens.

- La polyradiculonévrite aiguë inflammatoire de Guillain-Barré est la plus typique. Le début survient très souvent après un syndrome grippal ou une vaccination. Il est marqué par des paresthésies (fourmillements) des extrémités sans trouble sensitif objectif net. L'abolition des réflexes ostéotendineux est précoce. Les troubles moteurs s'installent progressivement. Une paralysie faciale est fréquente. L'atteinte de la déglutition et de la respiration impose le transfert en milieu de réanimation. La ponction lombaire est fondamentale : le liquide céphalorachidien montre une hyperprotéinorachie avec dissociation albumino-cytologique. L'évolution se fait vers la stabilisation des troubles en 1 à 3 semaines, puis vers la régression en plusieurs semaines ou mois. Des séquelles à type d'aréflexie persistent souvent.

- Il existe d'autres formes de polyradiculonévrite à évolution prolongée dont les causes sont diverses : sarcoïdose, dysprotéinémies, maladie de Hodgkin, collagénoses, envahissement néoplasique...

Le syndrome de la queue de cheval constitue une neuropathie périphérique particulière parfois symétrique mais le plus souvent asymétrique. Il associe : - Une paralysie flasque des membres inférieurs avec amyotrophie (fonte musculaire);

- Une abolition des réflexes ostéo-tendineux ;

- Des troubles sensitifs objectifs et subjectifs touchant le périnée, les organes génitaux externes et la face postérieure des cuisses (anesthésie en selle);

- Des troubles génitaux (impuissance);

- Des troubles sphinctériens.

Les causes sont celles des compressions médullaires : hernie discale, tumeurs locales, etc.

Les neuropathies périphériques non symétriques

Les multinévrites Le tableau typique est asymétrique avec plusieurs atteintes tronculaires. Mais si ces atteintes sont multiples, le tableau clinique tend à devenir symétrique. C'est alors l'asymétrie dans l'installation des troubles qui permet le diagnostic de multinévrite. Les principales causes sont :

- Le diabète

- La périartérite noueuse (PAN)

- La lèpre

- La porphyrie aiguë intermittente : dans la porphyrie aiguë intermittente, les troubles neurologiques s'installent brutalement après la prise de certains médicaments (barbituriques notamment ). Il s'agit de paralysies avec abolition des réflexes ostéotendineux et paresthésies. Il y a peu de déficit sensitif objectif. Les troubles psychiques sont fréquents et une atteinte respiratoire possible à la période aiguë. Les douleurs abdominales aiguës font évoquer le diagnostic qui est confirmé par l'examen des urines. Celles-ci sont de couleur rouge et deviennent noires à la lumière. Elles contiennent de l'uroporphyrine III et du porphobilinogène.

- L'amylose

- Les collagénoses (sarcoidose, lupus)

- Plusieurs maladies infectieuses provoquent des multinévrites :

- La brucellose

- La typhoïde

- La listériose

- Les infections à mycoplasma pneumoniae

Les souffrances radiculaires (racines nerveuses)

Les troubles sensitifs, moteurs et réflexes sont de topographie radiculaire et les douleurs sont augmentées à la toux. Il s'agit en général de compression des racines par un disque intervertébral ou une tumeur (moelle, rachis, neurinome). Le zona peut également être en cause.

Les souffrances des plexus nerveux

Les plexus nerveux (carrefour de plusieurs racines) peuvent être atteints par un traumatisme, un envahissement cancéreux (tumeur du cou, du poumon, du sein), une radiothérapie, une compression locale (côte cervicale).

Le syndrome de Parsonage-Turner est particulier. D'origine inconnue, il se caractérise par une douleur aiguë de l'épaule pendant quelques jours suivie d'une paralysie provoquant une amyotrophie marquée des muscles innervés par les nerfs provenant des 5° et 6° racines cervicales (plexus brachial). Le syndrome régresse en quelques mois. Il n'y a pas de traitement.

Les mononévrites

La paralysie d'un seul nerf périphérique peut être secondaire à un traumatisme ou très souvent liée à une compression de ce nerf pendant plusieurs heures. Cette compression peut être :

- D'origine interne : fragment osseux, cal vicieux, tumeur osseuse, synovite tendineuse (atteinte du nerf médian dans le syndrome du canal carpien )

- D'origine externe : sommeil, anesthésie, coma;

- Due au diabète... http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1074_neuropathies

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L’orthésiste et le patient diabétique

L'orthésiste et le patient diabétique

L’orthésiste est un des intervenants en soins de plaies souvent consulté pour appareiller le patient diabétique souffrant d’un mal perforant. Par contre les professionnels oublient souvent qu'une intervention préventive auprès du patient diabétique peut certainement faire une énorme différence dans l’apparition de plaies aux pieds.

L’orthésiste peut faire une différence On sait tous que le diabète entraîne une atteinte des artères et des nerfs qui fragilisent les pieds et que l’infection peut venir compliquer ces deux atteintes. Mais il est très important de souligner que dans plus de la moitié des cas, ces trois facteurs n’aboutissent à des plaies de pieds que par l’entremise de facteurs déclenchants.

Quels sont ces principaux facteurs déclenchants Et bien, sachez que les troubles de la statique, les chaussures mal ajustées ainsi que les supports plantaires inadéquats figurent en tête de liste, représentant à eux seuls plus de 50% des facteurs déclenchant de plaies aux pieds.

Le rôle de l’orthésiste L’importance de faire vérifier les pieds du diabétique par un orthésiste qualifié est primordiale. Cette vérification permet non seulement de prévenir l’apparition de plaies, mais aussi de faire une analyse biomécanique complète. Cette analyse personnalisée permet d’informer et d’éduquer le patient sur sa façon de se chausser. Elle permet aussi de vérifier ses habitudes de vie dans la maison, d’analyser les points de pressions à risque de ses pieds et surtout, d'éviter qu’il ne tente par lui-même de contrôler ses pieds avec des supports préfabriqués ou autres éléments à insérer dans la chaussure ce qui est complètement à proscrire dans leur condition. L’orthésiste vérifiera l’usure des chaussures portées, fera ses recommandations et effectuera des suivis périodiques.

Prévenir vaut mieux que guérir L’atteinte des nerfs des muscles du pied peut entraîner un moins bon fonctionnement de ces muscles et amener comme conséquences : -des déformations des orteils, en marteaux ou en griffes -des affaissements des arches plantaires (internes et métatarsiennes) modifiant la répartition des points d’appuis. L’atteinte artérielle pour sa part nous préoccupe par la peau qui devient amincie, sèche, fragile aux fissures et aux conflits entre le pied et la chaussure. Mais surtout par son manque d’apport en oxygène et en nutriments affectant la capacité de guérison.

L’orthésiste est le professionnel qualifié pour vérifier l’évolution du pied diabétique Chez le patient diabétique, il y a une diminution de l’information en provenance des pieds. Lorsqu’il y a une atteinte des nerfs et des artères, on ne peut plus se fier à la sensibilité ni à l’absence de douleur. Une couture saillante, un pli dans le cuir de la chaussure, une semelle fendue ne seront pas perçus comme des éléments douloureux. De plus, le cerveau ne reçoit pas les informations nécessaires pour activer les muscles du pied afin de changer les points d’appuis inadéquats. Il est donc difficile pour le diabétique de se rendre compte par lui même de cette diminution de sensibilité. Pourtant, plus cette atteinte est importante, plus le risque de plaie est élevé.

On informe les personnes diabétiques qu’elles doivent vérifier leurs pieds et leurs chaussures tous les jours. Dans les faits, on constate malheureusement que la diminution de la sensibilité et l’absence de douleur amènent souvent le patient diabétique à sous-estimer la gravité d’une rougeur, d’une petite entaille ou d’une callosité. De plus, la vue, la mobilité, la sensibilité des mains et la capacité du diabétique d’interpréter et de réagir à toutes les informations recueillies par l’examen visuel et tactile sont tous des facteurs importants dont on doit tenir compte.

Aspect préventif

L’orthésiste joue un rôle important dans la prévention d’apparition de plaies chez le patient diabétique. Son travail consiste à vérifier la répartition des points d’appuis plantaires, détecter et décharger les zones d’hyperpressions à risques de plaies, vérifier et éduquer les patients sur l’ajustement de leurs chaussures, faire des suivis préventifs, évaluer la perte de sensibilité et la mobilité articulaire.

L’évaluation biomécanique Le patient diabétique sans ulcération se présente la plupart du temps à notre laboratoire pour des douleurs métatarsiennes, callosités, orteils marteaux et fasciite plantaires. Il est souvent peu informé sur sa maladie et il omet souvent de nous le mentionner, faisant difficilement la relation entre ses pieds et le diabète. C’est pourquoi l’historique du patient est très important lors de l’évaluation.

PREMIÈRE ÉTAPE: La prise d’informations: C’est à ce moment qu’on vérifie les antécédents médicaux, les fractures, entorses, chirurgies. On vérifie ensuite ses habitudes de vie, type d’activités, fréquence, s’il est chaussé ou non dans la maison, son travail et ses différentes chaussures (travail, sport, marche, tous les jours). On en vérifie aussi l’ajustement (qualité, usure, longueur, largeur, profondeur). On pose des questions sur l’apparition des douleurs, type de douleur, facteurs aggravants et atténuants.

DEUXIÈME ÉTAPE: L’analyse biomécanique: On fait une vérification des alignements (hanche, genou, cheville, dos) on compare les différences en charge, en non charge et en dynamique. On vérifie ainsi les degrés de mobilité articulaire, ligamentaire et musculaire. On vérifie la répartition de la charge sous les pieds avec le podoscope ou l’empreinte encrée. On cible les zones à risque(s) de plaies (degré d’affaissement des têtes métatarsiennes, cornes ou durillons…)

TROISIÈME ÉTAPE: L’explication des solutions possibles: On prend le temps d’expliquer les résultats de l’analyse au patient. On lui explique de quelle façon nous pouvons l’aider, mais aussi de quelle façon le patient diabétique peut s’aider lui-même. Des orthèses plantaires, des chaussures appropriées, des étirements, des modifications des habitudes de vie sont autant de solutions qu’il y a de problèmes.

Lorsqu’un alignement est déficient ou des points de pressions excessifs sont détectés, l’orthèse plantaire moulée sera suggérée. Ses principales fonctions seront de répartir la charge équitablement sur toute la surface plantaire et contrôler les désalignements biomécaniques, sources d’instabilités musculaires et ligamentaires.

Les matériaux à privilégier -Base semi-rigide pour un bon contrôle des déviations avec un revêtement absorbant sur le dessus pour augmenter la répartition de la charge et diminuer l’appui sur les points de pressions présents ou à venir (une orthèse trop molle serait trop instable et déséquilibrante et une orthèse trop rigide risquerait de créer des conflits avec le pied fragile du diabétique. -La forme de la chaussure doit correspondre à la physiologie de chacun des pieds (pointus ou carrés, larges ou étroits, fins ou épais).

L’importance de la chaussure -Elle doit être en cuir ou avec empeigne extensible, lacées, et ne comporter aucune couture sur le devant de l’empeigne afin d’éviter des frictions indésirées. -Lorsqu’on se tient debout dans notre chaussure, il doit y avoir un jeu d’environ 1cm entre le bout de la chaussure et l’orteil le plus long, pas plus, pas moins. -La semelle doit être stable, absorbante et ne doit permettre aucune torsion au centre du pied.

Savoir se chausser C’est le rôle de l’orthésiste d’apprendre à chaque personne comment choisir la chaussure la plus appropriée pour sa condition et sa forme de pied. Ce qui est confortable pour un peut être completement inadéquat pour un autre.

Qu’est-ce que la chaussure orthopédique ? Il arrive parfois que les pieds nécessitent une attention plus particulière. Un hallux valgus (oignon), des orteils marteaux, des pieds très fins ou très larges, très courts ou très longs sont touts autant de bonnes raisons de se faire ajuster, par un orthésiste qualifié, des chaussures offrant différentes possibilités de formes, de largeurs, de profondeurs. De plus, l’orthésiste est la personne qualifiée pour modifier ou adapter les chaussures en fonction des déviations qui se présentent sous une forme asymétrique (un pied plus large ou plus court que l’autre, un hallux valgus prononcé d’un coté seulement…

Qu’est-ce que la chaussure moulée ? Lorsque les déviations ou les asymétries sont trop importantes, nous pouvons ajuster une chaussure fabriquée à partir d’un moule des pieds. Ces chaussures sont spécifiquement conçues et fabriquées afin de répondre à tous les besoins particuliers de chacun des pieds du patient. Hauteur de l’empeigne, type de cuir, de doublure, de couture, d’ouverture, de laçage, type de semelle (hauteur, texture, wedge ou talon séparé), couleur du cuir et des coutures, rigidité et longueurs des contreforts. Tous ces éléments de conception seront choisis spécifiquement pour le patient.

Contrôle et dégagement des points de pressions

Malheureusement, trop souvent la perte de sensibilité et le débalancement musculo-squelettique entraînent des points de pressions sous les pieds, qui peuvent être à l’origine d’ulcérations, d’infections, de déformations et parfois même d’amputation partielle ou complète du pied. À ce stade, la limitation des activités quotidienne, la réduction de la pression sous le pied et la limitation ou contrôle des mouvements des principales articulations du pied (métatarse, médio-tarse, sous-astragalienne et cheville) sont les principaux objectifs.

La botte de décharge Lorsqu’on est en présence d’une ulcération ou d’un mal perforant, la botte de décharge est le type d’orthèse la plus appropriée. Elle peut être moulée ou préfabriquée selon la gravité des déformations, de l’œdème, des troubles de la proprioception, de la sévérité de l’ulcération et de son emplacement. L’objectif de cette orthèse est de répartir la charge du pied sur la plus grande surface possible et d’empêcher tout mouvement du complexe pied cheville. Elle permet une meilleure supervision des plaies, est hygiénique, facile d’entretien, s’accommode des variations de volumes causées par l’œdème, par les différents bandages ou pansements. La semelle berceau est toujours présente et permet de compenser la perte de mobilité de la cheville et de l’articulation métatarso-phalangienne. Elle assure un déroulement normal du pas sans solliciter ces dernières.

La chaussure Dès que la plaie est stabilisée, l’importance d’ajuster adéquatement une bonne chaussure devient capitale. Elle ne doit créer aucun conflit avec le pied et son ajustement doit être vérifié par un orthésiste car la perte de sensibilité ne nous permet plus de se fier aux sensations du patient. L’orthésiste enseigne au patient comment vérifier ses chaussures mais il s’assure lui-même de l’état des chaussures lors des suivis (doublure intérieure abimée, présence de corps étrangers, usure de la semelle.) Il s’assure aussi que le patient comprend l’importance de ne jamais marcher sans ses chaussures (donc pas de pantoufle) La chaussure doit répondre à tous les critères mentionnés plus tôt à la page 6. si le pied est trop déformé ou trop difficile à chausser, une chaussure moulée sera envisagée.

L’orthèse plantaire Puisque même la meilleure chaussure n’a pas de fond moulé, le patient qui a eu une ulcération devrait toujours avoir une orthèse plantaire moulée aux pieds à l’intérieure de ses chaussures. Une couche de plastazote ou d’un matériel souple à faible mémoire sera privilégiée sur le dessus pour leur capacité à se conformer rapidement à la forme du pied. La compression du matériel assure un contact total et maximise la répartition des charges. L’inconvénient de ces matériaux est directement relié à leur qualité. C’est-à-dire que leur compression rapide nous oblige malheureusement à effectuer de fréquents ajustements. http://www.orthoaction.ca/article2.html#orthesiste Venez en parler sur le tchat audio-vidéo pour diabétiques : www.dextro.fr

mercredi, août 4 2010

Oubli d'une injection d'insuline

Oubli d'une injection d'insuline

Cette éventualité est rare, mais peut arriver.

On le remarque habituellement devant l'apparition d'une soif inhabituelle, ou devant une glycémie anormalement élevée, ou en ouvrant son carnet d'autosurveillance au moment de faire une nouvelle injection.

1) Règles générales

Que faire ?

Tout dépend du type d'insuline oubliée (rapide, 12h, 24h), du moment où on constate l'oubli, et si on dispose ou non d'insuline rapide. Il est donc difficile d'envisager tous les cas possibles.

Néanmoins, on peut donner des règles générales : - Comme le contrôle glycémique de la journée ne sera pas aussi satisfaisant que si l'injection n'avait pas été oubliée, il s'agit essentiellement d'éviter la cétose et les hypoglycémies jusqu'à ce que la situation soit rétablie. - Le problème n'est pas uniquement de corriger l'hyperglycémie du moment, mais aussi d'éviter que l'injection d'insuline que l'on va s'injecter avec retard ait un effet qui se superpose à la prochaine injection qui, elle, sera faite à l'heure prévue. - Pour corriger une glycémie élevée suite à l'oubli d'une injection, il vaut toujours mieux ajouter de l'insuline rapide plutôt que d'augmenter la dose d'une injection d'insuline retard. - Il ne sert à rien ne de pas s'alimenter, car cela est de nature à favoriser le passage en cétose.

2) Si 1 injection par jour

  • Oubli le matin

- Insuline agissant 12h (personne âgée)

Si oubli constaté à midi : injecter à ce moment 75% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le soir : injecter à ce moment 30% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le lendemain matin : faire l'injection du matin, à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à jeun n'est pas satisfaisante.

- Insuline agissant 24h (personne âgée)

Si oubli constaté à midi : injecter à ce moment 100% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le soir : injecter à ce moment 50% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le lendemain matin : faire l'injection du matin, à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à jeun n'est pas satisfaisante.

  • Oubli le soir

- Insuline agissant 12h

Si oubli constaté le matin : injecter à ce moment 30% de la dose oubliée.

Si oubli constaté à midi : attendre le soir pour faire l'injection du soir, à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.

Si oubli constaté le lendemain soir : faire l'injection du soir à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.

- Insuline agissant 24h

Si oubli constaté le matin : injecter à ce moment 50% de la dose oubliée.

Si oubli constaté à midi : injecter à ce moment 100% de la dose oubliée, et ne pas faire l'injection du soir ce jour là.

Si oubli constaté le lendemain soir : faire l'injection du soir à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.

3) Si 2 injections par jour

  • Oubli de l'insuline retard du matin

Si oubli constaté dans la matinée : injecter à ce moment 75% de la dose oubliée.

Si oubli constaté à midi : - soit injecter à ce moment de l'insuline rapide à 30% de la dose oubliée, et refaire la même injection 3 heures plus tard, - soit, en l'absence d'insuline rapide, injecter à ce moment 75% de la dose oubliée,

Si oubli constaté le soir : - soit faire l'injection du soir à sa dose habituelle, ou en y ajoutant de l'insuline rapide à 20% de la dose oubliée si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante, - soit, en l'absence d'insuline rapide, faire l'injection du soir, à sa dose habituelle, ou majorée de 20% si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.

  • Oubli de l'insuline retard du soir

Si oubli constaté au coucher : injecter à ce moment 75% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le lendemain matin : - soit faire l'injection du matin à sa dose habituelle, ou en y ajoutant de l'insuline rapide à 20% de la dose oubliée si la glycémie à jeun n'est pas satisfaisante, - soit, en l'absence d'insuline rapide, faire l'injection du matin, à sa dose habituelle, ou majorée de 20% si la glycémie à jeun n'est pas satisfaisante.

4) Si plus de 2 injections par jour

  • Oubli de l'insuline rapide avant un repas

Si oubli constaté juste après le repas : faire l'injection juste après ce repas.

Si oubli constaté dans l'intervalle de deux repas : injecter à ce moment 50% de la dose oubliée.

Si oubli constaté au coucher : injecter à ce moment 30% de la dose oubliée si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.

  • Oubli de l'insuline retard le soir

- Insuline agissant 12h

Si oubli constaté au coucher : injecter à ce moment 75% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le lendemain matin : injecter l'insuline retard à 50% de la dose oubliée, en même temps que la dose d'insuline rapide avant le petit déjeuner.

- Insuline agissant 24h

Si oubli constaté au coucher : injecter à ce moment 100% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le lendemain matin : injecter l'insuline retard à 50% de la dose oubliée, en même temps que la dose d'insuline rapide avant le petit déjeuner.


http://www.diabsurf.com/Sim/SimImp/Iinsoub.php

lundi, août 2 2010

Magnésium et diabète

Magnésium et diabète Diabète : la piste du magnésium ! Depuis une quinzaine d’années, des études font un lien entre magnésium et diabète. Le magnésium contribue dans l’organisme au bon usage du glucose et à l’action de l’insuline. Il y a de fortes présomptions pour qu’un bon apport de magnésium participe à la prévention du diabète de type 2.



Le diabète se caractérise par des glycémies (taux de glucose ou sucre sanguin) trop élevées, à jeun et en journée, en rapport avec un trouble de l’insuline.

Magnésium et diabète : quel rapport ? Après la consommation de glucides (sous forme de pain, féculents, fruits, sucreries…), la glycémie augmente obligatoirement. Mais, quand on n’est pas diabétique, elle revient à la normale rapidement grâce à l’action de l’insuline. Cette hormone fabriquée par le pancréas permet aux glucides de pénétrer dans les cellules où ils serviront de carburant.

Quand on a un diabète de type 1 (moins de 10 % des diabétiques), les glycémies ne baissent pas parce que le pancréas ne sécrète quasiment plus d’insuline, on se soigne d’ailleurs par des injections d’insuline.

Quand on a un diabète de type 2 (le plus fréquent), le pancréas produit encore de l’insuline, mais cette dernière est très peu efficace. Au sein des cellules, le magnésium interagit avec les glucides et l’insuline. Il est notamment essentiel à l’action de l’insuline, tout comme à la transformation du glucose en énergie.

Le manque de magnésium favoriserait le diabète Un apport insuffisant en magnésium, et par conséquent un déficit de magnésium au sein des cellules, favorise l’insulino-résistance. Cela signifie que l’insuline libérée à la suite de la consommation de glucides, ne fait pas son travail. Les cellules résistent à la pénétration du glucose, qui reste de fait dans le sang et entretient des glycémies trop élevées : c’est la porte ouverte au diabète de type 2.

Dans la vaste étude Framingham, on avait observé sur les presque 3 000 personnes non diabétiques suivies de 1991 à 1995, que celles qui avaient les apports en magnésium les plus faibles avaient les taux d’insuline sanguins les plus forts (les glycémies trop élevées stimulent la production excessive d’insuline)1. Depuis, un autre travail d’ampleur a montré qu’un apport quotidien moyen de 373 ou 457 mg de magnésium réduisait d’un tiers le risque de diabète, par rapport à des apports moindres (de 222 ou 270 mg)2. Une méta-analyse récente (compilation de plusieurs études) semble confirmer l’effet préventif du magnésium3.

Plusieurs mécanismes sont envisagés pour expliquer l’insulinorésistance. En particulier, le manque de magnésium empêcherait les récepteurs à insuline, situés à la périphérie des cellules, de fonctionner correctement. La connexion insuline/récepteurs se faisant mal, le glucose ne peut pas entrer dans les cellules, il s’accumule dans le sang.

Diabète : moins de complications avec plus de magnésium ? On constate que les personnes qui ont un diabète, de type 1 ou 2, manquent souvent de magnésium, à la fois dans le sang (hypomagnésémie), et à l’intérieur des cellules. Il y aurait plusieurs raisons à cela : le dysfonctionnement de l’insuline, qui influence à la baisse la concentration cellulaire en magnésium, et une perte accrue de magnésium dans les urines. L’ennui est que ce manque de magnésium peut chez les diabétiques de type 2 aggraver l’insulinorésistance, et par conséquent le diabète.

Des chercheurs ont donc commencé à supplémenter en magnésium des personnes diabétiques. Dans un travail récent regroupant 9 essais, on a montré qu’un apport complémentaire de 360 mg de magnésium par jour pendant 12 semaines, aboutissait chez les 370 patients testés à une réduction moyenne de la glycémie de 0,1 g (la glycémie à jeun normale est comprise entre 0,7 et 1,1 g)4. Mais, d’autres essais de supplémentation en magnésium n’ont pas donné de résultat concluant. Pour le diabète de type 1, on pense qu’un apport correct de magnésium améliore l’effet de l’insuline injectée, et pourrait prévenir les complications, telles que la neuropathie (altération des nerfs)5. Toutefois, on n’en est encore qu’aux prémisses.

Diabétique ou non, autant avoir un bon apport de magnésium Le diabète est une maladie multifactorielle, largement liée à la génétique, et pour le type 2, à l’excès de poids (ou obésité) et à la sédentarité. Avoir un apport correct en magnésium (l’apport conseillé est de 360 mg par jour pour les femmes, 420 pour les hommes) ne suffit hélas pas à s’en protéger.

Mais, le manque de magnésium ayant d’autres conséquences délétères sur la santé (fatigue, spasmophilie, déprime, crampes, et même prédisposition aux maladies cardiovasculaires), autant en consommer suffisamment. De plus, les aliments riches en magnésium sont globalement ceux conseillés aux personnes prédisposées au diabète ou diabétiques. Ce sont :

Les aliments céréaliers complets : pains, riz, pâtes, ils contiennent 2 à 3 fois plus de magnésium que leurs cousins raffinés (pain blanc et riz blanc, pâtes ordinaires). Ils sont aussi plus riches en fibres, qui freinent la digestion de leurs glucides, et évitent ainsi que leur consommation n’élève trop les glycémies ; Les légumes secs, tels que haricots blancs et haricots rouges, également très riches en fibres ; Les fruits secs oléagineux : noix, amandes, pistaches, noisettes, certes caloriques mais sources de bonnes graisses (mono-insaturées) qui protègent les artères ; Les fruits de mer : bigorneaux, bulots, moules. Peu gras et peu caloriques, ils fournissent de plus du sélénium, un oligo-élément anti-oxydant préventif des maladies cardiovasculaires ; Certaines eaux minérales magnésiennes (plus de 50 mg de magnésium par litre) : version plate, Hépar, Contrex, Courmeyeur, avec bulles, Rozana, Quezac, Arvie, Badoit (ces eaux gazeuses sont toutefois riches en sodium, il faut les boire en alternance avec des eaux peu sodées) ; Le cacao, et par conséquent le chocolat noir, certes sucré, mais pas à bannir si on modère la quantité (une barre de 20 g en fin de repas, ou en collation avec un laitage non sucré). Florence Daine - Le 14 août 2008

1 - J Am Coll Nut, 25, 486-492, 2006. 2 - Diabetes Care, 27 (1), 270-271, 2004. 3 - J Nutr Sci Vitaminol, 51, 292-310, 2005. 4 - Diabetic Medicine, 23, 1050-1056, 2006. 5 - Magnesium Research, 17 (2), 109-114, 2004. venez en parler sur le tchat audio-vidéo : www.dextro.fr

dimanche, juillet 25 2010

Comment dormir avec une pompe à insuline ?

Comment dormir avec une pompe à insuline ? Voici une solution parmi d'autres : Le Brassard.

Merci à cléo pour cette réalisation. Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "Dextro en Fête": www.dextro.fr

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

mercredi, juin 16 2010

Le pancréas artificiel bientôt devenu réalité !

Le pancréas artificiel bientôt devenu réalité Pour certains patients, le traitement du diabète nécessite la surveillance régulière du taux de glucose dans le sang et l'administration d'insuline. Une prise en charge très contraignante au quotidien, qui pourrait demain être remplacée par l'utilisation d'un pancréas artificiel.

Le glucose apporte l'énergie aux différents tissus de l'organisme. Si le taux de glucose dans le sang reste stable même après un repas ou après un effort physique, c'est qu'il existe un système régulateur complexe dans lequel l'insuline joue un rôle primordial. Chez les diabétiques, cette hormone indispensable n'est pas suffisante ou est mal utilisée par l'organisme. Pour certains patients - en particulier en cas de diabète de type 1, le traitement nécessite le contrôle quotidien de la glycémie et l'administration d'insuline. Une prise en charge contraignante qui pourrait être remplacé demain par un pancréas artificiel.

L'enjeu du pancréas artificiel Dans le diabète de type 1, les cellules beta du pancréas produisant l'insuline sont détruites par le système immunitaire, ce qui nécessite un traitement pluriquotidien à base d'insuline pour réguler le taux de glucose dans le sang (ou glycémie). Le maintien d'une glycémie quasi normale peut prévenir ou ralentir les complications micro-vasculaires (rétinopathie diabétique, insuffisance rénale…) et cardiovasculaires. Cette maladie chronique, potentiellement fatale, est en augmentation dans le monde, particulièrement chez les enfants. Selon les dernières évaluations publiées en juin 2009 dans la prestigieuse revue médicale The Lancet1, si la tendance actuelle se confirme, le nombre de nouveaux cas de diabète de type 1 chez l'enfant de moins de 5 ans devrait doubler entre 2005 et 2020. Et cette augmentation devrait même croître de 70 % chez les enfants âgés de moins de 15 ans dans les 25 prochaines années !

La prise en charge de ce diabète nécessite donc un contrôle fréquent de la glycémie et l'administration d'insuline, ce qui peut se révéler au quotidien très contraignant. Le contrôle continu du glucose et l'injection par pompe peuvent aider, mais le traitement à base d'insuline expose toujours les patients à des risques d'hypoglycémie, une des complications à court terme les plus redoutées. De nouveaux développements technologiques dans le contrôle du glucose et l'administration continue d'insuline rendent cependant possible aujourd'hui l'avènement d'un pancréas artificiel. Un tel dispositif offrirait plus d'autonomie (moins de contrôle du glucose par piqûres et un meilleur contrôle de la glycémie, la nuit notamment) et moins de risque de complications pour les patients.

Le pancréas artificiel plus proche encore pour les enfants diabétiques La nuit constitue une période à risque d'hypoglycémie, le taux de glucose peut chuter dangereusement bas alors que le patient dort. Face à ces "hypos", des scientifiques de Cambridge ont mis au point un pancréas artificiel qui combine un moniteur de la glycémie (qui permet une mesure en continu) et une pompe à insuline, tous deux déjà sur le marché et un algorithme sophistiqué capable de calculer la quantité adéquate d'insuline à délivrer en fonction des mesures en temps réel de la glycémie. Les chercheurs ont testé leur dispositif dans un cadre hospitalier sur 17 enfants et adolescents âgés de 5 à 18 ans atteints de diabète de type 1 pendant 54 nuits2. L'équipe a mesuré l'efficacité du dispositif en le testant dans certaines circonstances : durant la nuit après avoir mangé un large dîner ou après avoir fait de l'exercice - ces deux conditions augmentent le risque d'hypoglycémie.

Résultat : le pancréas artificiel a permis de conserver la glycémie à un niveau normal pendant 60 % du temps, contre 40 % pour une pompe continue. Il réduit de moitié le temps pendant lequel la glycémie chute en dessous de 3,9 mmol/l, le niveau considéré comme une hypoglycémie moyenne. Cela prévient aussi la glycémie de passer sous 3 mmol/l, (hypoglycémie significative), comparé avec 9 épisodes d'hypoglycémie dans le groupe contrôle. Selon le principal auteur, le Dr Roman Hovorka, "Nos résultats montrent que des produits disponibles dans le commerce couplés à l'algorithme que nous avons développé, peuvent améliorer le contrôle de la glycémie chez les enfants et réduire significativement les risques d'"hypos" durant la nuit (…) Notre étude constitue la première étape avant de tester le principe à domicile". Il valide de fait le principe du pancréas artificiel.

Une autre étude a apporté un nouvel espoir quant à la concrétisation prochaine d'un tel dispositif.

Un pancréas bihormonal prometteur Une équipe de Boston a développé un pancréas artificiel bi-hormonal. Ce dispositif a la particularité d'utiliser à la fois de l'insuline (pour réduire la glycémie) mais également du glucagon (pour l'augmenter). Bien que les cellules alpha du pancréas qui produisent le glucagon ne soient pas détruites dans le diabète de type 1, elles n'en libèrent plus en réponse à l'hypoglycémie. "Notre système est conçu pour contrebalancer des baisses modérées de la glycémie grâce à des doses infimes de glucagon réparties tout au long de la journée, exactement comme l'organisme d'une personne non diabétique le fait" explique le Pr. Edward Damiano, co-auteur de l'étude.

Testé en 2007 sur des porcs diabétiques, le dispositif a obtenu le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA) pour une expérimentation humaine. Le dispositif comprend : un moniteur veineux de la glycémie (qui permet une mesure plus fine qu'un moniteur transcutané), un algorithme ajusté sur le poids du patient et répondant aux mesures de la glycémie toutes les 5 minutes pour ajuster les doses à administrer d'insuline lispro (analogue de l'insuline humaine à action rapide) mais aussi de glucagon et une pompe infusant en sous-cutané les deux hormones.

Au total, 11 patients ont expérimenté pendant 27 heures ce dispositif à l'hôpital. Durant ce délai, tous ont mangé trois repas standards riches en hydrates de carbone. Résultat : le système a permis de conserver la glycémie à un niveau normal chez 6 patients, mais 5 ont connu des hypoglycémies qui ont nécessité la prise de jus d'orange. Les chercheurs ont découvert que ces 5 patients assimilaient beaucoup plus lentement l'insuline lispro, ce qui pouvait conduire à l'administration de trop fortes doses4. En ajustant la vitesse d'assimilation plus lente chez ces 5 patients, le système a pu contrôler la glycémie dans les deux groupes.

Les chercheurs envisagent désormais d'étudier l'algorithme corrigé associé à un lecteur de glucose en continu chez des enfants et des adultes durant 48 heures. Ils envisagent également de comparer leur système bi-hormonal (glucagon/insuline) avec une version qui n'utilise que de l'insuline (comme par exemple dans l'expérience du Dr Roman Hovorka). Pour le Dr Russel, co-auteur de l'étude, "Le dispositif final que nous envisageons sera portable et incorporera un lecteur de glucose inséré sous la peau, qui communiquera sans fil avec une pompe de la taille d'un téléphone portable. La pompe administrera l'insuline et probablement le glucagon, et contiendra un microprocesseur en charge du contrôle du système".

Pour le Dr Damiano, dont le fils de 11 ans est atteint d'un diabète de type 1, "Un tel système ne constitue pas un traitement curatif, mais il promet d'être l'évolution ultime de la thérapie par insuline pour le diabète de type 1". La rapide accélération des recherches dans ce domaine devrait vraisemblablement lui donner et offrir demain une amélioration considérable de la qualité de vie des patients insulinodépendants.

David Bême, le 2 juin 2010

1 - "Incidence trends for childhood type 1 diabetes in Europe during 1989—2003 and predicted new cases 2005—20: a multicentre prospective registration study" - The Lancet, Volume 373, Issue 9680, Pages 2027 - 2033, 13 June 2009 (abstract accessible en ligne) 2 - " Manual closed-loop insulin delivery in children and adolescents with type 1 diabetes: a phase 2 randomised crossover trial" - The Lancet, Volume 375, Issue 9716, Pages 743 - 751, 27 February 2010 (abstract accessible en ligne) 3 - "A Bihormonal Closed-Loop Artificial Pancreas for Type 1 Diabetes” - Sci Transl Med.2010 Apr 14;2(27):27ra27.(abstract accessible en ligne) 4 - Les chercheurs ont également pu constater que des différences d'assimilation du lispro peuvent varier d'une expérience à l'autre chez un même patient.

source doctissimo

mardi, juin 1 2010

Soirée Témoignages de diabétiques sous pompe le Mardi 8 Juin à partir de 21h

Soirée Témoignages de diabétiques sous pompe le Mardi 8 Juin à partir de 21h ( heure Française) sur le tchat de dextro en fete : www.dextro.fr

mercredi, mai 26 2010

Creez votre blog.

Creez votre blog sur : http://www.lasdepic.fr/ Soutenez l'association "Dextro en Fête" en vous inscrivant sur lasdepic. lasdepic est ouvert à tous Blog avec photo, musique, vidéo, messenger audio-vidéo, Partagez vos passions, vos vidéos. venez tchatter avec d'autres personnes. Partagez votre musique le lundi soir sur le t'chat audio-vidéo venez chantez en karaoké. échange entre parents d'enfants diabétiques.

dimanche, mai 23 2010

VOUS ET VOTRE SUIVI GLYCEMIQUE EN CAS DE VAGUE DE CHALEUR

Vous et votre suivi glycémique en cas de vague de chaleur VOUS ET VOTRE SUIVI GLYCEMIQUE EN CAS DE VAGUE DE CHALEUR

1-Que risquez vous quand il fait chaud si vous êtes diabétique ? 2- Que se passe-t-il dans le corps lorsqu'il fait chaud si vous êtes diabétique ? 3- Pourquoi l'utilisation d'un lecteur de glycémie peut-elle présenter un risque en cas de vague de chaleur ? 4- Que faut-il faire pour se préparer à de fortes chaleurs ou en cas de canicule si vous êtes diabétique ? 5- Que faut-il faire en cas de fortes chaleurs ou à l'annonce de canicule ? 6- Comment conserver votre lecteur, vos bandelettes (ou électrodes) et solutions de contrôle en cas de canicule ? 7- Comment utiliser vos lecteurs de glycémie en cas de canicule ? 8- Comment transporter votre lecteur, vos bandelettes (ou électrodes) et solutions de contrôle en cas de canicule ?




1-Que risquez vous quand il fait chaud si vous êtes diabétique ?

L'exposition à de fortes chaleurs constitue une agression pour l'organisme. Parmi les complications les plus graves, vous risquez une déshydratation, un coup de chaleur ou le déséquilibre d'une maladie, comme le diabète.



2- Que se passe-t-il dans le corps lorsqu'il fait chaud si vous êtes diabétique ?

Lorsqu'il fait chaud le corps met tout en ouvre pour s'adapter, c'est-à-dire diminuer la température corporelle. Il se refroidit essentiellement par l'évaporation de la transpiration. Lorsque l'humidité extérieure est élevée ou en l'absence de vent, la transpiration ne s'évapore pas assez vite, ce qui gène le refroidissement. Quand la température corporelle est trop élevée, cela peut endommager le cerveau et les organes vitaux. En revanche, quand le corps transpire beaucoup, cela peut entraîner des pertes importantes d'eau et de sel et une déshydratation, si ces pertes d'eau ne sont pas remplacées par une hydratation (prise de boisson) suffisante. Cette déshydratation, si elle n'est pas corrigée, risque d'accentuer un déséquilibre glycémique déjà existant et de favoriser un coma diabétique en particulier chez des personnes fragiles (comme les personnes âgées et les enfants).




3- Pourquoi l'utilisation d'un lecteur de glycémie peut-elle présenter un risque en cas de vague de chaleur ?

Les lecteurs de glycémie, les bandelettes (ou électrodes) et les solutions de contrôle doivent être conservés et utilisés dans des conditions de températures définies. Si ces températures ne sont pas respectées, le matériel peut être défaillant et vous pouvez ainsi obtenir des résultats faussés (ou pas de résultat affiché par l'appareil). Par ailleurs, en cas de déshydratation, il est difficile d'obtenir une goutte de sang. Pour cette raison, les résultats peuvent être faussés. En cas de doute sur l'équilibre de votre diabète, vous devez demander conseil à un professionnel de santé (cabinet de médecine, pharmacie, laboratoire d'analyses de biologie médicale).




4- Que faut-il faire pour se préparer à de fortes chaleurs ou en cas de canicule si vous êtes diabétique ?

Vous devez lire attentivement le manuel d'utilisation de votre lecteur de glycémie, la notice des bandelettes (ou électrodes) et de la solution de contrôle que vous utilisez. Cela vous permettra de connaître les températures de stockage et les conditions de bon fonctionnement de ces produits. Le manuel d'utilisation du lecteur vous a été remis lors de l'achat du lecteur. Il y a une notice d'utilisation dans chaque boîte de bandelettes (ou électrodes) et dans chaque boîte de solution de contrôle.

Vous devez demander conseil à votre médecin ou pharmacien en cas d'interrogation, en particulier si vous ne comprenez pas bien la notice ou le manuel d'utilisation. Vous pouvez aussi contacter le fournisseur de votre lecteur de glycémie dont le numéro vert figure sur la notice des bandelettes et/ou sur le manuel d'utilisation du lecteur. Vous pouvez également le contacter si vous avez perdu votre manuel d'utilisation.

Vous pouvez identifier par avance des lieux propices au stockage ou à la réalisation des dosages dans lesquels la température ne sera pas trop élevée.




5- Que faut-il faire en cas de fortes chaleurs ou à l'annonce de canicule ?

Vous devez avoir à l'esprit que votre matériel peut être défaillant et ne plus présenter les conditions d'une bonne utilisation. Toute analyse donnant un résultat qui entraînerait une modification thérapeutique inhabituelle doit être contrôlé dans des conditions optimales ou auprès d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale. Il en est de même pour tout résultat normal alors que vous ressentez des symptômes inhabituels. En cas de doute sur l'équilibre de votre diabète, vous devez demander conseil à un professionnel de santé.




6- Comment conserver votre lecteur, vos bandelettes (ou électrodes) et solutions de contrôle en cas de canicule ?

Vous ne devez pas exposer votre matériel ni au soleil, ni à des températures élevées, ni à de fortes variations de températures ni à une atmosphère trop humide.

Les bandelettes (ou électrodes) et solutions de contrôle doivent être conservées dans un endroit frais et sec dans la plage de température indiquée sur l'emballage et dans la notice d'utilisation. Par exemple, il peut être mentionné de ne pas conserver les bandelettes (ou électrodes) dans un réfrigérateur. En effet, dans ce cas, au moment de l'utilisation, le brusque changement de température provoque une condensation incompatible avec une bonne utilisation des bandelettes (ou électrodes).

Les bandelettes (ou électrodes) et solutions de contrôle ne doivent pas être congelées. Pour disposer d'informations techniques complémentaires, le fournisseur peut être contacté. En cas de température supérieure à la température maximale préconisée pendant plusieurs jours, tout résultat qui entraînerait une modification thérapeutique inhabituelle doit faire l'objet d'un appel à un professionnel de santé.




7- Comment utiliser vos lecteurs de glycémie en cas de canicule ?

Température de fonctionnement

Pour chaque lecteur de glycémie, les manuels d'utilisation indiquent l'intervalle de température permettant le bon fonctionnement de l'appareil. Ces intervalles de températures doivent être respectées.

Conformément à leur manuel d'utilisation, lors de l'affichage du résultat, certains lecteurs indiquent un message d'erreur si le lecteur se situe en dehors des intervalles de températures spécifiés. Le résultat affiché n'est alors pas fiable. Dans d'autres cas, il peut arriver qu'aucun résultat ne soit affiché. Enfin, certains lecteurs n'ont pas d'alarme de température. Dans ce cas, le respect des intervalles de températures par l'utilisateur doit être rigoureux. Consultez votre manuel d'utilisation pour connaître les caractéristiques de votre lecteur.

Par ailleurs, si le matériel (lecteur, bandelettes et solutions de contrôle) est soumis à un changement brusque de température, il est impératif de le laisser s'équilibrer à la température ambiante avant de procéder à une mesure de glucose.

Le fournisseur peut être contacté pour avoir des informations techniques complémentaires.

Si les plages de températures indiquées ne peuvent pas être respectées, tout résultat qui entraînerait une modification thérapeutique inhabituelle doit faire l'objet d'un appel à un professionnel de santé.

Déshydratation

En cas de déshydratation, il est difficile d'obtenir une goutte de sang. Pour cette raison, les résultats peuvent être faussés. En cas de doute sur l'équilibre de votre diabète, vous devez demander conseil à un professionnel de santé.

8- Comment transporter votre lecteur, vos bandelettes (ou électrodes) et solutions de contrôle en cas de canicule ?

Les bandelettes et les solutions de contrôle doivent être transportées dans leur emballage d'origine. Ces bandelettes et ces solutions de contrôle (et à un moindre degré les lecteurs de glycémie) peuvent être très altérés s'ils sont conservés plusieurs heures à une température supérieure à celle préconisée. L'ensemble du matériel ne doit pas être exposé au soleil, ni à des températures élevées (telles que fréquemment relevées dans les coffres ou les habitacles de voitures exposées en plein soleil), ni aux fortes variations de températures, ni à une atmosphère trop humide.

Pour cela, il est conseillé de transporter les bandelettes et solutions de contrôle en plus de leur emballage d'origine, dans des pochettes isothermes mais en l'absence totale de glace.

Afssaps : Canicule et lecteurs de glycémie 20/06/05

Medqual, CHU de Nantes, Hôpital Saint Jacques, 85, rue Saint Jacques 44093 Nantes Cedex 01 - 27 Juin 2006



http://www.medqual.fr/grandpublic/sante-conseil/suivi-glycemique.htm#

Venez en parler de vive voix sur le tchat audio-vidéo de Dextro en Fête, www.dextro.fr

samedi, mai 22 2010

Le pied du diabétique

Venez parler du pied diabétique sur le tchat audio vidéo de l'association "Dextro en Fête" sur www.dextro.fr

Les lésions du pied chez les diabétiques sont très fréquentes, le plus fréquemment provoquées par des traumatismes, souvent très minimes. Les lésions du pied doivent être prises en compte très sérieusement chez une personne diabétique car elles peuvent, dans certaines situations, entrainer une amputation. Les lésions du pied peuvent être provoquées par une artérite ou une neuropathie, deux complications fréquentes du diabète, parfois associées à une infection. L'infection est un facteur aggravant de ces lésions. Tous les experts s'accordent pour affirmer que le nombre d'amputations peut être diminué en informant davantage les personnes diabétiques et en dépistant les personnes à risque.

Les statistiques 5 à 10 % des diabétiques sont victimes d'amputation Le diabète augmente de 15 fois le risque d'amputations des membres inférieurs (orteil, pied ou jambe) 20 à 25 % des diabétiques consultent au moins une fois dans leur vie pour une lésion du pied 3 000 à 5 000 amputations (orteil, pied, jambe) sont provoquées chaque année par le diabète L'amputation : l'obstruction de vaisseaux se rendant aux pieds peut provoquer une gangrène à l'origine d'une amputation Près de 70 % des amputations concernent des personnes atteintes de diabète Un diabétique est amputé d'un membre inférieur toutes les 30 secondes Plus de 50 % des amputations pourraient être évitées 50 000 amputations sont effectuées chaque année aux Etats-Unis Les lésions des pieds sont responsables de 25 % des journées d'hospitalisations chez un diabétique Le diabète est la deuxième cause d'amputation La gangrène des extrémités est 40 fois plus fréquente chez les diabétiques L'artérite des membres inférieurs nécessite l'apport de 20 fois plus d'oxygène pour aider une plaie à cicatriser Dans les pays développés, près de 5 % des diabétiques souffrent d'un problème au pied Les lésions des pieds sont la principale cause d'admission à l'hôpital des personnes atteintes de diabète Toutes les 30 secondes un diabétique perd une jambe

Connaître les risques « du pied du diabétique » Le diabétique présente des troubles de la sensibilité à la chaleur et au froid Il présente également une diminution de la sensation de douleur : il ne perçoit pas les traumatismes pouvant survenir sur le pied et peut se blesser sans s'en apercevoir Il présente souvent une sécheresse de la peau provoquant des fissures pouvant être à l'origine d'infections Des déformations des pieds entrainant des callosités peuvent survenir et être sources de blessures ultérieures. Une lésion du pied négligée et inssuffisamment prise en compte comme elle le devrait, peut malheureusement avoir des conséquences graves comme une amputation

Adopter une bonne hygiène de vie afin d' éviter d'en arriver au stade d'artérite et de neuropathie Respecter les objectifs glycémiques fixés par le diabétologue Ne pas fumer, le tabac participant à l'artériosclérose ... Contrôler la tension artérielle Surveiller le taux de cholestérol

Pour en savoir plus

Soigner ses pieds et avoir une hygiène irréprochable

Les pieds, qui peuvent avoir perdu leur sensibilité, sont plus exposés aux blessures. Soigner ses pieds, avoir une hygiène irréprochable, couper les ongles, avoir des chaussures confortables et consulter régulièrement un podologue limitent les risques de voir survenir des lésions du pied, très préjudiciables pour les diabétiques. Laver chaque jour les pieds à l'eau tiède et au savon Bien sécher et essuyer entre les orteils afin d'éviter l'apparition de mycose entre les doigts de pied pouvant provoquer une surinfection Appliquer une crème hydratante si la peau des pieds est sèche Poncer les durillons et les cors à la pierre-ponce par exemple.

Ce qu'il faut éviter Eviter les ongles trop courts et de les couper trop vifs (il est conseillé de les limer) Ne pas utiliser un instrument tranchant pour les cors et durillons Eviter de prendre des bains de pieds prolongés Eviter de marcher pieds nus

Les chaussettes Les changer tous les jours Eviter de porter des chaussettes neuves plus de 4 heures Choisir les chaussettes en coton ou en fibres naturelles Eviter les plis

Les chaussures



Les acheter en fin de journée lorsque les pieds sont plus enflés Plusieurs paires sont nécessaires pour varier les appuis et frottements Passer la main dans les chaussures avant de les mettre afin de s'assurer de l'absence d'éléments pouvant être sources de traumatismes comme par exemple des cailloux. Limiter les talons à 5 cm de hauteur Mettre des chaussettes au cours de toutes les saisons, même l'été Préférer les chaussures à lacets Choisir des chaussures souples Ne pas porter de vieilles chaussures qui peuvent être sources de traumatisme et les jeter. Attention aux chaussures neuves ou mal adaptées Porter des chaussures qui auront été inspectées avant d'être portées. Choisir des chaussures un peu plus grandes que la taille des pieds afin de ne pas être trop serrés Avoir si possible, 2 à 3 paires de chaussures qu'il faut mettre en alternance

Ne pas utiliser de bouillotte, de couverture chauffante et éviter les bains chauds car la chaleur augmente le risque de brûlure. Ne pas oublier d'être à jour de sa vaccination antitétanique.

Examiner les pieds tous les jours afin de repérer toute lésion Utiliser un miroir Se faire aider Vérifier l'absence de plaie, de durillons, de mycose ... Consulter au moindre doute afin d'éviter gangrène et amputation

Une blessure du pied représente une véritable urgence nécessitant une consultation urgente Laver à l'eau et au savon de Marseille Désinfecter la plaie Consulter un médecin en urgence Faire un prélèvement bactériologique afin d'identifier le germe en cause et mettre en place une antibiothérapie adaptée Eviter l'appui du pied Découper la chaussure si nécessaire Prévoir un antibiotique à large spectre et des anticoagulants

Toute plaie du pied (frottements, ongles incarnés ...) souvent non ressentie comme telle, risque de ne pas se cicatriser et évoluer vers une gangrène en quelques heures.

Limiter les facteurs de risques associés

HTA, tabagisme, mauvais contrôle de la glycémie, sédentarité, alcoolisme, hypercholestérolémie doivent être repérés et traités.

Patients à risque : assurer la protection des pieds Personnes seules Diabétiques présentant Des problèmes articulaires Des troubles de la vision Des fourmillements dans les pieds Des douleurs ou des crampes La peau fragile et sèche

La consultation de podologie : indispensable La prise en charge par la sécurité sociale de la consultation de podologie : une prise en charge à hauteur de 27 euros par séance pour 4 ou 6 séances par an selon le grade du diabète (4 séances pour un diabète grade II et 6 séances pour un diabète de grade III) selon la convention signée fin décembre 2007. Pour infos : site Consulter un podologue régulièrement selon les recommandations du diabétologue Les grades du pied diabétique : Grade I : ulcère superficiel, pas d'atteinte des tissus profonds Grade II : extension aux tendons, capsule et os Grade III : abcès, ostéomyélite, ostéoarthrite, tendinite ... Grade IV : début de gangrène (un orteil ...) Grade V : gangrène étendue ...

Eviter l'amputation



Toutes les 30 secondes un diabétique est amputé à cause du diabète Près de 70 % des amputations concernent des personnes atteintes de diabète La plupart des amputations débutent par un ulcère au pied

Evaluer l'efficacité de la surveillance des complications pouvant survenir au niveau des pieds

S'assurer que : Les ongles sont bien coupés L'absence de mycose L'absence de talons fendillés Les chaussures ne représentent pas de risque Le diabétique ne marque pas pieds nus Consultation régulière d'un podologue Aide possible de l'entourage si problème visuel ou manque de souplesse

La prise en charge par l'Assurance maladie

L'Assurance Maladie rembourse désormais les soins et actes de prévention des patients diabétiques de grades 2 et 3 (gradation du groupe international de travail sur le pied diabétique)

Les lésions de grade 2

4 séances par an au maximum pou les patients présentant des lésions de grade 2

Les lésions de grade 3

6 séances par an au maximum pour les patients présentant des lésions de grade 3

Des séances prescrites par le médecin

Ces séances doivent être prescrites par le médecin du patient diabétique

S'assurer que tous les pédicures-podologues soient habilités à pratiquer ces séances

Tous les pédicures-podologues ne sont pas habilités à pratiquer ces séances de prévention Les pédicures podologues conventionné formé et équipé pour pratiquer ces actes.

Les tarifs et remboursements

Le tarif de chaque séance est de 27 euros( Février 2009). Elle est remboursée à 60% ou à 100% si vous êtes déjà pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie. Le pédicure-podologue ne peut pas facturer de dépassements d'honoraires pour ces séances.

Une consultation qui ne peux pas se faire à domicile

Ces séances ne peuvent se faire à domicile. Le pédicure-podologue est tenu de réaliser les séances à son cabinet afin de respecter de bonnes conditions d'hygiène et de sécurité. Sources : Caisse d'assurance maladie : http://www.ameli.fr/...

lundi, mai 17 2010

Le diabète insipide (insuffisances post-hypophysaires)

Le diabète insipide (insuffisances post-hypophysaires)



? Qu'est-ce que c'est ?

Le diabète insipide central est provoqué par le manque de sécrétion d'hormone anti-diurétique (ADH) par l'hypothalamus. C'est le cas le plus fréquent. Dans le diabète insipide néphrogénique, l'hormone normalement sécrétée n'agit pas sur les tubules rénaux devenus résistants à son action. Normalement, le rein laisse d'abord filtrer une grande quantité d'eau à travers les glomérules; puis il en réabsorbe au niveau des tubules une grande partie qui retourne dans la circulation sanguine, pour ne garder dans les cavités rénales qu'une fraction qui, associée aux déchets, forme l'urine. Le manque d'hormone antidiurétique ADH provoque l'impossibilité pour le tubule rénal de réabsorber normalement l'eau filtrée par le glomérule.

? Les signes de la maladie

Cliniquement, la maladie se manifeste de manière brutale ou rapidement progressive, par une polyurie (augmentation du volume des urines) importante et permanente. Le volume des urines est augmenté et peut atteindre 8 à 10 litres par jour, et même parfois 15 à 20 litres. Ces urines sont pâles comme de l'eau, peu concentrées, et ne contiennent aucun élément pathologique: ni sucre, ni albumine. Accompagnant cette polyurie, il existe une polydipsie, c'est à dire que le malade a toujours soif, de manière impérieuse, permanente et insatiable. Il boit sans cesse, beaucoup, le jour, la nuit, et n'arrive jamais à étancher sa soif.

A part cela, le patient est en assez bon état général, sauf s'il est hyper-hydraté (céphalées, nausées), ou déshydraté (lorsqu'il ne peut boire autant qu'il lui est nécessaire ).

L'examen clinique est normal.

Ce tableau est très caractéristique du diabète insipide .

Les examens complémentaires biologiques courants (ionogrammes sanguin et urinaire) sont normaux, sauf parfois une légère anémie de dilution.

Le diagnostic doit être porté avec certitude, car il existe une maladie au tableau clinique comparable : la "potomanie psychogène " :

il s'agit d'un trouble du comportement qui provoque un besoin impérieux de boire; la quantité de liquide ingérée peut être supérieure à celle absorbée dans un diabète insipide; évidemment la polyurie est également très importante, parfois aussi plus que dans le diabète insipide.

Cliniquement, le début de la potomanie est souvent plus brutal, à la suite d'un choc affectif, le malade présente des troubles psychiatriques (mais pas toujours), et la polydipsie est variable d'un jour à l'autre. Aucun de ces signes n'est absolu, mais il reste indispensable bien sûr de poser un diagnostic précis car le traitement est évidemment très différent.

? Examens et analyses complémentaires

Le médecin demande pour cela des épreuves dynamiques.

Le test de restriction hydrique permet de déterminer s'il existe encore des possibilités de sécrétion de l'hormone ADH. L'épreuve est pratiquée en milieu hospitalier, pour compenser rapidement une éventuelle déshydratation. Le malade urine, puis on le pèse et il s'allonge dans un lit. Toutes les 15 minutes, on le pèse, on lui prend la tension, et toutes les 30 minutes on recueille les urines dans des bocaux numérotés. L'épreuve cesse quand le malade présente des signes de désagrément: angoisse, sécheresse des muqueuses, accélération du pouls, baisse de la pression artérielle et du poids. L'association de la déshydratation et de l'impossibilité par le rein de concentrer les urines malgré la suppression de boissons, permet le diagnostic. Il va sans dire que dans un vrai diabète insipide on ne peut pas mener cette épreuve jusqu'à son terme. Le test à la vasopressine permet de reconnaître la carence en ADH. D'autres tests peuvent être pratiqués, les plus utilisés sont les épreuves thérapeutiques qui utilisent la propriété antidiurétique de certains médicaments. Il est possible que le diagnostic différentiel avec la potomanie soit difficile même après ces épreuves, car une potomanie prolongée peut inhiber la sécrétion d'hormone ADH (diabète insipide induit), parce que un diabète insipide peut guérir mais le malade qui a pris l'habitude de boire beaucoup va continuer, et donc uriner en quantité excessive (diabète insipide auto-entretenu), ou parce qu'il existe des perturbations primitives du centre de la soif (par une lésion ou une tumeur au niveau de l'hypothalamus). Parfois le médecin recourt à une épreuve de déconditionnement, avec une psychothérapie adaptée. Le but est de persuader le malade de boire moins, avec un régime désodé, éventuellement un médicament antidiurétique qui est remplacé progressivement par un placebo. Le dosage de l'hormone antidiurétique montre sa diminution. ? Causes et facteurs de risque

Les causes du diabète insipide sont le plus souvent acquises :

séquelles de traumatisme crânien, méningite, encéphalite, ou d'intervention neurochirurgicale dans la région hypothalamo hypophysaire, tumeur du cerveau (craniopharyngiome, métastase de cancers bronchique, mammaire, colique), tuberculose, sarcoïdose, histiocytose X, maladie de Schuller-Christian, granulomatose de Wegener, parfois une maladie de système (collagénose) avec localisation hypophyso-hypothalamique.

L'imagerie par résonance magnétique est l'examen fondamental pour retrouver une cause au diabète insipide.

Les diabètes insipides idiopathiques (c’est à dire sans cause retrouvée : environ 30 % des cas) correspondent à une maladie familiale.

Diabète insipide néphrogénique A côté de cette forme centrale, il existe un diabète insipide néphrogénique qui peut être héréditaire (recessif lié au sexe : transmis par les femmes et ne se manifestant que chez l'homme) ou secondaire à une maladie rénale chronique (pyélonéphrite, myélome, amylose…) ou encore provoqué par un médicament : sels de lithium, aminosides, anesthésie au méthoxyflurane.

Le diabète néphrogénique chez le nourrisson qui ne peut manifester sa soif se traduit par un déshydratation grave avec fièvre, vomissements, convulsions.

? Traitement

Le traitement est évidemment fonction de la cause. Il faut dans tous les cas ne pas laisser le malade se déshydrater ni s'hyperhydrater puis essayer de l'équilibrer avec un régime peu salé. Le traitement de la cause est impératif s'il en existe une.

La desmopressine est un analogue de l'ADH dont l'action antidiurétique est puissante. L'administration se fait en général par voie endonasale une ou deux fois par jour.

Certains médicaments permettent de réduire les doses et peuvent être associés : Tégrétol , Largactyl, Lipavlon.



Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_670_diab_insip.htm

Un membre de votre entourage ou vous-même venez d'apprendre le diagnostic. Vous avez envie d'échanger vos points de vue avec d'autres personnes dans votre cas. Parler du diabète n'est pas toujours facile, nos forums vous sont ouverts. Venez en parler de vive voix sur notre T'chat Audio vidéo : www.dextro.fr

lundi, mai 10 2010

Diabète type 2 non insulino dépendant

Diabète type 2 non insulino dépendant Le diabète de type 2 est aussi appelé "diabète non insulino-dépendant", "diabète gras" ou "diabète de la maturité". Mais il frappe maintenant des personnes de plus en plus jeunes et même des adolescents. Diabète de type 2 : l'effet incrétine sur la glycémie Attention : forte augmentation du diabète de type 1 chez l'enfant et du diabète de type 2 chez l'adolescent Le diabète de type 2 est une maladie évitableAttention : forte augmentation du diabète de type 1 chez l'enfant et du diabète de type 2 chez l'adolescent Du café contre le diabète Diabète : mon programme de suivi

Diabète de type 2 : une épidémie Le diabète de type 2 connaît depuis quelques années une progression particulièrement inquiétante, en parallèle avec celle de l'obésité. En effet, il affecte essentiellement des personnes au-dessus de leur poids idéal.

Le diabète de type 2 survient le plus souvent après la quarantaine. Mais on l'observe maintenant chez des personnes plus jeunes et même chez des adolescents. Bien que cette maladie ne soit pas contagieuse, on parle maintenant d'épidémie mondiale de diabète de type 2.

Ce diabète de type 2 résulte de l'association de deux anomalies interdépendantes : une insulino-résistance, c'est-à-dire une moindre sensibilité à l'insuline des cellules du tissu adipeux, du foie et des muscles et une sécrétion insuffisante d'insuline.

Les causes du diabète de type 2 Les mécanismes qui conduisent à cette forme de diabète sont fort nombreux : une hyperglycémie chronique est constatée dans une soixantaine de pathologies différentes.

Il ne fait plus aucun doute que l'obésité et la sédentarité sont les causes essentielles du déclenchement de ce diabète, surtout chez les personnes prédisposées.

Le contrôle régulier (une fois par an) de la glycémie est le meilleur moyen de le détecter. Si la glycémie est élevée, même légèrement, et que les facteurs de risques sont associés (surpoids, antécédents familiaux de diabète), on doit alors pratiquer une hyperglycémie provoquée, examen qui dose les réponses de l'organisme à l'insuline.

Le diabète de type 2 est moins invalidant que le diabète de type 1. Néanmoins, l'hyperglycémie chronique a exactement les mêmes répercussions sur les différents organes.

Paule Neyrat, Diététicienne 13/08/2009 http://www.e-sante.fr/diabete-type-insulino-dependant-diabete-type-insulino-dependant-NN_3109-82-950.htm

mardi, mai 4 2010

Spenda et diabète

Splenda disponible en France (également en sucrette) sur le site de Gourmandise Light

Resucrage du diabètique : http://resucrage.free.fr

lundi, mai 3 2010

Trois règles pour bien vivre son diabète au quotidien

3 règles pour bien vivre son diabète au quotidien Aucun traitement ne permet de guérir le diabète. C'est une hygiène de vie qu'il faut mettre en place sur le long terme afin de prévenir les complications possibles du diabète. Quels sont les grands principes d'une bonne hygiène de vie ?

1) Réduire son poids La première étape en cas de diabète est de surveiller son poids. Les personnes atteintes de diabète de type 2 étant souvent en excès pondéral, il est nécessaire de débuter la prise en charge par une réduction du poids. Attention, il ne s'agit pas d'instaurer un régime très restrictif. Les meilleurs résultats à long terme sont obtenus avec des régimes peu ou modérément sévères et surtout adaptés aux habitudes alimentaires individuelles. Dans cette optique, il est intéressant de se faire aider et suivre par son médecin, voire par un nutritionniste ou diététicien. Enfin, il est primordial de se fixer des objectifs réalistes et raisonnables. Perdre beaucoup de poids en très peu de temps n'est pas durable et dangereux pour la santé. Conseils pratiquesVisez une perte de poids de 5 à 15% par rapport au poids maximal, sur 6 mois. Supprimez vos grandes erreurs alimentaires, lesquelles portent très souvent sur les graisses (charcuteries, fromages), les sodas et les boissons alcoolisées.Réduisez globalement vos apports caloriques de 15 à 30%.

Ramadan : pas de jeûne pour les personnes fragiles Les diabétiques sont souvent des ronfleurs Une vaste étude sur le diabète mobilise patients et médecinsUn programme sur mesure pour prendre de bonnes habitudes alimentaires ! 6 repères alimentaires pour enfants et ados Les différentes causes de la prise de poids

2) Bien s'alimenter De nouvelles habitudes alimentaires doivent être instaurées, progressivement de préférence, car elles devront être suivies toute la vie. Les grands principes sont les suivants : Les glucides doivent représenter environ la moitié de la ration calorique quotidienne. Les glucides lents doivent être privilégiés (pain, pâtes, riz, autres féculents).L'alimentation doit être riche en fibres (fibres solubles surtout : pectines, guar, gomme), comme celles apportées par les fruits et les légumes verts. Conseils pratiquesFaites au moins 3 repas par jour. Arrêtez tout grignotage entre les repas. Diminuez votre consommation totale de graisses. Limitez les graisses d'origine animale (viandes grasses, oeufs, charcuteries, fromages, beurre, crème fraîche) et les aliments riches en graisses (fritures, cacahuètes, glaces, pâtisseries, viennoiseries, biscuits apéritifs...). Préférez les viandes maigres (filet de porc, volailles sans la peau), les laitages écrémés ou demi écrémés. Mangez plus souvent du poisson. Pour cuisiner, utilisez (avec modération) des matières grasses d'origine végétale riches en acides gras mono insaturés (olive, arachide, colza) ou poly insaturés (tournesol, pépins de raisin, maïs...), au détriment des acides gras saturés (beurre, margarine...). Favorisez les modes de cuisson sans graisse. Évitez d'associer plusieurs aliments gras au cours du même repas (ex. pas de viande et de fromage au même repas). Mangez suffisamment de glucides en privilégiant la consommation de féculents (glucides complexes) et de fruits (glucides simples). Privilégiez les glucides ayant un index glycémique bas (fruits, lentilles, haricots blancs, pâtes, etc.). La quantité de glucides est à évaluer en fonction de l'activité physique (professionnelle et privée) et de l'âge. Répartissez les glucides entre les différents repas. Consommez des aliments riches en fibres (ex. un fruit et/ou des légumes verts à chaque repas). Les produits sucrés avec du saccharose (sucre de table) ne sont pas interdits en fin de repas à condition de tenir compte de cet apport supplémentaire en glucides (attention, les produits sucrés sont aussi souvent gras !). Pas de boissons sucrées au saccharose, sauf en cas d'hypoglycémie. Ayez recours aux édulcorants comme l'aspartam, la saccharine, l'acésulfame de potassium, pour les aliments et les boissons sucrées. Limitez fortement votre consommation d'alcool, et toujours au cours d'un repas. http://www.e-sante.fr/diabete-regles-vivre-diabete-quotidien-NN_14942-34-1.htm

dimanche, avril 11 2010

L'insuline expliquée

L'insuline expliquée Lorsque votre diabète est diagnostiqué pour la première fois, votre équipe soignante utilise une terminologie médicale qui ne vous est pas familière ou s'avère difficile à comprendre. « Insuline » est un terme qui revient très souvent. Beaucoup de gens savent que le diabète est lié à l'insuline, mais la plupart d'entre eux sont incapables d'expliquer ce qu'est l'insuline ou quel est son rapport avec le diabète.

Pour faire simple: l'insuline est produite dans le pancréas pour aider à maîtriser le taux de glucose dans le sang, c'est-à-dire la glycémie.

Lorsque vous mangez, votre corps décompose les sucres et les amidons contenus dans les aliments et les transforme en glucose. Le glucose sert ensuite de carburant aux cellules. L'insuline est une sorte d'hormone. Les hormones sont des messagers chimiques qui fonctionnent comme des clefs, elles « ouvrent des portes » vers les différentes fonctions de votre corps. L'insuline est la clef qui permet d'ouvrir les portes à travers lesquelles le glucose peut accéder aux cellules de votre corps.

Le pancréas est une glande qui se trouve derrière votre estomac. Les cellules du pancréas contiennent un « lecteur de glycémie intégré ». Chez les gens qui ne souffrent pas de diabète, ce lecteur de glycémie propre à l'organisme est capable de déterminer la bonne quantité d'insuline dont le corps a besoin pour faciliter le voyage du glucose dans les cellules. Lorsque le taux de glucose dans le sang augmente, ce dispositif réagit en injectant la quantité correcte d'insuline dans le sang afin que le glucose puisse être transporté dans les cellules.

Certains diabétiques de type 2 ne produisent pas suffisamment d'insuline, alors que chez d'autres diabétiques les cellules « ignorent » l'insuline et ne l'utilisent pas correctement. C'est ce que l'on appelle « la résistance à l'insuline ». Si votre production d'insuline est faible ou si vous avez une résistance à l'insuline, vos cellules ne recevront pas suffisamment de carburant et le glucose restera dans votre sang où il s'accumulera. C'est pourquoi les diabétiques de type 2 ont une glycémie élevée. Si cette glycémie élevée n'est pas maîtrisée ou traitée, elle peut causer de graves complications à long terme pour la santé.

Au cours des premiers stades du diabète, la meilleure manière d'améliorer votre glycémie est d'adapter votre alimentation et de bouger davantage. Cependant, le diabète de type 2 est une maladie progressive ; il se peut donc qu'au début vous ne deviez prendre que des comprimés pour équilibrer votre glycémie mais qu'à la fin une insulinothérapie devienne indispensable. Cela revient à remplacer l'insuline produite naturellement dans votre corps par des injections d'insuline.

La première étape vers une meilleure maîtrise de votre diabète est de comprendre comment votre corps fonctionne. Consultez votre équipe soignante si vous souhaitez en savoir plus sur le fonctionnement de l'insuline dans votre corps et sur le rôle qu'elle joue dans votre diabète.

http://fr.lifescan.be/Encyclobetes/Article/Insulin/InsulinExplained.aspx

voir le site de FlexPen

vendredi, avril 2 2010

Pompe à insuline et futures mamans diabétiques.

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La pompe à insuline, un gage de sécurité pour les futures mamans Pour de nombreuses jeunes femmes diabétiques, la grossesse est envisagée avec appréhension. Et pour cause, le contrôle de cette maladie est capital durant cette période. Heureusement, certains traitements permettent de réduire considérablement les risques. Zoom sur la pompe à insuline une approche thérapeutique éprouvée, parfaitement adaptée, notamment, à la femme enceinte.



La grossesse est une période redoutée par les jeunes femmes diabétique car cette maladie doit être prise en charge avec la plus grande rigueur sous peine d'augmenter le risque d’avortements spontanés et de malformations congénitales du fœtus dès les premières semaines. Aujourd’hui, grâce à un suivi renforcé, les femmes diabétiques peuvent mener à bien une grossesse en toute sécurité.

Les risques d’un diabète non équilibré La clef d’une grossesse épanouie et sûre pour le bébé et la maman est un contrôle strict et rigoureux de la glycémie avant, pendant et après la grossesse. Lorsque le diabète n'est pas traité durant cette période, les risques de complications, notamment cardiaques, sont majeurs pour la future maman. Le bébé n’est pas non plus en sécurité. En effet, les menaces qui pèsent sur le foetus sont plus importantes encore et les malformations nerveuses ou cardiaques toujours redoutées.

Aussi, il est impératif pour une jeune femme diabétique de programmer sa grossesse pour limiter au maximum ces risques. La mise en place d’un traitement efficace par le diabétologue permettra de contrôler parfaitement sa glycémie. Les médecins diabétologues suggèrent de planifier la grossesse au minimum 6 mois avant le début afin de débuter les contrôles adaptés. La prescription d’antidiabétiques oraux sera abandonnée et remplacée par l’injection d’insuline pour les diabètes de type 2. Afin de contrôler avec la plus grande précision la glycémie, les professionnels de santé proposent de plus en plus fréquemment l’usage d’une pompe à insuline qui, grâce à sa précision et sa modulation, permet de réduire considérablement le risque de malformation.

L’avantage d’une pompe à insuline pour les femmes enceintes La pompe à insuline externe permet de mimer au plus près ce qui se passe réellement dans le corps. Elle délivre de l’insuline en continu qu’on appelle débit basal, mais également à la demande, en fonction de l’activité physique et des repas : les bolus. Elle est constituée d’un petit boîtier discret de la taille d’un téléphone portable et d’un tube très fin inséré sous la peau, souvent placé au niveau du ventre. Sa principale qualité est la réduction des grands écarts de glycémie (taux de sucre dans le sang). Au final, cela permet de réduire les nombreuses complications dues aux pics d’hyper ou d’hypoglycémie d’un diabète mal contrôlé. .

Pour envisager sa grossesse en toute sérénité, l’insulinothérapie par pompe est une excellente solution. Elle a déjà démontré d’importants bénéfices1 dans la prise en charge du diabète pendant la grossesse. A l’idéal, on la met en place quelques temps avant le désir de grossesse et la conception. Durant la grossesse, il est toujours possible d’y recourir en toute sécurité et, elle est même recommandée, si l’on se rend compte que le contrôle de la glycémie est défaillant.

Une solution également adaptée aux enfants La pompe à insuline n’est pas réservée aux femmes enceintes. Aujourd’hui 15 000 personnes sont porteuses de pompe2 alors que 40 000 pourraient en bénéficier3. Parmi eux les enfants sont les premiers concernés. Le diagnostic d’un diabète chez un enfant représente un changement radical dans son mode de vie et les multiples piqures quotidiennes sont, on s’en doute, difficile à vivre. La pompe à insuline permet d’oublier ces épisodes douloureux même s’il faut continuer à contrôler sa glycémie au bout du doigt. On dénombre de nombreux avantages : la facilité d’utilisation de la pompe permet de confier aisément son enfant pour la nuit à des amis ou de le laisser partir en vacances l’esprit plus léger, la flexibilité permet aux enfants de faire la grasse matinée, de participer à des repas aux heures décalées ou à des goûters d’anniversaire. Une étude réalisée au CHU de Reims4 a permis de constater d’une part qu’il y a moins d’épisodes d’hypoglycémies sévères, moins d’acido-cétoses et moins d’hospitalisations avec le traitement par pompe et d’autre part, un gain en qualité de vie pour l’enfant et sa famille.

Femmes enceintes et enfants sont deux groupes de patients pour qui l’usage de la pompe à insuline est largement préconisé. Reste à harmoniser les pratiques médicales pour que le plus grand nombre de personnes diabétiques puisse en bénéficier

Anne-Aurélie Epis de Fleurian

1: Jornsay, D. "Continuous Subcutaneous Insulin Infusion (CSII) Therapy during Pregnancy” ; Diabetes Spectrum, Volume 11, Number 1, 1998 2 : Enquête sur les traitements du diabète de type 1 en France – communiqué AFD – AJD – Medtronic – 18 janvier 2007 3 AFSSAPS Recommandations du groupe d’experts interrogés par le CEPP - 2005 4 : C. Gouillard, PF. Souchon, V. Sulmont, J. Motte, "Equilibre glycémique et qualité de vie de l’enfant de moins de 6 ans présentant un diabète de type I traité en première intention par pompe à insuline" American Memorial Hospital Service de Pédiatrie A. CHU Reims France 2004 http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/10334-diabete-grossesse-pompe-insuline

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Site sur la pompe à insuline : Ma pompe

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "Dextro en Fête": www.dextro.fr

mardi, mars 16 2010

Diabète et maladie aïgues

Diabète et maladies aïgues Les diabétiques bien équilibrés ne souffrent pas plus souvent d’infections aïgues que les personnes saines. Cependant, en cas de glycémies élevées, de simples infections peuvent devenir beaucoup plus graves et entrainer un déséquilibre du diabète. En cas de diabète mal équilibré à long terme, le risque d’infections des voies urinaires ou des voies respiratoires ainsi que de mycoses t de furoncles s’élève significativement. De même, les lésions au niveau du pied s’infectent plus vite et guérissent mal, surtout s’il existe un problème vasculaire ou une neuropathie (pied diabétique)

Que se passe-t-il en cas d’infection Dès que notre système immunitaire reconnaît un agent infectieux, il va réagir en libérant des hormones de stress qui vont déclencher notre système de défense. Cependant, ces hormones diminuent également l’efficacité de l’insuline et font donc augmenter la glycémie et en même temps les besoins en insuline.

Un diabétique bien éduqué doit savoir qu’en cas d’infection, il faut contrôler plus souvent ses glycémies et savoir également comment adapter et augmenter ses doses d’insuline ou d’anti-diabétiques. Car si l’élévation des glycémies n’est pas corrigée, il y a risque de céto-acidose chez les diabétiques de type 1 et de coma hyperosmolaire chez les diabétiques de type 2.

Etant donné que les infections évoluent souvent plus gravement chez les personnes diabétiques, il est important de les traiter en conséquence, par antibiotiques en cas d’infection bactérienne et par anti-mycotique en cas de mycoses.

http://www.ald.lu/fr/articles/generalites/diabete_et_maladies_aigues/

dimanche, février 7 2010

Nouvel Espace à découvrir :

Nouvel espace très complémentaire du tchat vocal de "Dextro en Fête" http://www.lasdepic.fr

Possibilités Complémentaires :

Mise en place d'un Forum

Création d'un espace personnalisé pour chaque membre par un Profil.

Affiner des Recherches de contact par profil. Exemple : D.I.D, N.D.I.D, Parents d'enfant diabétique...

Échange de Correspondance écrite par e-mail, avec la réception d'un e-mail lorsqu'une recherche aboutie.

Possibilité de faire des Groupes de discussion partageant les mêmes intérêts ou étant confrontés aux même complications du diabète.

Création de Blog, partage de musiques, de vidéos, de photos (sécurisées par des codes).

Poster des Événements, des manifestations, des articles, des recettes ...

Boite aux lettres personnelle consultable aussi à partir de son téléphone portable.

Communication en audio-vidéo en complément du site. La communication sur «Lasdepic» se faisant entre deux membres, alors que sur le site l'échange se fait en salle publique entre tous les membres présents.

Nous vous invitons à découvrir cet espace, de vous y inscrire et de l'utiliser à votre convenance (sans modération).

http://www.lasdepic.fr Réseau

http://www.dextro.fr (tchat vocal)

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Partenaires de "Dextro en Fete"
http://diab-net.com le site de Jow_83 http://www.sucretterie.com/