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dimanche, mai 23 2010

A quoi sert la nutrition ?

A quoi sert la nutrition ? A quoi sert la nutrition ? La nutrition est la discipline qui étudie les aliments et leur utilisation par l'organisme. C'est un élément clé de la santé : certaines maladies sont directement liées à ce que l'on mange. Le point sur une science à l'importance croissante.



L’importance d’une bonne nutrition n’est pas une idée nouvelle... Déjà 400 ans avant JC Hippocrate disait que "l’alimentation était notre première médecine", et selon la médecine chinoise millénaire, les aliments sont aussi des remèdes dont il importe de respecter un mode d’emploi bien précis pour prévenir et même traiter les maladies.

Des carences et des hommes Au siècle dernier, on a démontré le lien entre les carences alimentaires et des maladies graves. Ces différentes formes de la malnutrition restent de nos jours des problèmes de santé publique dans les pays en développement, comme la cécité due à la carence en vitamine A ou le crétinisme dû à la carence en iode. Cependant, c’est bien après la disparition des grandes carences nutritionnelles en Europe qu’est née l’idée qu’en dehors de toute malnutrition certaines maladies pouvaient être liées à des facteurs nutritionnels, et depuis les années 60, la recherche sur les liens entre alimentation et santé a fait d’énormes progrès.

Un problème de santé publique Il est maintenant prouvé que les deux plus grandes causes de décès en France - maladies cardio-vasculaires et cancers - sont liées à notre façon de manger. On sait aussi que les facteurs alimentaires sont associés à la survenue de bien d’autres maladies très répandues comme le diabète, l’ostéoporose ou l’obésité et qu’une "bonne" nutrition est un facteur clé pour une "bonne" santé. Par exemple l’athérosclérose, phénomène de durcissement de la paroi des artères, commence parfois tôt dans la vie et peut être stoppée voire inversée si on limite les acides gras saturés dans l’alimentation. De même on peut être prédisposé génétiquement au diabète mais ne jamais être touché par la maladie si on maintient un poids acceptable. Enfin on connaît l’importance de consommer des fibres alimentaires pour diminuer le risque de cancer du colon.

Aliments et performance Mais au-delà du rôle protecteur ou à l’inverse "à risque" de certains nutriments (vitamines bénies, cholestérol banni !), la notion d’une meilleure alimentation garante d’une meilleure santé au sens large a fait son chemin. Le rôle des aliments eux-mêmes et des comportements alimentaires sur les performances physiques et intellectuelles, sur la résistance aux infections ou encore dans la lutte contre le vieillissement sont communément admis. Il est également clair que la nutrition seule n’est pas l’unique gage pour une meilleure santé ou pour une vie plus longue, mais qu’elle intervient en complément de la pratique régulière d’exercice physique, de la réduction de la consommation de tabac et d’alcool, du contrôle du stress, d’une limitation de l’exposition aux risques environnementaux et autres facteurs d’amélioration de la qualité de vie.

Trouver un équilibre La base d’une bonne nutrition repose sur l’équilibre, la variété et la modération de notre alimentation. Pour rester en bonne santé le corps a besoin d’une certaine proportion de glucides, de lipides et de protéines et aussi de vitamines et de minéraux. Or l’alimentation moderne urbaine est souvent déséquilibrée, voire déstructurée et va de paire avec une vie de plus en plus sédentaire. Le rétablissement de bonnes pratiques est plus difficile qu’il n’y paraît et l’éducation nutritionnelle doit commencer très tôt, surtout lorsqu’on voit l’obésité infantile augmenter dans des proportions inquiétantes ces dernières années.

Des perspectives d’avenir Aujourd’hui la science nutritionnelle est devenue plus importante que jamais, et à côté du développement de nouvelles connaissances scientifiques se multiplient des théories plus ou moins valides sur les vertus des aliments et régimes miracles ou au contraire diaboliques. En dehors de l’argument de fond parfois commercial ou par souci de simplification rassurante pour le consommateur, l’attribution de tant de bienfaits ou de tant de maux à l’aliment a tendance à raccourcir et à déformer des vérités scientifiques longues et difficiles à établir sur les liens entre alimentation et santé. Ainsi, même si certains aliments sont meilleurs que d’autres aucun d’entre eux n’est mauvais en soi car il s’agit toujours d’équilibre, de variété et de modération.

Bonnes pratiques alimentaires Dans l’état actuel des connaissances, on a mis en évidence le rôle de certains aliments comme facteurs de risque ou en contraire comme protecteurs face aux maladies. La diététique recommande les "bonnes pratiques alimentaires" pour tout le monde et des mesures spécifiques pour les malades ou pour ceux qui souhaitent perdre quelques kilos. Pourtant la nutrition reste un énorme domaine scientifique à explorer et la recherche bat son plein à travers le monde sur des sujets complexes tels que les besoins nutritionnels de l’organisme, le rôle des facteurs génétiques sur l’état nutritionnel ou le mode d’action des nutriments et leur effet spécifique sur l’apparition des maladies.

C’est pourquoi dans les années à venir les recommandations en matière de nutrition sont appelées à prendre encore plus d’importance et à devenir de plus en plus précises en terme de prévention et de traitement des maladies.

Dr Béatrice Sénemaud

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "Dextro en Fête" sur www.dextro.fr

Réseau de diabétiques sur www.lasdepic.fr

mardi, mars 16 2010

Diabète et maladie aïgues

Diabète et maladies aïgues Les diabétiques bien équilibrés ne souffrent pas plus souvent d’infections aïgues que les personnes saines. Cependant, en cas de glycémies élevées, de simples infections peuvent devenir beaucoup plus graves et entrainer un déséquilibre du diabète. En cas de diabète mal équilibré à long terme, le risque d’infections des voies urinaires ou des voies respiratoires ainsi que de mycoses t de furoncles s’élève significativement. De même, les lésions au niveau du pied s’infectent plus vite et guérissent mal, surtout s’il existe un problème vasculaire ou une neuropathie (pied diabétique)

Que se passe-t-il en cas d’infection Dès que notre système immunitaire reconnaît un agent infectieux, il va réagir en libérant des hormones de stress qui vont déclencher notre système de défense. Cependant, ces hormones diminuent également l’efficacité de l’insuline et font donc augmenter la glycémie et en même temps les besoins en insuline.

Un diabétique bien éduqué doit savoir qu’en cas d’infection, il faut contrôler plus souvent ses glycémies et savoir également comment adapter et augmenter ses doses d’insuline ou d’anti-diabétiques. Car si l’élévation des glycémies n’est pas corrigée, il y a risque de céto-acidose chez les diabétiques de type 1 et de coma hyperosmolaire chez les diabétiques de type 2.

Etant donné que les infections évoluent souvent plus gravement chez les personnes diabétiques, il est important de les traiter en conséquence, par antibiotiques en cas d’infection bactérienne et par anti-mycotique en cas de mycoses.

http://www.ald.lu/fr/articles/generalites/diabete_et_maladies_aigues/

mercredi, mars 3 2010

Les complications dentaires

Les complications dentaires

http://www.wikio.fr/livres/complications-et-echecs-en-implantologie-9782902896660-530714,b.html


http://www.elsevier-masson.fr/livres-reussir-les-implants-dentaires-p-4348.html http://www.wikio.fr/livres/prophylaxie-et-traitement-conservateur-des-caries-dentaires-9782257101891-9319580,b.html

Les conséquences du diabète sur la denture sont sous-estimées. Pourtant, elles peuvent aller jusqu’à la perte des dents ! Voici les signes qui doivent alerter et les solutions pour prévenir.

Quelles sont les complications dentaires du diabète ? Trois types de lésions dentaires sont souvent observés chez les personnes diabétiques. - La carie (destruction de l’émail de la dent par la plaque dentaire). L’hyperglycémie augmente le taux de glucose (sucre) présent dans la salive, ce qui favorise son apparition. - La gingivite (inflammation de la gencive par dépôt de bactéries au niveau du collet de la dent). - La parodontite (inflammation en profondeur des gencives et de l’os qui soutient la dent), qui

entraîne la prolifération de germes le long de la racine dentaire. Les dents bougent, se déchaussent et risquent de tomber.

2. Les signes d’alerte des complications dentaires Les complications dentaires sévissent parfois sans bruit, et ne présentent pas de symptômes particuliers (on dit qu’elles sont "asymptomatiques"). Cependant, des rougeurs, gonflements ou saignements au niveau des gencives, ainsi que des déchaussements des dents, ne doivent pas être négligés.

3. Les risques des complications dentaires Les complications dentaires peuvent perturber l’équilibre du diabète et augmenter le risque de maladies cardio-vasculaires. Or, aujourd’hui, un tiers seulement des diabétiques consultent un dentiste chaque année.

4. Comment prévenir les complications dentaires ? Pour prévenir efficacement les complications dentaires dues au diabète, il faut se brosser les dents méticuleusement après chaque repas (au moins pendant trois minutes) et utiliser de préférence un dentifrice au fluor et du fil dentaire pour les zones interdentaires (non accessibles avec la brosse). Ensuite, il faut consulter un dentiste au moins deux fois par an (même en l’absence de symptômes), en l’avertissant que l’on a du diabète et en lui faisant part de ses dernières analyses d’hémoglobine glyquée. Enfin, il faut veiller à l’équilibre de son taux de glycémie.

5. Sources - - Dossier sur les complications du diabète consultable sur le site Internet de l’Association française des diabétiques

vendredi, décembre 11 2009

Diabète : les nombreux avantages de la pompe à insuline

Résultat du concours vidéo organisé par le Laboratoire Medtronic sur "Ma pompe à insuline et moi" : concours vidéo :

Diabète : les nombreux avantages de la pompe à insuline Depuis 30 ans, les patients diabétiques peuvent bénéficier des pompes à insuline. Ce dispositif très fiable et fonctionnel améliore de manière considérable le quotidien des malades. Pourtant, leur usage reste trop peu répandu en France. Découvrez les atouts de ce traitement pas comme les autres.



Alors que 25 % des patients américains bénéficient d’un traitement par pompe à insuline, c’est le cas de seulement 5 % des diabétiques français. Méconnaissance de ce dispositif, peur des dysfonctionnements… les idées reçues sont encore nombreuses.

La pompe à insuline comment ça marche ? Il est important de rappeler que le diabète se caractérise par un dysfonctionnement du pancréas, incapable de produire l'insuline nécessaire à l'organisme. Pour réguler leur taux de sucre (glycémie) dans le sang les personnes diabétiques doivent régulièrement s'injecter de l'insuline et surveiller de très près les variations de cette hormone. Contrairement aux injections, la pompe à insuline permet de diffuser de toutes petites quantités d'insuline en permanence, reproduisant ainsi de façon très proche l'activité du corps d'une personne non diabétique. Le patient peut également choisir d'ajouter un peu plus d'insuline au moment du repas ou si cela lui semble nécessaire. Pour le Dr Jean-Yves Josse, diabétique de type 1 et lui même porteur d'un tel dispositif, le principal avantage de la pompe est double : "La délivrance d'insuline en continu qu'on appelle "débit basal" est beaucoup plus physiologique". Deuxième avantage souligné par le Dr Josse : la possibilité de choisir la dose et le moment des apports en insuline sans avoir à faire d'injection. Cela permet une plus grande liberté dans la vie quotidienne et surtout une plus grande flexibilité des heures de repas. Non seulement, on est gagnant sur le plan thérapeutique mais aussi sur la qualité de vie.

Un meilleur contrôle glycémique Pour savoir si un diabète est équilibré, l’indicateur de référence est l’"HbA1c". Derrière ces quelques lettres se cache la mesure du taux d'hémoglobine glycosylée qui permet d'évaluer le taux de glucose sur trois mois. Chez une personne non-diabétique, ce taux est inférieur à 6, chez les patients diabétiques, cette valeur doit être inférieure à 7 % et ce afin de réduire les risques de complications. Selon les résultats de diverses études, la réduction de 1 point de l'hémoglobine A1c réduirait de 45 % le risque de rétinopathie ou encore de 25 % les atteintes rénales. De plus, selon les dernières études, le traitement par pompe réduit les risques cardiovasculaires de 42 % et même le risque d’infarctus de 57 % par rapport à un traitement classique par insuline. Mais il faut également veiller à ce que ce taux ne connaisse pas de variations trop importantes. Et là encore, on mesure bien tout l’intérêt de la pompe qui délivre des doses régulières. Selon le Pr. Bringer, diabétologue au CHU de Montpellier, "l’ensemble des études dont on dispose montre un avantage des pompes sur les traitements par multi-injections. L’équilibre glycémique est moins variable, mieux stabilisé, et ceci grâce au caractère précis et modulable de ce dispositif médical".

Autre avantage thérapeutique non négligeable, la pompe à insuline permet de limiter le nombre d'hypoglycémies sévères et modérées, notamment les hypoglycémies nocturnes tant redoutées par les patients et leur entourage. Il en va de même pour les hyperglycémies dont souffrent 90 % des diabétiques aux premières heures de la journée.

Les pompes permettent de programmer de l'insuline ce qui n'est pas envisageable avec les injections. Pour le Dr Josse qui ne manque pas d'humour "la pompe est tout simplement une Game Boy qui fusille les glycémies supérieures à 2 g". Ce mode de fonctionnement évite les yoyos glycémiques, ces variations permanentes du taux de sucre, principales responsables des complications dues au diabète. Pour le Pr. Bringer "l'insulinothérapie n'est comparable à aucun autre traitement, elle nécessite une finesse très importante et une modulation permanente, de la réactivité. et c'est là que la pompe à insuline trouve toute sa place".

Enfin, il faut ajouter que l’utilisation de la pompe permettant de délivrer des doses d’insuline plus précises et plus régulières s’accompagnent d’une moindre consommation d’insuline.

Au jour le jour avec une pompe Comme de très nombreux patient porteur de pompes, le Dr Jean-Yves Josse se considère comme un privilégié. Diabétique de type 1, il n'a jamais connu les multiples injections quotidiennes et sa profession lui permet d'appréhender parfaitement son diabète et son traitement. Il nous confie que des réticences persistent sur la pompe à insuline : "on croît souvent qu'on perd toute liberté et que le diabétique a alors une compagne appelée pompe 24 heures sur 24. Or la pompe est moins grosse qu'un portable et on peut s'en déconnecter pour de petites périodes". Sa conclusion est sans appel "la priorité doit être donnée à la santé et le traitement optimum pour la santé d'un diabétique, c'est la pompe".

Les patients doivent évidemment rester libres de choisir leur traitement mais il est important pour eux de connaître toutes les options thérapeutiques possibles et d'avoir la possibilité d'essayer chaque traitement afin de trouver son équilibre et de pouvoir dire "oui, ce traitement me convient".

Anne Aurélie Epis de Fleurian, Pharmacienne

Source : Entretien avec le Dr Jean-Yves Josse le 27 janvier 2006. http://abd-gpdb.over-blog.com/article-diabete-les-nombreux-avantages-de-la-pompe-a-insuline-50370599.html Venez an parler sur le tchat audio-vidéo de l'association de diabétiques "Dextro en Fête". http://www.dextro.fr

Les meilleures vidéos du concours organisé par le Laboratoire Medtronic sur "Ma pompe à insuline et moi" : concours vidéo : ( les trois premiers prix ) Félicitation aux gagnants

Partenaires de "Dextro en Fete"
http://diab-net.com le site de Jow_83 http://www.sucretterie.com/