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vendredi, septembre 3 2010

Maladie de Dupuytren

Maladie de Dupuytren

Maladie de Dupuytren

[?] Qu'est-ce que c'est ?

C'est une fibrose rétractile irréductible de l'aponévrose palmaire de la main avec rétraction et flexion des doigts, perception de nodules durs et épaississement de l'aponévrose palmaire moyenne.

L'affection est souvent bilatérale.

[?] Causes et facteurs de risque

Une prédisposition héréditaire est souvent retrouvée.

La cause de la maladie est inconnue mais certaines maladies sont souvent associées :

  • Microtraumatismes professionnels (menuisiers, pelletiers, rameurs, tonneliers...) ;
  • Certaines affections nerveuses : zona, syringomyélie, compressions médullaires, épilepsie, maladie de Parkinson...
  • Diabète ;
  • Alcoolisme ;
  • Syndrome épaule-main (algodystrophie)...

[?] Les signes de la maladie

Le début est insidieux. Il se fait par l'apparition dans la paume de la main d'un ou plusieurs nodules siégeant à la base du 4° ou 5° doigt. Le nodule est ferme, adhérent à la peau et aux plans profonds.

En grandissant, les nodules s'allongent et forment des cordes longitudinales. Peu à peu apparaît une flexion irréductible des doigts intéressant les deux premières phalanges. Le pouce n'est pas touché. Dans les formes graves, la main peut se fermer complètement.

Il n'y a pas d'autre symptôme; en particulier il n'y a pas de douleur.

[?] Evolution de la maladie

Il y a quatre stades évolutifs :

  • Stade I : nodules palmaires sans rétraction des doigts ;
  • Stade II : début de flexion jusqu'à 90° ;
  • Stade III : flexion de plus de 90° ;
  • Stade IV : hyperextension de la 3° phalange sur la 2°, elle-même complètement repliée sur la 1°.

La maladie peut être associée à une maladie de Ledderhose (fibromatose de l'aponévrose plantaire se traduisant par des nodules douloureux à la marche sans rétraction des orteils) et à une maladie de La Peyronie des corps caverneux (L'induration plastique des corps caverneux se traduit par l'apparition de nodules fibreux dans les enveloppes des corps caverneux, gênant et déformant l'érection.)

La coexistence des trois affections évoque un diabète.

[?] Traitement

Il repose sur les infiltrations sous-aponévrotiques de dérivés cortisonés. L'auto-rééducation est effectuée sous l'eau chaude.

Des actes spécialisés de chirurgie peuvent être réalisés si nécessaire.

Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso

mercredi, septembre 1 2010

Limiter la prise de poids liée au diabète

Limiter la prise de poids liée au diabète

Le diabète gras (ou "diabète de type 2") est une maladie qui s'aggrave lorsqu'on prend du poids et s'améliore lorsqu'on en perd, même un tout petit peu !

  Vélo, natation... Si possible faites régulièrement une activité physique.

Certains médicaments antidiabétiques aident à équilibrer un diabète tout en faisant prendre du poids. C'est le cas de l'insuline ou de certaines catégories de comprimés.

La meilleure manière d'éviter la prise de poids liée à ces traitements est d'augmenter son activité physique. Cela passe par l'application de la devise "bouger en toute occasion" et la mise en place, si possible, de séances d'activité physique (vélo, natation...).

Bien entendu, la correction de certaines erreurs alimentaires est également souhaitable. Plutôt que de "se mettre au régime", pensez à corriger des erreurs simples. En quelques mots : attention au grignotage, aux graisses et sucres cachés et pensez à manger à votre faim mais pas au-delà. Les régimes restrictifs n'ont jamais aidé à corriger une prise de poids ou un diabète sur du long terme.

Pour conclure : l'augmentation de l'activité physique et l'amélioration progressive de l'alimentation permettent de stabiliser le poids et de favoriser sa diminution. Ces mesures sont également le meilleur moyen de limiter l'augmentation, voire de réduire, le nombre de comprimés antidiabétiques à prendre.

Les risques du surpoids chez l'ado

  Attention à ne pas culpabiliser un ado en surpoids.

Le premier risque du surpoids de l'enfant est celui de devenir véritablement obèse ! La plupart des adolescents obèses le restent à l'âge adulte. Et il est bien plus difficile de soigner une obésité que d'empêcher son apparition.

- Des complications de l'excès pondéral peuvent apparaître précocement : un diabète, une hypertension artérielle, des anomalies des graisses du sang (excès de triglycérides) peuvent survenir chez l'enfant ou l'adolescent avec excès pondéral.

- Les apnées du sommeil et l'asthme sont également favorisés par la surcharge pondérale.

- Chez les filles, le surpoids favorise le développement du "syndrome des ovaires polykystiques".

- Des complications articulaires sont également possibles chez l'adolescent obèse.

- Enfin, il faut insister sur le retentissement psychosocial de la surcharge pondérale chez certains enfants et adolescents avec une mauvaise estime de soi, une insatisfaction par rapport à la silhouette actuelle ou souhaitée, une souffrance psychique, des troubles anxieux et dépressifs.

Attention : s'il est essentiel de ne pas négliger l'existence du surpoids chez l'enfant, il est absolument primordial de respecter son équilibre émotionnel. Le discours à employer doit être adapté, prudent et non culpabilisant. Dans ce sens, il est préférable de se faire aider d'un professionnel ayant une bonne expérience des enfants.

Par le Dr Boris Hansel, chef de clinique en Endocrinologie-Nutrition.

http://www.linternaute.com/sante/nutrition-digestion/conseil/votre-poids-sante-en-5-reponses/limiter-la-prise-de-poids-liee-au-diabete.shtml.

mardi, août 31 2010

Association de diabétiques : Dextro en Fête.

Nous sommes association de diabétiques" Dextro en Fête " ( regroupant type 1, type 2, type 4 ), qui a pour objet de favoriser le dialogue entre diabétiques sur internet et d'être un soutien moral pour rompre la solitude au quotidien que peut imposer, dans certains cas, cette maladie.

Cette salle vocale, crée par des diabétiques, est sans téléchargement, ouvert 24h/24 - 7j/7 et GRATUIT.

C' est un espace convivial où l'échange se fait en direct soit par écrit, soit par vocal...il suffit d'avoir un simple micro pour pouvoir parler !

Le fait de pouvoir communiquer vocalement apporte une dimension humaine et personnalisée. Beaucoup déjà nous ont rejoint et en éprouvent un grand réconfort.

C' est pourquoi, nous vous invitons à le découvrir vous aussi.

Pour nous rejoindre :

http://www.dextro.fr/

Toute l’équipe de " Dextro en Fête " sera enchantée de vous y accueillir.

Recevez en attendant toutes nos amitiés.

Le diabète, parlons-en sur http://www.dextro.fr/




Hugues de "Dextro en Fête".

Concours photo Accu-chek : bouge tes pixels

concours photos : !!!!Bouge tes Pixels

Tous les diabétiques âgés de 6 ans et plus utilisant les produits de la gamme Accu- Chek : Accu-Chek Performa / Accu-Chek Performa Nano / Accu-Chek Combo peuvent participer.

-Et chaque participant peut déposer autant de photos qu’il le souhaite

Aller sur le site d'Accu-Chek

Venez en parler sur le tchat vocal de l'association de diabétiques : Dextro en Fête : www.dextro.fr

Prends une photos de toi avec ton lecteur de glycémie ou ta pompe à insuline accu-chek.

samedi, août 28 2010

concours vidéo : Ma pompe à insuline et moi, : Résultats Medtronic voir les gagnants

VOIR Les 3 Vidéos Gagnantes du concours Ma pompe et moi

http://www.dextro.fr/mapompeetmoi/

Qui a gagné le concours ?

Les vainqueurs sont :

Premier Prix du concours vidéo organisé par medtronic sur ma pompe à insuline et moi Vidéo visible sur http://www.dextro.fr/mapompeetmoi/1er-prix/

Deuxième prix du concours : Julianne vidéo visible sur : http://www.dextro.fr/mapompeetmoi/2eme-prix/

3ème prix du concours ; Céline Vidéo visible sur http://www.dextro.fr/mapompeetmoi/3eme-prix/

Vidéos sur le diabète et sur la pompe à insuline

vendredi, août 27 2010

Automesure de la glycémie (diabète) : ( autosurveillance ) informations

Autosurveillance de la glycémie (diabète) : informations

Dans cette rubrique, les patients et leurs familles trouveront des explications sur l’automesure de la glycémie (taux du sucre dans le sang). Mais avant d’aller plus loin, rappelons que les meilleurs conseils sont donnés par le médecin qui vous connaît personnellement.

Qu'est-ce-que l’automesure glycémique ?

L’automesure de la glycémie est le dosage du taux de sucre dans le sang par le patient lui-même. C’est un élément essentiel du traitement du diabète. On parle aussi d’autocontrôle glycémique car mesurer sa glycémie permet d’adapter soi-même, avec le plus d’autonomie possible, son régime, son activité physique et son traitement.

Comment faire l’automesure ?

Il faut d’abord obtenir une goutte de sang. Le prélèvement du sang se fait avec une légère piqûre, (habituellement au bout du doigt, mais d’autres endroits de prélèvement sont possibles). Pour faciliter le prélèvement, il existe des « autopiqueurs ». La goutte de sang est ensuite apposée sur un appareil spécial (lecteur de glycémie) ou une bandelette qui effectue de dosage. Les appareils les plus modernes sont automatiques (piqueur et/ou lecteur automatiques).

Malgré sa relative simplicité, le geste d’automesure n’est pas réalisable par tous les diabétiques. Le médecin ne doit donc la conseiller qu’après un enseignement du patient et une vérification de la qualité du geste. Cet enseignement est fait par un médecin ou une infirmière spécialisée. Il existe des livrets et des films vidéo expliquant comment pratiquer l'autosurveillance glycémique.

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "Dextro en Fête : http://www.dextro.fr

À quelle fréquence faire l’automesure ?



C’est le médecin qui définit le rythme et les horaires des automesures de glycémie (autocontrôles). Il n’est pas possible d’indiquer sur Internet des règles personnalisées pour chaque cas.

De façon générale, les deux moments à privilégier sont : –› Le matin à jeun. –› Le soir avant le dîner. À cette heure, la glycémie est en général la plus basse de la journée. La mesure, deux heures après le début du repas, est intéressante ponctuellement (pour évaluer l’effet hyperglycémiant de tel ou tel aliment, ou surtout, s’il existe une discordance entre les valeurs des glycémies à jeun, celles de 18 heures et le taux d’hémoglobine AI c).

Dans le diabète non traité par insuline, il n’est pas nécessaire de mesurer sa glycémie tous les jours, sauf avis contraire du médecin. En règle générale, les fréquences conseillées sont : –› Une à deux fois par jour lors d’un changement thérapeutique ou de la survenue d’un problème intercurrent (infection, alitement, traumatisme…). –› Une à deux fois par semaine en période stationnaire, en précisant que si le résultat ne se situe pas dans la cible fixée, le malade devra répéter les contrôles plus fréquemment.



Tenir un carnet ?

Pour mieux suivre sa situation, il est recommandé de porter sur un carnet les résultats des automesures, les éventuels écarts de régime (en plus ou en moins), l’activité physique quotidienne et les changements de traitement. Avec ce carnet, le patient et les soignants discuteront des difficultés rencontrées et des éventuelles adaptations du traitement ou du régime.

Intérêt de l’automesure dans le diabète de type I (diabète insulinodépendant)



Le diabète de type I, est dit insulinodépendant : c’est le diabète qui débute en général avant l’âge de 20 ans, et qui nécessite toujours un traitement par insuline. Le traitement par insuline se contrôle par mesure de la glycémie. L’autocontrôle est un élément essentiel du traitement car l’insuline est délicate à manier (elle s’administre par injection sous-cutanée ; les surdosages en insuline exposent à des accidents ; les doses à administrer varient). En pratique, l’autocontrôle de la glycémie permet au malade de gérer lui-même sa maladie en constatant les résultats de ses efforts, et les conséquences éventuelles de ses écarts de régime ou de doses d’insuline. Cet autocontrôle, effectué si besoin plusieurs fois par jour, se fait en étroite collaboration avec le médecin ou l’infirmière.




Intérêt de l’automesure dans le diabète de type II (diabète non insulinodépendant)

Le diabète de type II se définit par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/l (7 mmol/l). En France, 2 millions de personnes sont concernées. C’est une maladie évolutive qui va généralement nécessiter au fil des années différents traitements : régime seul pour commencer, puis introduction de médicaments en comprimés, et finalement, si besoin insuline. Dans le traitement du diabète non insulinodépendant, l’autocontrôle glycémique ne concerne pas l’ensemble des patients.

L’autosurveillance glycémique a peu d’intérêt chez un diabétique non insulinodépendant bien équilibré, ne faisant pas d’hypoglycémie (sucre trop bas dans le sang). Une surveillance biologique (prise de sang dans un laboratoire) tous les deux ou trois mois paraît alors suffisante. De même, l’autosurveillance n’est pas indispensable pour une personne âgée n’ayant pas de complication microvasculaire, et pour laquelle on se contente de glycémies à jeun autour de 2 g/l (11 mmol/l).

L’autocontrôle glycémique est très utile pour permettre au malade de prendre conscience de sa maladie (surtout si le diabète est sans symptôme), de juger du résultat de ses efforts de régime, d’activité physique, de corriger d’éventuelles erreurs diététiques, d’adapter son traitement. Chaque diabétique est différent. C’est le médecin traitant qui est le mieux placé pour conseiller – ou pas – une automesure.

Profesionnels pour en savoir plus : lire l'article "Autosurveillance glycémique : quelle place dans le diabète de type 2 (Rev Prat 2004)




Avec quels appareils ?

Il existe de nombreux appareils permettant l’autocontrôle de la glycémie. Pour en savoir plus sur ce sujet, (certains sont en vidéos sur www.lasdepic.fr

Mesurer aussi sa tension ?

Les diabétiques ont plus souvent une hypertension artérielle que les non diabétiques. Ils présentent un risque cardiovasculaire élevé. Près d’un diabétique sur deux présente un accident vasculaire grave. Il est recommandé de mesurer sa tension lorsqu’on est diabétique. Visitez nos rubriques « Automesure de la tension » et « Automesure du risque cardiovasculaire » pour en savoir plus.

Rédaction automesure.com® Avril 2002 actualisation Février 2005. Rédacteurs : Dr. N. Postel-Vinay (Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris) Pr A. Grimaldi (Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris. Chef de service diabétologie), Pr M. Marre (Hôpital Bichat,Paris. Chef de service de diabètologie). Bibliographie : Grimaldi A. Guide pratique du diabète. MMI éditions. Paris, septembre 2001. 368 p.

http://www.automesure.com/Pages/glycemie.html

dimanche, août 22 2010

pourquoi un tchat sur le diabète ?

Pourquoi l'association de diabétiques Dextro en Fête a créé un tchat audio-vidéo ?

Pour lutter contre l'isolement de certains diabétiques et favoriser les échanges. Pour permettre au patient de mieux appréhender le traitement par pompe à insuline, par les échanges et le partage d’expériences avec d’autres patients. Pour libérer le patient de ses préjugés et des freins (représentations négatives) pour un libre choix, éclairé, de sa thérapie. Pour permettre au patient de découvrir la pompe à insuline (par des témoignages oraux et vidéos) et les sociétés qui la fabriquent et la diffusent. Pour donner au diabétique des outils d’un dialogue plus équilibré avec son diabétologue. Pour faire connaître d'autres associations de diabétiques. Pour se tenir au courant de l'actualité concernant le diabète.

Venez nous rejoindre sur www.dextro.fr

Medtronic diabète : concours vidéo Ma pompe a insuline et moi (voir les vidéos gagnantes) Résultats

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

Autre site sur la pompe à insuline : ma pompe Forum de lasdepic sur les vidéos "Ma pompe et moi" : http://www.lasdepic.fr/forum

vendredi, août 20 2010

JUNIOR CUP - DIABETE 2010

Hé! Es-tu prêt à participer à la Junior Cup Diabète? La Junior Cup Diabète est un tournoi de football européen pour les joueurs avec un diabète de type 1.

Souhaites-tu plus d'informations sur la Junior Cup Diabète?

Informations

Informations pour les parentsRejoignez-nous à Genève avec votre enfant pour participer au second tournoi européen Junior Cup Diabète 2010.

Nous vous fournissons:

•Le transport allez-retour depuis une des plus grandes villes de votre pays. •Un diner de bienvenue avec animations. •Une chambre d'hôtel pour 2 nuits pour vous et votre enfant. •Le transport de l'hôtel vers le stade. •Repas, boissons, animations et jeux pendant le tournois. •L'équipement: Un t-shirt, un short ainsi que des chaussettes de football. •Le trophée!!! Nous vous offrons la possibilité de venir avec votre enfant à Genève. Des médecins et diabetologues seront sur place pour assurer votre sécurité.

http://www.juniorcup-diabetes.ch/

vendredi, août 6 2010

Pourquoi la Medtronic VeoTM est-elle une véritable innovation ?

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

Première pompe avec arrêt automatique de l’insuline en cas d’hypoglycémie sévère

Voir les courbes Ecouter les alertes Oser intervenir

Pourquoi la Paradigm® VeoTM est-elle une véritable innovation ? La Paradigm® VeoTM de Medtronic est la première pompe à insuline dont l’option mesure du glucose en continu utilise les données transmises par le capteur de glucose pour suspendre automatiquement l’injection d’insuline en cas d’hypoglycémie. Cela vous assurera ainsi une meilleure protection en cas d’hypoglycémie non ressentie ou d’hypoglycémie nocturne.

voir le PDF

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association dextro en fête : www.dextro.fr

Comment la pompe Paradigm® VeoTM peut-elle vous aider à mieux gérer vos hypoglycémies ? L'hypoglycémie peut être un vrai facteur d'angoisse. L’option mesure du glucose en continu (CGM) de la pompe peut être activée ou désactivée en fonction de vos besoins actuels ou futurs. Lorsqu’elle est utilisée avec le capteur, la Paradigm® VeoTM affiche le taux de glucose sous formes de courbes en continu. Lorsqu’elle détecte que le taux de glucose a atteint un seuil bas pré-défini,

la fonction Arrêt hypo automatique (LGS) s’active et interrompt l’injection d’insuline de façon à ne pas aggraver l’hypoglycémie. Source : Medtronic Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association dextro en fête : www.dextro.fr

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

Site sur la pompe à insuline : Ma pompe

jeudi, août 5 2010

Les neuropathies périphériques

Les neuropathies périphériques

Tchat et Forum diabète ici



Qu'est-ce que c'est ?

Une neuropathie ou neuropathie périphérique est une maladie des nerfs périphériques. Un nerf est périphérique par opposition au système nerveux central qui comprend l'encéphale (cerveau, cervelet, bulbe rachidien) et la moelle épinière.

Le nerf périphérique est constitué en réalité d'une racine nerveuse qui est issue de la moelle (corne antérieure de la substance grise) et d'un ou plusieurs troncs nerveux ou nerfs proprement dits.

Les neuropathies périphériques comprennent toutes les atteintes des nerfs périphériques, atteintes qui peuvent être isolées ou diffuses, tronculaires (nerfs) ou radiculaires (racines), symétriques ou non.

? Les signes de la maladie

Une racine nerveuse émerge de la moelle et se divise en plusieurs nerfs. Un nerf comprend schématiquement plusieurs fibres nerveuses entourées dans une gaine de myéline:

- Des fibres motrices qui vont aux muscles ;

- Des fibres sensitives qui remontent les informations sensitives vers les centres nerveux ;

- Des fibres sensitives qui forment un arc réflexe avec des fibres motrices ;

- Des fibres du système neurovégétatif.

L'atteinte d'un nerf aura donc pour conséquence :

- Des troubles moteurs : parésie ou paralysie

- Des troubles sensitifs subjectifs (douleurs, paresthésies) et objectifs (hypoesthésie, anesthésie etc.)

- Une abolition des réflexes ostéotendineux

- Des troubles neurovégétatifs.

Lorsqu'un nerf est touché par un processus pathologique, il s'agit d'une atteinte tronculaire.

Lorsqu'une racine est touchée, il s'agit d'une atteinte radiculaire.

Lorsque l'atteinte nerveuse est symétrique, elle peut être tronculaire, bilatérale, et à prédominance distale (aux extrémités des membres), il s'agit alors d'une polynévrite.

Lorsque l'atteinte tronculaire est diffuse mais non symétrique dans son mode d'installation ni dans la topographie du déficit sensitivomoteur, il s'agit d'une multinévrite.

Lorsque l'atteinte diffuse et symétrique est radiculaire et tronculaire, il s'agit d'une polyradiculonévrite .

Quand un seul nerf périphérique est atteint, on parle de mononévrite .

? Causes et facteurs de risque

Les causes des neuropathies périphériques sont multiples. Il peut s'agir :

- D'un processus diffus, métabolique ou toxique, qui va léser certaines fibres des différents nerfs, généralement les plus longues car les plus fragiles et provoquer une polynévrite;

- D'un processus diffus inflammatoire touchant les racines et les nerfs périphériques et provoquer une polyradiculonévrite;

- D'un processus local.

Les neuropathies périphériques symétriques

Les polynévrites Les polyradiculonévrites (PRN) Elles provoquent des troubles sensitifs et moteurs très généralement symétriques mais se distinguent des polynévrites par le fait qu'il y a d'une part une atteinte de l'ensemble de la racine et du nerf périphérique, et que d'autre part, cette atteinte est plus extensive, intéressant les 4 membres et les nerfs crâniens.

- La polyradiculonévrite aiguë inflammatoire de Guillain-Barré est la plus typique. Le début survient très souvent après un syndrome grippal ou une vaccination. Il est marqué par des paresthésies (fourmillements) des extrémités sans trouble sensitif objectif net. L'abolition des réflexes ostéotendineux est précoce. Les troubles moteurs s'installent progressivement. Une paralysie faciale est fréquente. L'atteinte de la déglutition et de la respiration impose le transfert en milieu de réanimation. La ponction lombaire est fondamentale : le liquide céphalorachidien montre une hyperprotéinorachie avec dissociation albumino-cytologique. L'évolution se fait vers la stabilisation des troubles en 1 à 3 semaines, puis vers la régression en plusieurs semaines ou mois. Des séquelles à type d'aréflexie persistent souvent.

- Il existe d'autres formes de polyradiculonévrite à évolution prolongée dont les causes sont diverses : sarcoïdose, dysprotéinémies, maladie de Hodgkin, collagénoses, envahissement néoplasique...

Le syndrome de la queue de cheval constitue une neuropathie périphérique particulière parfois symétrique mais le plus souvent asymétrique. Il associe : - Une paralysie flasque des membres inférieurs avec amyotrophie (fonte musculaire);

- Une abolition des réflexes ostéo-tendineux ;

- Des troubles sensitifs objectifs et subjectifs touchant le périnée, les organes génitaux externes et la face postérieure des cuisses (anesthésie en selle);

- Des troubles génitaux (impuissance);

- Des troubles sphinctériens.

Les causes sont celles des compressions médullaires : hernie discale, tumeurs locales, etc.

Les neuropathies périphériques non symétriques

Les multinévrites Le tableau typique est asymétrique avec plusieurs atteintes tronculaires. Mais si ces atteintes sont multiples, le tableau clinique tend à devenir symétrique. C'est alors l'asymétrie dans l'installation des troubles qui permet le diagnostic de multinévrite. Les principales causes sont :

- Le diabète

- La périartérite noueuse (PAN)

- La lèpre

- La porphyrie aiguë intermittente : dans la porphyrie aiguë intermittente, les troubles neurologiques s'installent brutalement après la prise de certains médicaments (barbituriques notamment ). Il s'agit de paralysies avec abolition des réflexes ostéotendineux et paresthésies. Il y a peu de déficit sensitif objectif. Les troubles psychiques sont fréquents et une atteinte respiratoire possible à la période aiguë. Les douleurs abdominales aiguës font évoquer le diagnostic qui est confirmé par l'examen des urines. Celles-ci sont de couleur rouge et deviennent noires à la lumière. Elles contiennent de l'uroporphyrine III et du porphobilinogène.

- L'amylose

- Les collagénoses (sarcoidose, lupus)

- Plusieurs maladies infectieuses provoquent des multinévrites :

- La brucellose

- La typhoïde

- La listériose

- Les infections à mycoplasma pneumoniae

Les souffrances radiculaires (racines nerveuses)

Les troubles sensitifs, moteurs et réflexes sont de topographie radiculaire et les douleurs sont augmentées à la toux. Il s'agit en général de compression des racines par un disque intervertébral ou une tumeur (moelle, rachis, neurinome). Le zona peut également être en cause.

Les souffrances des plexus nerveux

Les plexus nerveux (carrefour de plusieurs racines) peuvent être atteints par un traumatisme, un envahissement cancéreux (tumeur du cou, du poumon, du sein), une radiothérapie, une compression locale (côte cervicale).

Le syndrome de Parsonage-Turner est particulier. D'origine inconnue, il se caractérise par une douleur aiguë de l'épaule pendant quelques jours suivie d'une paralysie provoquant une amyotrophie marquée des muscles innervés par les nerfs provenant des 5° et 6° racines cervicales (plexus brachial). Le syndrome régresse en quelques mois. Il n'y a pas de traitement.

Les mononévrites

La paralysie d'un seul nerf périphérique peut être secondaire à un traumatisme ou très souvent liée à une compression de ce nerf pendant plusieurs heures. Cette compression peut être :

- D'origine interne : fragment osseux, cal vicieux, tumeur osseuse, synovite tendineuse (atteinte du nerf médian dans le syndrome du canal carpien )

- D'origine externe : sommeil, anesthésie, coma;

- Due au diabète... http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1074_neuropathies

Tchat et Forum diabète ici

dimanche, juillet 25 2010

Comment dormir avec une pompe à insuline ?

Comment dormir avec une pompe à insuline ? Voici une solution parmi d'autres : Le Brassard.

Merci à cléo pour cette réalisation. Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "Dextro en Fête": www.dextro.fr

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

vendredi, juillet 23 2010

L' éducation diabétique

L'éducation diabétique

De quoi s'agit-il ?

Il s'agit de parvenir à la responsabilisation et à l'autonomie du diabétique.

En effet, une maladie chronique comme le diabète nécessite, pour qu'elle soit correctement gérée, que le diabétique prenne lui-même 80 % des décisions concernant son traitement (alimentation, activité physique, maîtrise du poids, autosurveillance glycémique, adaptation des doses d'insuline, tabagisme...) et la prévention des complications (notamment des plaies des pieds).

C'est contraignant, mais personne ne peut faire ces choix pour lui plusieurs fois par jour.

C'est même plutôt angoissant de devoir faire des «bons choix» plusieurs fois par jour pour son avenir personnel à très court terme (hyper et hypoglycémies) et à long terme (complications chroniques), d'autant qu'un certain nombre de «mauvais choix» sont des comportements normaux des personnes non diabétiques.

Le soignant ne peut pas soigner lui-même le diabète du diabétique. Il ne peut qu'indiquer au diabétique comment le diabétique peut soigner son diabète.

Il y a donc nécessité d'un accompagnement et d'une transmission de connaissances, mais il ne suffit pas que le langage utilisé soit compris par les deux partenaires pour éviter que les informations transmises soient un énoncé inacceptable d'interdictions et d'obligations. Il faut également que les préoccupations du diabétique soient prises en compte par le soignant qui doit faire preuve de psychologie, et que le diabétique perçoive que le soignant tient compte de son vécu.

De plus, ces échanges d'informations ne doivent pas uniquement aboutir à l'acquisition : • d'un savoir théorique (compréhension de la maladie et de son traitement), • mais aussi et surtout d'un savoir faire pratique (cuisine, activité physique, autosurveillance glycémique, injections d'insuline...) qui peut conduire à des changements dans le mode de vie, • ainsi que d'un savoir décider (adaptation des doses d'insuline, réactions anticipées à des événements prévus : repas particuliers, match de football...), • et d'un savoir réagir (identification de situations particulières, non voulues par le diabétique, mais nécessitant de sa part une réponse adaptée : malaise hypoglycémique, activité physique inopinée, connaissance des situations où la présence d'acétonurie doit être recherchée et façon d'y réagir...), • qui permettent d'acquérir un savoir être (acceptation active permettant d'élaborer une nouvelle image de soi «avec diabète», d'obtenir un autocontrôle efficace de son diabète, de dominer les situations, de préserver son capital santé, et d'envisager l'avenir avec confiance).

D'autre part, outre la répétition en présence du soignant des gestes assimilés, il est essentiel qu'il y ait : • une reformulation par le soignant de ce que dit le diabétique, afin que le soignant soit sûr d'avoir bien compris les préoccupations du diabétique, mais aussi pour que le diabétique perçoive que le soignant a bien compris ses préoccupations, • ainsi qu'une répétition par le diabétique, ou une reformulation par le diabétique (avec ses propres mots), de ce qu'il a compris, afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté de part et d'autre sur ce qui a été compris.

Une réévaluation régulière des savoirs est également indispensable, tant l'usure du temps et la banalisation des gestes sont sources d'oubli ou d'imprécision.

Autrement dit : • Une transmission de connaissances vécue comme un énoncé d'interdictions et d'obligations ne peut pas aider le diabétique car une maladie chronique comme le diabète implique l'individu dans sa globalité. • Le diabétique ne doit pas uniquement acquérir des connaissances, mais adopter un savoir faire pratique et des comportements, raisons pour lesquelles le processus de transmission des connaissances a été appelé «éducation» plutôt que «enseignement». • Il incombe au soignant de rechercher la collaboration du diabétique en le considérant comme un partenaire, en l'aidant à formuler et à préciser ses demandes, en lui manifestant son écoute et sa compréhension, en l'informant sur les modalités possibles de traitement, en l'impliquant dans la prise de décision, et en s'assurant de la bonne mise en pratique des décisions prises en commun. • Il incombe au diabétique, de rappeler de temps en temps au soignant qu'il a au moins autant besoin de son écoute, de sa compréhension et de son énergie, que de ses compétences techniques.







Responsabilisation et autonomie :




• Savoir théorique
• Savoir faire pratique
• Savoir décider
• Savoir réagir

=> Savoir être

Reformulation et répétition Réévaluation régulière des savoirs





Intérêt de l'éducation diabétique

L'éducation diabétique n'a pas uniquement pour effet la préservation du capital santé par le meilleur contrôle métabolique favorisé par la responsabilisation et l'autonomie.

En effet, en se soignant mieux, le diabétique améliore sa qualité de vie, et en retire un bénéfice psychologique qui va au-delà de la satisfaction de préserver son avenir.

Il améliore son image à ses propres yeux et à ceux de son entourage, se sent moins assisté, et les capacités de prise de décision et de réaction acquises pour la gestion de son diabète bénéficient aux autres domaines de la vie, ce qui contribue à une meilleure intégration professionnelle et sociale.







Le quotidien du diabétique, c'est une attitude responsable par une prise pluriquotidienne de décisions





Les diabétiques de type 2 sont également concernés

En effet, l'éducation diabétique vise à la fois l'amélioration de la qualité de vie, l'amélioration du contrôle métabolique (c'est-à-dire la prise en charge de tous les facteurs pouvant altérer le capital santé, et plus particulièrement ceux qui dépendent directement du diabétique : alimentation, maîtrise du poids, activité physique, tabagisme) et la prévention des complications par le diabétique lui-même (notamment les plaies des pieds).

Elle concerne donc tout autant les diabétiques de type 2, que les diabétiques de type 1.







L'éducation diabétique concerne tous les types de diabète





Mise en oeuvre de l'éducation diabétique

Progression par étapes

Il est illusoire d'espérer qu'un diabétique puisse apprendre son «métier de diabétique» en une douzaine d'heures d'enseignement collectif, même regroupées pendant une hospitalisation dans une structure dédiée à cela. En effet, même s'il n'y avait pas de frein psychologique (vécu du diabétique et stade où il se trouve dans son travail de deuil puis d'acceptation), l'acquisition d'un savoir faire pratique, d'un savoir décider et d'un savoir réagir, nécessite une maturation lente et progressive car il s'agit d'intégrer les acquis dans la vie quotidienne et par conséquent d'adopter de nouveaux comportements.

De même, il est illusoire de penser que plus on en dit au diabétique, mieux il sera en mesure de comprendre et de mettre en pratique les informations qui lui sont données. «Trop dire» au diabétique, et par conséquent «trop demander, trop vite» au diabétique, risquent de conduire à des connaissances mal assimilées, à des comportements inadaptés, et à une démotivation.

Une information pas à pas est nécessaire, par étapes s'enchaînant progressivement tant dans leur contenu théorique que dans leurs implications dans la vie quotidienne en matière de comportement.

Prendre en compte les croyances de santé

On appelle «croyances de santé» ou «représentations subjectives des maladies» la perception que l'on peut avoir de la santé et des maladies, des causes et conséquences en matière de santé, ainsi que du fonctionnement du corps ou des organes.

Ces croyances sont souvent anciennes et peuvent avoir une origine morale (maladie = conséquence d'une faute ou d'un comportement répréhensible) ou religieuse (maladie = punition divine ; traitement de la maladie = pénitence), voire une origine relevant de l'imaginaire populaire ou du fantasme, ou encore être le résultat de raisonnements erronés.

Il faut souligner que la plupart des croyances de santé sont des «non-dits», et que bien souvent les informations données à propos de la santé ou du traitement d'une maladie, viennent se placer à côté de ces croyances dans l'esprit du malade, si ces croyances ne sont pas explicitement contredites par les informations données.

Il est donc nécessaire de s'enquérir auprès du diabétique de ses croyances de santé, d'une part car elles ont très souvent une connotation de culpabilité nuisible au vécu de la maladie et à son acceptation, et d'autre part car elles peuvent gêner l'adoption de nouveaux comportements ou favoriser, en toute bonne foi, la persistance de comportements inadaptés.

Privilégier les situations concrètes

Les informations théoriques sont utiles, mais il ne faut pas perdre de vue que ce qui est important, en fin de compte, c'est ce que le diabétique va faire, beaucoup plus que ce qu'il sait ou qu'il sait devoir faire. Les informations théoriques améliorent la connaissance mais elles sont inutiles si elles n'ont pas de conséquences au niveau du comportement quotidien.

Or le soignant connaît en fait très peu de choses sur le quotidien du diabétique, sur son environnement familial et professionnel, sur sa façon de vivre... Le soignant en est généralement bien conscient, et cela justifie à ses yeux le caractère théorique des informations qu'il donne, à charge pour le diabétique de les adapter à son quotidien. Malheureusement, le diabétique n'est généralement pas accompagné dans cette étape de «traduction» et il ne sait pas toujours s'il est ou non concerné par telle ou telle information donnée collectivement, ni comment il pourrait faire pour l'intégrer dans son quotidien, ni si ce qu'il pense devoir faire correspond à ce qui serait le plus utile.

Il est donc nécessaire que les informations théoriques soient personnalisées à partir des situations concrètes que le diabétique vit au quotidien, de façon à ce qu'il acquiert un savoir faire en termes de comportement.

Utilisation de la simulation

Pour gérer efficacement son diabète, le diabétique doit prendre plusieurs fois par jour un certain nombre de décisions face à des situations habituelles (alimentation, adaptation des doses d'insuline...) mais aussi face à des situations inhabituelles dont il sait qu'elles vont avoir lieu (repas particuliers, match de football...).

Pour que ses décisions soient les plus adaptées, il faut que ces situations aient déjà été envisagées au préalable, de façon à ce que le diabétique soit «en terrain connu» même si ces situations ne sont pas habituelles. L'utilisation de la simulation est donc nécessaire.

Développement de la capacité d'anticipation

Le diabétique doit également connaître les situations critiques pouvant survenir indépendamment de sa volonté (malaise hypoglycémique, début de décompensation du diabète, plaie des pieds...).

Il doit savoir identifier précocement ces situations et savoir comment y faire face (apport de sucre, supplément d'insuline, contact avec son médecin lorsque certains critères sont réunis...).

Mais il doit aussi connaître les circonstances pouvant conduire à ces situations, de façon à adopter un comportement lui permettant d'anticiper la situation et d'éviter qu'elle se produise. Par exemple : • risque de malaise hypoglycémique => toujours avoir du sucre sur soi, • angine, bronchite ou autre infection => risque de décompensation => glycémie et recherche d'acétonurie, • vomissements => décompensation du diabète ou indigestion ? => glycémie et recherche d'acétonurie, • pieds à risque de plaie => choix soigneux des chaussures, utilisation de deux paires de chaussures, examen régulier des pieds et des chaussures.

Planification d'objectifs

«Faire le mieux possible» est l'objectif spontanément le plus souvent envisagé pour améliorer le contrôle métabolique, mais l'expérience montre que la définition d'objectifs précis, utilisés successivement, permet une adhésion plus facile et avec une meilleure qualité de vie. D'autre part, la définition d'objectifs de résultats dans un domaine précis est bien souvent un moteur plus efficace que des objectifs d'intentions «tous azimuts» simultanés.

Par exemple : • Chez le diabétique de type 1, pendant un temps on s'intéresse à la façon la plus appropriée d'adapter les doses d'insuline pour obtenir des glycémies satisfaisantes à jeun et avant le dîner, puis on se préoccupe surtout des glycémies après repas et de la façon de les améliorer, puis on veille surtout à ce que l'alimentation ne soit pas trop grasse de façon à ce que le taux de graisses dans le sang soit meilleur, et lorsque ces différents éléments ont été successivement «travaillés» on passe à des objectifs d'hémoglobine glycosylée, qui s'ils ne sont pas atteints amènent à envisager un autre schéma insulinique. • Chez le diabétique de type 2 ayant un excès de poids, pendant un temps on veille surtout à ce que l'alimentation ne soit pas trop grasse de façon à perdre un peu de poids, puis on aménage ses journées de manière à avoir le temps de faire un peu d'activité physique chaque jour, puis on se préoccupe surtout des glycémies après repas et de la façon de les améliorer, et lorsque ces différents éléments ont été successivement «travaillés» on passe à des objectifs d'hémoglobine glycosylée, qui s'ils ne sont pas atteints amènent à envisager un autre type de traitement, par exemple l'ajout au traitement oral d'une injection d'insuline en soirée, ou un traitement insulinique exclusif.

Avec ce type de planification d'objectifs successifs, les effets des efforts mis en oeuvre sont plus facilement visibles, et même lorsque lorsque l'on passe à l'objectif suivant, «il reste pratiquement toujours quelque chose» en terme de comportement, de l'objectif précédent.

Droit à l'erreur

Tout apprentissage implique un droit à l'erreur, que ce soit pour l'apprentissage de l'orthographe, d'un instrument de musique ou de toute autre activité. Il en est de même pour l'apprentissage du «métier de diabétique».

C'est grâce à ses erreurs, à leur analyse, et à la compréhension des raisons qui l'ont conduit à les faire, que le diabétique peut progresser dans son savoir faire. Le soignant est là pour l'aider dans cette compréhension. Il est important que le diabétique le sache, et que le soignant fasse preuve de patience pour comprendre les raisons qui ont motivé les choix ayant mené aux erreurs, qu'il n'émette pas de jugement, et qu'il ne décourage pas les initiatives du diabétique.

Bien entendu, le cadre des «erreurs possibles» doit être défini au préalable d'un commun accord, par exemple les modalités de majoration ou de diminution des doses d'insuline en fonction des niveaux glycémiques. Cela est nécessaire au diabétique pour qu'il puisse envisager ses choix avec sérénité, mais aussi au soignant qui est partagé entre le souci d'éviter les erreurs et une volonté de favoriser l'autonomie indispensable au contrôle métabolique optimal.

Evaluation de la pratique

Toute activité résultant d'un apprentissage ne se maintient, et ne s'améliore, que si cette activité est régulièrement évaluée. Une réévaluation périodique des savoirs est donc indispensable, d'autant que l'usure du temps et la banalisation des gestes sont sources d'oubli ou d'imprécision.

Mais là également, ce n'est pas tellement le savoir théorique qui doit être réévalué, mais le savoir faire pratique, tant en ce qui concerne les gestes (modalités des glycémies capillaires, des injections d'insuline...), que les prises de décision (modalités de l'alimentation équilibrée, adaptation des doses d'insuline, prévention des hypoglycémies), les réactions face aux situations critiques et les mesures adoptées pour éviter qu'elles se produisent (montrez-moi ce que vous avez sur vous pour traiter une hypoglycémie... qu'avez vous placé comme glucides de secours dans la boîte à gant de votre voiture... permettez que j'examine l'intérieur de vos chaussures... pour la prochaine consultation, je souhaiterai que vous veniez avec votre deuxième paire de chaussures... la dernière fois que vous avez renouvelé votre glucagon périmé, avez-vous simplement jeté le flacon ou avez-vous fait préparer cette injection par votre conjoint et avez-vous revu avec lui la façon dont il pourrait être amené à vous faire cette injection...).

Le taux d'hémoglobine glycosylée, ainsi que la fréquence des hypoglycémies et des épisodes d'hyperglycémie, sont bien entendu des indicateurs de la pratique du diabétique, mais l'expérience montre qu'il ne faut pas s'en tenir à ces seuls indicateurs, notamment en ce qui concerne les mesures adoptées pour éviter l'apparition des situations critiques.

Education du diabétique par le diabétique

L'éducation diabétique a pour but d'amener à la responsabilisation et à l'autonomie, mais en matière de diabète, comme dans toutes maladies chroniques, il y a une dimension biologique et anatomique, mais aussi une dimension psychologique et sociale qui doit être prise en compte.

Il est en effet établi que le vécu du diabète influe sur le comportement, et par conséquent sur le contrôle métabolique, et que la verbalisation du vécu permet de l'améliorer.

La verbalisation de ce vécu a plus souvent lieu de façon spontanée avec une infirmière qu'avec un médecin, mais dans les deux cas la fréquence et la profondeur de la verbalisation restent néanmoins faibles si le médecin ou l'infirmière n'invitent pas le diabétique à en parler.

Par contre, le dialogue «entre diabétiques», plus particulièrement au sein de groupes hétérogènes de patients, est toujours un moment privilégié permettant ces échanges, et bien souvent «le diabétique éduque le diabétique» au sens où la verbalisation du vécu de la maladie permet de mieux vivre le diabète et de parvenir à un vécu permettant de se mobiliser, de s'autonomiser, de devenir actif et de mieux participer avec les soignants à la lutte active contre la maladie.

Ces moments privilégiés de dialogue peuvent avoir lieu dans des groupes de parole au sein d'une structure d'éducation diabétique, ou dans le cadre de réunions d'associations de diabétiques.

Outils de l'éducation diabétique

Tous les outils existants (cours collectifs, lecture, vidéo, jeux, CD Rom, Internet...) ne sont pas d'une égale efficacité chez tous les diabétiques, car les processus d'acquisition de connaissances ne sont pas les mêmes chez tout le monde :

• Certains sont plus à l'aise lorsque des informations théoriques précèdent les informations pratiques, d'autres ne sont réceptifs aux informations théoriques que lorsqu'elles répondent à des questions soulevées par des situations pratiques déjà vécues. • Certains ont plutôt un esprit analytique, d'autres un esprit plutôt synthétique. • Certains ont surtout une mémoire visuelle ou de situations, tandis que chez d'autres cette mémoire n'est pas essentielle dans l'acquisition des connaissances. • Pour certains le moyen le plus adapté est de «faire soi-même», tandis que pour d'autres le «faire soi-même» est mal vécu en l'absence d'explications détaillées préalables. • Pour certains, une action doit être réalisée avec des gestes strictement identiques pour que l'action puisse être facilement assimilée, tandis que pour d'autres cela n'est pas nécessaire.

Ainsi, DiabSurf est un outil qui convient à certains diabétiques, mais qui ne correspond pas aux mécanismes acquisition des connaissances d'autres diabétiques.

Et quel que soit l'outil éducatif utilisé, aucun ne peut se substituer à une relation individuelle d'écoute entre le soignant et le diabétique.

Barrières s'opposant à l'adoption de nouveaux comportements

Assez souvent l'acquisition de nouveaux comportements se heurte à des obstacles qui conduisent, soit à l'acquisition de connaissances parcellaires ou erronées, soit à une acquisition correcte des connaissances théoriques mais sans que cela conduise à adopter de nouveaux comportements : la théorie est acquise, mais la pratique reste inchangée (le diabétique ne fait pas ce qu'il sait devoir faire).

Il existe schématiquement trois types de barrières à l'adoption de nouveaux comportements :

• Facteurs personnels : «croyances de santé» et idées fausses sur le diabète, facteurs familiaux ou culturels notamment alimentaires, diabète perçu comme une particularité biologique ou une situation de non-maladie, frein lié au vécu psychologique et au stade où le diabétique se trouve dans son travail de deuil puis d'acceptation, confiance en sa «bonne étoile»... • Facteurs d'environnement : famille, amis, autres personnes connus comme ayant un diabète, voire même soignants, dont les attitudes n'encouragent pas le diabétique à adopter les comportements adaptés à sa santé... • Facteurs sociologiques : accès restreint aux soins ou à la connaissance, non connaissance des possibilités d'information...

L'éducation diabétique doit également se préoccuper de ces éléments susceptibles d'entraver la transmission des connaissances et leur utilisation.







L'amélioration de la qualité de vie passe par l'amélioration du contrôle métabolique, et inversement

La responsabilisation et l'autonomie améliorent le contrôle métabolique et la qualité de vie





A garder en mémoire...







Toute maladie est une situation qui implique des échanges entre plusieurs partenaires : le malade, son médecin et son entourage. Le mieux-être dépend de la nature de ces échanges et de leur renforcement mutuel. On peut vivre seul sa maladie, mais pour réunir toutes ses chances, mieux vaut être plusieurs partenaires à la combattre.

Mieux on connaît sa maladie, moins on la craint, moins on est angoissé, mieux on peut apprendre à se traiter, mieux on se traite.

Toute diminution de 1 % de l'hémoglobine glycosylée, diminue d'environ 20 % la fréquence des complications.



Venez en parler sur le tchat audio vidéo pour diabétiques : www.dextro.fr

 http://www.diabsurf.com/diabete/FIntro.php

dimanche, juillet 18 2010

La pompe à insuline, un gage de sécurité pour les futures mamans

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

La pompe à insuline, un gage de sécurité pour les futures mamans Pour de nombreuses jeunes femmes diabétiques, la grossesse est envisagée avec appréhension. Et pour cause, le contrôle de cette maladie est capital durant cette période. Heureusement, certains traitements permettent de réduire considérablement les risques. Zoom sur la pompe à insuline une approche thérapeutique éprouvée, parfaitement adaptée, notamment, à la femme enceinte.



La grossesse est une période redoutée par les jeunes femmes diabétique car cette maladie doit être prise en charge avec la plus grande rigueur sous peine d'augmenter le risque d’avortements spontanés et de malformations congénitales du fœtus dès les premières semaines. Aujourd’hui, grâce à un suivi renforcé, les femmes diabétiques peuvent mener à bien une grossesse en toute sécurité.

Les risques d’un diabète non équilibré La clef d’une grossesse épanouie et sûre pour le bébé et la maman est un contrôle strict et rigoureux de la glycémie avant, pendant et après la grossesse. Lorsque le diabète n'est pas traité durant cette période, les risques de complications, notamment cardiaques, sont majeurs pour la future maman. Le bébé n’est pas non plus en sécurité. En effet, les menaces qui pèsent sur le foetus sont plus importantes encore et les malformations nerveuses ou cardiaques toujours redoutées.

Aussi, il est impératif pour une jeune femme diabétique de programmer sa grossesse pour limiter au maximum ces risques. La mise en place d’un traitement efficace par le diabétologue permettra de contrôler parfaitement sa glycémie. Les médecins diabétologues suggèrent de planifier la grossesse au minimum 6 mois avant le début afin de débuter les contrôles adaptés. La prescription d’antidiabétiques oraux sera abandonnée et remplacée par l’injection d’insuline pour les diabètes de type 2. Afin de contrôler avec la plus grande précision la glycémie, les professionnels de santé proposent de plus en plus fréquemment l’usage d’une pompe à insuline qui, grâce à sa précision et sa modulation, permet de réduire considérablement le risque de malformation.

L’avantage d’une pompe à insuline pour les femmes enceintes La pompe à insuline externe permet de mimer au plus près ce qui se passe réellement dans le corps. Elle délivre de l’insuline en continu qu’on appelle débit basal, mais également à la demande, en fonction de l’activité physique et des repas : les bolus. Elle est constituée d’un petit boîtier discret de la taille d’un téléphone portable et d’un tube très fin inséré sous la peau, souvent placé au niveau du ventre. Sa principale qualité est la réduction des grands écarts de glycémie (taux de sucre dans le sang). Au final, cela permet de réduire les nombreuses complications dues aux pics d’hyper ou d’hypoglycémie d’un diabète mal contrôlé. .

Pour envisager sa grossesse en toute sérénité, l’insulinothérapie par pompe est une excellente solution. Elle a déjà démontré d’importants bénéfices1 dans la prise en charge du diabète pendant la grossesse. A l’idéal, on la met en place quelques temps avant le désir de grossesse et la conception. Durant la grossesse, il est toujours possible d’y recourir en toute sécurité et, elle est même recommandée, si l’on se rend compte que le contrôle de la glycémie est défaillant.

Une solution également adaptée aux enfants La pompe à insuline n’est pas réservée aux femmes enceintes. Aujourd’hui 15 000 personnes sont porteuses de pompe2 alors que 40 000 pourraient en bénéficier3. Parmi eux les enfants sont les premiers concernés. Le diagnostic d’un diabète chez un enfant représente un changement radical dans son mode de vie et les multiples piqures quotidiennes sont, on s’en doute, difficile à vivre. La pompe à insuline permet d’oublier ces épisodes douloureux même s’il faut continuer à contrôler sa glycémie au bout du doigt. On dénombre de nombreux avantages : la facilité d’utilisation de la pompe permet de confier aisément son enfant pour la nuit à des amis ou de le laisser partir en vacances l’esprit plus léger, la flexibilité permet aux enfants de faire la grasse matinée, de participer à des repas aux heures décalées ou à des goûters d’anniversaire. Une étude réalisée au CHU de Reims4 a permis de constater d’une part qu’il y a moins d’épisodes d’hypoglycémies sévères, moins d’acido-cétoses et moins d’hospitalisations avec le traitement par pompe et d’autre part, un gain en qualité de vie pour l’enfant et sa famille.

Femmes enceintes et enfants sont deux groupes de patients pour qui l’usage de la pompe à insuline est largement préconisé. Reste à harmoniser les pratiques médicales pour que le plus grand nombre de personnes diabétiques puisse en bénéficier

Anne-Aurélie Epis de Fleurian

1: Jornsay, D. "Continuous Subcutaneous Insulin Infusion (CSII) Therapy during Pregnancy” ; Diabetes Spectrum, Volume 11, Number 1, 1998 2 : Enquête sur les traitements du diabète de type 1 en France – communiqué AFD – AJD – Medtronic – 18 janvier 2007 3 AFSSAPS Recommandations du groupe d’experts interrogés par le CEPP - 2005 4 : C. Gouillard, PF. Souchon, V. Sulmont, J. Motte, "Equilibre glycémique et qualité de vie de l’enfant de moins de 6 ans présentant un diabète de type I traité en première intention par pompe à insuline" American Memorial Hospital Service de Pédiatrie A. CHU Reims France 2004 http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/10334-diabete-grossesse-pompe-insuline

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

Site sur la pompe à insuline : Ma pompe

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "Dextro en Fête": www.dextro.fr

samedi, juillet 3 2010

EXERCEZ-VOUS AU BONHEUR

Exercices pratiques pour maîtriser son stress : stress et diabète

EXERCEZ-VOUS AU BONHEUR ! Une véritable méthodologie pour accéder à plus de sérénité et de bien-être.

Alain CHEVALIER-BEAUMEL & Marie-Claire RELIGIEUX EDITION 2008

Enfin un livre concret sur le bonheur ! Contrairement aux nombreux ouvrages déjà parus sur ce thème, EXERCEZ-VOUS AU BONHEUR ! vous propose une véritable méthodologie pour accéder à plus de sérénité et de bien-être.

Le bonheur n’est pas qu’un concept philosophique, c’est avant tout une perception, une sensation corporelle et mentale. Les auteurs vous proposent des conseils simples et des exercices pratiques qui développeront votre propre lucidité et vous aideront à progresser vers le bonheur.

Equilibrer sa vie, gérer ses émotions et son stress, vivre l’instant présent, sont autant de pistes qui vous sont ouvertes. Plaisirs de la réussite, plaisirs sensoriels, plaisirs intellectuels et pratique quotidienne sont les principaux chemins d’accès au bonheur ; mais d’autres solutions vous sont proposées qui vous encourage à développer votre potentiel au bonheur.

Ce bonheur n’est pas réservé à quelques personnes… vous pouvez aussi y parvenir et le vivre à tout moment de la journée y compris dans l’univers professionnel. Un important chapitre est d’ailleurs consacré à cet aspect.

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Les auteurs : Alain CHEVALIER-BEAUMEL est Consultant d’entreprises en management et créativité au sein du Cabinet Innovations et Pédagogies et Sophrologue (Mastère spécialiste en sophrologie prophylactique). Il est par ailleurs, Professeur associé dans différentes écoles supérieures : Ecole Centrale de Paris, Ecole de Management de Normandie Le Havre, Reims Management School, Audencia Nantes, ainsi qu’à l’Institut de Formation des Personnels de Santé de Châlons-en-Champagne.

Marie-Claire RELIGIEUX est Infirmière D.E. et Sophrologue (Mastère spécialiste en sophrologie - Mastère en Programmation Neuro-Linguistique - Mastère en Hypnose Ericksonienne). Elle accompagne les individus en gestion de stress, préparation d’examens, d’entretiens professionnels, motivation, orientation professionnelle, résolution de conflits, communication. Elle est également Consultante du Cabinet Innovations et Pédagogies ainsi que dans des Établissements de santé (Mission ministérielle d’audit et de sensibilisation en Maisons de retraites en Picardie, Hôpital de Laon, Ecoles d’infirmières de Laon et de Châlons-en-Champagne pour des interventions de gestion de stress et de communication face aux malades).

Au sommaire (extraits) :

Partie 1. Mieux connaître les plaisirs

. La hiérarchie des besoins et la « pyramide des plaisirs » . Typologie des plaisirs . Les plaisirs élémentaires . Les plaisirs élaborés . Les plaisirs issus de la réussite . Les freins aux plaisirs de la réussite . Découvrez les plaisirs sensoriels . Les plaisirs intellectuels . Le plaisir naît de la nouveauté

Partie 2. Approchez le bonheur

. Le bonheur est-il définissable ? . Bonheur ou bonheurs ? . À quoi reconnaîtrez-vous le bonheur ? . Prenez conscience du bonheur . Qu’est-ce qu’avoir conscience du bonheur ?

Partie 3. Exercez-vous au bonheur

. Equilibrez votre mode de vie . Le sommeil . L’alimentation . Les activités physiques . La gestion du temps . Diminuez et gérer votre stress . Gérez vos émotions et leurs variétés . Apprenez à vous aimer . Suspendez votre jugement . Considérez chaque événement de la vie comme un exercice, une expérience . Apprenez à positiver . Relativisez . Reconstruisez . Vivez l’instant présent . Il n'y a pas de bonheur sans les autres . L’homme social . L’amitié et la confiance, sources de bonheur . L’intégration sociale . Renforcez la qualité de vos relations . L’amour source de bonheur . Votre bonheur au cœur du monde . La beauté de l’art . La planète . L’univers . Les effets du bonheur . Le bonheur soigne votre corps . Le bonheur soigne votre mental . Le bonheur vous fait sortir de vous-même . Le bonheur fait évoluer votre personnalité . Le bonheur nourrit votre bonheur . Donnez un sens à votre vie

Partie 4. Le bonheur est-il compatible avec le monde du travail

. Etat des lieux . Les conditions matérielles propices au bonheur . Le climat relationnel . Que faire si vous êtes entrepreneur ? . Donnez du sens au travail pour motiver les salariés . Mettez les gens à leur place dans leur talent et formez-les . Favorisez la créativité à tous les niveaux . Faites preuve de reconnaissance en sachant complimenter . Favorisez la communication et l’information internes . Que faire si vous êtes salarié ? . Faites respecter votre univers et sachez dire « non » . Prendre des initiatives . S’investir mesurément dans le travail . Développer votre concentration et votre productivité

Partie 5. Témoignages. Enquête. Conclusion.

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A noter qu'un CD vient compléter l'ouvrage, Une bonne heure de bonheur ! sur lequel sont enregistrés des exercices de sophrologie de visualisation, de relaxation et de respiration. Voir les pages ci-jointes. http://www.puitsfleuri.com/fiche.php?pid=265&

Exercices pratiques pour maîtriser son stress : stress et diabète

venez parler du stress et du diabète sur le tchat audio vidéo de l'association de diabétiques Dextro en Fête : dextro.fr

jeudi, juillet 1 2010

Présentations du médicament NOVORAPID

N'hésitez pas à en parler avec votre médecin et sur le tchat audio-vidéo de l'association de diabétiques "Dextro en Fête.

Présentations du médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche NOVORAPID FlexPen : solution injectable SC ; boîte de 5 cartouches de 3 ml en stylo prérempli jetable Liste II - Remboursable à 65 % - Prix : 43,18 €. NOVORAPID Penfill : solution injectable SC ; boîte de 5 cartouches de 3 ml Liste II - Remboursable à 65 % - Prix : 39,74 €. Composition du médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche Insuline Aspart 100 UI

Insuline asparte Dans quel cas le médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche est-il prescrit ? C'est une insuline voisine de l'insuline humaine, obtenue par biotechnologie. Son action est rapide et brève : son effet apparaît vers la 15e minute qui suit l'injection et s'estompe vers la 4e heure.

Ce type d'insuline commence à agir plus rapidement que l'insuline humaine rapide classique et semble diminuer le pic de la glycémie après un repas (glycémie postprandiale).

Elle est utilisée dans le traitement du diabète.

Attention La mise en route du traitement suppose un apprentissage correct pour injecter l'insuline, contrôler la glycémie au doigt, rechercher le sucre et l'acétone dans les urines et tenir un carnet de surveillance.

L'hypoglycémie est la principale complication des traitements par l'insuline. Il s'agit le plus souvent de malaises hypoglycémiques sans gravité dont les principaux signes sont : sueurs, tremblements, troubles visuels, vision double, fatigue soudaine, fringale, vertiges, difficulté de concentration. En ce cas, le diabétique doit aussitôt absorber 3 à 6 morceaux de sucre ou un sirop sucré.

Beaucoup plus rarement, l'hypoglycémie peut être grave et entraîner des troubles du comportement (comparables notamment à l'ébriété), des convulsions, voire une perte de connaissance : 1 ampoule de GLUCAGEN doit être injectée immédiatement par voie sous-cutanée ou intramusculaire, même à travers les vêtements en cas d'agitation. Si le diabétique ne reprend pas conscience dans les minutes qui suivent, prévenez un service d'urgence. Dans le doute, il n'y a pas de danger à injecter du GLUCAGEN à un diabétique traité par l'insuline. Dans tous les cas, la prise d'une collation ou d'un repas reste nécessaire.

L'autre complication possible chez le diabétique est la survenue d'une acidocétose, due à un manque important d'insuline. Elle peut être déclenchée par une infection (qui augmente les besoins en insuline) : grippe, rhume, cystite, abcès, etc. Elle se manifeste par une grande fatigue, une soif intense et des troubles digestifs. Il faut alors rechercher la présence de sucre et d'acétone dans les urines : la présence des deux en quantité importante confirme le diagnostic. Le traitement par l'insuline ne doit pas être arrêté ; le diabétique doit suivre les consignes de son médecin et, si besoin, le joindre d'urgence.

Évitez la prise de boissons alcoolisées à jeun ou à distance des repas : augmentation du risque d'hypoglycémie.

Conducteur : une hypoglycémie peut entraîner un malaise pendant la conduite ou l'utilisation de machines.

Interactions du médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche avec d'autres substances Certains médicaments peuvent déséquilibrer la glycémie. Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez un corticoïde, un progestatif à forte dose, un bêtabloquant, un inhibiteur de l'enzyme de conversion ou un médicament contenant du danazol, de la chlorpromazine, du salbutamol, de la terbutaline, du lanréotide, de l'octréotide ou de l'aspirine à forte dose.

Grossesse et allaitement Grossesse : L'insuline est adaptée au diabète de la femme enceinte ou aux troubles passagers de la glycémie pendant la durée de la grossesse.

Allaitement : Le traitement par insuline n'est pas une contre-indication à l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche Les cartouches Penfill sont à utiliser avec le stylo NovoPen ; FlexPen est un stylo prêt à l'emploi qui doit être jeté lorsque la cartouche est vide.

Cette insuline doit être injectée par voie sous-cutanée dans les zones recommandées par votre médecin, en essayant de varier les sites d'injection pour éviter l'apparition de lipodystrophies (nodules et épaississement de la peau).

En raison de sa rapidité d'action, elle doit être administrée de préférence immédiatement avant un repas et au plus tard dans le quart d'heure qui suit le repas.

Avant injection, purger l'air éventuellement contenu dans la cartouche.

L'aiguille doit être changée après chaque injection.

Posologie usuelle : Elle est adaptée en fonction des résultats des analyses réalisées par le diabétique ou son entourage (carnet de surveillance) et des conseils de son médecin.

Conseils Il est prudent de disposer d'une insuline équivalente pour seringue afin de faire face à une perte ou à un défaut de fonctionnement du stylo.

Si vous utilisez deux stylos destinés à injecter deux insulines, veillez à pouvoir les distinguer facilement.

Pour le maniement précis du stylo, conformez-vous à la notice fournie par le fabricant et veillez à ne pas l'égarer.

La sécurité d'une injection d'insuline au travers des vêtements, sans désinfection préalable, est maintenant établie avec certitude.

En cas d'activité sportive, il est préférable d'injecter l'insuline à distance des muscles qui travaillent pour éviter une absorption trop rapide de l'insuline. De plus, une adaptation des doses d'insuline est habituellement nécessaire selon les conseils du médecin.

Prenez contact avec les associations pour diabétiques : elles diffusent une information utile sur le traitement et la surveillance du diabète.

Votre entourage doit savoir reconnaître les signes d'une hypoglycémie et pouvoir vous administrer, en cas de perte de connaissance, une ampoule de GLUCAGEN. Celle-ci est conservée de préférence au réfrigérateur ou, en cas de nécessité, à température ambiante (inférieure à 25 °C) pendant 2 ans.

Veillez à ne pas manquer d'insuline, notamment pendant les week-ends et jours fériés ; lors de vos déplacements, munissez-vous d'une réserve ou de votre ordonnance en cours de validité. Un certificat de traitement par insuline peut être nécessaire pour franchir certaines frontières.

L'insuline se conserve sans problème 4 à 6 semaines à une température inférieure à 25 °C et plusieurs mois à une température proche de 0 °C (mais elle ne doit jamais être congelée). Elle se dégrade d'autant plus vite que la température est élevée.

En pratique : conservez les cartouches non entamées dans la partie basse du réfrigérateur. Si c'est impossible, ne les conservez pas plus de 1 ou 2 mois (selon que vous êtes dans une région chaude ou froide) ;

conservez les cartouches entamées hors du réfrigérateur pendant une durée maximale de 4 semaines, dans un endroit propre et sec de préférence, à l'abri de la lumière et des hausses de température (pas plus de 30 °C) ;

une exposition accidentelle ou inévitable à une température de l'ordre de 30 °C à 35 °C est possible sans dommage pendant 2 ou 3 jours ;

jetez toute cartouche suspecte d'avoir été exposée à la congélation ou à une chaleur excessive, et notamment celles qui ne sont pas limpides et incolores ;

lors des voyages long-courriers, conservez votre insuline dans vos bagages de cabine pour éviter une exposition au froid excessif dans la soute à bagages.

Effets indésirables possibles du médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche Hypoglycémie (voir ATTENTION), légers troubles de la vision en début de traitement, nodules graisseux sous-cutanés (lipodystrophies).

Rarement : réaction allergique essentiellement cutanée.

http://www.eurekasante.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-gp698-NOVORAPID-100-UI-ml-cartouche.html

samedi, juin 26 2010

Venez vivre une séance de sophrologie en direct et apprendre à vous détendre.

Vendredi 2 Juillet, à 21h ( heure Française) : MARIE CLAIRE BOUTHORS vous présente " Diabète et Sophrologie" Venez vivre une séance de sophrologie en direct et apprendre à vous détendre.

Nous avons abordé au mois de mai le thème de la sophrologie. Cette première intervention sous forme de présentation générale a suscité un intérêt certain chez grand nombre d'entre nous. C'est pourquoi, nous souhaitons l'aborder plus concrètement et cibler la sophrologie davantage par rapport au diabète. Vendredi 2 Juillet, à partir de 21h (heure française) sur www.dextro.fr

Mme Marie-Claire BOUTHORS (infirmière et plus de 15 ans en cabinet de sophrologie) : - Nous parlera des bienfaits de la sophrologie sur les maux physiques que procure le diabète. - Nous fera vivre une séance, en direct, afin d'approcher au mieux la réalité des exercices.

Lors de cette soirée, la possibilité de visionner les caméras sera offerte à tous afin que vous puissiez bénéficier pleinement de cette intervention.

Merci de votre participation

Au plaisir de vous retrouver sur http://www.dextro.fr

jeudi, juin 24 2010

Quand le corps va mal, la tête va mal....

Quand le corps va mal, la tête va mal… Etre atteint d'une maladie grave ou chronique a un énorme impact psychologique. Cancer, diabète, troubles cardiaques, Sida… bien souvent, les traitements négligent les maux de l'esprit. La journée mondiale de la santé mentale 2004 était l'occasion de revenir sur ces relations entre le corps et la tête.



Le 10 octobre 2004, journée mondiale de la santé mentale, l'Organisation Mondiale de la santé et de la fédération mondiale pour la santé mentale souhaitent souligner l'importance de l'approche psy dans les maladies chroniques et graves.

Quand le diabète monte à la tête ! Plus de 3 millions de Français sont diabétiques. L'impact de cette maladie chronique est plus important qu'on ne le croit : ces malades sont deux fois plus susceptibles de souffrir de dépression que le reste de la population. Pourtant, leur médecin traitant oublie bien souvent de se préoccuper de leur bien-être mental. Les liens entre les deux maladies sont d'ailleurs complexes. Certes, il y a certainement une influence du vécu de la maladie et des contraintes liées au traitement chronique, mais le diabète serait également à l'origine de modifications hormonales pouvant favoriser la baisse de l'humeur. A l'inverse, la dépression pourrait augmenter les risques de résistance à l'insuline. L'approche du bien être et de la qualité de vie doit ainsi être toujours présent dans le traitement de cette maladie.

Un coeur en or… Les liens entre les maladies de la tête et celles du coeur sont nombreux. Selon les autorités de santé américaines, "l'anxiété et la dépression multiplient par deux ou par trois le risque d'hypertension, raison principale de la maladie cardiovasculaire". Dans l'autre sens, un cardiaque sur deux connaîtra des problèmes de dépression alors que cette maladie touche habituellement une personne sur cinq. Il s'agit donc d'un véritable cercle vicieux : plus on souffre d'anxiété et de dépression, plus on a de risques cardiovasculaires… et plus on risque la déprime ! Le seul moyen de briser cet engrenage est donc d'accorder une attention particulière à son bien être mental pour prévenir les risques. Aussi n'hésitez à vous faire aider.

L'épreuve du cancer Nul ne peut rester serein face à l'annonce d'un cancer. Le diagnostic est une source évidente d'angoisse, voire de dépression. D'ailleurs, de nombreux hôpitaux proposent aujourd'hui un soutien psychologique en plus du traitement classique (lire à ce propos notre dossier Soutien psy face au cancer). Car la dépression toucherait un quart des personnes concernées par cette maladie. Un soutien psychologique permet notamment de diminuer l'intensité de symptômes et des effets secondaires des traitements, et améliore ainsi la qualité de vie. Affronter une maladie nécessite une force mentale importante. Si vous venez d'apprendre le diagnostic d'une affection chronique ou grave, pas question de vous isoler, de ne plus voir personne. Cela ne va pas vous aider, au contraire.

Aussi n'hésitez pas à demander conseil à un spécialiste, psychologue ou psychiatre. Car vous ne pourrez aller mieux dans votre corps que si vous allez mieux dans votre tête !

Louis Asana Tchat Audio-vidéo sur www.dextro.fr Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "Dextro en Fête": www.dextro.fr

mardi, juin 22 2010

Paradigm® Veo™ : Une nouvelle étape dans la prise en charge de votre diabète.

Voir les courbes Ecouter les alertes Oser intervenir

Pourquoi la Paradigm® VeoTM est-elle une véritable innovation ? La Paradigm® VeoTM est la première pompe à insuline dont l’option mesure du glucose en continu utilise les données transmises par le capteur de glucose pour suspendre automatiquement l’injection d’insuline en cas d’hypoglycémie. Cela vous assurera ainsi une meilleure protection en cas d’hypoglycémie non ressentie ou d’hypoglycémie nocturne.

voir le PDF

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association dextro en fête : www.dextro.fr

samedi, juin 19 2010

dermatoses et diabète;

Manifestations cutanéomuqueuses du diabète

Dans une étude prospective récente de prévalence, 54 % des patients diabétiques insulinodépendants (DID) et 61 % des patients non insulinodépendants (DNID) avaient des manifestations cutanées en dehors du pied diabétique.

Le vitiligo touche 9 % des patients atteints de DID et les infections 20 % des patients atteints de DNID.

Cependant, s’il est aisé d’associer le diabète avec certaines dermatoses rares en raison d’une prévalence anormalement élevée de celles-ci chez les sujets diabétiques, il est plus difficile de l’affirmer pour des pathologies fréquentes comme les dermatophyties unguéales par exemple.

Les manifestations cutanées du diabète sont classées en trois grands groupes :

– dermatoses associées à la présence d’un diabète ;

– dermatoses liées aux complications du diabète ;

– dermatoses liées aux traitements du diabète.

Dermatoses associées au diabète :

Certaines atteintes dermatologiques ont une prévalence plus élevée chez les sujets diabétiques, mais peuvent se rencontrer également en dehors d’un contexte diabétique.

Cependant, la découverte d’une de ces pathologies chez un patient doit faire rechercher l’existence d’un diabète.

A - NÉCROBIOSE LIPOÏDIQUE :

La nécrobiose lipoïdique (ou maladie d’Oppenheim-Urbach) est une dermatose rare, survenant chez 0,3 % des diabétiques, mais parmi les patients présentant une nécrobiose lipoïdique, 65 % seraient diabétiques.

Dans une étude plus récente, le pourcentage de patients diabétiques serait seulement de 11 %.

Ces pourcentages restent donc controversés en raison du petit nombre d’études épidémiologiques sur le sujet.

Les lésions, le plus souvent asymptomatiques, surviennent principalement sur la face antérieure de jambe, de façon bilatérale et symétrique.

D’autres localisations comme le cuir chevelu, le visage, les bras, le tronc, le gland sont plus rares.

Les lésions débutent par des papules ou des nodules rouge-brun, confluant en plaques irrégulières.

Le centre devient jaune orangé en raison d’une surcharge graisseuse, atrophique, lisse et télangiectasique.

Les bords sont nettement infiltrés, polycycliques, à limites nettes, et restent rouge violacé.

Les lésions sont indolentes, de progression lente.

Après plusieurs années d’évolution, l’évolution vers une ulcération centrale peut survenir spontanément ou après un traumatisme minime.

Des variantes ont été décrites.

Les lésions peuvent se limiter à des papules parfois groupées en anneaux autour d’un centre jaunâtre non scléroatrophique simulant un granulome annulaire.

Des aspects verruqueux, hypertrophiques, pseudosyphilitiques et à type de nodules profonds ont été également rapportés.

L’évolution est habituellement chronique mais une régression peut s’observer dans un cas sur cinq.

La dégénérescence en carcinome épidermoïde est exceptionnelle.

La physiopathologie de la nécrobiose lipoïdique est hypothétique.

Elle est associée au diabète de type 1 et plus fréquemment au diabète de type 2, rendant peu probable une cause génétique ou auto-immune liée au terrain diabétique.

Les altérations du collagène pourraient être primitives ou secondaires à des altérations microvasculaires.

Une rétinopathie et/ou une protéinurie liées au diabète seraient significativement plus fréquentes chez les patients diabétiques atteints de nécrobiose lipoïdique que chez les patients diabétiques sans nécrobiose lipoïdique.

L’aspect histologique est variable selon le stade évolutif de la lésion.

L’épiderme est atrophique, le derme moyen ou profond est le siège de foyers de nécrose hyaline des fibres collagène et de fragmentation des fibres élastiques.

L’infiltrat histiocytaire, comportant souvent des cellules géantes multinucléées et des cellules épithélioïdes, se dispose en palissade autour des foyers d’altération du tissu conjonctif.

Des altérations vasculaires et des dépôts lipidiques extracellulaires caractérisent la nécrobiose lipoïdique par rapport au granulome annulaire dont l’histologie est très proche.

La sclérose apparaît comme une cicatrice du processus initial.

Aucun traitement n’a démontré son efficacité de façon certaine.

En première intention, les dermocorticoïdes de niveau I sous occlusion (film de polyuréthane, hydrocolloïde mince) sont utilisés sur les lésions récentes ou sur la bordure pour freiner l’extension des lésions.

Leur utilisation sur le centre atrophique des lésions pourrait précipiter l’évolution vers une ulcération.

Les corticoïdes par voie générale ont également été proposés dans quelques observations, notamment dans des formes ulcérées avec un bon résultat, mais le rapport bénéfice-risque de ce traitement reste discuté dans cette indication.

Dans l’hypothèse du rôle de la microangiopathie, la pentoxyfilline ou l’aspirine associées au dipyridamole ont été utilisées dans quelques cas en seconde intention ou dans des formes étendues.

Dans les formes ulcérées, l’exérèse chirurgicale suivie de greffe ou une corticothérapie générale sont à discuter.

Cependant, les succès thérapeutiques rapportés dans la littérature sont des cas cliniques, de niveau de preuve faible.

Aucun traitement n’est clairement efficace dans la nécrobiose lipoïdique car il n’existe actuellement aucune étude contrôlée dans la littérature permettant de valider rigoureusement une attitude plus qu’une autre.

B - GRANULOME ANNULAIRE :

Le granulome annulaire est la plus fréquente des dermatoses du groupe des granulomes palissadiques.

L’association au diabète est classique, mal évaluée en termes de fréquence et surtout recherchée dans les formes généralisées ou d’évolution prolongée.

Les lésions sont des petites papules, de couleur peau normale, jaunâtres ou érythémateuses, de disposition fréquemment arciforme, d’extension centrifuge.

L’évolution est chronique, toujours bénigne.

La forme typique du granulome annulaire guérit spontanément en quelques mois.

Les lésions sont asymptomatiques et siègent habituellement sur les faces d’extension des membres, particulièrement sur le dos des pieds ou des mains.

Plus rarement, elles peuvent siéger sur le visage, les oreilles et le cuir chevelu.

Les formes généralisées, perforantes ou sous-cutanées, sont beaucoup plus rares.

L’examen histologique des lésions trouve une réaction inflammatoire essentiellement histiocytaire, comportant des éléments épithélioïdes et des cellules géantes multinucléées, organisés autour de larges plages éosinophiles d’altération du tissu conjonctif dans le derme superficiel et moyen.

La physiopathologie est inconnue.

Les modalités thérapeutiques des granulomes annulaires localisés, principalement les dermocorticoïdes sous occlusion, sont identiques à celles de la nécrobiose lipoïdique non ulcérée, mais aussi peu satisfaisantes.

La rémission spontanée est une modalité évolutive habituelle justifiant dans la plupart des cas l’abstention thérapeutique.

C - ACANTHOSIS NIGRICANS :

L’acanthosis nigricans se traduit cliniquement par des placards cutanés symétriques épais de pigmentation brune, à surface veloutée ou verruqueuse, localisés préférentiellement dans les plis de flexion, particulièrement les plis axillaires, inguinaux et la nuque.

L’atteinte muqueuse serait une particularité des acanthosis nigricans malins.

Histologiquement, une hyperkératose marquée, une papillomatose et une acanthose épidermique sont observées.

L’acanthosis nigricans est un marqueur d’endocrinopathies caractérisées par une insulinorésistance dont font partie le DNID et/ou l’obésité.

L’insulinorésistance au cours du diabète de type II ou de l’obésité serait secondaire à une diminution du nombre de récepteurs fonctionnels à l’insuline.

La survenue d’un acanthosis nigricans au cours du DNID résulterait d’une fixation de l’insuline en excès sur les récepteurs à l’insulin-like growth factor (IGF) situés sur les kératinocytes, stimulant leur prolifération.

Une obésité et des signes d’hyperandrogénisme sont souvent retrouvés associés.

Enfin, dans quelques rares cas, le syndrome d’insulinorésistance avec acanthosis nigricans et DNID s’associe à une lipoatrophie.

Cette forme est congénitale dans 60 % des cas, autosomique récessive.

Il n’existe pas de traitement satisfaisant de cette affection, mais il est conseillé de réduire la surcharge pondérale en recommandant un régime hypocalorique et des exercices physiques pour diminuer l’insulinorésistance périphérique.

Les rétinoïdes locaux et la vaseline salicylée peuvent réduire l’hyperkératose, et le calcipotriol peut réduire l’hyperprolifération épidermique.

L’utilisation du laser CO2 ou de l’erbium reste discutée mais semble logique.

D - VITILIGO :

Le vitiligo est une pathologie dermatologique bénigne, affichante, constituée de larges plaques maculeuses de dépigmentation cutanée.

La localisation est le plus souvent périorificielle ou sur les faces d’extension des membres.

Le vitiligo est considéré comme une pathologie auto-immune, liée à une destruction des mélanocytes dans l’épiderme, pouvant être associée à d’autres pathologies en raison d’une prédisposition génétique comme le diabète de type I.

En fait, le vitiligo a également été rapporté en association avec le DNID et ne serait pas simplement un marqueur d’auto-immunité au cours du diabète.

De plus, les liens épidémiologiques entre le diabète et le vitiligo semblent difficiles à préciser en l’absence d’études contrôlées.

Dans une étude récente, sur 1 436 patients atteints de vitiligo, seuls 0,6 % présentaient un diabète. Inversement, sur 457 patients diabétiques, 9 % présentaient un vitiligo, ce qui semble une prévalence très élevée.

E - « FINGER PEBBLES » OU ÉPAISSISSEMENT GRANITÉ DES DOIGTS :

Cet aspect de granité des dos des mains associé au diabète et connu sous le nom de papules de Huntley a été décrit pour la première fois en 1986.

Il s’agit de petites structures papillaires siégeant sur les faces dorsales des mains, principalement en regard des articulations interphalangiennes et métacarpophalangiennes.

Ces micropapules asymptomatiques peuvent siéger également dans la région périunguéale et parfois tout le long des doigts et donner un aspect d’épaississement de la peau.

La biopsie de ces lésions montre une acanthose, une papillomatose et une importante hyperkératose sans composante inflammatoire.

Huntley avait trouvé que, sur les 60 patients diabétiques, 75 % présentaient ces lésions au niveau des mains versus 21 % parmi 52 sujets sains contrôles.

Plus récemment, Cabo a retrouvé une prévalence des lésions de 72 % chez 202 sujets diabétiques versus 12 % chez 48 sujets contrôles.

Les dermocorticoïdes et les crèmes hydratantes n’ont aucune efficacité.

Dans un cas isolé, il semble qu’une crème contenant du lactate d’ammonium à 12 % ait pu apporter une amélioration.

F - ASSOCIATIONS DIVERSES :

L’association avec diverses affections comme l’angiodermite nécrotique, la porphyrie cutanée tardive sporadique, l’hépatite C et le syndrome de Werner mérite d’être signalée.

L’angiodermite nécrotique, forme particulière d’ulcère de jambe douloureux où le processus nécrotique prédomine, survient en général chez des femmes âgées, soit hypertendues dans 90 % des cas, soit diabétiques dans 28 % des cas.

Plusieurs études ont récemment montré une incidence élevée (4 à 28 %) du virus de l’hépatite C (VHC) chez les sujets DID ou non en dehors d’antécédents de transfusion et de toxicomanie.

Une étude comparative récente, portant sur 1 117 patients infectés par le VHC, a trouvé un risque significativement plus élevé (21 %) de diabète chez des sujets VHC positifs par rapport aux sujets virus de l’hépatite B (VHB) positifs (12 %).

L’hypothèse d’une atteinte directe du pancréas par le VHC n’a pas été encore démontrée.

Le lien est également solidement établi entre les formes sporadiques de porphyrie cutanée tardive et diabète. Une inhibition par des taux élevés de glucose de l’acide delta-amino-lévulinique déshydratase (ALA-D) et de la porphobilinogène désaminase (PBG-D), enzymes intervenant dans la biosynthèse de l’hème, a été démontrée in vitro.

De même, l’activité de ces mêmes enzymes est diminuée chez les souris ayant un diabète induit par la streptozotocine.

Dans une autre étude, l’activité dans les hématies de ces deux enzymes est diminuée respectivement de 20 et 40 % chez des diabétiques sans différence significative entre le groupe DID et le groupe DNID.

Le syndrome de Werner, maladie génétique rare, se caractérise par un vieillissement précoce et sélectif de certains organes.

Le gène WRN responsable de ce syndrome a été localisé sur le chromosome R et code pour une protéine appartenant à la famille des hélicases, enzymes intervenant dans la réparation de l’acide désoxyribonucléique (ADN) et impliquées dans d’autres génodermatoses.

Ce syndrome associe au vieillissement précoce de l’adulte jeune, une petite taille, une cataracte, un diabète dans 60 % des cas, un hypogonadisme, des ulcérations cutanées, des calcifications vasculaires et une ostéoporose.

Complications cutanées du diabète :

A - COMPLICATIONS AIGUËS :

1- Infections :

Un dysfonctionnement global des polynucléaires est observé chez les diabétiques avec, en particulier, une diminution du chimiotactisme et de la phagocytose.

L’altération des fonctions des polynucléaires est associée au mauvais contrôle du diabète, responsable d’une plus grande sensibilité des diabétiques aux infections.

Les infections cutanées sont fréquentes au cours du diabète, mais non spécifiques.

Dans deux études récentes, la prévalence des infections dans une population diabétique a été estimée à 20 %, dominées par les infections mycosiques.

En dehors des infections à Candida albicans et à corynébactéries, les infections ne sont probablement pas plus fréquentes chez les sujets diabétiques équilibrés que dans la population générale.

À l’inverse, chez les patients diabétiques dont le diabète est mal contrôlé, des infections à germes opportunistes ont été rapportées comme les sporotrichoses.

  • Infections bactériennes :

Bien qu’il soit difficile d’affirmer que les infections à cocci à Gram positif soient plus fréquentes chez les diabétiques, il reste de bonne pratique clinique de rechercher ou d’équilibrer un diabète devant des infections cutanées superficielles extensives, récidivantes ou résistantes au traitement, à type de folliculites, furonculose, impétigo et erythrasma.

Ces infections cutanées semblent survenir d’autant plus que le diabète est déséquilibré et l’équilibre du diabète semble un paramètre déterminant du traitement.

Le diabète seul, contrairement à l’obésité, ne semble pas être un facteur de risque pour les érysipèles, mais c’est un facteur de risque des infections dermohypodermiques bactériennes sévères, notamment les formes nécrosantes.

L’erythrasma dû à Corynebacterium minutissimum se manifeste par de larges macules bistres, finement squameuses, de fluorescence corail en lumière de Wood.

Le traitement fait appel à l’érythromycine orale ou à des traitements locaux dont l’érythromycine locale ou les imidazolés.

  • Infections mycosiques :

L’association du diabète et des candidoses cutanéomuqueuses est souvent rapportée dans la littérature.

Les candidoses oropharyngées sont significativement associées au DID, indépendamment de l’équilibre glycémique.

Les autres sites d’infections candidosiques, fréquemment retrouvés chez les diabétiques (perlèches, vulvovaginites, balanites, onychomycoses, paronychies) sont associés au diabète non traité ou déséquilibré.

Les onychomycoses ont une prévalence atteignant 26 à 35 % chez les diabétiques, plus élevée que dans la population générale.

Les onychomycoses sont le plus souvent associées à un intertrigo interorteils mycosique, dont la fréquence est estimée à 32 % de la population diabétique contre 7 % chez les non-diabétiques.

Le risque relatif d’onychomycose est estimé entre 1,5 et 2,8 selon les études chez les diabétiques par rapport à la population générale et le risque d’intertrigo interorteils à 2,1.

Les dermatophytes usuels (Trichophyton rubrum et Trichophyton mentagrophytes) sont les germes les plus souvent responsables, comme chez les sujets non diabétiques, mais les infections à Candida albicans semblent bien plus fréquentes que dans la population non diabétique, pouvant atteindre 30 % des onychomycoses.

Les onychomycoses des diabétiques contribuent à la morbidité élevée des pieds diabétiques car elles sont la cause de plaies par abrasion ou par ulcération traumatique.

Les intertrigos interorteils représentent une porte d’entrée infectieuse pour les dermohypodermites bactériennes.

Le traitement des mycoses chez les diabétiques est le même que chez les sujets non diabétiques, mais les indications du traitement sont plus systématiques que chez le sujet sain.

Les imidazolés locaux sont le plus souvent suffisants pour la prise en charge des mycoses de la peau glabre.

La terbinafine est le traitement de référence pour les atteintes unguéales matricielles à dermatophytes et le fluconazole pour les candidoses muqueuses.

2- Xanthomatoses éruptives :

Les xanthomes éruptifs sont une manifestation d’une hypertriglycéridémie majeure souvent associée à un diabète non contrôlé.

La carence en insuline est responsable d’un déficit en lipoprotéine lipase, et d’une élévation des triglycérides circulants.

L’éruption est faite de multiples papules jaunâtres, fermes, entourées d’un halo érythémateux, quelquefois prurigineuses et parfois même douloureuses.

Elles siègent sur la face d’extension des membres et des articulations.

L’histologie cutanée retrouve des histiocytes spumeux dans le derme et un infiltrat dermique polymorphe.

Les lésions disparaissent progressivement avec la normalisation des anomalies métaboliques associées (hyperlipémie, hyperglycémie, acidocétose) après la mise sous insuline.

B - COMPLICATIONS CHRONIQUES :

Les maux perforants plantaires sont traités dans un chapitre spécifique consacré au pied diabétique.

1- Bullose des diabétiques :

Des bulles tendues, souvent multiples, de taille variable, peuvent survenir chez les diabétiques en dehors de toute pathologie autoimmune, infectieuse, traumatique ou de stase.

L’apparition est spontanée, en peau saine, sur les membres, préférentiellement sur la face d’extension des membres inférieurs, de disposition acrale.

Le liquide de bulle est stérile.

L’histologie cutanée retrouve un clivage dermoépidermique ou intraépidermique selon les auteurs et un infiltrat périvasculaire de faible intensité non spécifique.

L’immunofluorescence directe est négative.

Les lésions sont habituellement asymptomatiques et l’évolution se fait vers la formation d’une croûte et une guérison spontanée en quelques semaines.

La plupart des patients atteints sont diabétiques de longue date, porteurs de complications vasculaires liées au diabète.

Il a été rapporté récemment un cas avec une bulle unique de taille importante et qui a révélé un diabète de type II chez un patient de 54 ans.

Aucun traitement n’est nécessaire en dehors des soins locaux usuels.

La physiopathologie est inconnue, peut-être liée à une fragilité cutanée liée à une altération de la vascularisation cutanée.

Le rôle d’éventuels traumatismes associés est peu clair. Le traitement est symptomatique.

2- Dermopathie diabétique :

C’est une des manifestations cutanées les plus fréquentes chez les diabétiques, bien qu’elle ne soit pas spécifique.

Il s’agit de lésions atrophiques, arrondies, hyperpigmentées, bilatérales, siégeant sur la face tibiale des membres inférieurs, survenant chez des diabétiques de longue date.

Les lésions sont asymptomatiques, probablement cicatricielles postinflammatoires ou post-traumatiques.

L’histologie est peu spécifique, retrouvant sur les lésions récentes un oedème dermique, une extravasation sanguine et un infiltrat lymphocytaire modéré.

La physiopathologie de ces lésions n’est pas élucidée ; une atteinte de la microcirculation est le plus souvent avancée.

Aucun traitement n’est nécessaire en dehors d’une protection contre les traumatismes.

3- États pseudosclérodermiques :

Il faut distinguer trois entités correspondant à un épaississement cutané au cours du diabète : le scléroedème de Buschke, la sclérose des extrémités avec enraidissement articulaire et l’épaississement isolé de la peau.

Le scléroedème de Buschke touche environ 2 à 3% des sujets DNID, obèses.

Il se caractérise par un épaississement cutané important débutant au niveau de la nuque et du haut du dos, s’étendant progressivement sur le tronc et quelquefois les membres.

Les extrémités sont respectées, il n’y a pas d’atteinte viscérale.

La peau est difficilement plissable, indurée, brillante.

Les signes fonctionnels sont une limitation des mouvements due à l’épaississement cutané.

L’histologie cutanée retrouve un derme épaissi avec des dépôts de glycosaminoglycanes entre les faisceaux de collagène.

L’évolution est chronique, sans tendance à la régression.

La physiopathologie et le traitement du scléroedème diabétique sont inconnus.

La sclérose des extrémités avec enraidissement articulaire a été décrite chez 8 à 50% des diabétiques et est fortement corrélée aux complications microvasculaires comme la rétinopathie et la néphropathie diabétiques.

La sclérose des extrémités débute typiquement par le cinquième doigt et s’étend progressivement touchant les articulations interphalangiennes, métacarpophalangiennes et le poignet.

La peau est épaissie, de couleur cireuse, les lésions sont mal limitées.

Les sujets ne peuvent plus appliquer leurs mains l’une contre l’autre en extension (signe de la prière) ou les apposer à plat sur une table.

En dehors de la limitation articulaire en extension, les lésions sont parfaitement asymptomatiques, bilatérales et symétriques, d’extension progressive.

Ce syndrome a initialement été décrit chez les adolescents DID, mais semble toucher également les sujets DNID.

Par ailleurs, 20 à 30 % des patients diabétiques depuis plus de 10 ans présentent un épaississement cutané du dos des mains, mais également des pieds, en comparaison avec des sujets contrôles non diabétiques.

Cet épaississement cutané est parfaitement asymptomatique, mesurable par échographie, et se distingue histologiquement du scléroedème.

Il n’est pas corrélé à l’atteinte de la microcirculation et ne limite pas les mouvements articulaires, contrairement à la sclérose des extrémités.

4- Prurit :

Le prurit généralisé chronique a longtemps été considéré comme un symptôme du diabète.

En fait, il n’y a pas d’association significative entre le diabète et le prurit.

L’apparition d’un prurit généralisé chez un diabétique doit donc faire rechercher les mêmes étiologies que chez les sujets non diabétiques.

À l’inverse, les prurits localisés anaux ou génitaux sont fréquents chez les diabétiques et le plus souvent en rapport avec une candidose.

Dermatoses liées aux traitements du diabète :

A - ÉRUPTIONS DUES AUX ANTIDIABÉTIQUES ORAUX (SULFAMIDES, BIGUANIDES) :

Les sulfamides hypoglycémiants sont responsables, dans 2 à 5 % des cas, d’une toxidermie survenant habituellement dans le premier mois de traitement.

L’éruption est le plus souvent un exanthème maculopapuleux, bien que des réactions urticariennes soient également possibles.

Les sulfamides hypoglycémiants peuvent rarement induire des réactions photoallergiques et phototoxiques.

B - RÉACTIONS CUTANÉES AUX INSULINES :

Les réactions allergiques aux insulines sont rares avec les insulines recombinantes ou purifiées.

Des réactions locales retardées peuvent survenir aux sites d’injection dans 1 % des cas lors du premier mois, disparaissant en quelques semaines alors que le traitement est maintenu.

Il s’agit d’une papule ou d’un nodule prurigineux survenant dans les 24 à 48 heures après l’injection.

Des réactions immédiates urticariennes sont également rapportées dans des délais très variables après le début de l’insulinothérapie, même avec les insulines recombinantes humaines.

Le traitement consiste à changer de type d’insuline en choisissant des produits plus purifiés.

Les réactions allergiques systémiques à type d’urticaire généralisée ou d’angiooedème sont exceptionnelles.

Les lipoatrophies liées à une synthèse d’anticorps anti-insuline ne surviennent plus avec les nouvelles insulines recombinantes ou purifiées.

Les abcès ou infections aux sites d’injection des insulines sont rares, liés à de mauvaises techniques d’injection sous-cutanée et/ou à de mauvaises conditions d’hygiène. http://www.medix.free.fr Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "dextro en fête" : www.dextro.fr

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