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lundi, mars 8 2010

BIEN SAVOIR SE "RESUCRER" LORS D' HYPOGLYCEMIE

BIEN SAVOIR SE "RESUCRER" LORS D' HYPOGLYCEMIE




Dans le quotidien du patient diabétique, la confrontation aux hypoglycémies est une situation fréquente qui doit être corrigée au plus vite.

Comment bien s'y prendre ?

Le premier bon réflexe est de contrôler la glycémie quand une hypoglycémie est suspectée. Pour rappel, physiologiquement on parle d'hypoglycémie quand le taux de sucre sanguin est inférieur ou égal à 0,6g/1 ou 60mg/dl.

Physiquement, les symptômes les plus fréquemment rencontrés sont : la transpiration, la faim, la pâleur, le changement d'humeur, des difficultés de concentration et d'élocution.

Les explications les plus habituelles d'une hypoglycémie sont:

- une activité physique imprévue,

- une collation ou un repas retardé ou sauté, la consommation de boissons alcoolisées en dehors des repas,

- une erreur dans les doses d'insuline (surdosage),

- une inversion des types d'insuline,

- une diminution des ingesta alimentaires (maladie, perte d'appétit..)

- un amaigrissement voulu ou spontané sans modification du traitement.

Il est impératif de trouver la cause de votre hypoglycémie.

Si l'hypoglycémie est sévère, le resucrage doit précéder la mesure de la glycémie.

Si les chiffres de glycémie la confirment, le deuxième réflexe indispensable est de se "resucrer ", c'est à dire d'absorber une quantité mesurée de glucides qui vont pouvoir rapidement corriger l'hypoglycémie.

Cette quantité bien définie doit correspondre à 15 g de glucides absorbés idéalement sous une forme liquide pour un "resucrage" rapide (les aliments sucrés liquides "resucrent "plus rapidement que les aliments sucrés solides).

Nous en profitons pour vous rappeler l'importance d'avoir TOUJOURS à portée de main une des suggestions suivantes.

Pratiquement, il faut consommer

1/3 de cannette ou 1/2 verre (100m1) de limonade sucrée

(PAS LIGHT)

OU

1 c. à soupe de sirop de fruits (grenadine, menthe...)

dans 1/2 verre d'eau

OU

1 petit verre de jus de fruit 100% pur jus maximum 200 ml(berlingot)

OU

3 morceaux de sucre dilués dans 1/2 verre d'eau ou 1/2 tasse de café, de thé ou de tisane.




A défaut d'un liquide sucré, vous prendrez!

4 tablettes de dextrose (Dextro energy©)

OU

1 c à soupe de confiture ou de miel.




Les hypoglycémies, bien que moins conséquentes sur le plan des complications que les hyperglycémies, sont souvent très impressionnantes pour le patient et son entourage.

Pour éviter cela le patient a tendance à trop manger et souvent on constate un "resucrage" excessif qui risque de déséquilibrer le profil glycémique de toute la journée.

De plus, le "resucrage" est souvent prétexte à consommer des aliments habituellement déconseillés car trop sucrés et/ou trop gras, ce qui peut conduire à une prise de poids.

Pratiquement il faut se rappeler

- que les symptômes de l'hypoglycémie peuvent persister au-delà de la normalisation de la glycémie. Un troisième bon réflexe est d'effectuer un nouveau contrôle glycémique et de se baser sur son résultat pour adopter l'attitude adéquate soit poursuivre le "resucrage" soit patienter jusqu'à disparition des symptômes.

- que se "resucrer" trop et /ou au moyen d'aliments mal choisis, favorise la prise de poids et une hyperglycémie

- que s'il est vrai qu'un diabète bien équilibré expose plus facilement à des hypoglycémies, on sait les corriger au mieux et au plus vite. Par contre, le maintien en hyperglycémie est fortement préjudiciable en raison des complications entraînées.

- que le chocolat a un index glycémique (=pouvoir sucrant) bas et que dès lors ce n'est pas un aliment indiqué pour se resucrer correctement (cf. article présenté dans la revue de novembre/décembre 2002)

Nous attirons également votre attention sur la distinction à faire entre "resucrage" et "prévention" d'une hypoglycémie.

Cette dernière attitude consiste à adapter l'alimentation en prévision d'une augmentation de l'activité physique et cette adaptation n'implique pas nécessairement la consommation des aliments utilisés dans le resucrage.

De jour comme de nuit, resucrez-vous de la même façon. La correction d'une hypoglycémie par du glucagon (Glucagen®) est strictement réservée au seul cas où il y a perte de connaissance.

Nous vous rappelons qu'il est indispensable d'avoir du glucagon (non périmé ) à disposition. L'entourage de la personne diabétique doit nécessairement être informé de son rôle et de la manière de l'utiliser.

EN RESUME

Si le patient diabétique suspecte une hypoglycémie il faut :

1- contrôler sa glycémie

2- si nécessaire se "resucrer "avec un aliment adéquat (liquide sucré ou Dextro energy®)

3- éviter les "resucrages" intempestifs avec des aliments trop caloriques (graisses / sucres)

4- se rappeler que chaque patient peut présenter des situations particulières qu'il s'agit d'évaluer avec son médecin et/ou son/sa diététicien(ne)

http://www.diabete-abd.be/resucrage.htm

lundi, décembre 28 2009

Personnes présentes sur le Tchat (Audio-Vidéo)

 

 

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dimanche, décembre 27 2009

Symptômes du diabète

Les symptômes sont les mêmes quelque soit le type de diabète. Ils sont souvent plus insidieux dans le cas du diabète de type 2.

■Une élimination excessive d'urine (il est fréquent de se lever la nuit pour aller uriner). ■Une augmentation de la soif et de la faim. ■Une perte de poids. ■Une faiblesse et une fatigue excessives. ■Une vision floue. ■Une augmentation de l'occurrence et de la récurrence des infections de la peau, des gencives, de la vessie, de la vulve ou du prépuce. ■Un ralentissement du processus de cicatrisation. ■Un engourdissement ou un fourmillement dans les mains et les pieds.

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Le Glucagon

L'injection de glucagon

De quoi s'agit-il ?

Le glucagon est une hormone, produite par le pancréas, qui a des effets opposés à ceux de l'insuline : il oblige le foie à fabriquer du sucre.

Pendant une hypoglycémie, le pancréas fabrique du glucagon pour lutter contre la baisse de sucre, mais une injection de glucagon permet d'en apporter plus rapidement une grande quantité.

L'injection est habituellement faite en intramusculaire car cela agit plus rapidement qu'une injection sous-cutanée. L'injection peut aussi être faite dans une veine (et cela agit plus vite qu'en intramusculaire) mais faire une injection intraveineuse est plus compliqué que faire une injection intramusculaire.

L'injection de glucagon est le traitement de choix des hypoglycémies chez le diabétique traité par l'insuline, lorsqu'il n'est pas en mesure d'avaler du sucre (perte de connaissance, ou malaise sévère avec impossibilité d'avaler).

Préparation de l'injection

Le glucagon se présente :

• Soit sous forme d'une boîte en carton (GlucaGen) contenant un flacon de poudre et un flacon de liquide, qui sont à utiliser avec une seringue classique prescrite en plus de la boîte de GlucaGen. La préparation de l'injection est très simple :

- Prélèvement du liquide avec une seringue. - Injection du liquide dans le flacon de poudre. - Agitation du flacon pour dissoudre la poudre. - Aspiration du contenu du flacon.








• Soit, depuis fin 2003 en France, sous forme d'un boîtier en matière plasique (GlucaGen Kit) contenant une seringue préremplie de liquide et un flacon de poudre. La préparation de l'injection est encore plus simple :

- Injection du liquide dans le flacon de poudre. - Agitation du flacon pour dissoudre la poudre. - Aspiration du contenu du flacon.








L'utilisation est facilitée par l'agencement des constituants dans le kit et un mode d'emploi en quatre images est collé dans le couvercle du boîtier.




Injection du glucagon

• La réalisation d'une injection intramusculaire n'a rien de compliqué.

On utilise une aiguille de 40 à 60 mm.

L'injection peut être faite dans la partie haute et externe de la fesse droite ou gauche, au-dessus d'une ligne horizontale passant par le sommet du pli fessier. Dans ces deux zones il n'y a aucun risque de toucher le nerf sciatique qui va dans la jambe. L'aiguille doit être enfoncée en totalité chez l'adulte, et à moitié chez l'enfant. Si l'aiguille venait à atteindre l'os du bassin, cela n'aurait cependant aucune conséquence.





• Le glucagon peut également être injecté par voie sous-cutanée, exactement comme pour une injection d'insuline, mais le glucagon met plus de temps pour agir.

• La totalité du produit doit être injectée, sauf chez l'enfant de moins de 25 kg chez qui on peut se contenter d'injecter la moitié de la dose.

Après l'injection

Le produit met habituellement une dizaine de minutes pour agir, rarement plus.

L'injection peut être renouvelée un quart d'heure plus tard si le diabétique n'est toujours pas en mesure de s'alimenter.

Dans tous les cas, même si l'injection a permis de faire disparaître totalement le malaise, il faut absolument manger une collation après l'injection, car l'effet de l'injection ne dure qu'une dizaine de minutes (un nouveau malaise peut survenir si on ne mange pas après l'injection).

Lorsque vous êtes à nouveau en bonne forme, il faut réfléchir aux circonstances qui ont conduit à la venue de ce malaise sévère, afin d'éviter qu'il puisse se reproduire.

Il faut absolument manger une collation après l'injection






Informez votre entourage

Vous n'aurez jamais l'occasion de vous faire une injection de glucagon, car si pendant un malaise vous êtes en état de vous faire une injection, vous serez également en état d'avaler du sucre plutôt que de vous faire une injection de glucagon !

C'est donc à votre entourage qu'il faut apprendre à faire une injection de glucagon.

Cette technique doit être apprise, car une injection ne s'improvise pas lorsque l'on n'a jamais réfléchi à cette question (il serait sans danger, mais totalement inutile, que l'on vous injecte le liquide sans la poudre... ; au moment de vous faire une injection, il serait dommage que la personne devant vous faire l'injection doive d'abord lire la notice qui accompagne le flacon de glucagon...).

D'autre part, bien que les gestes à réaliser soient très simples et sans aucun danger, l'expérience montre que lorsqu'un diabétique est sans connaissance, l'entourage n'a que rarement le calme et la capacité de faire une injection, lorsque les gestes nécessaires n'ont pas été répétés au préalable.

Il faut apprendre à votre entourage à faire une injection de glucagon






Les conseils suivants peuvent donc être donnés :

• Il faut charger une ou plusieurs personnes de vous injecter du glucagon en cas de besoin. • Il faut montrer à ces personnes le flacon de poudre, le flacon de liquide, la seringue et l'aiguille à utiliser, ainsi que leur montrer comment préparer l'injection et où faire cette injection. • Dites-leur bien également «aucun danger» : une injection de glucagon n'a aucune conséquence fâcheuse même si la glycémie est normale ou haute, ou si la perte de connaissance n'est pas en relation avec le diabète. • Le glucagon doit être conservé entre + 2° et + 8°, c'est-à-dire dans le bac légumes d'un réfrigérateur (pas dans le «freezer» ni dans le congélateur). La durée de conservation est de trois ans. • Le glucagon, la seringue et l'aiguille doivent être conservés ensemble, emballés dans un sachet, dans le bac à légumes du réfrigérateur, pour ne pas devoir courir à droite et à gauche pour trouver chacun de ces éléments. • Le glucagon peut cependant être conservé dix-huit mois à température ambiante (25°). • Après retour de vacances, plutôt que de jeter «bêtement» le flacon que vous avez conservé à température ambiante, demandez à votre entourage de vous montrer comment il préparerait l'injection en cas de besoin, et où il ferait l'injection. • Si cela est possible, surtout si votre diabète est instable, placez au réfrigérateur un nécessaire à injection de glucagon (glucagon + seringue + aiguille) dans les endroits où vous passez régulièrement du temps pendant la journée : lieu de travail, infirmerie d'un lycée, club de sport... et dans chacun de ces lieux apprenez à une personne la façon de vous resucrer en cas de malaise, ainsi que la façon de faire une injection de glucagon. • Même si vous vivez seul, ou si personne de votre entourage n'accepterait de vous faire une injection, il n'est pas inutile de placer dans votre réfrigérateur un nécessaire à injection de glucagon (glucagon + seringue + aiguille) de façon à ce que la personne qui viendra à votre chevet puisse disposer sans tarder du produit qui vous est nécessaire (tous les médecins et toutes les infirmières savent que le glucagon se conserve au réfrigérateur, et c'est là qu'ils iront regarder en premier). • Si vous faites souvent des hypoglycémies, placez également avec le glucagon une ampoule de sérum glucosé à 30 % destinée à être utilisé par une infirmière ou un médecin (bien sûr les médecins ont souvent une ampoule de sérum glucosé dans leur mallette, mais mieux vaut ne pas se trouver dans l'éventualité que cette ampoule ait été utilisée quelques heures auparavant chez un autre diabétique...).

Le glucagon, c'est comme un extincteur ça ne sert jamais... mais on est bien content de l'avoir quand on en a besoin...




Un nécessaire à injection de glucagon (Glucagen + seringue + aiguille) doit se trouver dans le bac à légumes de votre réfrigérateur



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Source : http://www.diabsurf.com/diabete/FInjGlcg.php

lundi, décembre 21 2009

Agissons contre le diabète

L'épidémie mondiale de diabète gagne du terrain et pourrait avoir des conséquences désastreuses. Les pays en développement seront les plus touchés. L'Organisation mondiale de la Santé et la Fédération internationale du diabète soutiennent conjointement les initiatives qui visent à prévenir et combattre le diabète et ses complications, et s'emploient à améliorer autant que possible la qualité de vie des diabétiques partout dans le monde. Ensemble, nous aidons les pays à se doter des moyens de surmonter les difficultés à venir.

Une déclaration conjointe du Dr Robert Beaglehole de l'Organisation Mondiale de la Santé et du Professeur Pierre Lefèbvre de la Fédération Internationale du Diabète. " Agissons contre le diabete" est une initiative conjointe de l'Organisation Mondiale de la Santé et de la Fédération Internationale du diabète. Il a pour objectif d'encourager et de soutenir l'adoption de mesures efficaces concernant la surveillance, la prévention et la maîtrise du diabète et de sensibiliser davantage l'opinion mondiale au diabète et à ses complications. Le programme s'adresse aux communautés au revenu faible ou intermédiaire, en particulier dans les pays en développement. Il est financé par une subvention de la World Diabetes Foundation à la FID et par des fonds de l'OMS.

Cliquez ici pour décharger le brochure de presentation du programme (pdf, 79kb)

cours de ces trois prochaines années, le programme s'emploiera à:

■renforcer nettement la sensibilisation au problème du diabète et de ses complications et aux moyens de le prévenir, en particulier parmi les responsables des politiques de santé des pays et des communautés au revenu faible ou intermédiaire. ■créer et soutenir des projets pour générer et diffuser sur une grande échelle les connaissances nouvelles sur le degré de sensibilisation au diabète et ses incidences économiques sur les communautés au revenu faible ou intermédiaire. ■publier et diffuser largement une nouvelle étude scientifique sur la prévention du diabète et les complications du diabète. ■formuler des guides pratiques actualisés à l'intention des décideurs des pays au revenu faible ou intermédiaire sur le contenu, la structure et l'application des programmes nationaux de lutte contre le diabète. ■établir et maintenir un site d'information sur Internet pour aider les décideurs à appliquer les programmes nationaux de lutte contre le diabète. Quatre messages clefs concernant le diabète

Le DIABÈTE est une maladie potentiellement mortelle

■Chaque année dans le monde, quelque 3,2 millions de décès sont imputables au diabète. ■Un décès sur 20 est imputable au diabète, soit 8700 décès par jour et six décès par minute. ■Au moins un décès d'adulte de 35 à 64 ans sur dix est imputable au diabète. ■Les trois quarts des décès de diabétiques de moins de 35 ans sont dus à leur maladie. Le DIABÈTE est une affection courante et sa fréquence accuse une hausse sensible partout dans le monde

■Au moins 171 millions de personnes dans le monde sont atteintes de diabète. Ce chiffre pourrait plus que doubler d'ici à 2030. ■Dans les pays en développement, le nombre des diabétiques augmentera de 150% ces 25 prochaines années. ■La progression mondiale du diabète résultera du vieillissement de la population et de l'accroissement démographique, ainsi que de la tendance croissante à l'obésité, à une mauvaise alimentation et à la sédentarité. ■Dans les pays industrialisés, la plupart des personnes atteintes de diabète ont dépassé l'âge de la retraite tandis que, dans les pays en développement, les plus touchées sont les personnes de 35 à 64 ans. Le DIABÈTE n'empêche pas de mener une existence saine et bien remplie

■Des études ont montré que, par les mesures voulues, on pouvait prévenir ou différer de nombreuses complications du diabète. ■Une prise en charge efficace inclut des mesures liées au mode de vie comme une bonne alimentation, de l'exercice physique, un poids approprié et l'absence de tabagisme. ■Les médicaments jouent souvent un rôle important, notamment pour réguler la glycémie, la pression artérielle et le taux de lipides sanguins. ■Des soins optimaux peuvent réduire sensiblement le risque de complications du diabète. ■Il est important d'aider les personnes atteintes de diabète à acquérir les connaissances et les compétences voulues pour prendre en charge leur maladie afin de leur permettre de mener une existence saine et bien remplie. Le plus souvent, le DIABÈTE peut être évité

■La prévention du diabète de type 1, encore impossible, reste un objectif à atteindre. Le diabète de type 2 peut être prévenu et des mesures à cet effet doivent être prises. ■Des essais ont montré qu'une modification durable du mode de vie, au niveau de l'alimentation et de l'exercice physique, pouvait réduire le risque d'apparition du diabète de type 2. Une étude finlandaise sur la prévention du diabète a ainsi montré que les adultes d'âge moyen à haut risque, en améliorant leur alimentation, en faisant davantage d'exercice physique et en perdant un peu de poids, pouvaient se protéger contre le diabète de type 2. ■Toutes les études réalisées à ce jour ont montré que l'amélioration du mode de vie était nettement plus efficace que la prise de médicaments pour les personnes à haut risque. ■L'ampleur du problème nécessite des mesures à l'échelle de la population pour réduire les niveaux de surcharge pondérale et d'obésité, et la sédentarité. ■La prise des décisions en connaissance de cause par les responsables des transports, de l'urbanisme et des prix et de la publicité dans le domaine de l'alimentation peut largement contribuer à réduire le risque de diabète de type 2 à l'échelle de la population.

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http://www.idf.org/node/1236?node=1372

mardi, décembre 1 2009

Le diabète de type 2 : Non insulino-dépendant.

Le diabète de type 2 est une maladie beaucoup plus fréquente que le diabète de type 1. En Belgique , il représente 85 à 90% des patients diabétiques. Ce diabète est le plus souvent diagnostiqué chez des sujets adultes et âgés et très fréquemment associé à la surcharge pondérale ou à une obésité franche. Il faut noter que devant l'augmentation de l'obésité dans les pays industrialisés, les médecins diagnostiquent plus souvent la pathologie chez des jeunes. C'est ainsi qu'aux USA 20% des adolescents diabétiques sont de type 2 alors qu'ils étaient naguère moins de 1%.

Il y a une forte composante génétique avec des anomalies de l'insulinosécrétion c'est à dire un retard de sécrétion d'insuline par le pancréas et des anomalies de la sensibilité à l'insuline, on parle d'insulinorésistance.

Le traitement du diabète de type 2 est en premier lieu la mise en place de mesures hygiéno-diététiques, complétées si le diabétologue le juge utile, par un traitement médicamenteux (hypoglycémiants, insuline). C'est un diabète qui a été trop longtemps banalisé. Il est sérieux et ce sont ses complications qui peuvent devenir redoutables.

Qu'entend-on par mesures hygieno-dietetiques?

C'est mettre en place de façon préventive une alimentation agréable qui maîtrise le poids ou qui le fait fléchir en stimulant un exercice physique régulier. C'est faire en sorte que le patient diabétique de type 2 se rapproche d'un BMI* de 25.

Classiquement on a parlé de régime d'amaigrissement afin de corriger les anomalies glycémiques. Actuellement devant cette approche très négativement ressentie par les patients, on préfère prôner une alimentation modérée en corrigeant progressivement les erreurs diététiques décelées chez les patients. Il faut refuser l'obsession calorique en proposant une prise en charge globale associant des changements du mode de vie sur base d'une progression. Il faut vaincre la résistance aux changements. C'est un travail de longue haleine qui doit aboutir à un résultat : perte de poids et normoglycémie tout en assurant, au quotidien, un confort de vie.

*BMI souhaitable : 20-25. Il correspond au poids exprime en kg divise par la taille exprimee en metre au carre:

Exemple: 60kg pour 1 m 60 = 60 : (1.6x1.6) = 23.5




Ce sont le médecin et le diététicien(ne) en collaboration étroite, sur base d'une interview alimentaire, qui préciseront la quantité souhaitable d'énergie (calories totales) pour chaque patient diabétique.

Afin de mieux gérer tous les aliments dont nous disposons, la pyramide alimentaire doit être modifiée:

pointe: les matières grasses 2ème niveau: VVPO - Produits laitiers 3ème niveau: les féculents 4ème niveau: les légumes et les fruits mais attention augmenter fortement les légumes par rapport aux fruits(+++légumes) 5ème niveau: les boissons Il faut attirer l'attention sur la quantité et la qualité tant des protéines (VVPO-produits laitiers) que des aliments gras et des glucides ou sucres en général. La notion de"l'index glycémique"(IG) qui exprime la rapidité et l'intensité avec lesquelles un aliment donné élève la glycémie doit être enseignée clairement aux patients afin qu'ils puissent, à bon escient, utiliser les aliments à IG faible ou modéré.

La bonne connaissance de l'étiquetage des denrées augmentera l'autonomie des patients diabétiques.

Une bonne sensibilisation aux substituts du sucre (édulcorants acaloriques et polyols) doit être proposée afin de joindre le plaisir à l'assiette.

Type 2 : consequences dans la vie de tous les jours

Le patient diabétique de type 2 vit comme vous et moi, mais il a une sérieuse contrainte qui est celle de manger moins et de bouger plus.

Ce patient doit d'abord être heureux dans son assiette mais il doit faire appel à son bon jugement pour préférer les aliments moins gras, moins sucrés et moins riches en calories afin de stabiliser ou de réduire son poids. Dans nos sociétés assez fastfood, cela est parfois difficile mais faisable si on est motivé.

Il est vrai que les sucres ont de l'importance pour maîtriser les diabètes mais il faut savoir que les graisses en ont autant.

Les lipides sont vecteurs d'énergie, de vitamines liposolubles (ADEK), d'acides gras essentiels, de stérols; ils doivent être présents dans l'assiette. Le problème c'est que nous mangeons trop gras (plus de 40% de l'énergie totale, il en faudrait seulement 30%) soit sous forme de graisses visibles (aliments gras comme le beurre, les mayonnaises…) soit sous forme de graisses cachées c'est à dire par le biais des aliments où les graisses font parties des ingrédients de formulation des aliments. Il est impératif pour tous les patients diabétiques de manger moins gras mais aussi de manger de meilleures graisses, il en va de la vie de tous.

Il faut privilégier les graisses insaturées comme l'huile d'olive, d'arachide, de tournesol monoinsaturé (oléisol) pour la cuisson des aliments et des matières grasses tartinables végétales insaturées pour la tartine. Les huiles pour les préparations froides seront polyinsaturées, contenant les deux acides gras essentiels, riches en vitamine E comme antioxydant (soja, nouveau colza ou canola, noix). Il faut diversifier et alterner les sources de matières grasses visibles et sélectionner des aliments moins gras comme les viandes, les volailles, les poissons maigres ou mi-gras.

http://www.delhaize.be/health06/specialdiets/diabetes/_fr/diabetes_type2.asp

mercredi, novembre 4 2009

Injection d'insuline

Les systèmes d'injection :

- Les seringues Pendant des décennies, le matériel d'injection de l'insuline a été représenté par les seules seringues, d'abord en verre, puis jetables, remplies au moment de l'injection.

- Les stylos à insuline L'acceptabililé du traitement par injections est devenue bien meilleure depuis l'avènement des stylos à insuline. Ces systèmes d'injection sont légers et simples à manipuler. Il existe 2 catégories de stylos : - les stylos à insulines préremplis jetables : la cartouche d'insuline est fixée et on jette l'ensemble une fois la cartouche terminée. - les stylos à insuline durables à cartouches : à chaque fois qu'une cartouche est terminée, on la jette et on en met une nouvelle dans le stylo. Certains stylos délivrent jusqu'à 80 unités. Il existe des stylos où les doses peuvent être réglées de 1 à 1 unité, d'autres de 2 à 2 unités et pour les enfants de 0,5 à 0,5 unité.

- Les pompes à insuline Il en existe 2 sortes : les pompes à insuline « externes » et les pompes implantées. Les deux types s'apparentent à des boîtiers de la taille d'un paquet de cigarette. Elles comportent une seringue à insuline, un moteur pour actionner le piston de la seringue et un système électronique permettant de faire varier la vitesse de progression du moteur. Les pompes externes sont portées le plus souvent à la ceinture, et le cathéter se faufile sous les vêtements. Il est muni à son extrémité d'une fine aiguille placée sous la peau en permanence. Ces pompes sont étanches et on peut donc prendre un bain ou une douche avec. Les pompes à insuline implantées, le principe est le même que celui des pompes externes, sauf qu'ici la pompe est placée directement dans le ventre, le cathéter se trouve dans la cavité péritonéale, où l'insuline est instillée. Une petite intervention chirugicale est nécessaire pour la mise en place de cette pompe. Pour programmer les débits, vous disposez d'un boîtier de télécommande, et pour remplir cette pompe il faut vous rendre une fois par mois dans un centre spécialisé.

Les sites d'injection :

- Sites d'injection recommandés dans l'abdomen L'insuline est absorbée plus rapidement si elle est injectée dans le tissu sous-cutané de l'abdomen. C'est pourquoi il est recommandé d'y injecter l'insuline à action rapide. Les injections doivent être injectées à au moins 5 cm de la surface autour du nombril.

- Sites d'injection appropriés dans la cuisse L'insuline injectée dans la cuisse est absorbée plus lentement que dans l'abdomen, c'est donc un site de choix pour les insulines à actions intermédiaire et prolongée (les injections peuvent être éffectuées par une tierce personne dans la région fessière ou deltoïde).

- Un changement des lieux d'injection permet d'éviter les épaississements de la peau. Venez en parler de vive voix sur le tchat vocal de "Dextro en Fête" : http://www.dextro.fr

http://www.diabete.fr/website/content/living-with-diabetes/vivre-avec-un-diabete-de-type-1/injection_injection.aspx

mercredi, octobre 28 2009

Vidéo de dextro en fête : Tchat audio vidéo sur www.dextro.fr


diabete, Tchat vocal pour diabétiques. Venez nous retrouver sur http://www.dextro.fr

samedi, octobre 17 2009

Nouveau : "Le diabète, un nouveau mode de vie à découvrir" disponible en France

Le livre d'André Positif : Le diabète, un nouveau mode de vide à découvrir" Une vue positive sur le diabète est enfin disponible en France. Vous pouvez vous le procurer à l'adresse suiviante : http://www.dextro.fr/Andre-Positif/ "En lisant " une vue positive", tous pourront retrouver le petit bonheur qui sommeille dans leur vie et qui ne demande qu'a se réveiller. Parce qu'il est là, assure André Positif.

mercredi, juillet 1 2009

Photo du tract de "Dextro en Fête"

mardi, juin 23 2009

témoignage de nat40

Pour moi http;//www.dextro.fr m'a totalement aidé à accepter le diabéte. Au début où j'ai appris que j'étais diabétique, j'ai inconsciemment refusé d'admettre que j'étais malade. Puis, petit à petit j'ai pris conscience de tout ce que peut engendrer cette maladie. A partir de là, j'ai commencé à perdre confiance en moi, à me sentir plus fragile et à me mettre en colère souvent pour pas grand chose.
Et dès le début où j'ai commencé à venir sur dextro.fr, j'ai ressenti un bienfait, je me sentais comprise, plus joyeuse et de plus en plus forte. Je pense qu'aujourd'hui je recommence à être aussi forte voir plus forte qu'avant la maladie et ça je le dois en grande partie à dextro.fr et tous les gens qui se connectent et qui m'écoutent.

Merci!!

Nat40

lundi, juin 22 2009

La neuropathie Périphèrique.

LA NEUROPATHIE PERIPHERIQUE

Le système nerveux comprend :

Le système nerveux central (cerveau, moelle épinière)

Le système nerveux périphérique, composé de nerfs sensitifs (permettant le toucher, l’audition, la vision) et de nerfs moteurs (nécessitant une commande volontaire : par exemple permettant le mouvement).

Le système nerveux autonome ou végétatif, contrôlant de façon involontaire le cœur et les vaisseaux, le système digestif, urinaire et génital.

La neuropathie est le terme médical regroupant les atteintes du système nerveux périphérique et autonome.

Le glucose en excès est toxique pour le nerf : l’influx nerveux circule moins bien. La neuropathie périphérique et autonome est fréquente : présente 1 fois sur 2 après 15 ans d’évolution du diabète et liée à l’équilibre du diabète.

Il est actuellement prouvé que normaliser la glycémie (l’hémoglobine glyquée) retarde l’apparition d’une neuropathie ou améliore celle-ci lorsqu’elle est installée.

Comment reconnaître les signes de neuropathie périphérique ?

Signaler à votre médecin les signes évocateurs d’une neuropathie : fourmillements, démangeaisons, sensations de brûlures, crampes, douleurs, sensation d’orteils engourdis, d’orteils morts, de marcher sur du coton.

Préciser le type de la douleur, le siège, la gène qu’elle vous occasionne, le jour, la nuit.

Signalez à votre médecin la présence de cors, durillons, de cornes, lésions ..

L’examen neurologique

Il est effectué par votre médecin généraliste avec recherche des réflexes avec un « marteau réflexe » au niveau de la rotule et du tendon d’Achille ; recherche d’une atteinte des sensibilités avec un diapason (vous sentirez une vibration) ou un monofilament (vous sentirez un effleurement).

S’il existe une baisse des sensibilités au niveau de vos pieds, soyez vigilants et examinez quotidiennement vos pieds à la recherche de lésions, qui seront indolores, ainsi que l’intérieur de vos chaussures, afin de vous assurer qu’aucune zone ne risque de vous blesser.

Enfin chez l’homme, le risque de troubles de la sexualité est plus élevé mais peut être traité de façon efficace. N’hésitez pas à en parler à votre médecin.

Traitement

Avant tout l’équilibre glycémique (Hémoglobine glyquée <7%) qui permet de retarder l’apparition d’une neuropathie, et l’améliore lorsqu’elle est présente.

Un traitement transitoire ou prolongé par insuline peut être proposé, et s’avère souvent efficace.

D’autres traitements peuvent être proposés : ce sont des médicaments de la douleur (antalgiques), des médicaments habituellement utilisés dans l’épilepsie ou la dépression, mais qui s’avèrent utiles dans cette indication .

Mots clés

Prendre conscience que les sensations douloureuses n’existent plus ou sont amoindries. Ne pas « oublier vos pieds » mais les examiner quotidiennement à la recherche de lésions, à signaler très vite à votre médecin traitant.

PRENEZ VOS PIEDS EN MAINS

REGARDEZ-LES : sur toutes les faces et entre les orteils ou FAITES-LES EXAMINER par un proche

PROTEGEZ-LES :

en marchant chaussé avec des chaussures souples, achetées en fin de journée en vérifiant l’absence de corps étrangers à l’intérieur de vos chaussures (ou des coutures) en changeant de chaussettes ou de bas tous les jours en les éloignant des sources de chaleur (radiateur, bouillotte) SOIGNEZ-LES :

en coupant vos ongles au carré avec des ciseaux à bouts ronds en ponçant la corne avec une râpe non métallique en évitant les corricides, les objets tranchants et les pansements courants en les massant avec une crème hydradante LAVEZ-LES tous les jours avec de l’eau tiède et du savon.

Il est inutile de faire des bains de pieds

N’hésitez pas à les montrer a votre médecin

venez tchater sur dextro.fr

venez tchater sur http://dextro.fr à bientôt.

Témoignage de Calebute

Au début de mon diabète, je cherchais des personnes, comme moi, à travers les blogs pour répondre à mes attentes.Quelques rencontres se sont faites tout doucement, puis, un de ces blogers m'a présenté ce site. A ce moment là, le diabète prend une autre dimension...d'abord, l'accueil, fait par Hugues, Cléo et les autres ami(e)s, est chaleureux et très respectueux à chaque moment. Sur ce salon, on se rend compte combien la convivialité est importante et le bien que cela apporte de connaitre d'autres personnes diabétiques, de pouvoir parler librement, directement et très clairement grâce à l'outil vocal. Autant le diabète fait parti d'une partie importante dans ma vie, autant le site dextro.fr en fait parti aussi maintenant. Un grand merci à Yann pour m'avoir fait découvrir ce site et un grand merci à Hugues et à Cléo. Bisous

Témoignage de seboon

Après plusieurs années sous multi-injections avec un diabète déstabilisé (13%), j’ai fini par passer sous pompe à insuline ce qui a considérablement amélioré mon mode de vie. Le mariage insulino-thérapie/pompe à insuline permet de vivre mieux et plus facilement son diabète. Le site « dextro.fr » a participé à cette amélioration en m’apportant : témoignages, soutien et encouragements.

samedi, juin 20 2009

Témoignage de Trésor

Edith dit Trésor (40 ans) : Type 4. Je suis la maman d'une charmante petite fille de 9 ans Chloé, diabétique de type 1 depuis 1 an. Elle est sous Novorapid 4 fois par jour et sous Lantus le soir.Mon mari est également diabétique de Type 2 depuis 6 ans. Il est sous traitement médicamenteux en journée et sous injection d'insuline lente le soir. Sur le site www.dextro.fr je peux partager mes angoisses et combler mes interrogations sur cette maladie. J'y trouve un grand réconfort quand le moral est au plus bas. L'accueil convivial et l'écoute font de ce site un espace où l'on peut échanger et parler du diabète sans crainte de l'incompréhension et en toute liberté.

Témoignage de Mathou

Mathilde dit Mathou (15ans) : Diabétique de type 1 depuis 3 ans. Je me fais 4 injections par jour d'insuline rapide + 1 injection d'insuline lente le soir. Je suis en sport-étude au Conservatoire National de Danse d'Avignon, je fais plus de 20 heures de danse par semaine ! Je vis ma passion...même si la gestion d'une telle activité physique est parfois difficile avec le diabète au quotidien...difficile ne veut pas dire impossible ! Et le site www.dextro.fr est là pour me le rappeler. Le diabète est une maladie avec laquelle on peut vivre...très bien vivre...vivre comme tout le monde...les piqûres en plus ! Alors ensemble vivons, croquons la vie à pleines dents et gardons la POSITIVE attitude ! Mon blog :

Témoignage de Cloclo

Claudine dit Cloclo (36ans) : diabétique de type 2 depuis 7 ans. Mon traitement :  Novonorm 1mg  (trois fois par jour) + du  Délursan  pour le foie (deux fois par jour). Je suis obligée de suivre également un régime hygièno-diététique. Le site www.dextro.fr est un espace vivant et convivial où règne la bonne humeur. La chaleur humaine que l'on y trouve me permet de faire face à la maladie au quotidien et me mets du baume au coeur.

vendredi, juin 19 2009

insuline


La maladie et ses conséquences

Qu'est-ce que le diabète ?

Le diabète se rencontre à tous les âges de la vie, même chez les enfants, et sa fréquence augmente avec l'âge.

Il atteint 3 à 4 % de la population, soit environ deux à trois millions de personnes en France.

Dans un cas sur dix, un traitement par des injections d'insuline est nécessaire.

Le sucre présent dans le sang a du mal à être utilisé car il a des difficultés à entrer dans les cellules du corps, par suite d'un manque en insuline ou d'une difficulté d'action de l'insuline.

Ceci est gênant car le sucre est la principale source d'énergie de l'organisme, et parce que son élévation dans le sang entraîne une altération des artères «un peu comme le calcaire dans les canalisations d'eau».

Rôle de l'insuline

Quand des personnes qui ne sont pas diabétiques avalent du sucre, ou des aliments qui sont transformés en sucre par la digestion, comme le pain, les pommes de terre, les pâtes, le riz... le pancréas, qui est un organe situé dans l'abdomen en arrière de l'estomac, fabrique immédiatement de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang. En dehors des repas, et pendant la nuit, le pancréas continue de fabriquer de l'insuline, mais de façon beaucoup moins importante.

Pendant la digestion, le sucre est mis en réserve au niveau du foie et des muscles.

Cette réserve est appelée glycogène. Il s'agit d'un assemblage de sucre. Cette mise en réserve est favorisée par l'élévation de l'insuline.

L'augmentation de l'insuline permet la mise en réserve du sucre dans le foie et les muscles à la suite d'un repas






En dehors des repas, le sucre nécessaire au fonctionnement des cellules de l'organisme est fourni par le glycogène du foie dont la quantité diminue. Cette libération de sucre à partir du glycogène est favorisée par la baisse de l'insuline.

La diminution de l'insuline permet la libération du sucre dans l'intervalle des repas






Au repas suivant, la réserve en glycogène est reconstituée.

L'insuline permet donc la mise en réserve du sucre dans le foie et les muscles à la suite d'un repas. Mais elle a aussi un rôle au niveau de toutes les cellules du corps : sa présence est nécessaire pour que le sucre puisse entrer dans les cellules.

On peut schématiser le rôle de l'insuline de la façon suivante :

• Si le pancréas fabrique de l'insuline en quantité normale, le sucre peut entrer normalement dans les cellules et la glycémie est normale :

• Si le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou s'il existe une difficulté d'action de l'insuline, le sucre ne peut plus entrer normalement dans les cellules et s'élève de façon anormale dans le sang :

L'insuline agit au niveau de toutes les cellules

C'est une clef qui permet l'ouverture des portes des cellules pour le sucre






En résumé, en cas de diabète :

• Après un repas, le sucre est difficilement mis en réserve dans le foie et les muscles, ce qui entraîne une glycémie beaucoup plus élevée après le repas qu'avant le repas.

• Entre les repas, le foie fabrique du sucre en quantité excessive, et ce sucre peut difficilement être utilisé par les cellules de l'organisme.

Il existe deux sortes de diabète

Deux mécanismes conduisent à l'élévation du sucre dans le sang : le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou les cellules sont moins sensibles à l'insuline.

Autrement dit, en reprenant la comparaison «clés/serrures» : «il y a un manque de clés pour ouvrir les portes des cellules pour le sucre» ou «ce sont les serrures des portes des cellules qui fonctionnent mal».

• Si le pancréas ne fabrique plus du tout, ou presque plus, d'insuline, il s'agit d'un diabète qui doit être traité par de l'insuline dès son apparition, car dans ce cas les comprimés ne parviennent pas à obliger le pancréas à fabriquer davantage d'insuline. Ce diabète est appelé diabète de type 1 ou diabète insulinodépendant car la vie du diabétique dépend d'injections d'insuline. Comme malheureusement l'insuline est digérée lorsqu'on l'avale, il faut utiliser des injections sous la peau de manière à éviter le passage par l'estomac. Le nom de ce diabète est souvent abrégé «DT1» ou «DID». Il a pendant longtemps été appelé «diabète maigre» car le manque sévère en insuline conduit à un amaigrissement.

• S'il existe une difficulté d'action de l'insuline, il s'agit d'un diabète qui peut être traité pendant un certain temps par des médicaments qui rendent les cellules plus sensibles à l'action de l'insuline, ou qui obligent le pancréas à fabriquer plus d'insuline. Ce diabète est appelé diabète de type 2 ou diabète non insulinodépendant car la vie du diabétique ne dépend pas d'injections d'insuline. Le nom de ce diabète est souvent abrégé «DT2» ou «DNID». Il a pendant longtemps été appelé «diabète gras» car l'excès de poids le favorise, et parce qu'il s'accompagne souvent d'un excès de poids.

Mais après une dizaine d'années d'évolution de diabète de type 2, un traitement par l'insuline peut devenir nécessaire pour parvenir à maîtriser les glycémies (diabète insulinorequérant, diabète insulinonécessitant). En effet, l'insuline n'est qu'un outil qui doit être utilisé lorsque les comprimés ne parviennent plus à normaliser les glycémies, et bien que la survie du diabétique de type 2 ne dépende pas des injections d'insuline, l'insuline devient indispensable pour éviter les complications du diabète.

Conséquences de la difficulté d'action de l'insuline ou du manque en insuline

A court terme

Lorsque le taux de sucre dans le sang s'élève à plus de 1,80 g/l, cela entraîne un passage de sucre dans les urines car les reins sont des filtres qui n'arrivent à retenir le sucre que s'il ne dépasse pas 1,80 g/l dans le sang. Ce passage de sucre dans les urines entraîne une perte obligatoire d'eau, ce qui fait que les urines deviennent plus abondantes.

D'autre part, le corps qui n'arrive pas à utiliser correctement le sucre, va se mettre à utiliser ses graisses de réserve, avec pour conséquence un amaigrissement et la production d'acétone et de déchets acides qui vont perturber le fonctionnement des cellules avec risque de coma.

Autrement dit, si l'insuline n'est pas en quantité suffisante, il peut se produire la succession des événements suivants : • augmentation de la glycémie, • passage de sucre dans les urines => augmentation du volume des urines => déshydratation => soif => augmentation des boissons absorbées, • déficit énergétique => utilisation des graisses de réserve => amaigrissement et fatigue, • production de déchets acides => nausées, vomissements => coma.

Remarque : le mécanisme de l'augmentation du volume des urines est : passage de sucre dans les urines => augmentation du volume des urines => déshydratation => soif, et non : soif => augmentation des boissons absorbées => augmentation du volume des urines => élimination plus importante de sucre.

A long terme

L'hyperglycémie entraîne une altération des artères un peu comme l'excès de calcaire entraîne un encrassement des conduites d'eau.

Les grosses et surtout les petites artères peuvent être atteintes, avec pour conséquence un risque d'atteinte des jambes (artérite), des reins (néphropathie), des yeux (rétinopathie) et des nerfs (neuropathie).

Cette atteinte des artères est plus fréquente si on fume. Il faut donc cesser de fumer, pour ne pas avoir deux causes pouvant abîmer les artères.

Il faut également savoir que l'atteinte des artères est d'autant plus fréquente que les glycémies sont élevées, et que, lorsque les complications se sont installées, il n'y a guère de traitement pour les faire disparaître (les traitements dont on dispose ne permettent le plus souvent que de stabiliser certaines d'entre elles).

Il est donc absolument nécessaire de tout faire pour éviter l'apparition de ces complications.

C'est une grossière erreur que de croire que l'on peut se soigner «seulement un peu» lorsque l'on n'a pas encore de complications, et qu'il sera toujours temps de mieux se soigner lorsque les complications auront débuté.

But du traitement

Le but du traitement est de ramener les glycémies à la normale : • pour se sentir en forme et obtenir ou garder un poids normal, • pour éviter les malaises et les comas, • pour éviter que les artères et les nerfs s'abîment.

Le traitement doit associer : • une alimentation équilibrée, • une activité physique régulière, • la suppression du tabac, • des comprimés ou des injections d'insuline.

Une surveillance régulière est nécessaire : • des glycémies, • de la tension artérielle, des artères et du coeur, • du fonctionnement des reins (analyses de sang et d'urine), • des pieds (au moins une fois par an par votre médecin), • des yeux (consultation chez un ophtalmologiste même s'il n'y a pas de baisse de la vue).

Facteurs influençant la glycémie

La glycémie varie en fonction de différents facteurs : • l'alimentation, • l'activité physique, • le niveau de l'insuline (nombre et type de comprimés, ou doses d'insuline).

Elle peut également être influencée par des circonstances inhabituelles : • une maladie (angine, grippe, bronchite, abcès dentaire...), • un choc émotif, des problèmes psychologiques ou des contrariétés, • un traumatisme, un accident...


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