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samedi, décembre 10 2011

Hypoglycémie

Symptomes d'alerte Limiter l’hyperglycémie et éviter l’hypoglycémie ! Le traitement du diabète repose sur cette constante recherche de l’équilibre glycémique. Mais les épisodes d’hypoglycémie, avec tous les risques qu’ils génèrent, restent encore souvent observés chez les patients diabétiques. Leur prévention est essentielle et nécessite notamment la connaissance et la reconnaissance des symptômes d’alerte par le malade et son entourage. Une tache plus difficile qu’il n’y paraît en pratique… L’hypoglycémie correspond à une diminution du taux de sucre dans le sang. Chez le sujet sain, on parle d’hypoglycémie lorsque la glycémie veineuse est inférieure à 0,50-0,55 g/L ou lorsque la glycémie capillaire est inférieure à 0,60 g/L.(1). D’un point de vue symptomatique, la baisse de glycémie est à l’origine de tremblements, d’anxiété, de nervosité, de palpitations, de sudation, de pâleur… Ces symptômes sont regroupés sous le terme de symptômes neurovégétatifs. Ils sont associés à des symptômes neuroglucopéniques, se traduisant par une confusion mentale, une difficulté de concentration et d’élocution, une ataxie, des paresthésies… Les conséquences des hypoglycémies peuvent être graves (chutes, traumatismes, accidents de vie domestique ou de voiture). Sur le long terme, les hypoglycémies à répétition augmentent le risque d’aggravation des complications du diabète (rétinopathie) et de prise de poids. En revanche, les diverses études n’ont pas montré de risque de détérioration intellectuelle.

Les hypoglycémies sont fréquentes chez les diabétiques. Mais en pratique, comment gérer cette situation ? Quels sont les risques aigus ou chroniques ? Quand faut-il se resucrer et avec quoi ? Autant de questions qui ont été abordées lors des JNP (Journées Nationales Paramédicales)en diabétologie LifeScan. Cet événement organisé par la société LifeScan pour la quinzième année consécutive permet à près de 150 paramédicaux (infirmières, diététiciennes principalement) de se former et d’échanger sur des problématiques rencontrées dans leur pratique quotidienne. Le programme de ces journées est élaboré en étroite collaboration avec la SFD (Société Francophone du Diabète) Paramédical. L’atelier relatif aux hypoglycémies, coordonné par le Professeur Emmanuel Cosson, du CHU Jean Verdier (Bondy) et dans lequel a été abordée la problématique de l’hypoglycémie dans son ensemble, a notamment soulevé le problème de la perception.



En effet, ce défaut de perception de l’hypoglycémie est le principal facteur de risque d’hypoglycémies graves et répétées (2). En cause, une absence ou une inconstance des symptômes d’alerte neurovégétatifs, entraînant un retard de resucrage et par conséquence, un risque accru d’hypoglycémie sévère. Ainsi, il est important de rappeler que le sujet diabétique ressent l’hypoglycémie plus tôt que le sujet sain. Plus précisément, ce seuil se situe entre 0,5 et 0,55 g/L chez le sujet sain tandis qu’il est de 0,70 g/L chez le diabétique. Cependant, ce seuil d’apparition des symptômes est très variable selon l’évolution du diabète. Il est notamment inférieur chez les patients diabétiques de type 1 par rapport aux diabétiques de type 2. De même, chez les patients avec une glycémie très contrôlée, les épisodes d’hypoglycémie se révèlent très souvent asymptomatiques, avec un seuil de perception souvent inférieur à 0,50 g/L. A noter que les signes d’alerte disparaissent progressivement avec l’ancienneté du diabète. Enfin, des hypoglycémies répétées peuvent être à l’origine de changements de seuil de perception.



En pratique, pour pallier cette variation de seuil de perception des symptômes d’alerte, il est extrêmement important de tenir compte des chiffres de la glycémie. Un resucrage est donc recommandé lorsque la glycémie est inférieure à 0,70 g/L et en présence de signes cliniques, lorsque la glycémie est inférieure à 0,5 g/L associée ou non à des signes cliniques. En outre, les patients présentant une rétinopathie en cours de traitement et une coronaropathie en phase aiguë, ainsi que les patients de plus de 75 ans (si la glycémie est inférieure ou égale à 2 g/L) doivent être systématiquement pris en charge (3). Il est également important de rechercher la cause d’un épisode d’hypoglycémie (alimentation mal adaptée, activité sportive, modification du traitement) afin d’éviter les récidives.



Sources : (1)An Endocrine Society Clinical Practice Guideline. J Clin Endocrinol Metab 2009;94(3):709-28. Atelier Hypoglycémie – Journées Nationales Paramédicales LifeScan 2010. (2) A Grimaldi et coll : L’hypoglycémie du patient diabétique. Alfédiam, 1997 (3) Rubrique Espace patients, sur le site de l’Alfédiam, 2002

Que faire en cas d’hypoglycémie ?

On parle d’hypoglycémie lorsque le taux de glucose dans le sang descend en dessous de 0,70 g/l – ce qui peut entraîner des malaises et pertes de connaissance. Elle peut se manifester chez les patients sous sulfamides hypoglycémiants type Daonil®, Diamicron®, Euglucan®, ou sous insuline. Quels sont ses signes ? L’hypoglycémie se manifeste par une sensation de faim douloureuse, une pâleur, des tremblements, une sudation importante, des migraines, des palpitations, des vertiges, des troubles de la parole, de l’humeur (tristesse, euphorie) ou encore, plus généralement, par un comportement inhabituel... Elle survient le plus souvent lorsque les doses d’insuline ou de sulfamides hypoglycémiants sont inadaptées à la nourriture consommée, en cas d’erreur ou de changement de dosage, suite au décalage des heures de repas, à une activité physique intense et imprévue... ou à une forte consommation d’alcool. Réagir sur le champ Si la personne est consciente, elle doit arrêter toute activité et s’asseoir pour se resucrer, sans excès (cela ne fera pas remonter plus vite la glycémie). Il faut choisir des glucides d’action rapide plutôt que du chocolat ou des fruits dont l’effet hyperglycémiant est plus lent. Quinze grammes de glucides suffisent. Ils sont apportés par trois morceaux de sucre, un verre de jus de fruit ou de soda (non light), un berlingot de lait concentré sucré, une cuillère à soupe de confiture ou de miel, trois biscottes... Il faut ensuite compter 12 à 15 minutes pour récupérer. Les solutions face à un malaise : En cas de coma, d’agitation ou de convulsions, il ne faut pas chercher à faire avaler quoi que ce soit (risque d’étouffement). Chez un patient traité par insuline, l’injection de glucagon peut être réalisée par un proche (en sous-cutané ou dans le muscle de la cuisse, voire le haut de la fesse). C’est une hormone, comme l’insuline, mais qui provoque l’effet inverse (elle est hyperglycémiante). Attention : l’injection de glucagon est contre-indiquée chez le patient sous sulfamides hypoglycémiants. Il faut dans ce cas appeler les secours pour qu’ils posent une perfusion de glucose. On peut dans tous les cas contacter les secours en composant le 15 d’un téléphone fixe ou le 112 d’un téléphone portable. Comment l’éviter ? Le diabétique doit apprendre à reconnaître les signes de l’hypoglycémie, toujours avoir sur lui de quoi se resucrer, ainsi que ses médicaments ou ses doses d’insuline. Il est vivement conseillé de vérifier régulièrement la date de péremption de son glucagon et d’entraîner ses proches à réaliser des injections en utilisant des flacons périmés... et en s’entraînant sur une orange ! réseau de diabétiques sur http://www.lasdepic.fr

mercredi, novembre 10 2010

Animations autour du diabète avec Dextro en fête

Animations autour du diabète avec Dextro en fête

Les créateurs du site, Cléo et Hugues, diabétique

L'association rémoise qui offre sur le web la possibilité d'échanger avec des spécialistes et des malades sur le diabète sera présente ce vendredi à la Maison de la presse

Voici deux ans a été fondée Dextro en fête : cette association loi 1901, dont les statuts ont été déposés à la préfecture de Reims, a pour but d'ouvrir un espace convivial à dimension humaine sur internet pour rompre la solitude qu'impose le diabète dans certains cas.
Le site http://www.dextro.fr , géré au quotidien par Hugues, webmaster et responsable de communication, et par Cléo, administratrice, comptabilise à ce jour presque 900 membres inscrits : des diabétiques de type 1, 2 ou 4 mais également leur famille, leur conjoint et des proches, tous en quête de vécus, d'échanges et de témoignages sur cette maladie. Ce site se distingue par son « tchat » gratuit, facile d'utilisation et sans téléchargement, ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, ainsi que par ses visioconférences chaque vendredi soir, animées le plus souvent par des spécialistes. Ces interventions, avec parfois le témoignage de diabétiques insulino-dépendants sous pompe à insuline, de diabétiques greffés, portent sur le rappel des connaissances de base de la maladie, sur les complications liées à un diabète.
L'engagement de l'association est clair, ne jamais tenir de discours médical ni donner des conseils liés aux traitements. Seules les personnes reconnues par l'association et appartenant au corps médical sont autorisées à intervenir dans ce sens.
Journée mondiale le 14 novembre
Internet permet un échange riche en découvertes sachant qu'il accueille actuellement des diabétiques venant de la France entière mais aussi d'Afrique du Nord, de Belgique, du Canada, des Dom-Tom, des États-Unis, de Suisse et dernièrement de Pologne.
Ainsi, dans le cadre de la Journée mondiale du diabète du 14 novembre prochain, l'association proposera, le vendredi 12, des animations autour du livre Le diabète : un nouveau mode de vie à découvrir, à la Maison de la presse d'Arcis-sur-Aube, route de Châlons.
Association Dextro en fête, 15 chemin des bouchers, 51450 Betheny, tél. 09 51 92 18 82.Sites internet : www.dextro.fr et www.lasdepic.fr

dimanche, novembre 7 2010

Une diabétique gagne son procès contre l’Etat

Une diabétique à laquelle avait été refusé le droit de participer au concours d’adjoint administratif de la Police nationale, vient d’obtenir 12 000 euros d’indemnités de la part de l’Etat. Le tribunal administratif de Lyon sanctionne ainsi, un refus motivé par la crainte que sa maladie n’entraîne un congé pour longue maladie. La jeune femme avait d’abord saisi la Haute Autorité de Lutte contre la Discrimination (HALDE). Après enquête, celle-ci a constaté une discrimination liée au handicap.

Cette affaire est comparable à celle qui, en 2008, avait permis à une autre diabétique de faire connaître son bon droit contre le Centre hospitalier Guillaume Regnier à Rennes. La Direction de ce dernier déjà, refusait sa titularisation comme aide soignante, au motif que son diabète de type II la rendait inapte.

LA HALDE a été saisie de plus de 10 000 réclamations en 2009. Notons que 19% concernent le handicap et la santé. C’est ainsi le deuxième motif de discrimination invoqué devant la Haute Autorité,

Source : HALDE, 15 janvier 2010

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association de diabétiques "Dextro en Fête". http://www.dextro.fr Réseau de diabétiques avec Blogs, photos, vidéos, musiques, forum, messenger audio sur http://www.lasdepic.fr

dimanche, septembre 5 2010

Place de l'entourage du patient diabétique de type 1

Place de l'entourage du patient diabétique de type 1

Titre d'un mémoire effectué par Mme Marie Hélène PICHAVANT, infirmière en endocrinologie au CHR de Nantes depuis 1979, ce thème apparaît suffisamment important pour qu'Equilibre accorde une place à quelques extraits de ce travail. Il a été réalisé dans le cadre de l'Institut de perfectionnement en communication et éducation médicales. Au début du travail la situation présente est rappelée.

"En Hôpital traditionnel, lors de la primo-éducation (premier enseignement donné au patient lors de la découverte de diabète), il peut être proposé à la famille d'assister aux différentes interventions, mais les interventions seront programmées en fonction du programme hospitalier et non de celui de la famille ou des proches qui ne se sentent aucune obligation s'ils ne sont pas sollicités, qui ont souvent une grande bonne volonté, qui sauraient se rendre disponibles mais qui n'osent pas le proposer. En Hôpital de semaine (hospitalisation d'une semaine pour rééquilibrage, etc.), il en est de même. Le diabète reste le domaine du diabétique. En consultation, le conjoint, le voisin est rarement intégré à la consultation."

Et pourtant

"Les diabétiques ont une forte demande d'aide, de soutien, qui ne peut pas être assuré par le corps médical déployant tout la bonne volonté possible, mais par l'entourage qui connaît le patient, qui vit avec lui et qui a le droit, lui aussi, d'accepter ou de ne pas accepter de partager ce handicap. L'éducation d'une personne diabétique insulino-dépendante, peut-elle se faire sans l'aide et la participation de son entourage ?"

Travaillant depuis 15 ans au sein du Service de Diabétologie, Marie Hélène Pichavant a rencontré de nombreux diabétiques mais aussi leur entourage. Au début du mémoire elle rappelle que "L'éducation du diabétique insulino-dépendant a pour objet de rendre autonome une personne face à une pathologie afin qu'elle vive mieux cette maladie en comprenant son mécanisme et en intégrant cette pathologie à sa vie, tout ceci afin d'éviter les complications de la maladie. Mais, au nom de l'autonomie du malade, nous avons oublié qu'il vit avec un entourage qui supporte, qui vit aussi ce diabète."

L'éducation au seul malade n'a-t-elle pas pour résultat que nous l'isolions de ses proches ?

Sensible au vécu du malade et à la solitude lors d'une hospitalisation, elle constate que lors d'une hospitalisation due au diabète insulino-dépendant.

"une grande solitude chez le diabétique face aux problèmes posés par son équilibre de vie (alimentaire, sportif,..) et les contraintes (auto-surveillance, injections), une grande crainte de la part de l'entourage vis-à-vis du malade, des manifestations et des obligations causées par ce diabète. Les diabétiques ne se sentent pas uniquement isolés par les problèmes que pose une hypoglycémie. A l'extrême, et peut-être bien plus encore, l'hyperglycémie les isole.

Quand une personne diabétique fait son contrôle glycémique, une appréhension face aux résultats est souvent vécue. Si elle a une hyperglycémie, si l'entourage ne peut pas écouter, comprendre et interpréter un chiffre, elle se retrouve seule, quelquefois angoissée, parfois en plein désarroi. Le résultat d'une glycémie devrait pouvoir être un élément d'échange entre le malade et son entourage."

La crainte de l'entourage

L'entourage devrait jouer un rôle d'aide et de réconfort dans le traitement du diabète, pourtant souvent il est perçu comme une crainte. L'auteur rappelle le manque de connaissance et la crainte des proches.

"L'entourage du diabétique ne nous parlait que très peu de la surveillance du diabétique, n'était pas au courant nécessairement (surtout chez les hommes) du type d'insuline utilisé par leur conjoint, ou leur parent ou leur ami. Par contre, l'entourage trahit une crainte de tous les instants : crainte qu'il arrive quelque chose à l'autre, crainte majorée car il avoue ne pas savoir ce qu'il peut advenir, ce qu'il faut faire. Cette crainte au quotidien, mal contrôlée, peut même aller jusqu'à l'agressivité."

La diminution de la socialisation

A plusieurs reprises l'isolement du diabétique est souligné, et confirmé par d'autres travaux "Le diabète est une maladie difficile à vivre et à penser; elle entraîne des réaménagements au niveau des relations avec les autres. Dans une étude faite par le Ministère de la Culture et de la Communication sur l'impact socio-économique des complications du diabète, il est dénoncé le constat de l'isolement social du diabétique qui est immense et un constat de pauvreté des relations sociales."

Dans un service hospitalier, l'ensemble des soins est assuré par une équipe qui doit travailler en parfaite collaboration et prendre en charge cet entourage souvent délaissé. Après avoir réalisé son travail d'analyse, Marie Hélène Pichavant rappelle que

"Chacun reconnaît l'importance, l'impact de l'entourage pour un meilleur équilibre de la maladie et du moral du diabétique, mais cet entourage est oublié lors de l'éducation. Pour qu'il ne soit plus oublié, il m'a semblé important de mettre en place avec le personnel, au sein des différentes structures qui existent pour l'éducation du diabétique (primo-éducation - semaine d'éducation - rendez-vous personnel), une place pour l'entourage du diabétique.

Je pose donc comme hypothèse que si l'entourage du diabétique est informé, éduqué, cela pourra permettre:

- que le diabétique vive mieux son diabète,

- qu'il respecte mieux les règles de vie,

- que l'entourage ne le surprotège plus ou n'ignore plus ce diabète,

- que le diabète ne fasse plus peur,

- en un mot, de démystifier le diabète. "

A la suite d'un nombre important d'entretiens réalisés auprès de diabétiques hospitalisés, l'auteur note que

"Beaucoup de diabétiques ont insisté sur le fait qu'ils sont incapables de parler de leur maladie et de ses conséquences. Ils souhaitent que l'information soit faite par des "gens extérieurs" et pouvoir, ensuite, en parler avec leur entourage. Le fait de donner une éducation seulement à la personne atteinte d'une pathologie, la marginalise, l'oblige à vivre sa maladie seule, elle ne peut en discuter puisque, dans la majorité des cas, l'entourage n'a l'information qu'à travers le diabétique, donc une information sélective et subjective. Sélective car l'information sera selon ce que veut ou peut faire passer le patient diabétique (rassurer, envie d'être materné, etc.), subjective puisque le diabétique se trouve être le sujet. "

Le vécu du diabétique apparaît le plus souvent sous une lumière révélatrice de problèmes à résoudre, d'isolement et d'incompréhension

"Le diabétique se heurte à deux reproches contradictoires de la part de l'entourage : s'il est "comme tout le monde", pourquoi fait-il tant de chichis avec ses heures de repas, ses piqûres, ses contrôles glycémiques, ses malaises qui troublent le travail et les loisirs de tous.., et s'il n'est "pas comme tout le monde", s'il est malade, alors qu'il se soigne et qu'il ne nous embête plus tant qu'il n'est pas guéri.., et s'il ne peut pas guérir, qu'il reste dans son rôle de handicapé et qu'il ne vienne plus faire le poids mort dans les sorties... Que d'injustice et de cruauté dans ces remarques ! et comme on comprend le diabétique qui veut rester clandestin ! "

La demande de l'entourage

Plusieurs questionnaires ont été remis à l'entourage de diabétiques hospitalisés. Si l'entourage semble moins demandeur d'information que le diabétique lui-même, la demande reste importante. La plupart ont reçu une brève information de la part des médecins, et font apparaître plusieurs lacunes. Pour résumer cette collecte d'informations, Marie Hélène Pichavant souligne que

"Les réponses me confirment qu'il est indispensable d'informer, d'éduquer l'entourage du diabétique. Le diabétique insulino-dépendant doit pouvoir avoir un répondant face à ses questions journalières; cette personne doit pouvoir chercher avec lui, dialoguer, l'orienter, le soutenir. On demande à l'entourage d'être une écoute, d'être un soutien, d'être efficace en période aigüe"

Dans le projet d'éducation de l'entourage qui constitue la quatrième partie du mémoire, les différents acteurs sont sollicités pour améliorer la formation de l'entourage. En premier au niveau de la "primo-éducation", c'est à dire au tout départ, ensuite au niveau de la semaine d'éducation, puis la consultation et l'hôpital de jour et enfin quel rôle l'association de patients doit jouer? L'auteur rappelle que

"L' Association des Diabétiques de NANTES tient une permanence dans le Service actuellement une fois tous les quinze jours. Au cours de mes réflexions sur l'importance de l'entourage du diabétique auprès de la personne diabétique et la mise en place d'un projet d'éducation, je l'ai contactée. Elle m'a confirmé que l'entourage du diabétique insulino-dépendant était souvent mal informé et qu'il était très difficile pour elle, impliquée dans cette difficulté, d'en parler. Dans les prochains mois, le sujet de l"l'hypoglycémie"doit être traité. Nous avons souhaité travailler ensemble et de faire un atelier pour l'entourage du diabétique sur ce thème.

Il semble important d'avoir une connaissance de la personne diabétique en dehors de l'Hôpital. Les personnes se sentent plus à l'aise à l'extérieur du cadre hospitalier et peuvent mieux exprimer leurs appréhensions, leurs difficultés. "




Interlocuteur privilégié

En clôture du chapitre sur le projet plusieurs points importants sont précisés

"Toutes ces interventions à but éducatif dans les différentes structures sont importantes pour le diabétique et son entourage et apporteront un mieux vivre au patient et à ceux qui partagent son existence. Nous devons toujours garder en mémoire que c'est le diabétique qui est la principale personne et que l'éducation tourne autour de lui, qu'il doit y avoir un langage commun entre les deux parties, que l'entourage doit soutenir, aider, mais éviter de prendre la place, de se substituer au patient dans les décisions, que l'entourage est un interlocuteur privilégié lorsque le diabétique perd son autonomie. "

La conclusion du mémoire précise les points primordiaux à traiter pour faire évoluer la situation.

"Si la prise en charge du diabétique repose sur le traitement, la surveillance, l'activité physique et la diététique, rien ne saurait fonctionner sans la participation active du patient lui-même et de son entourage.

L'évolution des soins a permis une meilleure information, une meilleure éducation pour les diabétiques insulino dépendants, qui ont fait diminuer le nombre de complications dues au diabète et par là même les journées d'hospitalisation. Mais nous ne devons pas oublier qu'un diabétique qui assume, qui accepte sa maladie, aura un diabète mieux équilibré. Le stress, l'angoisse sont des facteurs de non-stabilité de la glycémie.

Il est donc important qu'une personne diabétique puisse avoir dans le quotidien, quelqu'un qui la soutienne, l'encourage et partage avec elle. Notre structure d'éducation doit être un plus, mais ne peut remplacer le proche. Soyons humbles. L'éducation de l'entourage du diabétique ne pourra empêcher mais modifiera des attitudes telles que la surprotection avec angoisse, l'indulgence excessive, le perfectionnisme, l'indifférence et le rejet, le diabète comme source de conflit. Nos structures doivent aider le diabétique, mais aussi son entourage.

La mise en place de ce projet s'adresse à des diabétiques insulino-dépendants. Pourtant dans l'étude que j'ai faite sur six mois, (et dans la deuxième partie de l'année, c'était encore plus flagrant), la principale population diabétique hospitalisée est "les non-insulino-dépendants". Actuellement, ils sont très peu informés et se sentent très peu concernés jusqu'à ce qu'ils soient pris en charge pour des complications, et c'est alors trop tard. Cette éducation, qui devient une urgence, ne peut se faire sans l'entourage; dans ce type de diabète, l'entourage est important car cette maladie repose sur un plaisir dont nous pouvons difficilement nous passer (surtout en France), le repas. Comme pour toute pathologie, nous devons apprendre au malade à écouter son entourage, et à l'entourage à écouter le malade. L'entourage peut aider en partageant les responsabilités, en n'isolant pas l'autre par l'alimentation, en étant solidaire de la personne, et surtout, en faisant sentir et même savoir qu'ils sont aimés tels qu'ils sont.

http://dianantes.free.fr/equi/entourage.html

Venez en parler sur le tchat audio-vidéo de l'association dextro en fête : www.dextro.fr

Voir les vidéos gagnantes du grand concours organisé par Medtronic sur le thème : "Ma pompe à insuline et moi". vidéos gagnantes

Site sur la pompe à insuline : Ma pompe

mercredi, septembre 1 2010

Limiter la prise de poids liée au diabète

Limiter la prise de poids liée au diabète

Le diabète gras (ou "diabète de type 2") est une maladie qui s'aggrave lorsqu'on prend du poids et s'améliore lorsqu'on en perd, même un tout petit peu !

  Vélo, natation... Si possible faites régulièrement une activité physique.

Certains médicaments antidiabétiques aident à équilibrer un diabète tout en faisant prendre du poids. C'est le cas de l'insuline ou de certaines catégories de comprimés.

La meilleure manière d'éviter la prise de poids liée à ces traitements est d'augmenter son activité physique. Cela passe par l'application de la devise "bouger en toute occasion" et la mise en place, si possible, de séances d'activité physique (vélo, natation...).

Bien entendu, la correction de certaines erreurs alimentaires est également souhaitable. Plutôt que de "se mettre au régime", pensez à corriger des erreurs simples. En quelques mots : attention au grignotage, aux graisses et sucres cachés et pensez à manger à votre faim mais pas au-delà. Les régimes restrictifs n'ont jamais aidé à corriger une prise de poids ou un diabète sur du long terme.

Pour conclure : l'augmentation de l'activité physique et l'amélioration progressive de l'alimentation permettent de stabiliser le poids et de favoriser sa diminution. Ces mesures sont également le meilleur moyen de limiter l'augmentation, voire de réduire, le nombre de comprimés antidiabétiques à prendre.

Les risques du surpoids chez l'ado

  Attention à ne pas culpabiliser un ado en surpoids.

Le premier risque du surpoids de l'enfant est celui de devenir véritablement obèse ! La plupart des adolescents obèses le restent à l'âge adulte. Et il est bien plus difficile de soigner une obésité que d'empêcher son apparition.

- Des complications de l'excès pondéral peuvent apparaître précocement : un diabète, une hypertension artérielle, des anomalies des graisses du sang (excès de triglycérides) peuvent survenir chez l'enfant ou l'adolescent avec excès pondéral.

- Les apnées du sommeil et l'asthme sont également favorisés par la surcharge pondérale.

- Chez les filles, le surpoids favorise le développement du "syndrome des ovaires polykystiques".

- Des complications articulaires sont également possibles chez l'adolescent obèse.

- Enfin, il faut insister sur le retentissement psychosocial de la surcharge pondérale chez certains enfants et adolescents avec une mauvaise estime de soi, une insatisfaction par rapport à la silhouette actuelle ou souhaitée, une souffrance psychique, des troubles anxieux et dépressifs.

Attention : s'il est essentiel de ne pas négliger l'existence du surpoids chez l'enfant, il est absolument primordial de respecter son équilibre émotionnel. Le discours à employer doit être adapté, prudent et non culpabilisant. Dans ce sens, il est préférable de se faire aider d'un professionnel ayant une bonne expérience des enfants.

Par le Dr Boris Hansel, chef de clinique en Endocrinologie-Nutrition.

http://www.linternaute.com/sante/nutrition-digestion/conseil/votre-poids-sante-en-5-reponses/limiter-la-prise-de-poids-liee-au-diabete.shtml.

lundi, juin 22 2009

La neuropathie Périphèrique.

LA NEUROPATHIE PERIPHERIQUE

Le système nerveux comprend :

Le système nerveux central (cerveau, moelle épinière)

Le système nerveux périphérique, composé de nerfs sensitifs (permettant le toucher, l’audition, la vision) et de nerfs moteurs (nécessitant une commande volontaire : par exemple permettant le mouvement).

Le système nerveux autonome ou végétatif, contrôlant de façon involontaire le cœur et les vaisseaux, le système digestif, urinaire et génital.

La neuropathie est le terme médical regroupant les atteintes du système nerveux périphérique et autonome.

Le glucose en excès est toxique pour le nerf : l’influx nerveux circule moins bien. La neuropathie périphérique et autonome est fréquente : présente 1 fois sur 2 après 15 ans d’évolution du diabète et liée à l’équilibre du diabète.

Il est actuellement prouvé que normaliser la glycémie (l’hémoglobine glyquée) retarde l’apparition d’une neuropathie ou améliore celle-ci lorsqu’elle est installée.

Comment reconnaître les signes de neuropathie périphérique ?

Signaler à votre médecin les signes évocateurs d’une neuropathie : fourmillements, démangeaisons, sensations de brûlures, crampes, douleurs, sensation d’orteils engourdis, d’orteils morts, de marcher sur du coton.

Préciser le type de la douleur, le siège, la gène qu’elle vous occasionne, le jour, la nuit.

Signalez à votre médecin la présence de cors, durillons, de cornes, lésions ..

L’examen neurologique

Il est effectué par votre médecin généraliste avec recherche des réflexes avec un « marteau réflexe » au niveau de la rotule et du tendon d’Achille ; recherche d’une atteinte des sensibilités avec un diapason (vous sentirez une vibration) ou un monofilament (vous sentirez un effleurement).

S’il existe une baisse des sensibilités au niveau de vos pieds, soyez vigilants et examinez quotidiennement vos pieds à la recherche de lésions, qui seront indolores, ainsi que l’intérieur de vos chaussures, afin de vous assurer qu’aucune zone ne risque de vous blesser.

Enfin chez l’homme, le risque de troubles de la sexualité est plus élevé mais peut être traité de façon efficace. N’hésitez pas à en parler à votre médecin.

Traitement

Avant tout l’équilibre glycémique (Hémoglobine glyquée <7%) qui permet de retarder l’apparition d’une neuropathie, et l’améliore lorsqu’elle est présente.

Un traitement transitoire ou prolongé par insuline peut être proposé, et s’avère souvent efficace.

D’autres traitements peuvent être proposés : ce sont des médicaments de la douleur (antalgiques), des médicaments habituellement utilisés dans l’épilepsie ou la dépression, mais qui s’avèrent utiles dans cette indication .

Mots clés

Prendre conscience que les sensations douloureuses n’existent plus ou sont amoindries. Ne pas « oublier vos pieds » mais les examiner quotidiennement à la recherche de lésions, à signaler très vite à votre médecin traitant.

PRENEZ VOS PIEDS EN MAINS

REGARDEZ-LES : sur toutes les faces et entre les orteils ou FAITES-LES EXAMINER par un proche

PROTEGEZ-LES :

en marchant chaussé avec des chaussures souples, achetées en fin de journée en vérifiant l’absence de corps étrangers à l’intérieur de vos chaussures (ou des coutures) en changeant de chaussettes ou de bas tous les jours en les éloignant des sources de chaleur (radiateur, bouillotte) SOIGNEZ-LES :

en coupant vos ongles au carré avec des ciseaux à bouts ronds en ponçant la corne avec une râpe non métallique en évitant les corricides, les objets tranchants et les pansements courants en les massant avec une crème hydradante LAVEZ-LES tous les jours avec de l’eau tiède et du savon.

Il est inutile de faire des bains de pieds

N’hésitez pas à les montrer a votre médecin

Partenaires de "Dextro en Fete"
http://diab-net.com le site de Jow_83 http://www.sucretterie.com/