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mercredi, août 4 2010

Oubli d'une injection d'insuline

Oubli d'une injection d'insuline

Cette éventualité est rare, mais peut arriver.

On le remarque habituellement devant l'apparition d'une soif inhabituelle, ou devant une glycémie anormalement élevée, ou en ouvrant son carnet d'autosurveillance au moment de faire une nouvelle injection.

1) Règles générales

Que faire ?

Tout dépend du type d'insuline oubliée (rapide, 12h, 24h), du moment où on constate l'oubli, et si on dispose ou non d'insuline rapide. Il est donc difficile d'envisager tous les cas possibles.

Néanmoins, on peut donner des règles générales : - Comme le contrôle glycémique de la journée ne sera pas aussi satisfaisant que si l'injection n'avait pas été oubliée, il s'agit essentiellement d'éviter la cétose et les hypoglycémies jusqu'à ce que la situation soit rétablie. - Le problème n'est pas uniquement de corriger l'hyperglycémie du moment, mais aussi d'éviter que l'injection d'insuline que l'on va s'injecter avec retard ait un effet qui se superpose à la prochaine injection qui, elle, sera faite à l'heure prévue. - Pour corriger une glycémie élevée suite à l'oubli d'une injection, il vaut toujours mieux ajouter de l'insuline rapide plutôt que d'augmenter la dose d'une injection d'insuline retard. - Il ne sert à rien ne de pas s'alimenter, car cela est de nature à favoriser le passage en cétose.

2) Si 1 injection par jour

  • Oubli le matin

- Insuline agissant 12h (personne âgée)

Si oubli constaté à midi : injecter à ce moment 75% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le soir : injecter à ce moment 30% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le lendemain matin : faire l'injection du matin, à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à jeun n'est pas satisfaisante.

- Insuline agissant 24h (personne âgée)

Si oubli constaté à midi : injecter à ce moment 100% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le soir : injecter à ce moment 50% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le lendemain matin : faire l'injection du matin, à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à jeun n'est pas satisfaisante.

  • Oubli le soir

- Insuline agissant 12h

Si oubli constaté le matin : injecter à ce moment 30% de la dose oubliée.

Si oubli constaté à midi : attendre le soir pour faire l'injection du soir, à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.

Si oubli constaté le lendemain soir : faire l'injection du soir à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.

- Insuline agissant 24h

Si oubli constaté le matin : injecter à ce moment 50% de la dose oubliée.

Si oubli constaté à midi : injecter à ce moment 100% de la dose oubliée, et ne pas faire l'injection du soir ce jour là.

Si oubli constaté le lendemain soir : faire l'injection du soir à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.

3) Si 2 injections par jour

  • Oubli de l'insuline retard du matin

Si oubli constaté dans la matinée : injecter à ce moment 75% de la dose oubliée.

Si oubli constaté à midi : - soit injecter à ce moment de l'insuline rapide à 30% de la dose oubliée, et refaire la même injection 3 heures plus tard, - soit, en l'absence d'insuline rapide, injecter à ce moment 75% de la dose oubliée,

Si oubli constaté le soir : - soit faire l'injection du soir à sa dose habituelle, ou en y ajoutant de l'insuline rapide à 20% de la dose oubliée si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante, - soit, en l'absence d'insuline rapide, faire l'injection du soir, à sa dose habituelle, ou majorée de 20% si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.

  • Oubli de l'insuline retard du soir

Si oubli constaté au coucher : injecter à ce moment 75% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le lendemain matin : - soit faire l'injection du matin à sa dose habituelle, ou en y ajoutant de l'insuline rapide à 20% de la dose oubliée si la glycémie à jeun n'est pas satisfaisante, - soit, en l'absence d'insuline rapide, faire l'injection du matin, à sa dose habituelle, ou majorée de 20% si la glycémie à jeun n'est pas satisfaisante.

4) Si plus de 2 injections par jour

  • Oubli de l'insuline rapide avant un repas

Si oubli constaté juste après le repas : faire l'injection juste après ce repas.

Si oubli constaté dans l'intervalle de deux repas : injecter à ce moment 50% de la dose oubliée.

Si oubli constaté au coucher : injecter à ce moment 30% de la dose oubliée si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.

  • Oubli de l'insuline retard le soir

- Insuline agissant 12h

Si oubli constaté au coucher : injecter à ce moment 75% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le lendemain matin : injecter l'insuline retard à 50% de la dose oubliée, en même temps que la dose d'insuline rapide avant le petit déjeuner.

- Insuline agissant 24h

Si oubli constaté au coucher : injecter à ce moment 100% de la dose oubliée.

Si oubli constaté le lendemain matin : injecter l'insuline retard à 50% de la dose oubliée, en même temps que la dose d'insuline rapide avant le petit déjeuner.


http://www.diabsurf.com/Sim/SimImp/Iinsoub.php

lundi, août 2 2010

Magnésium et diabète

Magnésium et diabète Diabète : la piste du magnésium ! Depuis une quinzaine d’années, des études font un lien entre magnésium et diabète. Le magnésium contribue dans l’organisme au bon usage du glucose et à l’action de l’insuline. Il y a de fortes présomptions pour qu’un bon apport de magnésium participe à la prévention du diabète de type 2.



Le diabète se caractérise par des glycémies (taux de glucose ou sucre sanguin) trop élevées, à jeun et en journée, en rapport avec un trouble de l’insuline.

Magnésium et diabète : quel rapport ? Après la consommation de glucides (sous forme de pain, féculents, fruits, sucreries…), la glycémie augmente obligatoirement. Mais, quand on n’est pas diabétique, elle revient à la normale rapidement grâce à l’action de l’insuline. Cette hormone fabriquée par le pancréas permet aux glucides de pénétrer dans les cellules où ils serviront de carburant.

Quand on a un diabète de type 1 (moins de 10 % des diabétiques), les glycémies ne baissent pas parce que le pancréas ne sécrète quasiment plus d’insuline, on se soigne d’ailleurs par des injections d’insuline.

Quand on a un diabète de type 2 (le plus fréquent), le pancréas produit encore de l’insuline, mais cette dernière est très peu efficace. Au sein des cellules, le magnésium interagit avec les glucides et l’insuline. Il est notamment essentiel à l’action de l’insuline, tout comme à la transformation du glucose en énergie.

Le manque de magnésium favoriserait le diabète Un apport insuffisant en magnésium, et par conséquent un déficit de magnésium au sein des cellules, favorise l’insulino-résistance. Cela signifie que l’insuline libérée à la suite de la consommation de glucides, ne fait pas son travail. Les cellules résistent à la pénétration du glucose, qui reste de fait dans le sang et entretient des glycémies trop élevées : c’est la porte ouverte au diabète de type 2.

Dans la vaste étude Framingham, on avait observé sur les presque 3 000 personnes non diabétiques suivies de 1991 à 1995, que celles qui avaient les apports en magnésium les plus faibles avaient les taux d’insuline sanguins les plus forts (les glycémies trop élevées stimulent la production excessive d’insuline)1. Depuis, un autre travail d’ampleur a montré qu’un apport quotidien moyen de 373 ou 457 mg de magnésium réduisait d’un tiers le risque de diabète, par rapport à des apports moindres (de 222 ou 270 mg)2. Une méta-analyse récente (compilation de plusieurs études) semble confirmer l’effet préventif du magnésium3.

Plusieurs mécanismes sont envisagés pour expliquer l’insulinorésistance. En particulier, le manque de magnésium empêcherait les récepteurs à insuline, situés à la périphérie des cellules, de fonctionner correctement. La connexion insuline/récepteurs se faisant mal, le glucose ne peut pas entrer dans les cellules, il s’accumule dans le sang.

Diabète : moins de complications avec plus de magnésium ? On constate que les personnes qui ont un diabète, de type 1 ou 2, manquent souvent de magnésium, à la fois dans le sang (hypomagnésémie), et à l’intérieur des cellules. Il y aurait plusieurs raisons à cela : le dysfonctionnement de l’insuline, qui influence à la baisse la concentration cellulaire en magnésium, et une perte accrue de magnésium dans les urines. L’ennui est que ce manque de magnésium peut chez les diabétiques de type 2 aggraver l’insulinorésistance, et par conséquent le diabète.

Des chercheurs ont donc commencé à supplémenter en magnésium des personnes diabétiques. Dans un travail récent regroupant 9 essais, on a montré qu’un apport complémentaire de 360 mg de magnésium par jour pendant 12 semaines, aboutissait chez les 370 patients testés à une réduction moyenne de la glycémie de 0,1 g (la glycémie à jeun normale est comprise entre 0,7 et 1,1 g)4. Mais, d’autres essais de supplémentation en magnésium n’ont pas donné de résultat concluant. Pour le diabète de type 1, on pense qu’un apport correct de magnésium améliore l’effet de l’insuline injectée, et pourrait prévenir les complications, telles que la neuropathie (altération des nerfs)5. Toutefois, on n’en est encore qu’aux prémisses.

Diabétique ou non, autant avoir un bon apport de magnésium Le diabète est une maladie multifactorielle, largement liée à la génétique, et pour le type 2, à l’excès de poids (ou obésité) et à la sédentarité. Avoir un apport correct en magnésium (l’apport conseillé est de 360 mg par jour pour les femmes, 420 pour les hommes) ne suffit hélas pas à s’en protéger.

Mais, le manque de magnésium ayant d’autres conséquences délétères sur la santé (fatigue, spasmophilie, déprime, crampes, et même prédisposition aux maladies cardiovasculaires), autant en consommer suffisamment. De plus, les aliments riches en magnésium sont globalement ceux conseillés aux personnes prédisposées au diabète ou diabétiques. Ce sont :

Les aliments céréaliers complets : pains, riz, pâtes, ils contiennent 2 à 3 fois plus de magnésium que leurs cousins raffinés (pain blanc et riz blanc, pâtes ordinaires). Ils sont aussi plus riches en fibres, qui freinent la digestion de leurs glucides, et évitent ainsi que leur consommation n’élève trop les glycémies ; Les légumes secs, tels que haricots blancs et haricots rouges, également très riches en fibres ; Les fruits secs oléagineux : noix, amandes, pistaches, noisettes, certes caloriques mais sources de bonnes graisses (mono-insaturées) qui protègent les artères ; Les fruits de mer : bigorneaux, bulots, moules. Peu gras et peu caloriques, ils fournissent de plus du sélénium, un oligo-élément anti-oxydant préventif des maladies cardiovasculaires ; Certaines eaux minérales magnésiennes (plus de 50 mg de magnésium par litre) : version plate, Hépar, Contrex, Courmeyeur, avec bulles, Rozana, Quezac, Arvie, Badoit (ces eaux gazeuses sont toutefois riches en sodium, il faut les boire en alternance avec des eaux peu sodées) ; Le cacao, et par conséquent le chocolat noir, certes sucré, mais pas à bannir si on modère la quantité (une barre de 20 g en fin de repas, ou en collation avec un laitage non sucré). Florence Daine - Le 14 août 2008

1 - J Am Coll Nut, 25, 486-492, 2006. 2 - Diabetes Care, 27 (1), 270-271, 2004. 3 - J Nutr Sci Vitaminol, 51, 292-310, 2005. 4 - Diabetic Medicine, 23, 1050-1056, 2006. 5 - Magnesium Research, 17 (2), 109-114, 2004. venez en parler sur le tchat audio-vidéo : www.dextro.fr

dimanche, août 1 2010

Qui a gagné le concours Medtronic "Ma pompe à insuline et moi" ?

VOIR Les 3 Vidéos Gagnantes du concours Ma pompe et moi

http://www.dextro.fr/mapompeetmoi/

Qui a gagné le concours ?

Les vainqueurs sont :

Premier Prix du concours vidéo organisé par medtronic sur ma pompe à insuline et moi Vidéo visible sur http://www.dextro.fr/mapompeetmoi/1er-prix/

Deuxième prix du concours : Julianne vidéo visible sur : http://www.dextro.fr/mapompeetmoi/2eme-prix/

3ème prix du concours ; Céline Vidéo visible sur http://www.dextro.fr/mapompeetmoi/3eme-prix/

dimanche, juillet 25 2010

Comment dormir avec une pompe à insuline ?

Comment dormir avec une pompe à insuline ? Voici une solution parmi d'autres : Le Brassard.

Merci à cléo pour cette réalisation. Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "Dextro en Fête": www.dextro.fr

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

vendredi, juillet 23 2010

L' éducation diabétique

L'éducation diabétique

De quoi s'agit-il ?

Il s'agit de parvenir à la responsabilisation et à l'autonomie du diabétique.

En effet, une maladie chronique comme le diabète nécessite, pour qu'elle soit correctement gérée, que le diabétique prenne lui-même 80 % des décisions concernant son traitement (alimentation, activité physique, maîtrise du poids, autosurveillance glycémique, adaptation des doses d'insuline, tabagisme...) et la prévention des complications (notamment des plaies des pieds).

C'est contraignant, mais personne ne peut faire ces choix pour lui plusieurs fois par jour.

C'est même plutôt angoissant de devoir faire des «bons choix» plusieurs fois par jour pour son avenir personnel à très court terme (hyper et hypoglycémies) et à long terme (complications chroniques), d'autant qu'un certain nombre de «mauvais choix» sont des comportements normaux des personnes non diabétiques.

Le soignant ne peut pas soigner lui-même le diabète du diabétique. Il ne peut qu'indiquer au diabétique comment le diabétique peut soigner son diabète.

Il y a donc nécessité d'un accompagnement et d'une transmission de connaissances, mais il ne suffit pas que le langage utilisé soit compris par les deux partenaires pour éviter que les informations transmises soient un énoncé inacceptable d'interdictions et d'obligations. Il faut également que les préoccupations du diabétique soient prises en compte par le soignant qui doit faire preuve de psychologie, et que le diabétique perçoive que le soignant tient compte de son vécu.

De plus, ces échanges d'informations ne doivent pas uniquement aboutir à l'acquisition : • d'un savoir théorique (compréhension de la maladie et de son traitement), • mais aussi et surtout d'un savoir faire pratique (cuisine, activité physique, autosurveillance glycémique, injections d'insuline...) qui peut conduire à des changements dans le mode de vie, • ainsi que d'un savoir décider (adaptation des doses d'insuline, réactions anticipées à des événements prévus : repas particuliers, match de football...), • et d'un savoir réagir (identification de situations particulières, non voulues par le diabétique, mais nécessitant de sa part une réponse adaptée : malaise hypoglycémique, activité physique inopinée, connaissance des situations où la présence d'acétonurie doit être recherchée et façon d'y réagir...), • qui permettent d'acquérir un savoir être (acceptation active permettant d'élaborer une nouvelle image de soi «avec diabète», d'obtenir un autocontrôle efficace de son diabète, de dominer les situations, de préserver son capital santé, et d'envisager l'avenir avec confiance).

D'autre part, outre la répétition en présence du soignant des gestes assimilés, il est essentiel qu'il y ait : • une reformulation par le soignant de ce que dit le diabétique, afin que le soignant soit sûr d'avoir bien compris les préoccupations du diabétique, mais aussi pour que le diabétique perçoive que le soignant a bien compris ses préoccupations, • ainsi qu'une répétition par le diabétique, ou une reformulation par le diabétique (avec ses propres mots), de ce qu'il a compris, afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté de part et d'autre sur ce qui a été compris.

Une réévaluation régulière des savoirs est également indispensable, tant l'usure du temps et la banalisation des gestes sont sources d'oubli ou d'imprécision.

Autrement dit : • Une transmission de connaissances vécue comme un énoncé d'interdictions et d'obligations ne peut pas aider le diabétique car une maladie chronique comme le diabète implique l'individu dans sa globalité. • Le diabétique ne doit pas uniquement acquérir des connaissances, mais adopter un savoir faire pratique et des comportements, raisons pour lesquelles le processus de transmission des connaissances a été appelé «éducation» plutôt que «enseignement». • Il incombe au soignant de rechercher la collaboration du diabétique en le considérant comme un partenaire, en l'aidant à formuler et à préciser ses demandes, en lui manifestant son écoute et sa compréhension, en l'informant sur les modalités possibles de traitement, en l'impliquant dans la prise de décision, et en s'assurant de la bonne mise en pratique des décisions prises en commun. • Il incombe au diabétique, de rappeler de temps en temps au soignant qu'il a au moins autant besoin de son écoute, de sa compréhension et de son énergie, que de ses compétences techniques.







Responsabilisation et autonomie :




• Savoir théorique
• Savoir faire pratique
• Savoir décider
• Savoir réagir

=> Savoir être

Reformulation et répétition Réévaluation régulière des savoirs





Intérêt de l'éducation diabétique

L'éducation diabétique n'a pas uniquement pour effet la préservation du capital santé par le meilleur contrôle métabolique favorisé par la responsabilisation et l'autonomie.

En effet, en se soignant mieux, le diabétique améliore sa qualité de vie, et en retire un bénéfice psychologique qui va au-delà de la satisfaction de préserver son avenir.

Il améliore son image à ses propres yeux et à ceux de son entourage, se sent moins assisté, et les capacités de prise de décision et de réaction acquises pour la gestion de son diabète bénéficient aux autres domaines de la vie, ce qui contribue à une meilleure intégration professionnelle et sociale.







Le quotidien du diabétique, c'est une attitude responsable par une prise pluriquotidienne de décisions





Les diabétiques de type 2 sont également concernés

En effet, l'éducation diabétique vise à la fois l'amélioration de la qualité de vie, l'amélioration du contrôle métabolique (c'est-à-dire la prise en charge de tous les facteurs pouvant altérer le capital santé, et plus particulièrement ceux qui dépendent directement du diabétique : alimentation, maîtrise du poids, activité physique, tabagisme) et la prévention des complications par le diabétique lui-même (notamment les plaies des pieds).

Elle concerne donc tout autant les diabétiques de type 2, que les diabétiques de type 1.







L'éducation diabétique concerne tous les types de diabète





Mise en oeuvre de l'éducation diabétique

Progression par étapes

Il est illusoire d'espérer qu'un diabétique puisse apprendre son «métier de diabétique» en une douzaine d'heures d'enseignement collectif, même regroupées pendant une hospitalisation dans une structure dédiée à cela. En effet, même s'il n'y avait pas de frein psychologique (vécu du diabétique et stade où il se trouve dans son travail de deuil puis d'acceptation), l'acquisition d'un savoir faire pratique, d'un savoir décider et d'un savoir réagir, nécessite une maturation lente et progressive car il s'agit d'intégrer les acquis dans la vie quotidienne et par conséquent d'adopter de nouveaux comportements.

De même, il est illusoire de penser que plus on en dit au diabétique, mieux il sera en mesure de comprendre et de mettre en pratique les informations qui lui sont données. «Trop dire» au diabétique, et par conséquent «trop demander, trop vite» au diabétique, risquent de conduire à des connaissances mal assimilées, à des comportements inadaptés, et à une démotivation.

Une information pas à pas est nécessaire, par étapes s'enchaînant progressivement tant dans leur contenu théorique que dans leurs implications dans la vie quotidienne en matière de comportement.

Prendre en compte les croyances de santé

On appelle «croyances de santé» ou «représentations subjectives des maladies» la perception que l'on peut avoir de la santé et des maladies, des causes et conséquences en matière de santé, ainsi que du fonctionnement du corps ou des organes.

Ces croyances sont souvent anciennes et peuvent avoir une origine morale (maladie = conséquence d'une faute ou d'un comportement répréhensible) ou religieuse (maladie = punition divine ; traitement de la maladie = pénitence), voire une origine relevant de l'imaginaire populaire ou du fantasme, ou encore être le résultat de raisonnements erronés.

Il faut souligner que la plupart des croyances de santé sont des «non-dits», et que bien souvent les informations données à propos de la santé ou du traitement d'une maladie, viennent se placer à côté de ces croyances dans l'esprit du malade, si ces croyances ne sont pas explicitement contredites par les informations données.

Il est donc nécessaire de s'enquérir auprès du diabétique de ses croyances de santé, d'une part car elles ont très souvent une connotation de culpabilité nuisible au vécu de la maladie et à son acceptation, et d'autre part car elles peuvent gêner l'adoption de nouveaux comportements ou favoriser, en toute bonne foi, la persistance de comportements inadaptés.

Privilégier les situations concrètes

Les informations théoriques sont utiles, mais il ne faut pas perdre de vue que ce qui est important, en fin de compte, c'est ce que le diabétique va faire, beaucoup plus que ce qu'il sait ou qu'il sait devoir faire. Les informations théoriques améliorent la connaissance mais elles sont inutiles si elles n'ont pas de conséquences au niveau du comportement quotidien.

Or le soignant connaît en fait très peu de choses sur le quotidien du diabétique, sur son environnement familial et professionnel, sur sa façon de vivre... Le soignant en est généralement bien conscient, et cela justifie à ses yeux le caractère théorique des informations qu'il donne, à charge pour le diabétique de les adapter à son quotidien. Malheureusement, le diabétique n'est généralement pas accompagné dans cette étape de «traduction» et il ne sait pas toujours s'il est ou non concerné par telle ou telle information donnée collectivement, ni comment il pourrait faire pour l'intégrer dans son quotidien, ni si ce qu'il pense devoir faire correspond à ce qui serait le plus utile.

Il est donc nécessaire que les informations théoriques soient personnalisées à partir des situations concrètes que le diabétique vit au quotidien, de façon à ce qu'il acquiert un savoir faire en termes de comportement.

Utilisation de la simulation

Pour gérer efficacement son diabète, le diabétique doit prendre plusieurs fois par jour un certain nombre de décisions face à des situations habituelles (alimentation, adaptation des doses d'insuline...) mais aussi face à des situations inhabituelles dont il sait qu'elles vont avoir lieu (repas particuliers, match de football...).

Pour que ses décisions soient les plus adaptées, il faut que ces situations aient déjà été envisagées au préalable, de façon à ce que le diabétique soit «en terrain connu» même si ces situations ne sont pas habituelles. L'utilisation de la simulation est donc nécessaire.

Développement de la capacité d'anticipation

Le diabétique doit également connaître les situations critiques pouvant survenir indépendamment de sa volonté (malaise hypoglycémique, début de décompensation du diabète, plaie des pieds...).

Il doit savoir identifier précocement ces situations et savoir comment y faire face (apport de sucre, supplément d'insuline, contact avec son médecin lorsque certains critères sont réunis...).

Mais il doit aussi connaître les circonstances pouvant conduire à ces situations, de façon à adopter un comportement lui permettant d'anticiper la situation et d'éviter qu'elle se produise. Par exemple : • risque de malaise hypoglycémique => toujours avoir du sucre sur soi, • angine, bronchite ou autre infection => risque de décompensation => glycémie et recherche d'acétonurie, • vomissements => décompensation du diabète ou indigestion ? => glycémie et recherche d'acétonurie, • pieds à risque de plaie => choix soigneux des chaussures, utilisation de deux paires de chaussures, examen régulier des pieds et des chaussures.

Planification d'objectifs

«Faire le mieux possible» est l'objectif spontanément le plus souvent envisagé pour améliorer le contrôle métabolique, mais l'expérience montre que la définition d'objectifs précis, utilisés successivement, permet une adhésion plus facile et avec une meilleure qualité de vie. D'autre part, la définition d'objectifs de résultats dans un domaine précis est bien souvent un moteur plus efficace que des objectifs d'intentions «tous azimuts» simultanés.

Par exemple : • Chez le diabétique de type 1, pendant un temps on s'intéresse à la façon la plus appropriée d'adapter les doses d'insuline pour obtenir des glycémies satisfaisantes à jeun et avant le dîner, puis on se préoccupe surtout des glycémies après repas et de la façon de les améliorer, puis on veille surtout à ce que l'alimentation ne soit pas trop grasse de façon à ce que le taux de graisses dans le sang soit meilleur, et lorsque ces différents éléments ont été successivement «travaillés» on passe à des objectifs d'hémoglobine glycosylée, qui s'ils ne sont pas atteints amènent à envisager un autre schéma insulinique. • Chez le diabétique de type 2 ayant un excès de poids, pendant un temps on veille surtout à ce que l'alimentation ne soit pas trop grasse de façon à perdre un peu de poids, puis on aménage ses journées de manière à avoir le temps de faire un peu d'activité physique chaque jour, puis on se préoccupe surtout des glycémies après repas et de la façon de les améliorer, et lorsque ces différents éléments ont été successivement «travaillés» on passe à des objectifs d'hémoglobine glycosylée, qui s'ils ne sont pas atteints amènent à envisager un autre type de traitement, par exemple l'ajout au traitement oral d'une injection d'insuline en soirée, ou un traitement insulinique exclusif.

Avec ce type de planification d'objectifs successifs, les effets des efforts mis en oeuvre sont plus facilement visibles, et même lorsque lorsque l'on passe à l'objectif suivant, «il reste pratiquement toujours quelque chose» en terme de comportement, de l'objectif précédent.

Droit à l'erreur

Tout apprentissage implique un droit à l'erreur, que ce soit pour l'apprentissage de l'orthographe, d'un instrument de musique ou de toute autre activité. Il en est de même pour l'apprentissage du «métier de diabétique».

C'est grâce à ses erreurs, à leur analyse, et à la compréhension des raisons qui l'ont conduit à les faire, que le diabétique peut progresser dans son savoir faire. Le soignant est là pour l'aider dans cette compréhension. Il est important que le diabétique le sache, et que le soignant fasse preuve de patience pour comprendre les raisons qui ont motivé les choix ayant mené aux erreurs, qu'il n'émette pas de jugement, et qu'il ne décourage pas les initiatives du diabétique.

Bien entendu, le cadre des «erreurs possibles» doit être défini au préalable d'un commun accord, par exemple les modalités de majoration ou de diminution des doses d'insuline en fonction des niveaux glycémiques. Cela est nécessaire au diabétique pour qu'il puisse envisager ses choix avec sérénité, mais aussi au soignant qui est partagé entre le souci d'éviter les erreurs et une volonté de favoriser l'autonomie indispensable au contrôle métabolique optimal.

Evaluation de la pratique

Toute activité résultant d'un apprentissage ne se maintient, et ne s'améliore, que si cette activité est régulièrement évaluée. Une réévaluation périodique des savoirs est donc indispensable, d'autant que l'usure du temps et la banalisation des gestes sont sources d'oubli ou d'imprécision.

Mais là également, ce n'est pas tellement le savoir théorique qui doit être réévalué, mais le savoir faire pratique, tant en ce qui concerne les gestes (modalités des glycémies capillaires, des injections d'insuline...), que les prises de décision (modalités de l'alimentation équilibrée, adaptation des doses d'insuline, prévention des hypoglycémies), les réactions face aux situations critiques et les mesures adoptées pour éviter qu'elles se produisent (montrez-moi ce que vous avez sur vous pour traiter une hypoglycémie... qu'avez vous placé comme glucides de secours dans la boîte à gant de votre voiture... permettez que j'examine l'intérieur de vos chaussures... pour la prochaine consultation, je souhaiterai que vous veniez avec votre deuxième paire de chaussures... la dernière fois que vous avez renouvelé votre glucagon périmé, avez-vous simplement jeté le flacon ou avez-vous fait préparer cette injection par votre conjoint et avez-vous revu avec lui la façon dont il pourrait être amené à vous faire cette injection...).

Le taux d'hémoglobine glycosylée, ainsi que la fréquence des hypoglycémies et des épisodes d'hyperglycémie, sont bien entendu des indicateurs de la pratique du diabétique, mais l'expérience montre qu'il ne faut pas s'en tenir à ces seuls indicateurs, notamment en ce qui concerne les mesures adoptées pour éviter l'apparition des situations critiques.

Education du diabétique par le diabétique

L'éducation diabétique a pour but d'amener à la responsabilisation et à l'autonomie, mais en matière de diabète, comme dans toutes maladies chroniques, il y a une dimension biologique et anatomique, mais aussi une dimension psychologique et sociale qui doit être prise en compte.

Il est en effet établi que le vécu du diabète influe sur le comportement, et par conséquent sur le contrôle métabolique, et que la verbalisation du vécu permet de l'améliorer.

La verbalisation de ce vécu a plus souvent lieu de façon spontanée avec une infirmière qu'avec un médecin, mais dans les deux cas la fréquence et la profondeur de la verbalisation restent néanmoins faibles si le médecin ou l'infirmière n'invitent pas le diabétique à en parler.

Par contre, le dialogue «entre diabétiques», plus particulièrement au sein de groupes hétérogènes de patients, est toujours un moment privilégié permettant ces échanges, et bien souvent «le diabétique éduque le diabétique» au sens où la verbalisation du vécu de la maladie permet de mieux vivre le diabète et de parvenir à un vécu permettant de se mobiliser, de s'autonomiser, de devenir actif et de mieux participer avec les soignants à la lutte active contre la maladie.

Ces moments privilégiés de dialogue peuvent avoir lieu dans des groupes de parole au sein d'une structure d'éducation diabétique, ou dans le cadre de réunions d'associations de diabétiques.

Outils de l'éducation diabétique

Tous les outils existants (cours collectifs, lecture, vidéo, jeux, CD Rom, Internet...) ne sont pas d'une égale efficacité chez tous les diabétiques, car les processus d'acquisition de connaissances ne sont pas les mêmes chez tout le monde :

• Certains sont plus à l'aise lorsque des informations théoriques précèdent les informations pratiques, d'autres ne sont réceptifs aux informations théoriques que lorsqu'elles répondent à des questions soulevées par des situations pratiques déjà vécues. • Certains ont plutôt un esprit analytique, d'autres un esprit plutôt synthétique. • Certains ont surtout une mémoire visuelle ou de situations, tandis que chez d'autres cette mémoire n'est pas essentielle dans l'acquisition des connaissances. • Pour certains le moyen le plus adapté est de «faire soi-même», tandis que pour d'autres le «faire soi-même» est mal vécu en l'absence d'explications détaillées préalables. • Pour certains, une action doit être réalisée avec des gestes strictement identiques pour que l'action puisse être facilement assimilée, tandis que pour d'autres cela n'est pas nécessaire.

Ainsi, DiabSurf est un outil qui convient à certains diabétiques, mais qui ne correspond pas aux mécanismes acquisition des connaissances d'autres diabétiques.

Et quel que soit l'outil éducatif utilisé, aucun ne peut se substituer à une relation individuelle d'écoute entre le soignant et le diabétique.

Barrières s'opposant à l'adoption de nouveaux comportements

Assez souvent l'acquisition de nouveaux comportements se heurte à des obstacles qui conduisent, soit à l'acquisition de connaissances parcellaires ou erronées, soit à une acquisition correcte des connaissances théoriques mais sans que cela conduise à adopter de nouveaux comportements : la théorie est acquise, mais la pratique reste inchangée (le diabétique ne fait pas ce qu'il sait devoir faire).

Il existe schématiquement trois types de barrières à l'adoption de nouveaux comportements :

• Facteurs personnels : «croyances de santé» et idées fausses sur le diabète, facteurs familiaux ou culturels notamment alimentaires, diabète perçu comme une particularité biologique ou une situation de non-maladie, frein lié au vécu psychologique et au stade où le diabétique se trouve dans son travail de deuil puis d'acceptation, confiance en sa «bonne étoile»... • Facteurs d'environnement : famille, amis, autres personnes connus comme ayant un diabète, voire même soignants, dont les attitudes n'encouragent pas le diabétique à adopter les comportements adaptés à sa santé... • Facteurs sociologiques : accès restreint aux soins ou à la connaissance, non connaissance des possibilités d'information...

L'éducation diabétique doit également se préoccuper de ces éléments susceptibles d'entraver la transmission des connaissances et leur utilisation.







L'amélioration de la qualité de vie passe par l'amélioration du contrôle métabolique, et inversement

La responsabilisation et l'autonomie améliorent le contrôle métabolique et la qualité de vie





A garder en mémoire...







Toute maladie est une situation qui implique des échanges entre plusieurs partenaires : le malade, son médecin et son entourage. Le mieux-être dépend de la nature de ces échanges et de leur renforcement mutuel. On peut vivre seul sa maladie, mais pour réunir toutes ses chances, mieux vaut être plusieurs partenaires à la combattre.

Mieux on connaît sa maladie, moins on la craint, moins on est angoissé, mieux on peut apprendre à se traiter, mieux on se traite.

Toute diminution de 1 % de l'hémoglobine glycosylée, diminue d'environ 20 % la fréquence des complications.



Venez en parler sur le tchat audio vidéo pour diabétiques : www.dextro.fr

 http://www.diabsurf.com/diabete/FIntro.php

dimanche, juillet 18 2010

La pompe à insuline, un gage de sécurité pour les futures mamans

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

La pompe à insuline, un gage de sécurité pour les futures mamans Pour de nombreuses jeunes femmes diabétiques, la grossesse est envisagée avec appréhension. Et pour cause, le contrôle de cette maladie est capital durant cette période. Heureusement, certains traitements permettent de réduire considérablement les risques. Zoom sur la pompe à insuline une approche thérapeutique éprouvée, parfaitement adaptée, notamment, à la femme enceinte.



La grossesse est une période redoutée par les jeunes femmes diabétique car cette maladie doit être prise en charge avec la plus grande rigueur sous peine d'augmenter le risque d’avortements spontanés et de malformations congénitales du fœtus dès les premières semaines. Aujourd’hui, grâce à un suivi renforcé, les femmes diabétiques peuvent mener à bien une grossesse en toute sécurité.

Les risques d’un diabète non équilibré La clef d’une grossesse épanouie et sûre pour le bébé et la maman est un contrôle strict et rigoureux de la glycémie avant, pendant et après la grossesse. Lorsque le diabète n'est pas traité durant cette période, les risques de complications, notamment cardiaques, sont majeurs pour la future maman. Le bébé n’est pas non plus en sécurité. En effet, les menaces qui pèsent sur le foetus sont plus importantes encore et les malformations nerveuses ou cardiaques toujours redoutées.

Aussi, il est impératif pour une jeune femme diabétique de programmer sa grossesse pour limiter au maximum ces risques. La mise en place d’un traitement efficace par le diabétologue permettra de contrôler parfaitement sa glycémie. Les médecins diabétologues suggèrent de planifier la grossesse au minimum 6 mois avant le début afin de débuter les contrôles adaptés. La prescription d’antidiabétiques oraux sera abandonnée et remplacée par l’injection d’insuline pour les diabètes de type 2. Afin de contrôler avec la plus grande précision la glycémie, les professionnels de santé proposent de plus en plus fréquemment l’usage d’une pompe à insuline qui, grâce à sa précision et sa modulation, permet de réduire considérablement le risque de malformation.

L’avantage d’une pompe à insuline pour les femmes enceintes La pompe à insuline externe permet de mimer au plus près ce qui se passe réellement dans le corps. Elle délivre de l’insuline en continu qu’on appelle débit basal, mais également à la demande, en fonction de l’activité physique et des repas : les bolus. Elle est constituée d’un petit boîtier discret de la taille d’un téléphone portable et d’un tube très fin inséré sous la peau, souvent placé au niveau du ventre. Sa principale qualité est la réduction des grands écarts de glycémie (taux de sucre dans le sang). Au final, cela permet de réduire les nombreuses complications dues aux pics d’hyper ou d’hypoglycémie d’un diabète mal contrôlé. .

Pour envisager sa grossesse en toute sérénité, l’insulinothérapie par pompe est une excellente solution. Elle a déjà démontré d’importants bénéfices1 dans la prise en charge du diabète pendant la grossesse. A l’idéal, on la met en place quelques temps avant le désir de grossesse et la conception. Durant la grossesse, il est toujours possible d’y recourir en toute sécurité et, elle est même recommandée, si l’on se rend compte que le contrôle de la glycémie est défaillant.

Une solution également adaptée aux enfants La pompe à insuline n’est pas réservée aux femmes enceintes. Aujourd’hui 15 000 personnes sont porteuses de pompe2 alors que 40 000 pourraient en bénéficier3. Parmi eux les enfants sont les premiers concernés. Le diagnostic d’un diabète chez un enfant représente un changement radical dans son mode de vie et les multiples piqures quotidiennes sont, on s’en doute, difficile à vivre. La pompe à insuline permet d’oublier ces épisodes douloureux même s’il faut continuer à contrôler sa glycémie au bout du doigt. On dénombre de nombreux avantages : la facilité d’utilisation de la pompe permet de confier aisément son enfant pour la nuit à des amis ou de le laisser partir en vacances l’esprit plus léger, la flexibilité permet aux enfants de faire la grasse matinée, de participer à des repas aux heures décalées ou à des goûters d’anniversaire. Une étude réalisée au CHU de Reims4 a permis de constater d’une part qu’il y a moins d’épisodes d’hypoglycémies sévères, moins d’acido-cétoses et moins d’hospitalisations avec le traitement par pompe et d’autre part, un gain en qualité de vie pour l’enfant et sa famille.

Femmes enceintes et enfants sont deux groupes de patients pour qui l’usage de la pompe à insuline est largement préconisé. Reste à harmoniser les pratiques médicales pour que le plus grand nombre de personnes diabétiques puisse en bénéficier

Anne-Aurélie Epis de Fleurian

1: Jornsay, D. "Continuous Subcutaneous Insulin Infusion (CSII) Therapy during Pregnancy” ; Diabetes Spectrum, Volume 11, Number 1, 1998 2 : Enquête sur les traitements du diabète de type 1 en France – communiqué AFD – AJD – Medtronic – 18 janvier 2007 3 AFSSAPS Recommandations du groupe d’experts interrogés par le CEPP - 2005 4 : C. Gouillard, PF. Souchon, V. Sulmont, J. Motte, "Equilibre glycémique et qualité de vie de l’enfant de moins de 6 ans présentant un diabète de type I traité en première intention par pompe à insuline" American Memorial Hospital Service de Pédiatrie A. CHU Reims France 2004 http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/10334-diabete-grossesse-pompe-insuline

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

Site sur la pompe à insuline : Ma pompe

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Le Plus petit lecteur de glycémie au monde : LE TWIST

Découverte du plus petit lecteur de glycémie du monde le Twist : voir la vidéo

Le Twist : Mode d'emploi

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association de diabétiques "Dextro en Fête": www.dextro.fr

jeudi, juillet 15 2010

Ma pompe et moi : résultat du concours vidéo organisé par Medtronic sur la pompe à insuline

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes Merci pour ces vidéos sur Ma pompe et moi !

Autre site sur la pompe à insuline : ma pompe

mercredi, juillet 7 2010

Quand l'insuline fait de la résistance !

Quand l'insuline fait de la résistance !

"Mon docteur me dit que je fais du sucre", "Mon pancréas marche moins bien". Avant l'apparition du diabète de type 2, différents mécanismes sont en marche. Le principal est la survenue de la résistance à l'insuline. Découvrez plus en détails cet état de "prédiabète" et les solutions pour y faire face.



Le diabète de type 2 associe une résistance à l'insuline et une anomalie de sa sécrétion à des degrés variables. Ce problème est fréquemment associé à d'autres problèmes de métabolisme regroupés sous le terme "syndrome métabolique".

Comment apparaît l'insulino-résistance ? Produite par le pancréas, l'insuline a pour mission de réguler le taux de glucose (de sucre) dans le sang, en favorisant son entrée dans les cellules et sa conversion en énergie. Mais une mauvaise hygiène de vie (sédentarité, mauvaise habitudes alimentaires.) vont favoriser l'augmentation du cholestérol, le surpoids et l'obésité. Une accumulation de gras autour de la taille (adiposité abdominale) va perturber le rôle de l'insuline. Ce phénomène dit de « résistance à l'insuline » se traduit par une moins bonne utilisation du sucre par l'organisme et donc un taux de sucre dans le sang (glycémie) plus important. Cette augmentation du taux de sucre dans le sang hyper-stimule le pancréas, qui augmente la sécrétion d'insuline pour compenser. Au bout d'un certain nombre d'années d'évolution, le pancréas s'épuise, l'intolérance au glucose apparaît, puis le diabète de type 2. Pour en savoir plus sur ce phénomène, n'hésitez pas à découvrir notre animation "Le diabète de type 2 en images".

Cette résistance à l'insuline peut se diagnostiquer par une augmentation du tour de taille. Un simple mètre de couturière permettrait ainsi de détecter précocement une nouvelle entité ennemie de vos artères et de votre pancréas : le syndrome X ou syndrome métabolique.

Le syndrome métabolique, qu'est-ce que c'est ? On parle de syndrome métabolique (encore appelé syndrome X, syndrome d'insulino-résistance, syndrome pluri-métabolique ou encore "the deadly quartet", le quartet mortel) lorsqu'une personne présente au moins trois des cinq paramètres suivants :

Tour de taille > 102 cm chez les hommes et > 88 cm chez les femmes - à moduler selon le groupe ethnique ; Cholestérol HDL (bon cholestérol) < 40 mg/dl chez les hommes et < 50 mg/dl chez les femmes (ou sous traitement pour un excès de cholestérol) ; Triglycérides > 150 mg/dl (1,7 mmol/L) (ou sous traitement pour un excès de triglycérides) ; Glycémie à jeun > 1 g/dl (ou sous traitement pour un diabète) ; Tension artérielle > 130-85 mm Hg (ou sous traitement pour une hypertension). Ce phénomène devient plus fréquent avec l'âge, en cas d'antécédents cardiovasculaires, de surpoids, de manque d'activité physique, de tabagisme. Aux Etats-Unis, 22 % des américains de plus de 20 ans présentent ce syndrome*. Ce chiffre est encore plus élevé chez les Américains d'origine mexicaine

Vers une nouvelle prise en charge plus globale

Insulino-résistance, hypertension, excès de cholestérol, surpoids. Ces phénomènes sont étroitement liés. Il y a ainsi deux fois plus d'anomalies du bilan lipidique et de cas d'hypertension chez les patients diabétiques que dans la population générale américaine. A ce titre, le syndrome métabolique reflète l'installation d'une insulino-résistance qui se répercute sur tout l'organisme, avec notamment une accélération de l'athérosclérose et des complications cardiovasculaires. Loin d'être anodin, la mortalité globale à 7 ans atteint 18 % en cas de syndrome métabolique associé au diabète type 2, contre 4,6 % s'il est absent*.

Selon le Dr Sachs, endocrinologue à l'hôpital Avicenne, Bobigny, ces définitions ne sont pas encore consensuelles, mais il apparaît dès maintenant de dépister l'insulino-résistance chez les personnes obèses (10 % des français) ou en surpoids (30 %).

Selon le Pr. Valensi, de l'hôpital Jean Verdier, Bondy, "les mesures hygiéno-diététiques, avec une réduction pondérale modérée (de 5 à 10 %) améliorent régulièrement les composantes du syndrome d'insulino-résistance". Certains traitements oraux (comprimés) peuvent compléter cette action, seuls ou en association, notamment en cas de surpoids, d'excès de cholestérol, d'hypertension artérielle. Le diabète de type 2 s'intègre donc souvent dans une prise en charge pluridisciplinaire basée sur l'insulino-résistance dans son ensemble, et non uniquement sur le contrôle glycémique.

Dr Jean-Philippe Rivière et David Bême

Source : Medec 2003

  • Diabetes Care, volume 24, avril 2001

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samedi, juillet 3 2010

EXERCEZ-VOUS AU BONHEUR

Exercices pratiques pour maîtriser son stress : stress et diabète

EXERCEZ-VOUS AU BONHEUR ! Une véritable méthodologie pour accéder à plus de sérénité et de bien-être.

Alain CHEVALIER-BEAUMEL & Marie-Claire RELIGIEUX EDITION 2008

Enfin un livre concret sur le bonheur ! Contrairement aux nombreux ouvrages déjà parus sur ce thème, EXERCEZ-VOUS AU BONHEUR ! vous propose une véritable méthodologie pour accéder à plus de sérénité et de bien-être.

Le bonheur n’est pas qu’un concept philosophique, c’est avant tout une perception, une sensation corporelle et mentale. Les auteurs vous proposent des conseils simples et des exercices pratiques qui développeront votre propre lucidité et vous aideront à progresser vers le bonheur.

Equilibrer sa vie, gérer ses émotions et son stress, vivre l’instant présent, sont autant de pistes qui vous sont ouvertes. Plaisirs de la réussite, plaisirs sensoriels, plaisirs intellectuels et pratique quotidienne sont les principaux chemins d’accès au bonheur ; mais d’autres solutions vous sont proposées qui vous encourage à développer votre potentiel au bonheur.

Ce bonheur n’est pas réservé à quelques personnes… vous pouvez aussi y parvenir et le vivre à tout moment de la journée y compris dans l’univers professionnel. Un important chapitre est d’ailleurs consacré à cet aspect.

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Les auteurs : Alain CHEVALIER-BEAUMEL est Consultant d’entreprises en management et créativité au sein du Cabinet Innovations et Pédagogies et Sophrologue (Mastère spécialiste en sophrologie prophylactique). Il est par ailleurs, Professeur associé dans différentes écoles supérieures : Ecole Centrale de Paris, Ecole de Management de Normandie Le Havre, Reims Management School, Audencia Nantes, ainsi qu’à l’Institut de Formation des Personnels de Santé de Châlons-en-Champagne.

Marie-Claire RELIGIEUX est Infirmière D.E. et Sophrologue (Mastère spécialiste en sophrologie - Mastère en Programmation Neuro-Linguistique - Mastère en Hypnose Ericksonienne). Elle accompagne les individus en gestion de stress, préparation d’examens, d’entretiens professionnels, motivation, orientation professionnelle, résolution de conflits, communication. Elle est également Consultante du Cabinet Innovations et Pédagogies ainsi que dans des Établissements de santé (Mission ministérielle d’audit et de sensibilisation en Maisons de retraites en Picardie, Hôpital de Laon, Ecoles d’infirmières de Laon et de Châlons-en-Champagne pour des interventions de gestion de stress et de communication face aux malades).

Au sommaire (extraits) :

Partie 1. Mieux connaître les plaisirs

. La hiérarchie des besoins et la « pyramide des plaisirs » . Typologie des plaisirs . Les plaisirs élémentaires . Les plaisirs élaborés . Les plaisirs issus de la réussite . Les freins aux plaisirs de la réussite . Découvrez les plaisirs sensoriels . Les plaisirs intellectuels . Le plaisir naît de la nouveauté

Partie 2. Approchez le bonheur

. Le bonheur est-il définissable ? . Bonheur ou bonheurs ? . À quoi reconnaîtrez-vous le bonheur ? . Prenez conscience du bonheur . Qu’est-ce qu’avoir conscience du bonheur ?

Partie 3. Exercez-vous au bonheur

. Equilibrez votre mode de vie . Le sommeil . L’alimentation . Les activités physiques . La gestion du temps . Diminuez et gérer votre stress . Gérez vos émotions et leurs variétés . Apprenez à vous aimer . Suspendez votre jugement . Considérez chaque événement de la vie comme un exercice, une expérience . Apprenez à positiver . Relativisez . Reconstruisez . Vivez l’instant présent . Il n'y a pas de bonheur sans les autres . L’homme social . L’amitié et la confiance, sources de bonheur . L’intégration sociale . Renforcez la qualité de vos relations . L’amour source de bonheur . Votre bonheur au cœur du monde . La beauté de l’art . La planète . L’univers . Les effets du bonheur . Le bonheur soigne votre corps . Le bonheur soigne votre mental . Le bonheur vous fait sortir de vous-même . Le bonheur fait évoluer votre personnalité . Le bonheur nourrit votre bonheur . Donnez un sens à votre vie

Partie 4. Le bonheur est-il compatible avec le monde du travail

. Etat des lieux . Les conditions matérielles propices au bonheur . Le climat relationnel . Que faire si vous êtes entrepreneur ? . Donnez du sens au travail pour motiver les salariés . Mettez les gens à leur place dans leur talent et formez-les . Favorisez la créativité à tous les niveaux . Faites preuve de reconnaissance en sachant complimenter . Favorisez la communication et l’information internes . Que faire si vous êtes salarié ? . Faites respecter votre univers et sachez dire « non » . Prendre des initiatives . S’investir mesurément dans le travail . Développer votre concentration et votre productivité

Partie 5. Témoignages. Enquête. Conclusion.

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A noter qu'un CD vient compléter l'ouvrage, Une bonne heure de bonheur ! sur lequel sont enregistrés des exercices de sophrologie de visualisation, de relaxation et de respiration. Voir les pages ci-jointes. http://www.puitsfleuri.com/fiche.php?pid=265&

Exercices pratiques pour maîtriser son stress : stress et diabète

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jeudi, juillet 1 2010

Les macronutriments

Les macronutriments Les macronutriments sont des nutriments dans l'alimentation qui sont les sources-clés de l'énergie, c'est-à-dire les protéines, les glucides et les graisses.

L'eau L'eau est essentielle à la vie. Les deux tiers du poids de notre corps sont constitués d'eau. L'eau fait partie de chaque cellule vivante. Elle sert d'intermédiaire pour tout changement métabolique (digestion, absorption et excrétion). L'eau transporte les nutriments à travers tout le corps, agit comme lubrifiant et aide à maintenir la température corporelle.

Les calories (énergie) Les calories sont la quantité d'énergie contenue dans la nourriture. A strictement parler, une calorie est la quantité de chaleur requise pour augmenter la température d'un gramme d'eau d'un degré Celsius. Pour un gramme, les protéines et les glucides fournissent 4 calories, les graisses et les huiles 9, l'alcool 7. Pour maintenir un poids idéal, la quantité de calories consommées ne doit pas excéder la quantité de calories qui disparaissent quand elles sont brûlées lors de l'activité physique.

Les glucides Les glucides, aussi connus sous le nom de "carbs" ( pour l'anglais "carbohydrates", hydrates de carbone ), sont composés de carbone, d'hydrogène et d'oxygène, ce qui inclut les amidons, la cellulose et les sucres. Ils agissent comme les principaux moyens biologiques de stocker ou de consommer de l'énergie. D'autres formes de glucides sont la graisse et les protéines. Les glucides peuvent être plus facilement convertis en glucose que la graisse ou les protéines et sont par conséquent la source d'énergie "préférée" du corps. Il y a deux principales sortes de glucides: les glucides simples et les glucides complexes.

Les glucides simples sont les sucres, comme le glucose, le sucrose, le fructose (le sucre des fruits) et le lactose (le sucre du lait). A part le fructose (le sucre des fruits), les glucides simples sont essentiellement des sucres (glucose), donc ils sont immédiatement absorbés dans le système sanguin, provoquant une hausse du taux de sucre dans le sang. Le corps répond à cette augmentation en sécrétant de l'insuline, qui est produite par le pancréas et part dans le système digestif. Cela va aider à diffuser le sucre du sang dans d'autres parties du corps. Habituellement, le pancréas va sécréter trop d'insuline, ce qui fait trop baisser le taux de sucre dans le sang. C'est cela qui va provoquer la faim. Une augmentation et une chute rapides de notre taux de sucre dans le sang ne sont pas saines et peuvent avoir des conséquences néfastes sur nos habitudes alimentaires.

On peut trouver des glucides simples dans : le sucre blanc et brun, le sucre des fruits, le sirop de maïs, la mélasse, le miel, la farine blanche, le pain blanc, les bonbons et l'alcool.

Les glucides complexes sont soit de l'amidon, soit des fibres alimentaires qui ne sont pas digérées, comme les céréales complètes, les haricots et certains légumes. Ils ont besoin de plus de temps pour être décomposés en glucose, donc ils n'élevent pas le taux de sucre dans le sang aussi rapidement que les glucides simples. C'est pourquoi on recommande de préférer les glucides complexes aux glucides simples.

On peut trouver les glucides complexes dans : les légumes contenant de l'amidon, les pains et les céréales complets, les légumineuses, le riz brun, le quinoa, l'avoine, le boulgour, les pâtes au céréales complètes.

Les fibres alimentaires Les fibres alimentaires sont des glucides très complexes. Elles ont une structure chimique tellement compliquée que le corps ne peut pas les métaboliser du tout. Elles ne sont pas cassées en glucose ou en d'autres nutriments et passent à travers le corps la plupart du temps sans être digérées. Les fibres sont cependant importantes pour notre santé, puisqu'elles aident le corps à évacuer les déchets efficacement; elles nous aident à avoir plus longtemps l'impression que notre estomac est plein et nous protègent contre certaines maladies graves, y compris certaines formes de cancers.

Le sucre Le sucre est une forme de glucide simple (Voir: glucides simples).

Les acides aminés Les acides aminés forment les blocs de molécules qui servent à construire les protéines. Il y a environ 23 acides aminés. Parmi ces 23, 9 sont dits essentiels ou indispensables (IAA : Indispensable Amino Acids): histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine. Cela veut dire qu'ils doivent être fournis par la nourriture ou des compléments alimentaires qui en contiennent une source. Les autres acides aminés sont appelés non-essentiels ou superflus (DAA : Dispensable Amino Acids). Ces acides aminés peuvent être synthétisés par le corps à partir d'autres acides aminés.

Les protéines Les protéines sont de grosses molécules composées d'une ou de plusieurs chaînes d'acides aminés. On trouve communément environ 23 acides aminés différents dans les protéines. La séquence formée par ces acides aminés va déterminer la forme et la fonction spécifique de la protéine. Les protéines sont nécessaires pour la structure, le fonctionnement et la régulation des cellules, des tissus et des organes du corps. Elles représentent les composants fondamentaux de toute cellule vivante et sont nécessaires pour le bon fonctionnement d'un organisme. Chaque protéine n'a qu'une seule fonction. Il y a par exemple les hormones, les enzymes et les anti-corps.

Pour trouver une estimation de vos besoins personnels en protéines, vous pouvez jeter un coup d'oeil aux taux de référence pour les apports alimentaires en macronutriments. Une alimentation qui contient des céréales, des légumineuses et des légumes variés devrait fournir facilement toutes les protéines dont notre corps a besoin.

Cliquez ici s'il vous plaît pour connaître quelques bonnes sources de protéines (en anglais).

La graisse La graisse est un des trois nutriments utilisés comme sources d'énergie par le corps. Les autres sont les protéines et les glucides. L'énergie produite par la graisse est de 9 calories par gramme. Les protéines et les glucides fournissent chacun 4 calories par gramme. Les graisses qui sont dans la nourriture sont des combinaisons d'acides gras mono-insaturés, poly-insaturés et saturés. Cliquez ici s'il vous plaît pour plus d'informations sur les acides gras. Le corps n'a besoin que de petites quantités de graisse. Des apports trop élevés en graisse, en particulier en graisses saturées, peuvent augmenter le risque de maladies du coeur et d'attaques cardiaques.








http://www.veganpeace.com/fr/informations_des_nutriments/macronutriments.htm

Venez en parler sur le chat audio-vidéo de l'association de diabétiques : "Dextro en Fête"

Présentations du médicament NOVORAPID

N'hésitez pas à en parler avec votre médecin et sur le tchat audio-vidéo de l'association de diabétiques "Dextro en Fête.

Présentations du médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche NOVORAPID FlexPen : solution injectable SC ; boîte de 5 cartouches de 3 ml en stylo prérempli jetable Liste II - Remboursable à 65 % - Prix : 43,18 €. NOVORAPID Penfill : solution injectable SC ; boîte de 5 cartouches de 3 ml Liste II - Remboursable à 65 % - Prix : 39,74 €. Composition du médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche Insuline Aspart 100 UI

Insuline asparte Dans quel cas le médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche est-il prescrit ? C'est une insuline voisine de l'insuline humaine, obtenue par biotechnologie. Son action est rapide et brève : son effet apparaît vers la 15e minute qui suit l'injection et s'estompe vers la 4e heure.

Ce type d'insuline commence à agir plus rapidement que l'insuline humaine rapide classique et semble diminuer le pic de la glycémie après un repas (glycémie postprandiale).

Elle est utilisée dans le traitement du diabète.

Attention La mise en route du traitement suppose un apprentissage correct pour injecter l'insuline, contrôler la glycémie au doigt, rechercher le sucre et l'acétone dans les urines et tenir un carnet de surveillance.

L'hypoglycémie est la principale complication des traitements par l'insuline. Il s'agit le plus souvent de malaises hypoglycémiques sans gravité dont les principaux signes sont : sueurs, tremblements, troubles visuels, vision double, fatigue soudaine, fringale, vertiges, difficulté de concentration. En ce cas, le diabétique doit aussitôt absorber 3 à 6 morceaux de sucre ou un sirop sucré.

Beaucoup plus rarement, l'hypoglycémie peut être grave et entraîner des troubles du comportement (comparables notamment à l'ébriété), des convulsions, voire une perte de connaissance : 1 ampoule de GLUCAGEN doit être injectée immédiatement par voie sous-cutanée ou intramusculaire, même à travers les vêtements en cas d'agitation. Si le diabétique ne reprend pas conscience dans les minutes qui suivent, prévenez un service d'urgence. Dans le doute, il n'y a pas de danger à injecter du GLUCAGEN à un diabétique traité par l'insuline. Dans tous les cas, la prise d'une collation ou d'un repas reste nécessaire.

L'autre complication possible chez le diabétique est la survenue d'une acidocétose, due à un manque important d'insuline. Elle peut être déclenchée par une infection (qui augmente les besoins en insuline) : grippe, rhume, cystite, abcès, etc. Elle se manifeste par une grande fatigue, une soif intense et des troubles digestifs. Il faut alors rechercher la présence de sucre et d'acétone dans les urines : la présence des deux en quantité importante confirme le diagnostic. Le traitement par l'insuline ne doit pas être arrêté ; le diabétique doit suivre les consignes de son médecin et, si besoin, le joindre d'urgence.

Évitez la prise de boissons alcoolisées à jeun ou à distance des repas : augmentation du risque d'hypoglycémie.

Conducteur : une hypoglycémie peut entraîner un malaise pendant la conduite ou l'utilisation de machines.

Interactions du médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche avec d'autres substances Certains médicaments peuvent déséquilibrer la glycémie. Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez un corticoïde, un progestatif à forte dose, un bêtabloquant, un inhibiteur de l'enzyme de conversion ou un médicament contenant du danazol, de la chlorpromazine, du salbutamol, de la terbutaline, du lanréotide, de l'octréotide ou de l'aspirine à forte dose.

Grossesse et allaitement Grossesse : L'insuline est adaptée au diabète de la femme enceinte ou aux troubles passagers de la glycémie pendant la durée de la grossesse.

Allaitement : Le traitement par insuline n'est pas une contre-indication à l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche Les cartouches Penfill sont à utiliser avec le stylo NovoPen ; FlexPen est un stylo prêt à l'emploi qui doit être jeté lorsque la cartouche est vide.

Cette insuline doit être injectée par voie sous-cutanée dans les zones recommandées par votre médecin, en essayant de varier les sites d'injection pour éviter l'apparition de lipodystrophies (nodules et épaississement de la peau).

En raison de sa rapidité d'action, elle doit être administrée de préférence immédiatement avant un repas et au plus tard dans le quart d'heure qui suit le repas.

Avant injection, purger l'air éventuellement contenu dans la cartouche.

L'aiguille doit être changée après chaque injection.

Posologie usuelle : Elle est adaptée en fonction des résultats des analyses réalisées par le diabétique ou son entourage (carnet de surveillance) et des conseils de son médecin.

Conseils Il est prudent de disposer d'une insuline équivalente pour seringue afin de faire face à une perte ou à un défaut de fonctionnement du stylo.

Si vous utilisez deux stylos destinés à injecter deux insulines, veillez à pouvoir les distinguer facilement.

Pour le maniement précis du stylo, conformez-vous à la notice fournie par le fabricant et veillez à ne pas l'égarer.

La sécurité d'une injection d'insuline au travers des vêtements, sans désinfection préalable, est maintenant établie avec certitude.

En cas d'activité sportive, il est préférable d'injecter l'insuline à distance des muscles qui travaillent pour éviter une absorption trop rapide de l'insuline. De plus, une adaptation des doses d'insuline est habituellement nécessaire selon les conseils du médecin.

Prenez contact avec les associations pour diabétiques : elles diffusent une information utile sur le traitement et la surveillance du diabète.

Votre entourage doit savoir reconnaître les signes d'une hypoglycémie et pouvoir vous administrer, en cas de perte de connaissance, une ampoule de GLUCAGEN. Celle-ci est conservée de préférence au réfrigérateur ou, en cas de nécessité, à température ambiante (inférieure à 25 °C) pendant 2 ans.

Veillez à ne pas manquer d'insuline, notamment pendant les week-ends et jours fériés ; lors de vos déplacements, munissez-vous d'une réserve ou de votre ordonnance en cours de validité. Un certificat de traitement par insuline peut être nécessaire pour franchir certaines frontières.

L'insuline se conserve sans problème 4 à 6 semaines à une température inférieure à 25 °C et plusieurs mois à une température proche de 0 °C (mais elle ne doit jamais être congelée). Elle se dégrade d'autant plus vite que la température est élevée.

En pratique : conservez les cartouches non entamées dans la partie basse du réfrigérateur. Si c'est impossible, ne les conservez pas plus de 1 ou 2 mois (selon que vous êtes dans une région chaude ou froide) ;

conservez les cartouches entamées hors du réfrigérateur pendant une durée maximale de 4 semaines, dans un endroit propre et sec de préférence, à l'abri de la lumière et des hausses de température (pas plus de 30 °C) ;

une exposition accidentelle ou inévitable à une température de l'ordre de 30 °C à 35 °C est possible sans dommage pendant 2 ou 3 jours ;

jetez toute cartouche suspecte d'avoir été exposée à la congélation ou à une chaleur excessive, et notamment celles qui ne sont pas limpides et incolores ;

lors des voyages long-courriers, conservez votre insuline dans vos bagages de cabine pour éviter une exposition au froid excessif dans la soute à bagages.

Effets indésirables possibles du médicament NOVORAPID 100 UI/ml cartouche Hypoglycémie (voir ATTENTION), légers troubles de la vision en début de traitement, nodules graisseux sous-cutanés (lipodystrophies).

Rarement : réaction allergique essentiellement cutanée.

http://www.eurekasante.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-gp698-NOVORAPID-100-UI-ml-cartouche.html

lundi, juin 28 2010

un test, un bisou

Un test, un bisou, un site pour la bonne observance de l'autosurveillance glycémie. Un test, un bisou venez en parler sur le tchat audiovidéo de l'association "dextro en fête" : www.dextro.fr

samedi, juin 26 2010

Paradigm® Veo™ : Une nouvelle étape dans la prise en charge de votre diabète. + photos

Première pompe avec arrêt automatique de l’insuline en cas d’hypoglycémie sévère

Voir les courbes Ecouter les alertes Oser intervenir

Pourquoi la Paradigm® VeoTM est-elle une véritable innovation ? La Paradigm® VeoTM est la première pompe à insuline dont l’option mesure du glucose en continu utilise les données transmises par le capteur de glucose pour suspendre automatiquement l’injection d’insuline en cas d’hypoglycémie. Cela vous assurera ainsi une meilleure protection en cas d’hypoglycémie non ressentie ou d’hypoglycémie nocturne.

voir le PDF

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association dextro en fête : www.dextro.fr

Comment la pompe Paradigm® VeoTM peut-elle vous aider à mieux gérer vos hypoglycémies ? L'hypoglycémie peut être un vrai facteur d'angoisse. L’option mesure du glucose en continu (CGM) de la pompe peut être activée ou désactivée en fonction de vos besoins actuels ou futurs. Lorsqu’elle est utilisée avec le capteur, la Paradigm® VeoTM affiche le taux de glucose sous formes de courbes en continu. Lorsqu’elle détecte que le taux de glucose a atteint un seuil bas pré-défini,

la fonction Arrêt hypo automatique (LGS) s’active et interrompt l’injection d’insuline de façon à ne pas aggraver l’hypoglycémie.

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association dextro en fête : www.dextro.fr

Site sur la pompe medtronic VEO : www.dextro.fr/pompeveo

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

Venez vivre une séance de sophrologie en direct et apprendre à vous détendre.

Vendredi 2 Juillet, à 21h ( heure Française) : MARIE CLAIRE BOUTHORS vous présente " Diabète et Sophrologie" Venez vivre une séance de sophrologie en direct et apprendre à vous détendre.

Nous avons abordé au mois de mai le thème de la sophrologie. Cette première intervention sous forme de présentation générale a suscité un intérêt certain chez grand nombre d'entre nous. C'est pourquoi, nous souhaitons l'aborder plus concrètement et cibler la sophrologie davantage par rapport au diabète. Vendredi 2 Juillet, à partir de 21h (heure française) sur www.dextro.fr

Mme Marie-Claire BOUTHORS (infirmière et plus de 15 ans en cabinet de sophrologie) : - Nous parlera des bienfaits de la sophrologie sur les maux physiques que procure le diabète. - Nous fera vivre une séance, en direct, afin d'approcher au mieux la réalité des exercices.

Lors de cette soirée, la possibilité de visionner les caméras sera offerte à tous afin que vous puissiez bénéficier pleinement de cette intervention.

Merci de votre participation

Au plaisir de vous retrouver sur http://www.dextro.fr

jeudi, juin 24 2010

Quand le corps va mal, la tête va mal....

Quand le corps va mal, la tête va mal… Etre atteint d'une maladie grave ou chronique a un énorme impact psychologique. Cancer, diabète, troubles cardiaques, Sida… bien souvent, les traitements négligent les maux de l'esprit. La journée mondiale de la santé mentale 2004 était l'occasion de revenir sur ces relations entre le corps et la tête.



Le 10 octobre 2004, journée mondiale de la santé mentale, l'Organisation Mondiale de la santé et de la fédération mondiale pour la santé mentale souhaitent souligner l'importance de l'approche psy dans les maladies chroniques et graves.

Quand le diabète monte à la tête ! Plus de 3 millions de Français sont diabétiques. L'impact de cette maladie chronique est plus important qu'on ne le croit : ces malades sont deux fois plus susceptibles de souffrir de dépression que le reste de la population. Pourtant, leur médecin traitant oublie bien souvent de se préoccuper de leur bien-être mental. Les liens entre les deux maladies sont d'ailleurs complexes. Certes, il y a certainement une influence du vécu de la maladie et des contraintes liées au traitement chronique, mais le diabète serait également à l'origine de modifications hormonales pouvant favoriser la baisse de l'humeur. A l'inverse, la dépression pourrait augmenter les risques de résistance à l'insuline. L'approche du bien être et de la qualité de vie doit ainsi être toujours présent dans le traitement de cette maladie.

Un coeur en or… Les liens entre les maladies de la tête et celles du coeur sont nombreux. Selon les autorités de santé américaines, "l'anxiété et la dépression multiplient par deux ou par trois le risque d'hypertension, raison principale de la maladie cardiovasculaire". Dans l'autre sens, un cardiaque sur deux connaîtra des problèmes de dépression alors que cette maladie touche habituellement une personne sur cinq. Il s'agit donc d'un véritable cercle vicieux : plus on souffre d'anxiété et de dépression, plus on a de risques cardiovasculaires… et plus on risque la déprime ! Le seul moyen de briser cet engrenage est donc d'accorder une attention particulière à son bien être mental pour prévenir les risques. Aussi n'hésitez à vous faire aider.

L'épreuve du cancer Nul ne peut rester serein face à l'annonce d'un cancer. Le diagnostic est une source évidente d'angoisse, voire de dépression. D'ailleurs, de nombreux hôpitaux proposent aujourd'hui un soutien psychologique en plus du traitement classique (lire à ce propos notre dossier Soutien psy face au cancer). Car la dépression toucherait un quart des personnes concernées par cette maladie. Un soutien psychologique permet notamment de diminuer l'intensité de symptômes et des effets secondaires des traitements, et améliore ainsi la qualité de vie. Affronter une maladie nécessite une force mentale importante. Si vous venez d'apprendre le diagnostic d'une affection chronique ou grave, pas question de vous isoler, de ne plus voir personne. Cela ne va pas vous aider, au contraire.

Aussi n'hésitez pas à demander conseil à un spécialiste, psychologue ou psychiatre. Car vous ne pourrez aller mieux dans votre corps que si vous allez mieux dans votre tête !

Louis Asana Tchat Audio-vidéo sur www.dextro.fr Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "Dextro en Fête": www.dextro.fr

mardi, juin 22 2010

Paradigm® Veo™ : Une nouvelle étape dans la prise en charge de votre diabète.

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Pourquoi la Paradigm® VeoTM est-elle une véritable innovation ? La Paradigm® VeoTM est la première pompe à insuline dont l’option mesure du glucose en continu utilise les données transmises par le capteur de glucose pour suspendre automatiquement l’injection d’insuline en cas d’hypoglycémie. Cela vous assurera ainsi une meilleure protection en cas d’hypoglycémie non ressentie ou d’hypoglycémie nocturne.

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lundi, juin 21 2010

Halte au grignotage

Pour certains, ce sont les petits croissants du matin au bureau, pour d’autres la tablette de chocolat dégustée tout au long de l’après midi ou encore le paquet de chips le soir en regardant la télévision. Chacun a ses habitudes, tout est possible. Mais lorsqu’on fait le compte, l’addition en calories est élevée. Cela tient tout simplement au fait que ces aliments sont riches en sucre, en graisses ou, pire, les deux à la fois.



Vous êtes plutôt salé(e) ou sucré(e) ? Du matin ou du soir ? Il faut bien l’avouer, grignoter est devenu chez certains une habitude de vie. On grignote par plaisir mais aussi et surtout par ennui, par stress ou tout simplement par faim. Il faut se rendre à l’évidence : les grignotages, lorsqu’ils sont quotidiens ou quasi quotidiens, déstabilisent l’équilibre nutritionnel et favorisent une prise de poids. Il n’y a qu’à découvrir l’apport calorique des produits du tableau suivant pour s’en convaincre :

Comment éviter de craquer ?

Grignoter occasionnellement n’est pas préjudiciable pour notre organisme. Il sait faire la part des choses et parvient à compenser automatiquement. En revanche, lorsque l’habitude s’installe, tout se dérègle. Il faut alors réinstaurer un vrai rythme alimentaire pour réhabituer notre corps. Concrètement, évitez tout simplement d’avoir faim, et faites de vrais repas : petit déjeuner, déjeuner et dîner dans lesquels tous les groupes d’aliments sont représentés, en particulier le pain et les féculents qui calment l’appétit et qui, s’ils sont consommés en quantité raisonnable, ne font pas grossir. Et si le désir est vraiment trop fort, grignotez «utile», c’est-à-dire consommez des aliments qui présentent un intérêt nutritionnel certain comme les laitages ou les fruits. Pour les vrais fringales de demi-journée, optez carrément pour une vraie collation avec pain, fromage ou laitage et fruit.

Francoise Pradier

Resucrage et diabète :

dimanche, juin 20 2010

Diabète de type 2 : L'étude U.K.P.G.S

Responsabilité de l'hyperglycémie dans les complications chroniques du diabète

Diabète de type 2 : L'étude U.K.P.D.S.

Qu'est-ce que l'étude U.K.P.D.S. ?

U.K.P.D.S. est l'abréviation de «United Kingdom Prospective Diabetes Study» c'est-à-dire «Etude Prospective sur le Diabète dans le Royaume Uni». Le texte en anglais de cette étude peut être consulté sur l'Internet.

Il s'agit d'une étude qui a été menée en Angleterre, en Ecosse et en Irlande, de 77 à 97, dans le but de répondre à trois questions : • Le bon contrôle glycémique permet-il de diminuer les complications micro et macro-vasculaires chez les diabétiques de type 2 ? • Quels sont les avantages et les inconvénients des différents agents hypoglycémiants ? • Le contrôle de la pression artérielle permet-il de diminuer les complications micro et macrovasculaires ?

Population diabétique étudiée

Les 5012 patients, âgés de 25 à 65 ans, présélectionnés pour cette étude, avaient tous un diabète non insulinodépendant (DT2) venant d'être diagnostiqués Après trois mois de régime, les patients dont la glycémie à jeun étaient inférieure à 6,0 mmol/l (1,08 g/l) ou supérieure à 15,0 mmol/l (2,70 g/l) n'ont pas été retenus pour l'étude, et ce sont finalement 4209 patients qui ont été inclus dans l'étude en raison de leur glycémie à jeun comprise entre 6,0 mmol/l (1,08 g/l) et 15,0 mmol/l (2,70 g/l). L'hémoglobine glycosylée moyenne était de 7,1 % et 39 % des patients étaient aussi hypertendus.

Ces 4209 patients ont été répartis en plusieurs groupes : • Les patients n'ayant pas d'excès de poids (3867) ont été répartis par tirage au sort : - Soit, pour 1138 patients, dans un groupe «traitement conventionnel» dont l'objectif thérapeutique était de maintenir la glycémie à jeun inférieure à 15,0 mmol/l (2,70 g/l). Ces patients ont bénéficié initialement d'un traitement uniquement diététique, mais secondairement un traitement par sulfamides hypoglycémiants, biguanide ou insuline, a été ajouté lorsque cela devenait nécessaire pour maintenir l'objectif thérapeutique de glycémie à jeun inférieure à 15,0 mmol/l (2,70 g/l). - Soit, pour 2729 patients, dans un groupe «traitement intensif» dont l'objectif thérapeutique était de maintenir la glycémie à jeun inférieure à 6,0 mmol/l (1,08 g/l). Ces patients ont bénéficié initialement d'un traitement par sulfamides hypoglycémiants ou par insuline, mais secondairement un traitement par biguanide ou insuline a été ajouté chez les patients traités par sulfamides hypoglycémiants lorsque ce traitement ne permettait pas de maintenir l'objectif thérapeutique de glycémie à jeun inférieure à 6,0 mmol/l (1,08 g/l). • Les patients ayant un excès de poids (342) ont tous été traités par biguanide et ont également été classés par tirage au sort, en un groupe «traitement conventionnel» et en un groupe «traitement intensif». Secondairement, dans chacun de ces deux groupes, le traitement a également été modifié lorsque le traitement ne permettait pas de maintenir l'objectif thérapeutique du groupe.

Au fur et à mesure des années, les patients initialement sans excès de poids, qui sont devenus obèses, ont été comparés au groupe de patients qui étaient intialement obèses au début de l'étude.

Enfin, il est important de préciser que l'analyse des résultats a essentiellement porté sur la comparaison des groupes «traitement conventionnel» et «traitement intensif», c'est-à-dire sur la comparaison d'un groupe de patients dont l'objectif thérapeutique était une glycémie à jeun inférieure à 15,0 mmol/l (2,70 g/l) et d'un groupe de patients dont l'objectif thérapeutique était une glycémie à jeun inférieure à 6,0 mmol/l (1,08 g/l), et ceci quels que soient les moyens utilisés pour parvenir à cet objectif.

Effet du bon contrôle glycémique

L'hémoglobine glycosylée s'est élevée au fil des années, mais pendant toute la période de suivi, le groupe «traitement intensif» a maintenu une hémoglobine glycosylée plus basse, en moyenne de 0,9 %, que le groupe «traitement conventionnel».

Par rapport au groupe «traitement conventionnel», le groupe «traitement intensif» a bénéficié d'une réduction : • de 12 % du risque d'apparition d'une complication majeure en rapport avec le diabète, définie comme l'apparition d'un décès en rapport avec le diabète, d'un infarctus du myocarde non mortel, d'un accident vasculaire cérébral non mortel, d'une amputation, d'une photocoagulation rétinienne, d'une hémorragie intraoculaire, d'une cataractee opérée, ou d'une cécité d'un oeil, • de 16 % en ce qui concerne spécifiquement le risque d'infarctus du myocarde, • de 25 % du risque de complications microvasculaires, • de 33 % du risque d'apparition d'une microalbuminurie.

Le traitement intensif a donc plus particulièrement diminué le risque de complications microvasculaires (rétinopathie et néphropathie).

Quel est le meilleur traitement hypoglycémiant ?

La comparaison des sulfamides hypoglycémiants et de l'insuline ne montre pas d'avantages pour l'un ou l'autre de ces médicaments. En ce qui concerne les biguanides, leur utilisation en première intention s'est accompagnée d'un effet cardiovasculaire protecteur plus marqué que les autres médicaments, mais ceci n'a pas été le cas lorsqu'ils ont été utilisés en deuxième intention.

L'analyse des effets spécifiques de chaque type de traitement est cependant difficile, car environ 50 % de la totalité patients avaient en fin d'étude un traitement qui n'était plus celui qui leur avait été assigné au début de l'étude, ceci parce qu'une modification du traitement avait été nécessaire pour respecter l'objectif thérapeutique du groupe. De même, environ 80 % des patients qui avaient initialement un traitement uniquement diététique, avaient en fin d'étude au moins un agent médicamenteux hypoglycémiant afin de maintenir l'objectif thérapeutique du groupe.

L'étude ne permet donc pas de recommander un type de traitement plutôt qu'autre, mais elle confirme, si besoin était : • que le meilleur traitement est celui qui permet d'obtenir une hémoglobine glycosylée la plus proche possible de la normale, • que le diabète non insulinodépendant est une maladie évolutive nécessitant des adaptations thérapeutiques successives pour maintenir un bon contrôle glycémique, • et que pour parvenir à tenir cet objectif, l'insuline est souvent nécessaire après une dizaine d'années d'évolution.

D'autre part, l'étude a par ailleurs bien montré que près de 50 % des diabétiques non insulinodépendants récemment diagnostiqués avaient déjà une ou plusieurs complications au moment du diagnostic.

Autrement dit, un bon contrôle glycémique est nécessaire dès le diagnostic, ainsi qu'ultérieurement, et pour cela le moyen thérapeutique importe assez peu.

Effet du contrôle de la tension artérielle

L'étude de l'effet du contrôle de la tension artérielle a été débutée dans un deuxième temps, lorsqu'on été connus les effets néfastes de la tension artérielle sur l'angiopathie diabétique, ce qui n'était pas le cas au début de l'étude en 1977. Le suivi n'est donc que de 9 ans, mais il permet néanmoins des conclusions tout à fait intéressantes.

Ce sont 1148 patients hypertendus qui ont également été répartis en deux groupes par tirage au sort : • un groupe «contrôle tensionnel modéré», de 390 patients, dont l'objectif thérapeutique était d'obtenir une TA inférieure à 180/105 mm Hg, avec des médicaments n'étant pas si possible des bêtabloquants ni des inhibiteurs de l'enzyme de conversion, • un groupe «contrôle tensionnel strict», de 758 patients, dont l'objectif thérapeutique était d'obtenir une TA inférieure à 150/85 mm Hg, avec un bêtabloquant ou un inhibiteur de l'enzyme de conversion, et association d'un ou plusieurs autres antihypertenseurs si le traitement ne permettait pas de parvenir à l'objectif tensionnel.

En fin d'étude : • 60 % des patients du groupe «contrôle tensionnel modéré» avaient un médicament antithypertenseur pour tenir l'objectif thérapeutique du groupe, • environ 50 % des patients du groupe «contrôle tensionnel strict» recevaient 2 antihypertenseurs, • près de 30 % des patients du groupe «contrôle tensionnel strict» recevaient 3 antihypertenseurs.

Pendant les neuf années de suivi, la tension artérielle moyenne était significativement différente dans les deux groupes : 154/87 dans l'un et 144/82 dans l'autre.

Par rapport au groupe «contrôle tensionnel modéré», le groupe «contrôle tensionnel strict» a bénéficié d'une réduction : • de 24 % du risque de complications majeures du diabète, • de 32 % du risque de décès en rapport avec le diabète, • de 44 % du risque d'accident vasculaire cérébral, • de 37 % du risque de complications microvasculaires, • de 56 % du risque d'insuffisance cardiaque, • de 34 % du risque de progression de la rétinopathie, • de 47 % du risque de détérioration de la vision.

Une réduction moyenne de 10 mm Hg pour la TA systolique et de 5 mm pour la TA diastolique est donc associée, après un suivi de 9 ans, à une réduction significative du risque d'événements macrovasculaires, mais aussi microvasculaires.

Aucune différence significative n'a été trouvée entre l'efficacité du bêtabloquant et de l'inhibiteur de l'enzyme de conversion, mais l'arrêt de traitement en raison d'effets secondaires a été un peu plus important pour le bêtabloquant.

Remarques

Dans cette étude, la réduction du risque de complications apportée par le bon contrôle glycémique paraît moins élevée que dans l'étude D.C.C.T. mais on ne peut pas en déduire que le contrôle glycémique est moins nécessaire dans le diabète de type 2 que dans le type 1. En effet, l'hémoglobine glycosylée en début d'étude était en moyenne de 7,1 % dans l'étude U.K.P.D.S. alors qu'elle était de 9 % dans l'étude D.C.C.T.

De même, si on s'en tient uniquement aux chiffres, le bon contrôle tensionnel a réduit plus nettement le risque de complications que le bon contrôle glycémique, mais on ne peut pas en déduire que la normalisation de la tension artérielle est plus utile que la normalisation des glycémies. En effet, l'hémoglobine glycosylée était peu élevée en début d'étude, en moyenne de 7,1 %, alors que les patients qui ont été suivis pendant l'étude étaient déjà hypertendus en début d'étude, ou même très hypertendus pour certains d'entre eux (l'ancienneté du diabète et de l'hypertension n'étaient pas les mêmes). D'autre part, le contrôle tensionnel et le contrôle glycémique additionnent leurs effets protecteurs, et il faut essentiellement retenir qu'en cas de diabète et d'hypertension, le contrôle le plus strict possible de la tension artérielle doit également être recherché.

Conclusion

Cette étude confirme donc : • que l'hyperglycémie chronique et l'hypertension favorisent les complications, • que pour réduire la fréquence des complications cardiovasculaires, il faut améliorer à la fois le contrôle glycémique et le contrôle tensionnel, • que les moyens utilisés pour parvenir à cet objectif importent assez peu, • que pour parvenir à ces deux objectifs, il est nécessaire au fil des années, d'utiliser des combinaisons d'antidiabétiques et/ou d'antihypertenseurs chez la très grande majorité des diabétiques, • et que l'insuline est souvent nécessaire après une dizaine d'années d'évolution.

Par ailleurs, bien que cette étude ait concerné des diabétiques de type 2, ces conclusions sont parfaitement transposables aux diabétiques de type 1.




En association avec les mesures hygiéno-diététiques de bonne santé (arrêt du tabac, alimentation sans graisses, activité physique, maintien d'un poids normal)

et le traitement d'une éventuelle hypertension artérielle,

le contrôle glycémique le plus proche possible de la normale est le seul moyen dont on dispose actuellement pour se préserver des complications, que l'on ait un diabète de type 1ou un diabète de type 2.




http://www.diabsurf.com/diabete/FDCCT.php Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association dextro en fête : www.dextro.fr

samedi, juin 19 2010

dermatoses et diabète;

Manifestations cutanéomuqueuses du diabète

Dans une étude prospective récente de prévalence, 54 % des patients diabétiques insulinodépendants (DID) et 61 % des patients non insulinodépendants (DNID) avaient des manifestations cutanées en dehors du pied diabétique.

Le vitiligo touche 9 % des patients atteints de DID et les infections 20 % des patients atteints de DNID.

Cependant, s’il est aisé d’associer le diabète avec certaines dermatoses rares en raison d’une prévalence anormalement élevée de celles-ci chez les sujets diabétiques, il est plus difficile de l’affirmer pour des pathologies fréquentes comme les dermatophyties unguéales par exemple.

Les manifestations cutanées du diabète sont classées en trois grands groupes :

– dermatoses associées à la présence d’un diabète ;

– dermatoses liées aux complications du diabète ;

– dermatoses liées aux traitements du diabète.

Dermatoses associées au diabète :

Certaines atteintes dermatologiques ont une prévalence plus élevée chez les sujets diabétiques, mais peuvent se rencontrer également en dehors d’un contexte diabétique.

Cependant, la découverte d’une de ces pathologies chez un patient doit faire rechercher l’existence d’un diabète.

A - NÉCROBIOSE LIPOÏDIQUE :

La nécrobiose lipoïdique (ou maladie d’Oppenheim-Urbach) est une dermatose rare, survenant chez 0,3 % des diabétiques, mais parmi les patients présentant une nécrobiose lipoïdique, 65 % seraient diabétiques.

Dans une étude plus récente, le pourcentage de patients diabétiques serait seulement de 11 %.

Ces pourcentages restent donc controversés en raison du petit nombre d’études épidémiologiques sur le sujet.

Les lésions, le plus souvent asymptomatiques, surviennent principalement sur la face antérieure de jambe, de façon bilatérale et symétrique.

D’autres localisations comme le cuir chevelu, le visage, les bras, le tronc, le gland sont plus rares.

Les lésions débutent par des papules ou des nodules rouge-brun, confluant en plaques irrégulières.

Le centre devient jaune orangé en raison d’une surcharge graisseuse, atrophique, lisse et télangiectasique.

Les bords sont nettement infiltrés, polycycliques, à limites nettes, et restent rouge violacé.

Les lésions sont indolentes, de progression lente.

Après plusieurs années d’évolution, l’évolution vers une ulcération centrale peut survenir spontanément ou après un traumatisme minime.

Des variantes ont été décrites.

Les lésions peuvent se limiter à des papules parfois groupées en anneaux autour d’un centre jaunâtre non scléroatrophique simulant un granulome annulaire.

Des aspects verruqueux, hypertrophiques, pseudosyphilitiques et à type de nodules profonds ont été également rapportés.

L’évolution est habituellement chronique mais une régression peut s’observer dans un cas sur cinq.

La dégénérescence en carcinome épidermoïde est exceptionnelle.

La physiopathologie de la nécrobiose lipoïdique est hypothétique.

Elle est associée au diabète de type 1 et plus fréquemment au diabète de type 2, rendant peu probable une cause génétique ou auto-immune liée au terrain diabétique.

Les altérations du collagène pourraient être primitives ou secondaires à des altérations microvasculaires.

Une rétinopathie et/ou une protéinurie liées au diabète seraient significativement plus fréquentes chez les patients diabétiques atteints de nécrobiose lipoïdique que chez les patients diabétiques sans nécrobiose lipoïdique.

L’aspect histologique est variable selon le stade évolutif de la lésion.

L’épiderme est atrophique, le derme moyen ou profond est le siège de foyers de nécrose hyaline des fibres collagène et de fragmentation des fibres élastiques.

L’infiltrat histiocytaire, comportant souvent des cellules géantes multinucléées et des cellules épithélioïdes, se dispose en palissade autour des foyers d’altération du tissu conjonctif.

Des altérations vasculaires et des dépôts lipidiques extracellulaires caractérisent la nécrobiose lipoïdique par rapport au granulome annulaire dont l’histologie est très proche.

La sclérose apparaît comme une cicatrice du processus initial.

Aucun traitement n’a démontré son efficacité de façon certaine.

En première intention, les dermocorticoïdes de niveau I sous occlusion (film de polyuréthane, hydrocolloïde mince) sont utilisés sur les lésions récentes ou sur la bordure pour freiner l’extension des lésions.

Leur utilisation sur le centre atrophique des lésions pourrait précipiter l’évolution vers une ulcération.

Les corticoïdes par voie générale ont également été proposés dans quelques observations, notamment dans des formes ulcérées avec un bon résultat, mais le rapport bénéfice-risque de ce traitement reste discuté dans cette indication.

Dans l’hypothèse du rôle de la microangiopathie, la pentoxyfilline ou l’aspirine associées au dipyridamole ont été utilisées dans quelques cas en seconde intention ou dans des formes étendues.

Dans les formes ulcérées, l’exérèse chirurgicale suivie de greffe ou une corticothérapie générale sont à discuter.

Cependant, les succès thérapeutiques rapportés dans la littérature sont des cas cliniques, de niveau de preuve faible.

Aucun traitement n’est clairement efficace dans la nécrobiose lipoïdique car il n’existe actuellement aucune étude contrôlée dans la littérature permettant de valider rigoureusement une attitude plus qu’une autre.

B - GRANULOME ANNULAIRE :

Le granulome annulaire est la plus fréquente des dermatoses du groupe des granulomes palissadiques.

L’association au diabète est classique, mal évaluée en termes de fréquence et surtout recherchée dans les formes généralisées ou d’évolution prolongée.

Les lésions sont des petites papules, de couleur peau normale, jaunâtres ou érythémateuses, de disposition fréquemment arciforme, d’extension centrifuge.

L’évolution est chronique, toujours bénigne.

La forme typique du granulome annulaire guérit spontanément en quelques mois.

Les lésions sont asymptomatiques et siègent habituellement sur les faces d’extension des membres, particulièrement sur le dos des pieds ou des mains.

Plus rarement, elles peuvent siéger sur le visage, les oreilles et le cuir chevelu.

Les formes généralisées, perforantes ou sous-cutanées, sont beaucoup plus rares.

L’examen histologique des lésions trouve une réaction inflammatoire essentiellement histiocytaire, comportant des éléments épithélioïdes et des cellules géantes multinucléées, organisés autour de larges plages éosinophiles d’altération du tissu conjonctif dans le derme superficiel et moyen.

La physiopathologie est inconnue.

Les modalités thérapeutiques des granulomes annulaires localisés, principalement les dermocorticoïdes sous occlusion, sont identiques à celles de la nécrobiose lipoïdique non ulcérée, mais aussi peu satisfaisantes.

La rémission spontanée est une modalité évolutive habituelle justifiant dans la plupart des cas l’abstention thérapeutique.

C - ACANTHOSIS NIGRICANS :

L’acanthosis nigricans se traduit cliniquement par des placards cutanés symétriques épais de pigmentation brune, à surface veloutée ou verruqueuse, localisés préférentiellement dans les plis de flexion, particulièrement les plis axillaires, inguinaux et la nuque.

L’atteinte muqueuse serait une particularité des acanthosis nigricans malins.

Histologiquement, une hyperkératose marquée, une papillomatose et une acanthose épidermique sont observées.

L’acanthosis nigricans est un marqueur d’endocrinopathies caractérisées par une insulinorésistance dont font partie le DNID et/ou l’obésité.

L’insulinorésistance au cours du diabète de type II ou de l’obésité serait secondaire à une diminution du nombre de récepteurs fonctionnels à l’insuline.

La survenue d’un acanthosis nigricans au cours du DNID résulterait d’une fixation de l’insuline en excès sur les récepteurs à l’insulin-like growth factor (IGF) situés sur les kératinocytes, stimulant leur prolifération.

Une obésité et des signes d’hyperandrogénisme sont souvent retrouvés associés.

Enfin, dans quelques rares cas, le syndrome d’insulinorésistance avec acanthosis nigricans et DNID s’associe à une lipoatrophie.

Cette forme est congénitale dans 60 % des cas, autosomique récessive.

Il n’existe pas de traitement satisfaisant de cette affection, mais il est conseillé de réduire la surcharge pondérale en recommandant un régime hypocalorique et des exercices physiques pour diminuer l’insulinorésistance périphérique.

Les rétinoïdes locaux et la vaseline salicylée peuvent réduire l’hyperkératose, et le calcipotriol peut réduire l’hyperprolifération épidermique.

L’utilisation du laser CO2 ou de l’erbium reste discutée mais semble logique.

D - VITILIGO :

Le vitiligo est une pathologie dermatologique bénigne, affichante, constituée de larges plaques maculeuses de dépigmentation cutanée.

La localisation est le plus souvent périorificielle ou sur les faces d’extension des membres.

Le vitiligo est considéré comme une pathologie auto-immune, liée à une destruction des mélanocytes dans l’épiderme, pouvant être associée à d’autres pathologies en raison d’une prédisposition génétique comme le diabète de type I.

En fait, le vitiligo a également été rapporté en association avec le DNID et ne serait pas simplement un marqueur d’auto-immunité au cours du diabète.

De plus, les liens épidémiologiques entre le diabète et le vitiligo semblent difficiles à préciser en l’absence d’études contrôlées.

Dans une étude récente, sur 1 436 patients atteints de vitiligo, seuls 0,6 % présentaient un diabète. Inversement, sur 457 patients diabétiques, 9 % présentaient un vitiligo, ce qui semble une prévalence très élevée.

E - « FINGER PEBBLES » OU ÉPAISSISSEMENT GRANITÉ DES DOIGTS :

Cet aspect de granité des dos des mains associé au diabète et connu sous le nom de papules de Huntley a été décrit pour la première fois en 1986.

Il s’agit de petites structures papillaires siégeant sur les faces dorsales des mains, principalement en regard des articulations interphalangiennes et métacarpophalangiennes.

Ces micropapules asymptomatiques peuvent siéger également dans la région périunguéale et parfois tout le long des doigts et donner un aspect d’épaississement de la peau.

La biopsie de ces lésions montre une acanthose, une papillomatose et une importante hyperkératose sans composante inflammatoire.

Huntley avait trouvé que, sur les 60 patients diabétiques, 75 % présentaient ces lésions au niveau des mains versus 21 % parmi 52 sujets sains contrôles.

Plus récemment, Cabo a retrouvé une prévalence des lésions de 72 % chez 202 sujets diabétiques versus 12 % chez 48 sujets contrôles.

Les dermocorticoïdes et les crèmes hydratantes n’ont aucune efficacité.

Dans un cas isolé, il semble qu’une crème contenant du lactate d’ammonium à 12 % ait pu apporter une amélioration.

F - ASSOCIATIONS DIVERSES :

L’association avec diverses affections comme l’angiodermite nécrotique, la porphyrie cutanée tardive sporadique, l’hépatite C et le syndrome de Werner mérite d’être signalée.

L’angiodermite nécrotique, forme particulière d’ulcère de jambe douloureux où le processus nécrotique prédomine, survient en général chez des femmes âgées, soit hypertendues dans 90 % des cas, soit diabétiques dans 28 % des cas.

Plusieurs études ont récemment montré une incidence élevée (4 à 28 %) du virus de l’hépatite C (VHC) chez les sujets DID ou non en dehors d’antécédents de transfusion et de toxicomanie.

Une étude comparative récente, portant sur 1 117 patients infectés par le VHC, a trouvé un risque significativement plus élevé (21 %) de diabète chez des sujets VHC positifs par rapport aux sujets virus de l’hépatite B (VHB) positifs (12 %).

L’hypothèse d’une atteinte directe du pancréas par le VHC n’a pas été encore démontrée.

Le lien est également solidement établi entre les formes sporadiques de porphyrie cutanée tardive et diabète. Une inhibition par des taux élevés de glucose de l’acide delta-amino-lévulinique déshydratase (ALA-D) et de la porphobilinogène désaminase (PBG-D), enzymes intervenant dans la biosynthèse de l’hème, a été démontrée in vitro.

De même, l’activité de ces mêmes enzymes est diminuée chez les souris ayant un diabète induit par la streptozotocine.

Dans une autre étude, l’activité dans les hématies de ces deux enzymes est diminuée respectivement de 20 et 40 % chez des diabétiques sans différence significative entre le groupe DID et le groupe DNID.

Le syndrome de Werner, maladie génétique rare, se caractérise par un vieillissement précoce et sélectif de certains organes.

Le gène WRN responsable de ce syndrome a été localisé sur le chromosome R et code pour une protéine appartenant à la famille des hélicases, enzymes intervenant dans la réparation de l’acide désoxyribonucléique (ADN) et impliquées dans d’autres génodermatoses.

Ce syndrome associe au vieillissement précoce de l’adulte jeune, une petite taille, une cataracte, un diabète dans 60 % des cas, un hypogonadisme, des ulcérations cutanées, des calcifications vasculaires et une ostéoporose.

Complications cutanées du diabète :

A - COMPLICATIONS AIGUËS :

1- Infections :

Un dysfonctionnement global des polynucléaires est observé chez les diabétiques avec, en particulier, une diminution du chimiotactisme et de la phagocytose.

L’altération des fonctions des polynucléaires est associée au mauvais contrôle du diabète, responsable d’une plus grande sensibilité des diabétiques aux infections.

Les infections cutanées sont fréquentes au cours du diabète, mais non spécifiques.

Dans deux études récentes, la prévalence des infections dans une population diabétique a été estimée à 20 %, dominées par les infections mycosiques.

En dehors des infections à Candida albicans et à corynébactéries, les infections ne sont probablement pas plus fréquentes chez les sujets diabétiques équilibrés que dans la population générale.

À l’inverse, chez les patients diabétiques dont le diabète est mal contrôlé, des infections à germes opportunistes ont été rapportées comme les sporotrichoses.

  • Infections bactériennes :

Bien qu’il soit difficile d’affirmer que les infections à cocci à Gram positif soient plus fréquentes chez les diabétiques, il reste de bonne pratique clinique de rechercher ou d’équilibrer un diabète devant des infections cutanées superficielles extensives, récidivantes ou résistantes au traitement, à type de folliculites, furonculose, impétigo et erythrasma.

Ces infections cutanées semblent survenir d’autant plus que le diabète est déséquilibré et l’équilibre du diabète semble un paramètre déterminant du traitement.

Le diabète seul, contrairement à l’obésité, ne semble pas être un facteur de risque pour les érysipèles, mais c’est un facteur de risque des infections dermohypodermiques bactériennes sévères, notamment les formes nécrosantes.

L’erythrasma dû à Corynebacterium minutissimum se manifeste par de larges macules bistres, finement squameuses, de fluorescence corail en lumière de Wood.

Le traitement fait appel à l’érythromycine orale ou à des traitements locaux dont l’érythromycine locale ou les imidazolés.

  • Infections mycosiques :

L’association du diabète et des candidoses cutanéomuqueuses est souvent rapportée dans la littérature.

Les candidoses oropharyngées sont significativement associées au DID, indépendamment de l’équilibre glycémique.

Les autres sites d’infections candidosiques, fréquemment retrouvés chez les diabétiques (perlèches, vulvovaginites, balanites, onychomycoses, paronychies) sont associés au diabète non traité ou déséquilibré.

Les onychomycoses ont une prévalence atteignant 26 à 35 % chez les diabétiques, plus élevée que dans la population générale.

Les onychomycoses sont le plus souvent associées à un intertrigo interorteils mycosique, dont la fréquence est estimée à 32 % de la population diabétique contre 7 % chez les non-diabétiques.

Le risque relatif d’onychomycose est estimé entre 1,5 et 2,8 selon les études chez les diabétiques par rapport à la population générale et le risque d’intertrigo interorteils à 2,1.

Les dermatophytes usuels (Trichophyton rubrum et Trichophyton mentagrophytes) sont les germes les plus souvent responsables, comme chez les sujets non diabétiques, mais les infections à Candida albicans semblent bien plus fréquentes que dans la population non diabétique, pouvant atteindre 30 % des onychomycoses.

Les onychomycoses des diabétiques contribuent à la morbidité élevée des pieds diabétiques car elles sont la cause de plaies par abrasion ou par ulcération traumatique.

Les intertrigos interorteils représentent une porte d’entrée infectieuse pour les dermohypodermites bactériennes.

Le traitement des mycoses chez les diabétiques est le même que chez les sujets non diabétiques, mais les indications du traitement sont plus systématiques que chez le sujet sain.

Les imidazolés locaux sont le plus souvent suffisants pour la prise en charge des mycoses de la peau glabre.

La terbinafine est le traitement de référence pour les atteintes unguéales matricielles à dermatophytes et le fluconazole pour les candidoses muqueuses.

2- Xanthomatoses éruptives :

Les xanthomes éruptifs sont une manifestation d’une hypertriglycéridémie majeure souvent associée à un diabète non contrôlé.

La carence en insuline est responsable d’un déficit en lipoprotéine lipase, et d’une élévation des triglycérides circulants.

L’éruption est faite de multiples papules jaunâtres, fermes, entourées d’un halo érythémateux, quelquefois prurigineuses et parfois même douloureuses.

Elles siègent sur la face d’extension des membres et des articulations.

L’histologie cutanée retrouve des histiocytes spumeux dans le derme et un infiltrat dermique polymorphe.

Les lésions disparaissent progressivement avec la normalisation des anomalies métaboliques associées (hyperlipémie, hyperglycémie, acidocétose) après la mise sous insuline.

B - COMPLICATIONS CHRONIQUES :

Les maux perforants plantaires sont traités dans un chapitre spécifique consacré au pied diabétique.

1- Bullose des diabétiques :

Des bulles tendues, souvent multiples, de taille variable, peuvent survenir chez les diabétiques en dehors de toute pathologie autoimmune, infectieuse, traumatique ou de stase.

L’apparition est spontanée, en peau saine, sur les membres, préférentiellement sur la face d’extension des membres inférieurs, de disposition acrale.

Le liquide de bulle est stérile.

L’histologie cutanée retrouve un clivage dermoépidermique ou intraépidermique selon les auteurs et un infiltrat périvasculaire de faible intensité non spécifique.

L’immunofluorescence directe est négative.

Les lésions sont habituellement asymptomatiques et l’évolution se fait vers la formation d’une croûte et une guérison spontanée en quelques semaines.

La plupart des patients atteints sont diabétiques de longue date, porteurs de complications vasculaires liées au diabète.

Il a été rapporté récemment un cas avec une bulle unique de taille importante et qui a révélé un diabète de type II chez un patient de 54 ans.

Aucun traitement n’est nécessaire en dehors des soins locaux usuels.

La physiopathologie est inconnue, peut-être liée à une fragilité cutanée liée à une altération de la vascularisation cutanée.

Le rôle d’éventuels traumatismes associés est peu clair. Le traitement est symptomatique.

2- Dermopathie diabétique :

C’est une des manifestations cutanées les plus fréquentes chez les diabétiques, bien qu’elle ne soit pas spécifique.

Il s’agit de lésions atrophiques, arrondies, hyperpigmentées, bilatérales, siégeant sur la face tibiale des membres inférieurs, survenant chez des diabétiques de longue date.

Les lésions sont asymptomatiques, probablement cicatricielles postinflammatoires ou post-traumatiques.

L’histologie est peu spécifique, retrouvant sur les lésions récentes un oedème dermique, une extravasation sanguine et un infiltrat lymphocytaire modéré.

La physiopathologie de ces lésions n’est pas élucidée ; une atteinte de la microcirculation est le plus souvent avancée.

Aucun traitement n’est nécessaire en dehors d’une protection contre les traumatismes.

3- États pseudosclérodermiques :

Il faut distinguer trois entités correspondant à un épaississement cutané au cours du diabète : le scléroedème de Buschke, la sclérose des extrémités avec enraidissement articulaire et l’épaississement isolé de la peau.

Le scléroedème de Buschke touche environ 2 à 3% des sujets DNID, obèses.

Il se caractérise par un épaississement cutané important débutant au niveau de la nuque et du haut du dos, s’étendant progressivement sur le tronc et quelquefois les membres.

Les extrémités sont respectées, il n’y a pas d’atteinte viscérale.

La peau est difficilement plissable, indurée, brillante.

Les signes fonctionnels sont une limitation des mouvements due à l’épaississement cutané.

L’histologie cutanée retrouve un derme épaissi avec des dépôts de glycosaminoglycanes entre les faisceaux de collagène.

L’évolution est chronique, sans tendance à la régression.

La physiopathologie et le traitement du scléroedème diabétique sont inconnus.

La sclérose des extrémités avec enraidissement articulaire a été décrite chez 8 à 50% des diabétiques et est fortement corrélée aux complications microvasculaires comme la rétinopathie et la néphropathie diabétiques.

La sclérose des extrémités débute typiquement par le cinquième doigt et s’étend progressivement touchant les articulations interphalangiennes, métacarpophalangiennes et le poignet.

La peau est épaissie, de couleur cireuse, les lésions sont mal limitées.

Les sujets ne peuvent plus appliquer leurs mains l’une contre l’autre en extension (signe de la prière) ou les apposer à plat sur une table.

En dehors de la limitation articulaire en extension, les lésions sont parfaitement asymptomatiques, bilatérales et symétriques, d’extension progressive.

Ce syndrome a initialement été décrit chez les adolescents DID, mais semble toucher également les sujets DNID.

Par ailleurs, 20 à 30 % des patients diabétiques depuis plus de 10 ans présentent un épaississement cutané du dos des mains, mais également des pieds, en comparaison avec des sujets contrôles non diabétiques.

Cet épaississement cutané est parfaitement asymptomatique, mesurable par échographie, et se distingue histologiquement du scléroedème.

Il n’est pas corrélé à l’atteinte de la microcirculation et ne limite pas les mouvements articulaires, contrairement à la sclérose des extrémités.

4- Prurit :

Le prurit généralisé chronique a longtemps été considéré comme un symptôme du diabète.

En fait, il n’y a pas d’association significative entre le diabète et le prurit.

L’apparition d’un prurit généralisé chez un diabétique doit donc faire rechercher les mêmes étiologies que chez les sujets non diabétiques.

À l’inverse, les prurits localisés anaux ou génitaux sont fréquents chez les diabétiques et le plus souvent en rapport avec une candidose.

Dermatoses liées aux traitements du diabète :

A - ÉRUPTIONS DUES AUX ANTIDIABÉTIQUES ORAUX (SULFAMIDES, BIGUANIDES) :

Les sulfamides hypoglycémiants sont responsables, dans 2 à 5 % des cas, d’une toxidermie survenant habituellement dans le premier mois de traitement.

L’éruption est le plus souvent un exanthème maculopapuleux, bien que des réactions urticariennes soient également possibles.

Les sulfamides hypoglycémiants peuvent rarement induire des réactions photoallergiques et phototoxiques.

B - RÉACTIONS CUTANÉES AUX INSULINES :

Les réactions allergiques aux insulines sont rares avec les insulines recombinantes ou purifiées.

Des réactions locales retardées peuvent survenir aux sites d’injection dans 1 % des cas lors du premier mois, disparaissant en quelques semaines alors que le traitement est maintenu.

Il s’agit d’une papule ou d’un nodule prurigineux survenant dans les 24 à 48 heures après l’injection.

Des réactions immédiates urticariennes sont également rapportées dans des délais très variables après le début de l’insulinothérapie, même avec les insulines recombinantes humaines.

Le traitement consiste à changer de type d’insuline en choisissant des produits plus purifiés.

Les réactions allergiques systémiques à type d’urticaire généralisée ou d’angiooedème sont exceptionnelles.

Les lipoatrophies liées à une synthèse d’anticorps anti-insuline ne surviennent plus avec les nouvelles insulines recombinantes ou purifiées.

Les abcès ou infections aux sites d’injection des insulines sont rares, liés à de mauvaises techniques d’injection sous-cutanée et/ou à de mauvaises conditions d’hygiène. http://www.medix.free.fr Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association "dextro en fête" : www.dextro.fr

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Partenaires de "Dextro en Fete"
http://diab-net.com le site de Jow_83 http://www.sucretterie.com/